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 Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]

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Rakuzan
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MessageSujet: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   10.06.15 19:51



Hiroki n'aime pas sa mère, c'est encore utile de le rappeler ? Cependant, lorsque cette dernière lui demande -enfin, lui impose plutôt- d'aller quelque part, le brun n'hésite pas la moindre seconde et l'accompagne, parce qu'il aime voyager et découvrir de nouveaux endroits, rencontrer de nouvelles personnes... Même si il doit souvent se montrer froid et distant en présence de sa mère. Sortir lui fait toujours du bien.

Aujourd'hui, c'ést donc à Tokyo que sa mère a prévu de se rendre, pour aller dîner avec quelques amis qu'elle n'a pas vu depuis longtemps. Enfin, il ne sait même pas si il doit appeler « amis » les personnes qu'elle fréquente mais passons. Hiroki connaît vaguement Tokyo mais ne refuse pas d'y retourner une fois de plus, après tout la ville est grande et il est loin d'avoir visité tous les quartiers. On l'oblige à mettre une tenue plus ou moins belle à cause du restaurant plutôt chic et il se prend au jeu, se revêtant par la même occasion de son plus beau et faux sourire qui le dégoûte. A la longue, se forcer à tirer ses traits est devenu insupportable.

Quand tout le monde fut prêt, Hiroki descendit et écouteurs dans les oreilles, il monta dans la voiture et s'installa à l'arrière avec deux trois de ses affaires dans les poches; à l'avant se tenait sa mère et le chauffeur. Il savait qu'il avait de la route à faire mais n'étais pas effrayé par ce trajet au vue de la récompense à l'arrivée : Une nouvelle visite à Tokyo et un bon resto' -Les deux rimes, c'est encore mieux-. En fait, Hiroki savait que tant que sa mère ne cherchera pas à entamer le dialogue, tout se passera pour le mieux les deux éviteront ainsi toute prise de tête.

Par la suite, la voiture démarre et le décor défile sous ses yeux chocolats.Une musique calme dans les oreilles, le jeune Nakamura regarde l'extérieur l'air un peu pensif pendant environ une bonne heure avant de s'endormir sans s'en rendre compte, bercé par le mouvement de la voiture. On aurait dit un petit enfant comme ça. Étrangement, il dormi convenablement et ne se réveilla que lorsqu'ils furent presque arrivés à destination. Hiroki qui connaissait le chemin n'était pas déçu d'avoir dormi puisque de toute façon, il avait déjà vu quelques fois le décor sur le chemin qui mène à Tokyo ; la plupart du temps, la famille empreinte le même et profiter d'une bonne sieste ne peux pas faire de mal !

Après un dernier petit bout de route, la petite famille fut donc déposée devant le restaurant. Hiroki leva la tête et regarda l'endroit un moment puis balaya du regard les alentours avant de se faire réprimander par sa mère qui lui dit d’arrêter de flâner, d'être sage, et de la suivre. Le brun soupira discrètement mais s'exécuta et c'est en sa compagnie qu'il fini par entrer dans le restaurant. Ce dernier était plutôt bien décoré et étrangement, pour un soir, il n'y avait pas trop de monde ; il y avait encore pas mal de places libres. Le serveur accosta la mère qui lui indiqua qu'elle avait réservé et donna un nom qu'Hiroki ne connaissait pas. Ils furent tous deux invités à une table et il fit la rencontre de deux autres femmes au moins tout aussi fausses que sa mère. Bien éduqué, le brun les salua poliment et leur adressa un sourire puis il s'installa ; la soirée commença ainsi.

Hiroki regardait l'endroit discrètement et les personnes qui s'y trouvaient, c'est à dire les clients, les serveurs et autres membres du personnel. Les discussions autour de la table étaient loin de l'intéresser et avec les quelques « glou glou » irréguliers qu'avaient comme rire les trois dames, il avait envie de se cacher dans un trou de souris tant il se trouvait ridicule en leur compagnie.

Puis, tandis qu'il mangeait tranquillement son entrée enfermé dans son petit monde qu'il jugeait plus intéressant que la bulle des trois femmes, la mère s'adressa à son fils, le faisant par la même occasion revenir sur terre.

« D'ailleurs, mon fils est un très bon joueur de piano ! » dit-elle en regardant les membres présents autour de la table d'un coup d'oeil.

Puis elle arrêta le bras d'un des serveurs qui avait la malchance de passer par là.

« Excusez moi jeune homme, serrait-il possible de laisser mon fils jouer quelques airs de piano ? Il n'y a personne non ? Ne vous en faites pas c'est un très bon joueur ! »

Oui bon, « très bon joueur » ; elle semblait aimer le répéter comme pour se vanter d'avoir un fils qui sait jouer de cet instrument. Si elle aurait voulu, elle aurait pu apprendre au lieu de se reposer sur le mérite des autres et de les enfoncer comme ça, mais c'est bien sûr tellement plus facile !
Le serveur hésita un instant puis fini par céder face à la demande de la mère capricieuse et c'est ravie qu'elle le remercia. Puis elle se tourna vers son fils en souriant d'une manière qui lui donnait envie de rendre tout ce qu'il avait avalé jusque là.

« Allons Hiroki, ne fais pas ton timide et va donc jouer un peu ; je suis sûre que ça te fera plaisir ! »

Le brun hocha la tête et se leva alors. « J'espère qu'elle s'attend pas à ce que la remercie... ». Après tout, ce n'était pas comme si elle lui avait laissé le choix, une fois de plus.
L'expression neutre et la démarche plus ou moins lente qui témoignait de sa motivation, il se dirigea derrière le piano sous le regard de quelques clients intrigué par le garçon puis il se mit alors à jouer un air que tout le monde dans le restaurant pouvait entendre. Pendant sa démonstration, Hiroki ne levait pas la tête et semblait très concentré ; vrai qu'il l'était. Il ne devait pas faire de fautes et heureusement pour lui, il n'en fit pas. Distrait par rien, il avait simplement joué comme on lui avait demandé. Quand il eut enfin fini, il releva enfin la tête et eut un léger sursaut en remarquant que quelqu'un se tenait près de lui, et il regarda la personne en question.





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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   15.06.15 13:15

❝ Un restaurant, deux pianistes
- avec Nakamura Hiroki

Je me trouvai assis sur la banquette arrière, aux côtés de Allen. Mon regard écarlate fixait le paysage qui défilait au dehors de la voiture familiale. Je me demandai bien pourquoi ma mère avait tant insisté pour qu’on aille au restaurant en famille, tous les quatre.

A ma grande consternation, mon frère avait été enchanté par cette idée... Tout comme mon père. Vive la solidarité masculine. J’aurais préféré rester à la maison. Les endroits remplis d’inconnus ne m’enchantaient guère. Je n’étais pas associable pour autant. Enfin... Juste un peu... Peut-être.

Mais de toute façon quand ma mère avait décidé quelque chose il était impossible de lui faire retrouver la raison. Je poussai un soupir assez discret, histoire d’éviter un énième sermon parental, et ignorai le regard moqueur d’Allen. Il me connaissait par cœur et devait se douter que c’était une véritable corvée pour moi.

Mais, bien sûr, il était plus amusant de me traîner au restaurant plutôt que de soutenir son petit-frère adoré... Traître. Je savais qu’il était inutile d’essayer de convaincre mes parents si unis de faire demi-tour. Je n’avais plus qu’à me taire et supporter cette corvée jusqu’au bout.

Jouer les fils modèles c’était plus le rôle de Allen que le mien. C’était lui qui avait toujours le sourire aux lèvres et la joie de vivre au cœur. C’était lui le génie de basket qui bossait dur pour devenir professionnel. C’était lui qui avait les meilleures notes, lui qui faisait de son mieux pour être un parfait grand-frère...

J’adorais mon aîné, ne vous y trompez pas. Mais, parfois, j’aurais aimé qu’il ne jette pas ces regards soucieux ou tristes. Parfois j’aurais apprécié ne pas l’entendre me dire à longueur de temps que je gâchais mon potentiel en refusant d’aller sur le terrain. Que je devais me remettre de tout ça. Que ça faisait longtemps et qu’il fallait tourner la page.

Si j’avais pu tourner la page, je l’aurais fait depuis longtemps ! J’étais le premier à vouloir oublier et aller de l’avant. Rien ne m’aurait plus fait plaisir de ne plus avoir ces images qui me hantaient constamment. D’oublier son rire, son sourire et la dernière vision que j’avais eu de lui, assis sur ce lit d’infirmerie, le teint pâle... Oublier ce premier et seul baiser qu’il m’avait donné.

Oui, je préférerais être sur un terrain de basket et pouvoir jouer à ce sport que j’avais tant aimé, mais je ne pouvais pas. Alors qu’on me fiche la paix. Faire semblant de le détester me permettait de soulager ne serait qu’un peu ma douleur... Car, tout au fond, bien sûr que je ne le détestais pas. C’était juste tellement plus facile de le croire...

La voiture ralentit et notre mère se tourna vers nous, un doux sourire affiché sur son visage. Allen avait hérité de ses yeux vers alors que j’avais hérité de ses cheveux aile-de-corbeau. Alison Walker était très jolie, douce et c’était une vraie maman poule qui ne plaisantait pas avec la politesse, entre autre.

- Les garçons nous arrivons. Merci encore d’avoir accepté de venir avec votre père et moi. Il paraît que la cuisine de ce restaurant est vraiment délicieuse et que le personnel est très sympathique. J’espère que vous allez passer un bon moment.

Elle nous adressa un autre sourire avant de se retourner. Je n’avais rien dit, me contentant de la regarder. Je me doutais que si elle avait voulu sortir c’était surtout pour moi. Elle ne voulait pas que je m’enferme sur moi-même, à ressasser mes sombres pensées.

Je soupirai légèrement à nouveau et m’extirpai à la suite d’Allen hors de la voiture enfin arrêtée. Je ne méritais pas d’avoir une famille aussi attentionnée. Mon frère passa un bras autour de mes épaules et ne me laissa pas me dégager, me décoiffant également les cheveux.

- Idiot, dit-il avec le sourire. Comme s’il avait deviné mes pensées.

Il me relâcha bientôt et nous pénétrâmes tous les quatre dans le restaurant. Ce dernier semblait assez chic, mais malgré les apparences nous l’étions également. Mes parents faisaient toujours en sorte de ne pas montrer leur richesse. C’était des gens simples malgré leur fortune. Même si cela ne plaisait pas à tout le monde dans leurs deux familles respectives.

Mon père donna son nom au serveur qui nous accueillit car il valait mieux réserver à l’avance dans un tel endroit. Nous fûmes conduits à une table pour quatre et je m’installai à côté d’Allen. Ce dernier me donna un petit coup de coude et désigna un coin de la pièce d’un signe de tête.

Curieux, je tournai la tête et vis un garçon de mon âge environ s’asseoir au piano du restaurant. Il commença alors à jouer. Je plissai les yeux. Il jouait plutôt bien. Pour ne pas dire vraiment bien.

Je n’en avais pas l’air, mais j’étais assez compétiteur. Je jouais également du piano et je voulais croire qu’il jouait moins bien que moi. Hum ? Pas très mature comme réaction ? Mais qui a dit que je l’étais ?

Ma mère avait également tourné la tête. Elle aimait beaucoup ce genre de mélodies. Elle sourit alors et me regarda. Je retins un soupir voir un grognement. Je savais ce qui allait suivre.

- Mon chéri et si tu allais lui demander la permission de jouer à ton tour par la suite ? Tu adores tellement le piano.

Je retins la réplique qui menaçait de sortir. Mes parents avaient beaux être super gentils et attentionnés ils ne supportaient pas le manque de respect. Cela ne m’aurait d’ailleurs pas étonné qu’ils aient des gênes japonaises...

Je me levai donc en acquiesçant sous les regards à moitié compatissants et moitié amusés de mon père et mon frère. Je me dirigeai donc vers le piano en traînant des pieds.

Je savais que ma mère ne pensait qu’à mon bien, mais à force c’était vraiment frustrant. J’allais finir par culpabiliser de ne pas réussir à répondre à ses attentes... Car c’était bel et bien le cas.

Elle voulait que je sois heureux, que je souris, ris, rejoue au basket, que je sois un garçon comme les autres tout simplement. Et malheureusement je n’avais pas l’impression que ça arriverait de sitôt... Néanmoins on ne peut jamais vraiment prévoir ce que nous réserve le destin...

J’arrivais enfin au piano. Il était occupé par un garçon aux cheveux bruns qui jouait magnifiquement bien. Il ne semblait pas avoir remarqué ma présence, trop concentré qu’il était sur son instrument. Je m’appuyai contre le piano, en silence.

Je me demandai quand il allait remarquer ma présence et cela m’amusait un peu de le voir si coupé du monde extérieur. Il devait vraiment aimer la musique... Avec un peu de chance, il ne faisait pas de basket. Enfin il y avait très peu de chance qu’on parle de basket alors qu’on avait un piano aussi près du nous. Je devenais paranoïaque.

L’inconnu sembla enfin remarquer ma présence. Je me redressai et lui adressai un regard légèrement railleur.

- Salut. Ne te dérange pas pour moi. Je suis juste venu pour que ma mère ne m’embête pas. Elle aimerait que je joue, mais ça m’est égal. Tu peux continuer.

Puis, presque à contrecoeur, je lui dis tout en abaissant un peu plus ma casquette sur mon crâne afin de dissimuler le plus possible mon visage. Je n’en avais pas du tout l’air et je ne l’avouerai jamais, mais je pouvais parfois être timide avec les inconnus...

- Je m’appelle Noa. Walker Noa.

Je levai légèrement le regard pour l’observer attentivement. Il était mine de rien plutôt mignon... Même si je ne m’intéressais pas une seconde aux garçons de cette façon-là. Ni aux filles, d’ailleurs. A vrai dire je ne savais pas pourquoi je pensais à ça maintenant...

- Et avant que tu me le demandes, oui je suis anglais. Je viens de Londres et j’ai dix-sept ans. Enfin ce n’est pas comme si je voulais te donner ma biographie non plus. Oublie ça.

Bon sang, mais qu’est-ce qu’il m’arrivait ?! Pourquoi ce garçon me déstabilisait autant alors qu’il n’avait même pas encore ouvert la bouche ? Un des mystères de la vie comme dirait Allen...
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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   15.06.15 23:12



De beaux yeux rouges vifs et des cheveux noirs... Hiroki qui remarquait toujours tout était étonné de ne pas avoir vu quelqu'un pour une fois. Il se rendit alors compte de la concentration dont il avait fait preuve et ne se souvint pas avoir détourné le regard des touches... Mais ce n'était pas ce qui était important pour le moment.

« Salut. Ne te dérange pas pour moi. Je suis juste venu pour que ma mère ne m’embête pas. Elle aimerait que je joue, mais ça m’est égal. Tu peux continuer.  Je m’appelle Noa. Walker Noa.   Et avant que tu me le demandes, oui je suis anglais. Je viens de Londres et j’ai dix-sept ans. Enfin ce n’est pas comme si je voulais te donner ma biographie non plus. Oublie ça. »

Lui dit l'inconnu. Hiroki avait entendu que son accent ne sonnait pas comme celui des gens d'ici et rien qu'à son nom et son visage... Cela ce voyait, qu'il n'était pas japonais. Pourtant, le brun qui aimait poser des questions fut étonné car pour la première fois, il savait déjà beaucoup de choses sur la personne tandis qu'il n'avait pas encore posé la moindre question. Et pourquoi oublier ?

C'était vrai, il n'avait pas parlé.... Et pourquoi d'ailleurs? Qu'était exactement ce sentiment qui le prenait et semblait le figer ? Le reste de la surprise ? De l'admiration ? Après tout, il y a bien des touristes ici, comme partout ailleurs, mais pour parler le Japonais d'une manière aussi naturelle... C'était que ce garçon ne devait sûrement pas rester que quelques jours sur le territoire. Garçon qui l'intéressait à vrai dire, et il ne pouvait dire précisément pourquoi.

Puis le fils Nakamura se rendit compte qu'avec toute cette concentration et toute cette contemplation devant ce qui n'était pour lui pas courant, il ne lui avait toujours pas adressé le moindre mot ; quel manque de politesse ! Il sortit alors de sa rêverie et lui servit un sourire ; et celui-ci était bien sincère.

« Excuse moi je ne voulais pas non plus monopoliser le piano ! Je ne t'avais pas vu à vrai dire... Je rêve un peu trop des fois ! » Il retint un petit rire avant de reprendre :  « C'est drôle, c'est aussi ma mère qui m'a « forcé » à jouer...».

Drôle de point que le deux avaient en commun. Hiroki bougea ensuite pour s'asseoir au bout du tabouret histoire de laisser la place au nouvel arrivant, lui faisant comprendre par la même occasion de s'asseoir et de jouer. Bien sûr, il aurait pu se lever et l'écouter tout en étant debout mais... Enfin, c'était Hiroki après tout ! Et puis, il y avait assez de place pour que même à deux, les deux ne se gênent pas.

Hiroki fixait le garçon visiblement timide avec un sourire toujours présent sur les lèvres. Au moins à présent il avait quelqu'un à qui parler, et qui n'était sûrement pas aussi nunuche que ne l'est sa mère et ses amis... Heureusement d'ailleurs !

« Je m'appelle Nakamura Hiroki et j'ai seize ans. Tu parles drôlement bien le japonais pour un anglais ; enfin, je veux dire pour quelqu'un qui n'est pas natif, tu comprends ; ni vois rien de mal.. ! »

Se frottant la nuque légèrement, Hiroki avait peur de faire ou de dire une bêtise qui pourrait offenser ou faire fuir l'anglais en question. Avec les différences de cultures, il savait qu'on devait toujours faire attention à la manière dont on s'exprimait. D'autant plus qu'il était conscient de sa curiosité maladive et par conséquent, savait que les rencontres étaient difficiles car à force de poser trop de questions, il finissait toujours pas embêter les autres, comme ce fut le cas avec Mayuzumi.

« Ça fait combien de temps que tu es au Japon ? »

Le piano... Le brun aimait en jouer, il a toujours aimé le son que produisait cet instrument qui pouvait à la fois exprimer la joie ou la tristesse ; tout dépendait de la mélodie. Et maintenant, il avait bien envie de savoir si Noa jouait bien lui aussi. Enfin, il était modeste et n'allait pas se vanter d'être un « très bon joueur », comme disait sa mère. Mais il ne doutait pas que l'anglais savait tout aussi bien manier cet instrument, sinon on ne l'aurait sûrement pas envoyer ici ; il ne venait pas pour se ridiculiser.

Hiroki posa alors ses mains à côté de ses jambes. Pour peu, il aurait commencé à les balancer, tout comme le ferait un enfant impatient. Mais de toute façon, le sol était trop proche pour se faire et il n'allait pas agir ainsi en public, surtout que sa mère n'était pas loin et qu'elle devait les observer. Il tenta donc de rester calme en attendant d'entendre la musique de Noa, ayant également envie d'en savoir plus sur lui ; mais chaque chose en son temps.





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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   19.06.15 15:50

❝ Un restaurant, deux pianistes
- avec Nakamura Hiroki

J’avais l’impression de perdre le contrôle de moi-même et je n’aimais pas ça. J’étais toujours sûr de moi, j’avais un sang-froid à tout épreuve, alors pourquoi diable me sentais-je aussi déstabilisé ? Un ballon orange strié de noir avait toujours été responsable des rares fois où j’avais réellement perdu le contrôle de moi-même. Heureusement, ce moment n’avait pas la même ampleur que les crises que j’avais pu faire.

Je me rappelais très bien la première fois où je m’étais rendu compte de mon impossibilité à jouer. C’était quelques jours après l’appel des parents de Elliot pour nous annoncer sa mort. Mon frère m’avait traîné au club malgré mon manque d’envie espérant me changer les idées.

Le match amical avait commencé et, en tant qu’arrière de l’équipe, j’avais vite reçu la balle. Mécaniquement, je m’étais préparé à tirer en levant le ballon au dessus de ma tête. Dans une position que mon esprit et mon corps connaissaient par cœur. Ce tir était simple, je le maîtrisais depuis longtemps, un simple trois points à la limite de la validation.
Pourtant le ballon n’avait jamais voulu s’envoler. Un blocage certain bloquait mon corps bloqué lui-même très certainement par mon esprit. J’avais donc fait la passe à Allen qui passait près de moi, le regard sombre. J’avais ignoré le regard inquiet et interrogateur de mon frère. Je ne savais après tout pas quoi lui répondre...

Ce blocage, j’avais tenté maintes fois par la suite de le vaincre. En vain. Et dès que j’insistais un peu trop je sentais une angoisse terrible s’emparer de moi. Ces images qui s’imposaient à mon esprit contre ma volonté, cette souffrance qui me serrait le cœur... J’avais fini par abandonner l’idée de rejouer et même de me tenir sur un terrain.

Et aujourd’hui je ne comprenais pas pourquoi cette angoisse revenait. Il n’y avait, à ce que je savais, pas de ballon de basket dans les parages. Et il n’y avait décemment pas de terrain dans le restaurant. Alors pourquoi ? Si j’étais paranoïaque je me serais probablement dit que ce garçon en jouait.

Mais si c’était le cas et que mon esprit sentait même ce genre de choses cela en devenait franchement ridicule. Des joueurs de basket il y en avait plein Toho et je ne perdais pas mon sang-froid dès que je les croisais. Enfin... Il était vrai que je faisais tout pour les éviter. Mais quand même ! Cela n’avait aucun sens !

La seule explication rationnelle était que j’étais intimidé. Mais je la refusais également. Je n’étais pas connu pour être timide. Je n’avais pas peur des inconnus, encore moins quand ils avaient mon âge. Je ne perdais pas mon sang-froid juste parce que je parlais pour la première fois à un garçon ! Walker Noa n’était pas aussi fragile.

Me reprenant, je sortis de mes pensées confuses pour écouter le garçon prendre la parole. Il avait une voix calme, agréable à entendre. Il souriait et avait l’air plutôt sympathique, du genre à mettre les gens en confiance. Et pourtant, Noa se sentait toujours aussi gauche. Quelle désagréable sensation.

Hiroki... Ce prénom japonais était plutôt joli. Noa n’était pas du genre à préférer les prénoms d’une nationalité plus que ceux d’une autre. Pour lui tous avaient leur charme et il aimait bien celui de son cadet.

Car oui, ils avaient un an de différence. Il espérait donc que l’autre ne commencerait pas à lui donner du senpai ou à se montrer trop coincé. Il avait horreur de cette habitude japonaise. Ce n’était qu’une année, bon sang !

Une petite année de rien du tout. Cela ne l’empêchait pas de respecter sa coutume et de se montrer plus respectueux avec ses propres aînés, mais il préférait que ses cadets n’appliquent pas cette règle envers lui-même. Compliqué le Noa, n’est-ce pas ?

Donc vous l’aurez sans doute deviné, mais cela ne le dérangeait aucunement que Hiroki lui parle ainsi. Il était anglais et il parlait très bien le japonais pour un étranger, c’était la stricte vérité. Alors pourquoi s’en faire ainsi ?

Il retint donc un soupir légèrement agacé se contentant d’abaisser encore une fois sa casquette et de garder sa main sur la visière. Une manière comme une autre de garder son sang-froid.

- Ce n’est rien. Je me fiche de ce genre de choses... Le respect dû à un aîné et tout ça. Tu n’as fait que dire la vérité, après tout. Je me demande lequel d’entre nous a la mère la plus agaçante.

Une esquisse de sourire amusé apparut sur les lèvres fines du brun le plus petit. Il était sûr de gagner, mais, de toute façon, ce n’était pas un concours. Quoique... Il était assez compétiteur, mine de rien.

Petit, il avait l’habitude de défier son frère en one on one ou en concours de paniers en espérant gagner. Même s’il avait toujours su que Allen était le meilleur. Maintenant qu’il ne jouait plus au basket il s’était trouvé une âme de compétiteur dans d’autres domaines. Jeux vidéo, études, sport, tout y passait.

Alors pourquoi pas savoir qui avait la mère la plus énervante ? C’était une compétition comme une autre. Le sourire de Noa se fit encore plus railleur et il glissa sa main libre dans sa poche, son sang-froid revenu. Il plaisantait, mais à moitié seulement.

Machinalement, il envoya un regard vers la table de sa famille et croisa le regard de son grand-frère. Allen lui souriait, probablement content qu’il parle à un jeune de son âge. Son cadet se retint de lever les yeux au ciel. Fichu grand-frère protecteur...

Tournant le dos à l’aîné des Walker qui pouffa, amusé par le comportement du cadet, Noa sourit plus doucement et s’adressa à Hiroki une nouvelle fois. Il n’allait pas s’attarder sur la question, mais il avait quand même envie de donner une réponse.

- Et bien c’est un peu compliqué. Je suis venu une année entière à l’âge de huit ans avant de repartir en Angleterre jusqu’à il y a quelques semaines maintenant où je suis revenu. Ma mère est professeur de langues asiatiques. C’est probablement pour ça que je parle aussi bien japonais.

Il lui adressa un sourire que certains auraient pu qualifier de charmeur, mais ce n’était pas du tout son intention. Il était charismatique de naissance à cause de sa famille, que voulez-vous. Ahem. Reprenons au lieu de dire des bêtises.

Noa se retint d’écarquiller les yeux quand il vit Hiroki s’écarter du banc sans... se lever. En gros il lui laissa juste une place, mais il ne s’enleva pas pour autant du siège. Le plus petit resta figé ne sachant que faire.

S’il ne jouait pas son camarade allait croire qu’il s’était dégonflé. Et hors de question qu’il le laisse penser ça. Ce n’était pas comme s’il jouait mal, non mais. Mais s’il s’asseyait la proximité avec Hiroki le gênerait très certainement.

Il risquait d’oublier les notes, de jouer n’importe comment et d’attirer des problèmes à sa famille. Sans oublier l’humiliation. Haut les cœurs ! Il n’avait qu’à garder son sang-froid, ce n’était pas si compliqué. Pourquoi Hiroki lui ferait-il plus d’effet que n’importe qui d’autre ? En temps normal il l’aurait simplement ignoré et rien n’aurait pu l’empêcher de jouer...

Aussi se glissa-t-il sur le banc en veillant à ne pas toucher Hiroki et en silence se mit à glisser ses doigts sur les touches. La sensation familière l’apaisa et lui arracha à nouveau un sourire. Ses doigts bougèrent quasiment tous seuls reconnaissant la sensation si familière et la musique s’éleva peu à peu. Douce et entraînante à la fois. Parfaitement maîtrisée.

Le silence régnait dans le restaurant, tout le monde était subjugué par la mélodie et la maîtrise de Noa. Ce dernier ne pouvait s’empêcher d’en être satisfait et légèrement arrogant. Il se sentait parfaitement à son aise.

Il finit néanmoins par effleurer sans faire exprès le corps d’Hiroki en glissant sur le banc et son doigt rata une touche provoquant une fausse note qui le fit rougir de honte. Faire comme si de rien n’était, continuer... Et ne surtout pas regarder les autres, Hiroki le premier.

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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   24.06.15 15:29



Débattre sur qui avait la mère la plus agaçante... Hiroki se pensait en haut du classement à ce niveau mais allez savoir, il est toujours possible de trouver pire, même si Noa n'avait pas l'air si mal que ça... Remarquez qu'Hiroki non plus, peut-être ne faisait-il que cacher ses souffrances lui aussi ? La mère du brun l'empêchait de vivre, pour lui, elle n'était qu'une plaie. Oh ne vous méprenez pas, il a aimé sa mère, mais cela remonte à bien loin maintenant. C'est un époque qui manque à Hiroki, encore aujourd'hui ; l'époque où tout allait bien. Enfin, on ne peut pas dire que maintenant ça ne va pas, mais que les conséquences du passé sont toujours lourdes, très lourdes à porter... Il le sait.

Sa sœur. Même si Hiroki n'était qu'un enfant, elle représentait déjà beaucoup pour lui, et même sans qu'elle ait eut besoin de vivre. Cette sœur si désirée ne ressemblait finalement qu'à un rêve, à un fantasme de la part de la famille. On ne peut pas en vouloir à la nature, mais c'est très frustrant de se retrouver impuissant face à elle. « Si seulement... » si seulement elle était encore en vie. Le Nakamura s'est souvent demandé ce que sa vie serait devenue avec une sœur. Si elle avait pu vivre et être à ses côtés. Sa mère aurait-elle gardé toute sa douceur ? Ses parents seraient-ils encore ensemble ? Et quel genre de fratrie auraient-ils fait ? Très distant, ou du genre à faire les quatre cent coups ? Hiroki allait-il être un frère protecteur ? Toutes ces questions ne trouveront jamais de réponses, et c'est ce qui chagrine Hiroki qui ferait mieux de ne pas penser à tout ça, surtout en public pour éviter de montrer à tout le monde sa bouille attristée. Bref.

Vrai que l'histoire que lui déballait Noa était plutôt compliquée... Apprendre deux langues en même temps, ça ne doit pas être facile quand on est enfant... Surtout que le Japonais est plutôt difficile à apprendre... Et puis déménager tout le temps... Autre quelques villes, Hiroki n'avait jamais vraiment voyagé, il était un peu jaloux. Il n'avait pas non plus déménager la moindre fois mais sa maison était bien après tout alors pourquoi partir ? Quoi que cela aurait peut-être permis d'effacer les traces du passé. Si il n'y avait plus cette chambre jumelle à la sienne... Peut-être que tout irait mieux ? Non, c'est idiot de penser ça ; rien ne peut changer ce qui est arrivé...


Noa souriait. Un sourire magnifique et par dessus tout, un sourire honnête. Cela plaisait à Hiroki qui avait l'impression qu'il s'ouvrait à lui tandis qu'il ne le connaissait pas vraiment. Mais l'anglais se stoppa un instant, comme si il hésitait. Hiroki savait qu'il ne lui laissait pas le choix de s'asseoir à côté de lui mais il ne pensait pas que cela poserait problème. Certes, dans la coutume japonaise les gens sont très timides mais il pensait que justement, ça n'allait pas affecter Noa puisqu'il était anglais. Enfin, c'était un peu bête puisqu'il est possible d'être timide sans être Japonais...

Donc le brun voulu finalement se lever pour lui laisser la place, ne voulant pas non plus l'embêter, mais c'est à cet instant que Noa se décida finalement à s'asseoir. Trop tard, il l'avait forcé. Mais tant pis, au moins il a eut ce qu'il voulait. Et qu'est-ce qu'il voulait exactement ? La proximité ; parce que s'incruster dans les bulles des autres, c'était le passe-temps favori d'Hiroki. Pour lui, plus on était proche, plus on entrait dans cette bulle. Et elle permettait de mieux découvrir la personne.

Puis Noa se mit finalement à jouer. Le geste élégant, ses doigts se mirent à bouger sur les touches et on entendit bientôt une mélodie. Cette dernière était douce et très agréable à écouter ; tellement qu'Hiroki ferma les yeux un instant pour mieux profiter, semblant vouloir oublier où il se trouvait en ce moment... Mais il ne voulait pas oublier qui jouait. Cela faisait longtemps, qu'il n'avait pas autant profité. Il se sentait comme apaisé.

Hiroki sentait que le regard curieux des autres clients du restaurant se posaient sur les deux hommes. Le brun se rendit alors compte qu'il n'était pas le seul à être sensible à la musique de Noa et peu à peu on finissait par entendre uniquement la mélodie que l'anglais produisait... Jusqu'à ce qu'on puisse entendre une fausse note. Le jeune Nakamura rouvrit les yeux pour fixer le second pianiste ; ce dernier semblait rougir. Lui qui était si à l'aise, il devait être gêné d'avoir raté mais Hiroki s'en souciait peu. Ou alors... C'était de sa faute ? Il l'avait bien senti l'effleurer mais ne pensait pas que sa présence le dérangerai. Quoi qu'Hiroki ne regrettait finalement pas. Ainsi il pouvait voir le visage de l'étranger sous un autre aspect et... Trouvait ça mignon. Oui.

D'ailleurs, Noa évitait tout contact visuel, sûrement trop honteux de son erreur. Pour peu le brun aurait pu rire ; non pas pour se moquer de lui, mais parce que sa tête était si... différente tout à coup qu'un rire nerveux aurait pu sortir de sa bouche. Il se retint, sachant que ça n'allait pas plaire et que ça allait être mal vu.

« Ne t'en fais pas, ce n'est rien... »

Lui souffla-t-il tout bas comme s'il voulait le rassurer, un sourire sur les lèvres.

« C'est ma faute.. ? »

Là, il était plus soucieux. Hiroki se leva avec lenteur du banc pour éviter de le déranger davantage et croisa ses doigts dans son dos tout en continuant d'observer Noa avec attention. Il ne se rendait d'ailleurs pas compte qu'il le fixait et que ce regard devait être pesant. Même si après l'histoire avec Mayuzumi, il devait se doutant que cela embête les autres...

Son regard se leva finalement pour observer la salle. Et le brun constata avec effroi que sa mère s'était levée avec toute l'élégance d'une femme qui en fait trop. Et malheur, elle avait l'air fâchée... « Oh oh... » Hiroki savait que ce n'était pas bon signe... Et il ne se trompait pas : visiblement mécontente du fait qu'un autre que son fils lui pique la vedette, elle se dirigea vers la table des anglais pour avoir une explication avec eux. On pouvait entendre d'ici ce qu'elle leur disait.

« Excusez moi madame, monsieur... Pourrais-je savoir en quel honneur vous vous êtes permis d'envoyer votre fils prendre la place du mien ? Il jouait mal peut-être ? »

Le jeune Nakamura visiblement honteux de son idiote de mère vint planquer son visage dans ses mains et resta un instant sans bouger. « Maman tais toi... » il était complètement désespéré par ce qu'il voyait.

« Désolé pour ça... »

Souffla-t-il doucement à l'attention de Noa, retirant par la suite ses mains de son visage pour le regarder ; il avait les joues un peu rouges lui aussi à cause de sa mère qui faisait des siennes.

« Tu vois, on dirait bien que c'est ma mère, la plus agaçante hein... »

Enfin, là ce n'était plus de l'agacement mais du manque de respect... Hiroki avait fait attention à ne pas parler trop fort pour ne pas se faire entendre par les autres mais cela se voyait qu'il pensait très fort que sa mère était une idiote. Il espérait que toute la famille n'allait pas mal le prendre et que la soirée se finisse mal...





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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   05.07.15 13:35

❝ Un restaurant, deux pianistes
- avec Nakamura Hiroki

Les efforts de son entourage à nous faire changer pouvaient être épuisants et énervants à l’extrême. J’étais bien placé pour le savoir. J’avais beau adorer ma famille et mes rares amis, même si je ne l’avouerais presque jamais, ils avaient tendance à m’agacer quand ils s’entêtaient à m’ouvrir aux autres ou à jouer au basketball.

Bien sûr, je savais qu’ils le faisaient pour mon bien et qu’ils ne voulaient que mon bonheur. Mais le changement n’était pas aussi simple. Ni instantané. Cela faisait moins d’une année qu’Elliot était mort.

Et ils voulaient me voir revenir comme avant en un claquement de doigt ?! C’était impossible. Je le savais mieux que personne car je me connaissais mieux que n’importe qui. Je ne changerais pas aussi facilement. La vie n’était pas aussi simple.

Alors oui les gens de l’extérieur ne pouvaient pas le voir car je m’efforçais de le cacher au maximum. Mais les gens qui me connaissaient très bien le savaient ou le devinaient. J’étais brisé, je n’étais plus le même.

J’ignorais même si je rejouerais au basket un jour. Allen et Satsuki en étaient persuadés, mais je n’étais pas aussi sûr de moi qu’eux. Cette confiance qu’ils avaient en moi me faisait plaisir et me gênait tout à la fois.

Mais, en cet instant, assis à ce piano, j’oubliais mes problèmes, mes malheurs. La musique avait toujours eu le don de m’apaiser. Et, étrangement, la présence de Hiroki semblait avoir le même effet. En général, j’avais plutôt tendance à me méfier des inconnus que le contraire. Mais pas cette fois. J’ignorais pourquoi, cela m’était égal.

Il y avait cependant cette gêne habituelle dès que j’étais trop proche physiquement de quelqu’un. Je n’étais pas vraiment timide, mais je n’avais jamais été tactile. Je touchais à peine les gens, à de rares exceptions près.

Je n’avais, par exemple, aucun problème à toucher Satsuki même si en général cela s’arrêtait à une main sur la tête ou une pichenette sur le front. J’acceptais le bras que passait souvent Allen sur mes épaules ou sa main dans mes cheveux.

Mais je connaissais à peine Hiroki et être aussi proche de lui me dérangeait. C’était idiot, je le savais bien, mais cela avait toujours été comme ça, même autrefois. Ce n’était pas dégoût des autres ni par timidité. Certaines personnes étaient simplement plus ouvertes que d’autres et ce n’était pas mon cas.

Le piano était quelque chose qui m’avait toujours aidé à tenir le coup, à ne pas craquer. Souvent, quand je sentais que j’étais sur le point de m’effondrer, cela m’arrivait plus souvent qu’on pourrait le croire, j’avais le réflexe de chercher cet instrument dans les environs. C’était pour cette raison que j’avais rejoint le club de musique qui en possédait un.

Je m’y rendais toujours après que Satsuki m’ait entraîné de force au club de basket. Je tenais le coup, difficilement, jusqu’à que mes doigts puissent effleurer les touches et à ce moment-là la magie s’opérait. Ma souffrance disparaissait et je ne m’effondrais pas sur moi-même. Satsuki devait sans doute se demander pourquoi j’étais aussi pressé à chaque fois qu’on sortait du gymnase...

Je m’efforçais de ne le montrer à personne. Cette faiblesse que j’avais et qui me dégoûtait. Mes parents et Allen étaient les seuls à savoir la vérité et à m’avoir déjà vu m’effondrer.
Il ne le savait pas, mais j’avais remarqué l’empressement de mon frère à rentrer le plus vite possible après son propre club à l’école. Je savais également que ma mère avait pris soin de prendre des horaires plus courts pour pouvoir être à la maison quand je rentrais.

Ils s’efforçaient de ne pas me laisser seul et je leur en étais reconnaissant. Même si une part de moi s’en agaçait également. Etre couvé de la sorte faisait prendre un sacré coup à ma fierté. Ah, être le benjamin fragile de la famille n’était jamais facile.

Les joues écarlates sous ma casquette, je m’efforçais de ne pas penser à cette fausse note. La proximité avec Hiroki m’avait gêné bien plus que ce que j’aurais cru et je me sentais incroyablement honteux. Perdre ses moyens juste pour ça... C’était ridicule.

Ce n’était qu’une fausse note, la première et la dernière, mais j’étais quand même frustré. Un musicien s’efforçait toujours de faire de son mieux et cela n’avait pas été mon cas. Oui, j’étais dur avec moi-même, mais c’était comme ça qu’on progressait.

Je frémis discrètement quand Hiroki souffla près de moi. Tout raide, mal à l’aise, gêné au possible, je ne savais plus où me mettre. Je n’avais pas l’habitude de perdre autant le contrôle et mon sang-froid quand il n’y avait aucun ballon de basket dans les environs.

Et je ne savais pas quoi faire. Je ne voulais pas qu’on voie cet aspect honteux de moi. Etre fort, solide, inébranlable, c’était comme ça que je devais être. Que je voulais être. Et je détestais quand les choses ne se passaient pas comme je le souhaitais.

- N... Non, ce n’est pas ta faute !


Je me décidai à relever les yeux pour regarder Hiroki qui s’était levé et appuyé contre le piano. Je ne voulais pas qu’il se sente coupable. Ce n’était pas sa faute si j’étais aussi impossible. Nos regards se croisèrent et je m’empressai de baisser à nouveau la tête, me sentant à nouveau rougir. Rah, mais qu’est-ce qu’il m’arrivait, bon sang ?!

Je vous entends venir et non ce n’est pas un coup de foudre ! Premièrement, c’est un homme, deuxièmement je suis un homme, troisièmement on ne peut pas faire de bébés ! C’est impossible que je sois amoureux de lui ! En plus, je n’ai jamais cru aux coups de foudre, aux âmes sœurs et autres niaiseries du genre.

Je me reconcentrai sur ma partition pour ne pas décevoir plus. C’était dur de se concentrer avec le regard du brun sur moi, mais je m’efforçais d’être dans ma bulle et d’y rester. Rien ne devait plus me perturber...

Ce fut pourtant le cas puisque je vis une dame s’approcher de ma famille d’un air mécontent. Je grimaçais sentant que ce n’était guère bon signe. Et j’avais raison.
Pauvre Hiroki...

J’entendis ma mère tenir tête poliment, mais fièrement à la mère de mon nouvel ami et ne put s’empêcher d’en être fier. Mon père s’en mêla aussi, présentant des excuses, mais assurant que j’avais demandé la permission à son fils avant de jouer.

Je grimaçai. J’avais peur que cela attire des ennuis à l’autre brun et lui jetai un regard un peu inquiet. Je ne supportais étrangement pas l’idée qu’on s’en prenne à lui. J’étais prêt à le défendre bec et ongles même si j’ignorais pourquoi. Cela ne me ressemblait pas de défendre un presque inconnu de la sorte. A part Satsuki d’ailleurs je ne défendais jamais personne...

- Ce n’est pas grave. C’est à moi de te présenter des excuses plutôt. Mes parents vont t’attirer des ennuis... Et oui, malheureusement, je crois que tu es le vainqueur du pari. Désolé, mon vieux.

Je lui adressai un sourire un peu railleur malgré ma gêne toujours présente. Je jetai un regard vers mes parents et mon frère les regardant tenir tête à maman Hiroki sans s’énerver pour autant. Je savais de qui je tenais mon sang-froid maintenant. Ils restaient polis et essayaient d’apaiser la situation.

Alors que je m’apprêtais à me lever pour aller m’excuser moi-même après avoir fini mon morceau, j’entendis un bruit caractéristique. Je me raidis fortement et mes poings se crispèrent. Je n’avais pas besoin de le voir pour savoir qu’il était là.

Quelqu’un faisait rebondir un fucking ballon de basket sur le sol du restaurant. J’entendis son propriétaire se vanter sur la victoire de son équipe à ses amis et ces derniers rétorquer que les leurs étaient meilleures.

Raide au possible, presque tremblant, je sentais aussi un poids sur ma poitrine. C’était mauvais. La crise allait arriver. J’étais déjà dans un état favorisant ce genre de problèmes. Il m’en faudrait peu pour craquer. Et il était hors de question que je le fasse en plein restaurant...

Je me levais d’un bond faisant peut-être sursauter Hiroki vu l’imprévisibilité de mon geste, marmonnai des excuses et me dirigeai à grandes enjambées vers les toilettes du restaurant. J’avais sans doute pris mon nouvel ami par surprise et j’aperçus le regard inquiet de ma famille. Allen se levait même pour me suivre.

Je n’attendis pas qu’il me rattrape pour accélérer. Je claquai la porte derrière moi et m’appuyai sur les lavabos, la respiration sifflante. Quelques secondes plus tard, j’étais roulé en boule, appuyé contre la porte d’une cabine fermée à clé, assis sur le carrelage froid.

Mon ventre se tortillait sous l’angoisse, la sueur envahissait certaines parties de mon corps et je sentais une inquiétude folle et irraisonnée m’envahir de plus en plus avec force. C’était à cause de ces crises que je n’étais plus que l’ombre de moi-même... Le crissement d’une porte qui s’ouvre me fit me raidir encore plus.

- N’entrez pas ! Qui que vous soyez !


Ce cri désespéré tentait de faire fuir ceux que je ne voulais pas voir m’apercevoir dans cet état...

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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   16.07.15 15:32



- Ce n’est pas grave. C’est à moi de te présenter des excuses plutôt. Mes parents vont t’attirer des ennuis... Et oui, malheureusement, je crois que tu es le vainqueur du pari. Désolé, mon vieux.

Oh si, c'était grave. L'impolitesse de sa mère et son irrespect tandis qu'elle avait toujours souhaité éduquer son fils pour en faire quelqu'un de parfait -grandes ambitions que nous sachons impossibles...- le mettait complètement hors de lui. Cette haine, il la réprimait, il ne fallait pas qu'on la voit ; il fallait encore moins que sa mère la voit. Par contre, la gêne... Hiroki ne pouvait pas la cacher, c'était impossible. Mais à choisir, c'était toujours mieux de se montrer embarrassé qu'en colère, quoi que les deux étaient des réactions complètement saines face à ça.

Ce qui énervait le brun, en plus du manque de respect total, était que si lui ne s'excusait pas, personne ne le ferait. Sa mère était très têtue, probablement plus que lui -les chiens ne font pas des chats. D'un côté... Ça lui rappelle bien qui est sa mère... M 'enfin.-. Même en étant en tord, s'excuser, pour sa mère c'était... Comme une humiliation ? C'était idiot en sachant qu'en ne le faisant pas, elle passait pour quelqu'un d'encore plus ridicule. De plus, des excuses, c'était pas compliqué et en s'excusant, l'histoire était plus vite oubliée...

Mais qu'est-ce qu'il avait fait de mal, au juste ? Rien. Rien du tout, et c'était aussi un gros soucis. Hiroki avait suivit sa mère à Tokyo, lui qui voulait découvrir un peu plus la ville. Il était même en train de se faire un ami alors que son était pas son but premier, quoi qu'il fallait dire que cela ne le dérangeait pas du tout, au contraire même. Noa... Hiroki le trouvait intéressant ; il voulait en savoir plus sur lui, sur sa vie, sur ses déménagements et voyages, sa vie partagée entre l'Angleterre, sa terre d'origine, et le Japon... Sa curiosité maladive voulait absolument tout savoir...

Et puis... Noa. Noa qui venait de lui jeter un regard inquiet, quoi qu'il était maintenant souriant.

« Eh, je te signal que c'est toi le plus vieux des deux. Et puis... C'est pas à toi de t'excuser, c'est ma mère qui cause des soucis... Et pour rien, en plus... »

Hiroki fini par soupirer tandis qu'il jeta un regard à l'Anglais qui s'était stoppé net, figé, pour une raison qu'il ignorait . Mais il s'inquiéta de suite. On aurait dit un robot, cela faisait presque peur, et pour qu'il soit dans cet état, il devait bien s'être passé quelque chose qui lui avait échappé. Alors le brun se tourna, balaya la salle du regard sans remarquer ce qui clochait puis il regarda sa mère qui retournait à sa place visiblement frustrée ; c'était mieux ainsi, les parents de Noa avaient raison de toute façon, il n'avait pas à s'en vouloir. Sa mère n'avait eu que ce qu'elle méritait à déranger les gens pour rien...

Puis le jeune Nakamura sursauta et son regard se porta une nouvelle fois sur son nouvel ami... Qui venait de se lever d'un coup, comme ça. Hiroki, qui ne s'y attendait pas, avait été surprit. Il pu l'entendre marmonner quelque chose sans saisir les mots puis le vit prendre ses jambes à son cou en direction des toilettes. Hiroki le regardait s'en aller avec des grands yeux, partagé entre la surprise et l'inquiétude. Mais qu'est-ce qu'il venait de se passer.. ? Qu'est-ce qu'il avait raté.. ? Il ne comprenait pas.

Son regard balaya une dernière fois la salle, plus rapidement puis... Il abandonna l'idée de comprendre tout seul et préférait aller demander directement. Aussi, il voulait demander à l'intéressé, tout simplement mais surtout... S'assurer qu'il allait bien, car vu la tête qu'il tirait, ça ne pouvait pas être le cas.

Les pas au moins tout aussi rapides, il tenta de suivre le cheveux noir avant qu'il ne se fasse arrêter dans sa course par un membre de sa famille : son frère. Mais pour le moment, Hiroki pensait que c'était sa faute car il ne savait pas ce qui avait fait fuir Noa aussi rapidement. Alors, il voulait se racheter, essayer de comprendre et s'excuser, car plus le temps passait, plus il s'inquiétait. Il fixa le frère avec un très léger sourire.

« Excuse moi... J'ai du dire ou faire quelque chose de mal, j'aimerai aller voir moi même si tu veux bien... »

Puis il lui servit un petit sourire désolé mais qui en disait long. Le frère semblait comprendre et le laissait faire ; Hiroki se doutait qu'il parlait Japonais de toute façon. Mais le frère semblait toujours aussi inquiet ; il devait tenir à lui.. C'était beau.

Mais pas le temps de s'attarder sur ça. Il ne pouvait pas recommencer à se poser des questions sur les fratries ; ce n'était pas bon et surtout pas le moment. Le brun reprit donc sa course et, lentement, alla pousser la porte des toilettes -heureusement que Noa était un garçon d'ailleurs, il il avait été une fille, cela aurait été plus compliqué de le suivre-.

« N’entrez pas ! Qui que vous soyez ! »

Cette phrase, ce ton apeuré ne fit que faire grandir un peu plus l'inquiétude d'Hiroki, si c'était possible, mais il n'allait pas se laisser décourager par ça, loin de là. Et il entra alors très franchement avant de s’approcher en direction de la voix. Il baissa le regard sur la porte et vit que le petit loquet était rouge, signe que les toilettes étaient occupées, se doutant bien que Noa s'y était enfermé.

« Noa..? »

L'inquiétude se faisait sûrement sentir dans le timbre de voix qu'il avait utilisé sans s'en rendre compte. La porte n'étant pas un très grand isolant, il pouvait entendre la respiration haletante du cheveux noirs et releva la tête comme si il cherchait son regard à travers cette barrière sans qu'il ne puisse pourtant le trouver. Sait-on jamais, le regard d'Hiroki était tellement perçant qu'il aurait pu faire un trou dans la porte pour pouvoir voir Noa.. ? Même si, oui, c'est idiot de penser ainsi.

« Hm Noa, excuse moi... Je... Tu veux bien m'expliquer.. ? Je suis désolé, si j'ai fait quelque chose de mal... Alors, tu veux bien m'ouvrir.. ? »

Exprès, il avait prit une voix calme et tentait de le rester face à lui, car pour s'être enfuit d'un bond, il devait y avoir une raison non.. ? Une raison plutôt grave d'ailleurs, vu l'état de son aîné...
Très doucement, il posa une main à plat contre la porte et attendit sagement que Noa daigne lui ouvrir ; il commençait vraiment à s'en vouloir et devenait très inquiet vis à vis de lui. C'était étrange d'ailleurs, sachant qu'il connaissait Noa que depuis... Peut-être une demi heure seulement ? Malgré ce peu de temps passé ensemble, le brun se refusait à lui faire du mal ; il ne voulait pas le faire pleurer.... Cela était vraiment très étrange pour Hiroki qui attendait là, un peu perdu, mais attendant patiemment pour ne pas le brusquer davantage, lui laisser le temps qu'il lui fallait...





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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   19.07.15 18:07

❝ Un restaurant, deux pianistes
- avec Nakamura Hiroki

Je me sentais prêt à étouffer. Non pas à cause de la taille relativement étroite de la cabine, mais plutôt à cause de la rébellion de mes émotions à l’intérieur même de mon cerveau.

Cette angoisse croissante complètement injustifiée, cette colère contre moi-même d’être aussi stupide, cette indignation idiote contre ce type et son ballon, cette peur d’être découvert par le type à l’extérieur de la cabine... Tout se mélangeait dans ma tête et j’allais finir par en devenir fou.

Puis j’entendis les pas se rapprocher et je sus que la personne se trouvait juste de l’autre côté de la cabine. Je m’écartai par réflexe, glissant un peu sur le carrelage froid et me rattrapait avec une main sur le sol en question.

Une voix familière se fit entendre et mon coeur manqua de sauter en dehors de ma poitrine. Hiroki. Non... Je ne voulais pas que son entourage me voie comme ça. Même si on se connaissait depuis seulement une demi-heure, je ne voulais pas qu’il me voie dans cet état.

Replié sur moi-même, la tête enfouie dans mes bras croisés, la respiration haletante, les tremblements incontrôlés j’offrais un spectacle bien pathétique. Mais c’était plus fort que moi. Je savais à quel point j’étais ridicule de me mettre dans un état pareil pour un ballon de basket et un simple dribble, mais je n’y pouvais rien. Les cicatrices étaient trop profondes, trop présentes.

J’étais conscient que ce n’était pas très sympa de faire poireauter Hiroki comme ça, surtout qu’il était venu voir si tout allait bien. Et alors que ce n’était en aucun cas sa faute... Je voulais le contredire, lui assurer qu’il n’y était pour rien, que c’était juste moi qui étais stupide... Mais aucun son ne réussit à sortir de ma gorge serrée.

Je ne voulais pas pleurer ici. Pas devant lui. Je ne savais pas pourquoi, je le connaissais à peine et son avis aurait dû m’être indifférent. Mais ce n’était pas le cas. Je ne voulais pas qu’il me juge... En aucun cas... Pars, s’il te plaît... Je ne pouvais pas rester éternellement ici, mais je ne pourrais pas sortir quand que tu serais là à t’inquiéter pour moi...

Car je ne méritais pas, en aucune façon, qu’on se soucie de moi. Pourtant, j’avais l’impression que Hiroki ne bougerait pas quant que je ne bougerais pas. Hum... Simple impression ou alors j’étais plus doué que je le pensais pour cerner les gens ? S’il était aussi têtu que moi on n’était pas sortis de l’auberge...

Relevant un peu la tête, je soufflai en regardant les WC en face de moi. Ce n’était pas une vue très agréable, mais le choix était limité vu l’endroit où je me trouvais. Et même si une porte nous séparait je n’avais pas très envie de regarder dans sa direction... Malgré les apparences je pouvais facilement être timide ou intimidé.

- Ce n’est pas ta faute... Tu n’as rien fait... C’est...

Je déglutis nerveusement et mon ventre se contracta douloureusement. Je n’avais pas envie d’être jugé, je n’avais pas envie de baisser dans son estime, je n’avais pas envie de le perdre. Totalement idiot vu qu’on se connaissait à peine... Pourtant c’était bien ce que je ressentais.

- Tu vas trouver ça stupide...


Je fermai les yeux et me mis à trembler encore plus. J’avais presque la nausée tellement la peur et le dégoût étaient forts. Mon corps réagit sans doute tout seul. Mon corps ou mon instinct. En tout cas, quelque chose devait sentir que je ne pouvais pas rester seul dans cet état. J’allais vraiment finir par craquer et même dieu ne pouvait savoir ce qui arriverait alors.

Mes doigts glissèrent sur la serrure, se rattrapèrent, actionnant le mécanisme. Un cliquetis se fit entendre, la porte s’entrouvrit et je me jetai sur Hiroki sans pouvoir me contrôler une seule seconde. Nous tombâmes tous les deux sur le carrelage froid et j’espérai très vaguement, dans un sursaut de conscience, que personne n’ouvrirait la porte.

Tremblant de tous mes membres, sanglotant malgré moi sans pouvoir m’arrêter, les mains accrochées à son T-shirt comme à une bouée de sauvetage, j’attendis sa réaction avec le peu d’angoisse que me conférait ma conscience.

Je n’étais plus que l’ombre de moi-même et si j’étais rejeté je n’arriverais probablement pas à m’en sortir. Mais je ne pouvais pas retarder ce moment... Quelque chose me disait que j’avais enfin trouvé mon sauveur dans ce restaurant, par un miraculeux hasard ou une bienveillante destinée, et j’aurais été bête de ne pas suivre mon instinct...

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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   28.07.15 17:55



« Ce n’est pas ta faute... Tu n’as rien fait... C’est... »

Pas sa faute ? Alors qu'est-ce qui se passait exactement ? Nouveau moment de silence, mais Hiroki portait toujours la même attention à l'anglais et lui laissait de temps qu'il fallait pour parler ; le temps dont il avait besoin. Il ne voulait pas le brusquer mais sa curiosité maladive voulait cependant en savoir plus ; elle le poussait à vouloir connaître la nature de ses maux, la raison, et voulait le consoler, le soigner... Et le voir sourire à nouveau...

« Tu vas trouver ça stupide... »

« Trouver quoi stupide.. ? » se demanda Hiroki. Et... Après tout, qu'est-ce qu'il en savait exactement ? Le brun n'avait-il pas fait preuve de compassion jusque là ? Qu'est-ce qui freinait Noa.. ? Inconsciemment, le jeune Nakamura réclamait toute sa confiance ; il voulait qu'il lâche tout, qu'il lui avoue tout ce qui le tracassait, tout ce qu'il avait sur le cœur. Il voulait savoir pourquoi un air si triste, pourquoi un blocage si soudain... Il ressentit à nouveau ce besoin de tout savoir sur lui.

Et il attendait, toujours, restant calme autant qu'il le pouvait. Cependant, lorsqu'il entendit que Noa ouvrait la porte, il se recula légèrement de quelques petits pas mais, ne s'attendant pas à ce que le cheveux noir se jette littéralement sur lui, il finit donc par tomber, le tenant néanmoins et l’entraînant donc dans sa chute. Alors, Hiroki le regarda, plutôt surprit car il ne pensait pas qu'il pouvait avoir un tel élan tout à coup ; qu'il puisse ressentir un tel besoin.

Le sentant toujours trembler, il comprit qu'il était toujours en état de choc et ne su d'abord pas comment réagir, ne voulant pas lui faire peur ou faire un geste déplacé... Mais il fini tout simplement par se redresser pour que tous les deux soient assis et il entoura son aîné de ses bras, pour le calmer et le consoler. Sans s'en rendre compte, cette étreinte lui fit à lui même un bien fou et il sentit que son cœur rata un battement. Hiroki commençait à se sentir peut-être un peu étrange face à lui; ou alors, il venait seulement de réaliser que depuis un moment, Noa embrouillait son esprit, mais d'une bonne façon ? Quel était donc ce sentiment qui l'envahissait ?

Le brun ferma à demi les yeux. Il laissa à l'anglais toute la liberté de tenir son haut et resserra alors doucement son étreinte en ne se voyant pas rejeté.

« Du calme Noa... Tout va bien....... Je suis là. »

Dit-il toujours aussi calmement, dans un murmure près de son oreille. Puis il répéta :

« Tout va bien... »

Une main qui tenait son dos se mit à le caresser lentement, de haut en bas. Des caresses légères, du bout des doigts, mais qui suffisaient. Ses doigts lui faisaient bien sentir qu'il était là, au plus près de lui. Malgré la situation, Hiroki se mit à sourire doucement. Il ne s'en rendait même pas compte. Autant de contact avec Noa le mettait d'un étrange bonne humeur ; bonne humeur qu'il ne cachait absolument pas.

Ne tenant plus, il se colla un peu plus contre lui. Il se moquait bien que quelqu'un puisse les découvrir ainsi assis sur le sol, dans cet endroit. Pourtant, d'un autre côté, il voulait que personne n'entre ; il refusait catégoriquement que quelqu'un vienne couper le moment qu'ils partageaient, même si c'était le frère qui entrait -surtout qu'il lui avait dit qu'il comptait régler ça lui même...-. D'accord, il était tout simplement en train de consoler Noa qui était en pleine crise mais... Aux yeux d'Hiroki, l'instant était plus fort que ça, mais il ne pouvait pas vraiment mettre de mots dessus, ni même le définir... Et en quoi ce serait utile de se casser la tête avec ça de toute façon ?

Hiroki profita de la faiblesse de l'anglais pour venir glisser son autre main sur sa joue dans le but de lui relever la tête. Une fois ceci fait, il déposa un tendre baiser sur son front, dégageant auparavant les quelques mèches qui lui bloquaient l'accès. Il en profita également pour plonger son regard dans le sien une fois qu'il s'était un peu reculé.

« Tu... Tu veux bien me raconter.. ? Si tu n'en a pas envie c'est pas grave, je ne vais pas te forcer... Mais saches que je suis là... »

Une fois de plus, il glissa ses mains dans son dos et resserra son étreinte autour de lui sans pour autant l’étouffer puis referma les yeux, l'attirant tout contre lui pour profiter de ce moment, de cette étreinte, paisible, tandis que son cœur faisait des bons et cognait dans sa poitrine.





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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   17.08.15 11:54

❝ Un restaurant, deux pianistes
- avec Nakamura Hiroki


Cela ne me ressemblait vraiment pas de sauter sur les gens comme ça. En temps normal, jamais je n’aurais osé. Je n’étais pas vraiment tactile de nature. J’acceptais les câlins et les baisers tendres de ma mère sachant à quel point elle pouvait être effrayante quand on l’empêchait de couver ses fils, mais cela s’arrêtait là.

Enfin, parfois je touchais Satsuki, mais c’était plus du genre de tapes ou de pichenettes amicales, une main sur l’épaule ou le bras, ce genre de choses, vous voyez. Mon frère aimait m’enlever ma casquette pour me décoiffer et je l’acceptais la plupart du temps, malgré mes grognements.

Cependant, jamais je n’aurais sauté sur quelqu’un de cette façon. Encore moins sur un quasi inconnu. Cela ne se faisait pas. Etant anglais, j’avais appris à respecter un minimum les règles de bonne conduite et de politesse, même si mes parents n’étaient pas vraiment stricts là-dessus. Ainsi, j’étais gentleman la plupart du temps malgré mon sale caractère.

Tout cela pour dire que je n’étais vraiment pas dans mon état normal pour sauter sur Hiroki de cette façon. Mon esprit était perdu on ne savait où et ma raison l’était encore plus. Tout ce que j’arrivais à savoir en cet instant c’était que j’étais terrifié et complètement perdu.

J’avais besoin de m’accrocher à quelque chose ou plutôt en l'occurrence à quelqu’un. Et cela tombait sur Hiroki. Pourquoi lui ? J’aurais pu lui demander d’aller chercher Allen, mon frère, que je connaissais mieux et qui même si je ne l’avouerais jamais était précieux pour moi. C’était lui qui me réconfortait après mes cauchemars quand j’étais gosse, c’était lui qui partageait avec moi mon histoire et la mort d’Elliot...

Alors que Hiroki ne connaissait rien de moi ou de mon traumatisme. Pourtant, je me sentais en confiance à ses côtés. D’habitude, je ne faisais jamais confiance aussi rapidement alors... pourquoi ? En quoi était-il différent ?

Mais laissons ces questions de côté pour l’instant. Je ne suis pas censé pouvoir me les poser. Je sentis à peine que l’autre brun nous redressaient et qu’il m’entoura de ses bras pour me serrer contre lui. Je me permis alors de poser ma tête bien contre son torse me laissant faire, acceptant de le laisser me calmer.

Vraiment, j’étais idiot d’être choqué à ce point pour un simple ballon de basket. Mais je n’y pouvais rien, mes souvenirs étaient bien trop douloureux. Et même si ma fierté prenait un coup à l’avouer cela faisait du bien de se faire chouchouter ainsi...

Les paroles rassurantes parvinrent à mes oreilles et je me calmai légèrement. La voix d’Hiroki était vraiment apaisante pour des raisons qui m’échappaient encore. Je fermai les yeux me laissant bercer par sa voix et les caresses de ses doigts dans mon dos.

J’ouvris cependant les yeux quand je sentis une main sur ma joue qui m’incitait à relever la tête. Je virai à l’écarlate quand l’autre brun déposa un baiser sur mon front et m’empressai de fuir son regard, bien trop gêné. Mais au moins j’oubliais quelques secondes mon malaise...

Il revint cependant quand Hiroki me posa les questions inévitables. Je ne répondis pas tout de suite, gardant le silence pendant de longues secondes, en plein conflit avec moi-même. Hiroki avait le droit de savoir surtout après une telle aide de sa part pour quelqu’un comme moi.

Mais... Le raconter était probablement encore plus dur que de le vivre... Je ne l’avais encore jamais fait avec personne. Même Satsuki n’était pas au courant de tout, seulement de quelques bribes et encore elles ne révélaient pas grand-chose. Mes parents et Allen n’avaient pas eu besoin de moi pour connaître la vérité.

Cependant, dans les bras de celui que je pouvais presque appeler mon sauveur, je me sentais bien, en confiance. Je n’hésitai donc plus et fermai à nouveau les yeux, m’accrochant un peu plus à ses habits, histoire de me cramponner à la réalité pour ne pas sombrer dans le passé.

- Quand j’étais petit, j’adorais le basketball. Mon frère y jouait et quand j’ai pu jouer à mon tour, j’étais heureux. On a déménagé une année à Tokyo et j’ai rencontré ma meilleure amie. Je jouais au basket tous les jours. Mais quand on est revenu à Londres, j’étais un peu déprimé alors pour espérer me remonter le moral mes parents et mon frère m’ont inscrit à son club.

La gorge nouée, je marquai une pause avant de continuer. Le plus difficile allait venir.

- J’ai rencontré alors le meilleur ami de mon frère, Elliot. C’était le capitaine et il jouait incroyablement bien. Mais ce que je ne savais pas c’était qu’il avait une maladie cardiaque.

Ma voix se brisa alors légèrement et je continuai d’une voix beaucoup plus rauque qu’auparavant. C’était incroyablement dur de le dire, mais en même temps je sentais que j’en avais besoin. Le dire à Hiroki me faisait étrangement du bien. Partager mon fardeau avec lui était nécessaire, je le sentais au plus profond de moi-même. Je ne savais toujours pas pourquoi cela devait être lui, mais cela n’avait aucune importance.

- Un jour, pendant la finale d’un tournoi, il s’est surmené. Et son cœur a été bien trop sollicité. Sa maladie avait atteint des sommets et il a dû être hospitalisé dans un hôpital beaucoup plus important d’Angleterre... Il est mort quelques semaines plus tard... Je... Je l’aimais. Il avait beau sortir avec mon frère, je l’aimais...

Je n’éclatai pas en sanglots, mais je n’étais pas mieux pour autant. Tremblant à nouveau, la tête enfouie dans le cou de Hiroki, je me sentais à la fois soulagé et mal. C’était une sensation bien étrange.

- Depuis cela peut paraître idiot, mais je ne supporte plus tout ce qui touche au basketball. J’en ai peur et je le déteste en même temps... J’ai l’impression que ce sport l’a tué. Mon psychologue à Londres parlait de traumatisme... Et mes parents ont décidé de revenir ici en espérant que m’éloigner de l’Angleterre m’aiderait à le surmonter. Mais comme tu as pu le voir, je n’y arrive pas.


J’eus un rire amer me sentant vraiment stupide. J’avais un an de plus que lui et je me sentais bien plus faible. Presque comme un nourrisson sans défense. Ma fierté en prenait un sacré coup. Cependant, même si je l’avais voulu, j’aurais été incapable de me ressaisir, de quitter ces bras si protecteurs et chaleureux...

J’espérais juste que Allen ou mes parents ne viendraient pas voir ce qui se passait ou qu’un autre homme ne viendrait pas se soulager car je ne voulais pas que cet instant se termine. Il n’appartenait qu’à nous.

Je relevai alors les yeux et me plongeai dans les siens, me sentant rougir. Il était si proche... Je détournai la tête en piquant un véritable fard.

- Tu sais tout maintenant... Je dois avoir l’air ridicule, hein... Surtout que je suis censé être plus âgé que toi. Il est classe ton aîné, dis donc.


Un rire amer sortit de ma gorge et j’évitai son regard, me sentant ridicule. Décidément, il était trop gentil, je ne le méritais pas...

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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   07.01.16 14:14



Hiroki le tenait toujours contre lui. Il tenait entre ses bras cet anglais qu'il n'avait rencontré qu'il n'y a peu de temps, pas même assez pour dire « ouf ». Il avait enfin osé lui poser la question tandis qu'il savait que donner une réponse allait être difficile pour Noa. Le brun espérait qu'il place de la confiance en lui, même si ils ne se connaissaient pas encore véritablement...

Pourtant il n'entendit aucun mot ; seul le silence lui répondit. Le temps semblait arrêté mais il ne désespérait pas, il patientait simplement, voulant lui laisser le temps. Ne pas le brusquer, ne pas lui faire peur... Noa lui semblait si fragile, il avait envie de le protéger et refusait de lui faire du mal, quoi qu'il se doutait que poser à Noa une telle question allait lui faire remonter des souvenirs douloureux, mais à ses yeux, c'était un mal pour un bien, sans doute.

Il y eut encore quelques secondes de silence. Finalement, il le sentit s'accrocher à lui encore un peu plus. Rouvrant légèrement les yeux et fixant droit devant lui, Hiroki écoutait l'anglais avec attention tout en reprenant ses caresses dans son dos pour l'encourager à continuer à parler lorsqu'il marqua sa première pause. La suite, Hiroki commençait à la voir progressivement venir lorsque Noa prononça « maladie cardiaque » en sachant que ces deux mots n’amenaient généralement à rien de bon. Pourtant, il se tut, laissant simplement l'autre garçon poursuivre alors que sa voit se cassait. Hiroki le sentait craquer au fur et à mesure contre lui et des tremblements finirent par se déclarer.. Pour le calmer une fois de plus et le soulager, il avait commencé à caresser ses cheveux noirs qu'il trouvait particulièrement doux, et avait collé la tête à la sienne.

Amour et mort... Relever le fait que Noa aimait un homme ne lui venait même pas à l'esprit ; de toute façon il était tolérant. Mais maintenant le jeune Nakamura comprenait le pourquoi du comment ; il comprenait que ce que portait l'anglais sur son cœur était extrêmement lourd. Hiroki ne savait pas grand chose de lui, quoi qu'un peu plus maintenant, mais il se doutait qu'il était une des rares personnes au courant de l'histoire. Comment le savait-il ? Tout simplement car il avait l'impression que Noa n'avait pas souvent voire jamais raconté cette histoire -ou plutôt son histoire-, car il n'était pas préparé, raison pour laquelle il ne pouvait pas garder son calme. De plus, c'était étrange à dire, mais le brun le sentait. Et puis, cette histoire était terriblement triste. Il aurait pu pleurer, mais ce n'était pas son genre. De plus, s'il ne gardait pas son calme, comment pouvait-il demander à Noa de le faire alors que c'était lui qui avait le plus de raison de s'agiter ?

Un petit rire. Loin d'être joyeux ou amusé, il témoignait du choc mental que Noa avait reçu ; montrait combien il avait souffert et combien il souffre toujours aujourd'hui et ce, en silence car il avait dû garder ça au fond de lui pendant un long moment, peut-être bien plusieurs années.

Stupide ? Non, Hiroki ne pensait pas ça. Il ne voulait pas non plus rire. Au contraire, il était neutre sur le moment car il avait également besoin d'assimiler ce qu'on était en train de lui raconter. Mais si on devait le décrire, on pourrait dire qu'il était compatissant. Il ne pouvait pas se moquer Noa alors qu'il venait de lui dévoiler un très lourd sûrement secret.

L'anglais avait des joues rouges une nouvelle fois. Hiroki aimait cette expression car c'était le visage de Noa qui l'exprimait, même si ce dernier ne le laissait même pas profiter du spectacle qu'il offrait lui même. Cela embêtait le brun. Noa était gêné, il avait honte... Ou alors, il avait peur de la réaction d'Hiroki. Pourtant, ce dernier ne pensait qu'à deux choses : le rassurer, et le rendre davantage gêné pour lui faire penser à autre chose. Lui et sa curiosité tenaient absolument à voir son visage...

L'autre main d'Hiroki s'était glissée sous le menton de l'anglais pour lui faire tourner la tête dans sa direction. Les yeux du bruns, perçants en cet instant, se mirent à fixer avec une sorte de fascination et d'envie le visage de Noa. Ainsi, son regard se perdit sur ses joues d'un rouge écarlate qui lui donnaient presque une allure fiévreuse, sur ses lèvres roses qui ressemblaient au fond à celles d'une fille, avant de finir par se perdre dans ses yeux rouges qui exprimaient encore la surprise suite à l'action que le brun venait de faire. Sans même réaliser ce qu'il faisait lui même, Hiroki approcha son visage, toujours un peu plus, pour pouvoir fixer son aîné de plus près. Il pu bientôt sentir le souffle rapide de Noa en désaccord avec le sien qui restait étrangement calme au vu de la situation. Mais il ne s'arrêta pas, avança encore un peu et... vint finalement coller ses lèvres à celles de son aîné, très lentement, avec une certaine douceur et une pointe de tendresse. Un simple baiser, doux, qui ne dura que quelques secondes tandis qu'on pourrait penser que les deux hommes étaient restés là des heures, voire des jours entiers. Mais non, il ne s'agissait bien là que d'un laps de temps très court ; juste assez de temps pour qu'Hiroki réalise ce qu'il était en train de faire

Alors le brun recula sa tête et sentit que ses joues rougissaient elles aussi ; il ne pouvait s'en empêcher, un véritable feu brûlait ses joues d'adolescent. Un peu plus bas, dans sa poitrine, son cœur venait de rater un battement ; plutôt déstabilisé à son tour, le plus jeune se sentait comme essoufflé, comme s'il avait oublié de respirer. Dans son mouvement de recul, il avait également relâché le menton du cheveux noirs et avait baissé légèrement la tête pour se mettre à fixer le sol. « Qu'est-ce que je viens de faire ? ». Hiroki secoua la tête. Étrangement il ne regrettait pas, au contraire, il se surprenait à avoir apprécié cet instant. Il s'agissait de son premier baiser. Lui qui n'y connaissait rien, il l'avait donné à cet homme qu'il connaissait à peine mais qui le rendait terriblement curieux ; à ce garçon fragile qui avait tant souffert : Noa.

« Je.... »

Une voix gênée brisa le silence que l'action avait causée.

« Excuse moi... C'est que.. »

Non, le brun était perdu, il ne savait pas le moins du monde ce qu'il cherchait à dire ni comment se justifier. Après un léger temps sans qu'il ne puisse continuer, il secoua légèrement la tête.

« Tu n'es pas ridicule... Pas du tout même.... »

Alors il détourna le regard et tenta le coup classique de faire comme si rien ne s'était passé en sachant très bien que ça ne marcherai pas au vu de ce qu'il s'était passé, justement.

« Et puis... Moi... Je trouve que mon aîné est vraiment classe... Et surtout très courageux... Tu as vraiment dû souffrir, pas vrai.. ? »

Le fait est qu'Hiroki s'était enfoncé un peu plus. A sa question, il pencha légèrement la tête sur le côté tout en rassemblant ses forces pour lancer un regard à Noa, les yeux partagés entre la compassion et la gêne. Il le pensait sincèrement, que ce qu'il a vécu a dû être très difficile, mais comment exprimer correctement ce qu'il pensait ? Et même, que pensait-il exactement ? Sa tête était un vrai désordre, et il parlait pour ne pas laisser plus de gêne liée au silence s'installer. Etait-il triste ? Peut-être un peu. Avait-il honte d'avoir embrassé un garçon ? Visiblement non, et après tout, pourquoi pas ? Avait-il peur que Noa prenne ses jambes à son cou ? Sans nul doute. Etait-il confus ? C'était une certitude.

Hiroki détourna une dernière fois la tête avant de se reculer encore un peu, n'étant pas plus avancé sur ce qu'il était supposé faire, pourvu que Noa ne s'enfuit pas...





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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   14.01.16 14:31

❝ Un restaurant, deux pianistes
- avec Nakamura Hiroki

J’avais vraiment honte en cet instant. Honte d’avoir avoué mon amour pour un homme alors que j’en étais moi-même un. Honte d’avoir craqué ainsi. Honte d’être si faible alors que j’étais plus âgé que mon sauveur. Hiroki n’avait cessé de me caresser le dos ou les cheveux, un geste des plus apaisants qui mettait un peu de baume à mon cœur des plus meurtris. Cela faisait du bien de parler. Je ne m’étais jamais vraiment confié de la sorte à qui que ce soit. Même si Allen et nos parents étaient au courant de tout, je n’avais jamais avoué mes sentiments. Je m’étais contenté de m’enfermer sur moi-même. Au début, ils avaient essayé de me faire parler, ils m’avaient même envoyé voir un psy, mais ils avaient fini par comprendre que cela ne servait à rien de me brusquer. Le temps seul me ferait cicatriser... J’en parlerais quand je me sentirais prêt, pas avant. Et visiblement, je l’étais déjà plus qu’avant. Je ne savais pas pourquoi je m’étais confié à un presque inconnu plutôt qu’à ma mère, mon frère ou mon amie d’enfance. Mais je venais de le faire. Je me sentais étrangement bien aux côtés de ce brun plus jeune d’un an. Je me sentais vraiment bien auprès de Hiroki. Et je ne voulais pas chercher plus loin. Cela ne servait à rien de se poser toutes sortes de questions. Ce qui était fait était fait. Il avait réussi à m’ôter les mots de la bouche, là où mes proches n’y étaient pas arrivés. Je n’avais aucune envie de bouger malgré la fin de mon discours.

La tête toujours posée contre son torse, mes mains toujours serrées sur son haut, je me sentais déjà mieux même si ce n’était pas encore parfait. Je n’avais aucune envie que ses mains s’arrêtent de me toucher. Je me sentais bien comme rarement je l’avais été depuis l’accident. Malgré mes joues rouges de honte, malgré ma tristesse encore bien présente, malgré ma peur d’être jugé et abandonné, j’étais apaisé, plus que jamais. Surpris, je sentis mon menton se faire soulever et je clignai des paupières, gêné. Je ne voulais pas qu’Hiroki me voie ainsi. Je ne voulais pas qu’il voie mes joues écarlates de honte, je ne voulais pas qu’il me regarde alors que je n’étais pas sûr de moi. D’autant plus que je rougis davantage en me sentant observé. Comme si je ne l’étais déjà pas assez... Me sentir aussi proche d’Hiroki me rendait étrangement nerveux même si ce n’était pas complètement désagréable, bien au contraire. Ce qui suivit, je ne m’y attendais pas du tout. Ses lèvres se posèrent sur les miennes et je restai figé. Malgré ma totale surprise, je ne trouvai pas cela désagréable, bien au contraire. Le geste était doux, presque tendre et je me surpris à l’apprécier. Je fermai même les yeux pour mieux en profiter.

Cependant, la sensation disparut rapidement et j’ouvris à nouveau les paupières pour constater que Hiroki s’était reculé et qu’il était désormais aussi écarlate que moi. Je le regardai en me sentant frustré malgré mon étonnement. J’aurais aimé qu’il continue à m’embrasser. Je n’avais aimé personne d’autre qu’Elliot et je ne savais pas vraiment quoi penser de ce baiser et de ma réaction. Mes doigts vinrent se poser sur mes lèvres et je me surpris à sourire malgré moi. Non, ce n’était vraiment pas désagréable... Pas du tout même. Je jetai un regard à Hiroki qui semblait perturbé. Je devinai alors qu’il avait cédé à une pure impulsion et je souris tendrement. Je me sentais proche de lui comme rarement je l’avais été. Je n’avais qu’une envie, retourner dans ses bras. Je fronçai les sourcils quand il s’excusa. Je ne voulais pas qu’il s’excuse. J’avais été surpris, oui, je ne m’y étais pas attendu et je ne savais toujours pas quoi en penser complètement, mais je ne regrettai pas. Je n’avais plus honte. Ma mère parlait si souvent d’âme sœur... Peut-être que finalement, Elliot n’était pas la mienne. Je rougis à nouveau quand Hiroki reprit la parole. Je n’avais pas l’habitude des compliments et je me sentais gêné. Ma gorge se serra à nouveau à ses derniers mots. Oui, j’avais vraiment souffert... Le voyant reculer, l’étau dans ma gorge et dans mon cœur devint insupportable. Ne m’abandonne pas aussi. Encore une fois, mon corps bougea tout seul et je me retrouvai à nouveau contre lui. Je ne voulais pas imposer ma présence, mais j’avais vraiment besoin de lui.

- Reste... Cela ne m’a pas dérangé... Pas du tout...

Sans attendre de réponse, je posai à mon tour mes lèvres sur les siennes. Je ne pouvais me retenir, maintenant que quelqu’un me comprenait vraiment. Le baiser dura plus longtemps et je me surpris à le savourer. J’espérais que c’était aussi son cas. C’était soudain, insensé, mais je compris alors que je voulais ne plus jamais le quitter. Je le relâchai bientôt et plongea mon regard écarlate dans le sien en posant une main hésitante sur sa joue.

- Merci de m’avoir écouté, Hiroki. Et d’être là... Je ne sais pas si je suis aussi classe et courageux que tu le prétends, mais merci de croire en moi... C’est peut-être stupide, vu qu’on se connaît depuis si peu de temps, mais je n’ai pas envie de te perdre.


Je détournai le regard, gêné pour la énième fois, avant de me surprendre à sourire doucement. Je posai mon autre main sur la sienne et sentis mon estomac gargouiller.

- Tu crois qu’il y a une chance pour que tes parents t’autorisent à manger avec moi à une table seule ? Les miens devraient accepter sans trop de problème... Je n’ai pas vraiment envie d’avoir les adultes à mes côtés pour le moment.


Ce serait dur de ne rien laisser paraître, mais je m’en sentais quand même capable. Manger en tête à tête avec Hiroki me rendait nerveux, mais j’en avais vraiment envie au fond. J’espérais que ce serait réciproque. De toute manière, on aurait un peu de temps pour se reprendre avant d’y aller. Et ce serait mieux d’y retourner de nous-même plutôt que de prendre le risque qu’on vienne nous chercher...

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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   01.04.16 11:38



L'anglais fit un nouveau bond. Hiroki pensait à deux choses : soit il allait se prendre une bonne gifle sur la joue pour son geste impoli, soit Noa allait tout simplement fuir ailleurs ou s'enfermer une fois de plus dans les toilettes. Par contre, le jeune brun ne s'attendait pas le moins du monde à la troisième option qui était pourtant celle que venait de choisir son aîné : ce dernier se redressa pour se jeter une fois de plus dans ses bras, et Hiroki eut comme simple réflexe de l'attraper et de le serrer doucement. Le Nakamura se trouvait davantage confus, comme si cela était possible. Cela ne l'avait pas dérangé.. ? Hiroki se demandait alors ce qu'il penserait si la situation était inversée mais il était évident qu'une réponse était impossible, pour la simple et bonne raison que les cas n'étaient pas comparable.

Et s'il ne s'attendait pas au retour de Noa dans ses bras, il s'attendait encore moins à la suite : un nouveau baiser. Ainsi ils étaient quittes, sauf que cette fois-ci, l'intention semblait moins impulsive et plus réfléchie ; le cheveux noir était venu de lui même attraper une fois de plus les lèvres du cheveux bruns. Hiroki avait cédé son premier baiser à Noa sans même y réfléchir plus que ça et pour l'instant, il ne s'en rendait même pas compte. Pourtant c'était un geste si simple qui fut agréable, mais pas autant que ce second baiser. Il fut un peu plus long mais Hiroki ne l'avait pas repoussé ; au contraire, il le tenait toujours tendrement contre lui. Il avait l'impression que son cœur allait finir par briser ses côtes tant il battait fort dans cette cage thoracique qui lui paraissait bien trop petite à présent.

Ce baiser semblait long, mais une fois terminé, il parut terriblement court. Le jeune Nakamura s'avoua à lui même qu'il aurait aimé plus encore mais il savait que ce n'était pas le moins du monde raisonnable. Il regarda alors un peu timidement Noa qui cherchait son attention tout en se mordillant légèrement l'intérieur de la joue par gêne, l'écoutant.

« Merci de m’avoir écouté, Hiroki. Et d’être là... Je ne sais pas si je suis aussi classe et courageux que tu le prétends, mais merci de croire en moi... C’est peut-être stupide, vu qu’on se connaît depuis si peu de temps, mais je n’ai pas envie de te perdre. »

Ce fut également la première fois qu'on remerciait Hiroki pour ce genre de chose, et cela lui faisait à la fois tout drôle et terriblement plaisir. C'était la première fois qu'il se sentait utile et qu'il avait réellement le sentiment d'avoir aidé quelqu'un. De plus, on ne le lui avait jamais dit que l'on n'avait pas envie de le perdre et à ces mots, il baissa légèrement la tête. Il se faisait à l'idée que c'était bel et bien réciproque ; comment lâcher l'anglais à présent ? Il voulait absolument tout connaître de lui. Et ces mots... Ils lui faisaient chaud au cœur mais étrangement, il ressentit un petit pincement. C'était comme s'il avait attendu depuis longtemps que quelqu'un prononce un jour ce genre de mots pour lui ; comme s'il avait attendu un peu de reconnaissance et que personne ne lui avait jamais accordé jusque là.... Hiroki était heureux ; il pouvait le dire. Et là, tête baissée, il s'était mit à sourire et avait envie de pleurer. Pourtant, il était conscient qu'il ne pouvait tout simplement pas se laisser aller et tenta de se reprendre. « Décidément, quelle soirée.. »

« Tu crois qu’il y a une chance pour que tes parents t’autorisent à manger avec moi à une table seule ? Les miens devraient accepter sans trop de problème... Je n’ai pas vraiment envie d’avoir les adultes à mes côtés pour le moment. » 

Noa n'avait pas tord, cela faisait déjà un moment qu'ils étaient là et les adultes allaient sûrement commencer à se demander ce qu'ils étaient en train de faire... Et si on les voyait comme ça... Lentement et péniblement, il dût alors se séparer de lui ; il le lâcha puis se releva.

« Je peux comprendre, et je n'ai pas non plus envie de manger avec ma mère... Je veux.. Passer plus de temps avec toi... Si j'insiste un peu, je pense que ma mère ne devrait pas faire de scène... »

Le brun secoua un peu sa tête pour tenter de se calmer un peu. Il ne pouvait pas se permettre de retourner à table dans cet état. Il avait encore l'impression que ses joues étaient en feu, et il savait pertinemment qu'elles devaient encore être toutes rouges. Il se tourna donc vers le miroir pendant que Noa se levait et confirma la chose, lâchant un léger rire gêné en se rendant compte de la tête qu'il était en train de tirer.

Le jeune Nakamura pensa donc à un moyen efficace pour lutter contre l’inflammation de ses joues : Il bascula légèrement ses cheveux en arrière puis ouvrit l'eau, fit un puis avec ses mains pour en récoler, puis jeta cette eau glacée sur son visage qu'il avait préalablement baissé pour ne pas tremper partout. De là, il se frotta vigoureusement le visage et répéta l'opération trois fois. Quand il eut fini, il attrapa une serviette et s'essuya lentement le visage avant de lancer un regard vers l'anglais.

« J'espère que c'est mieux.. ? »

On pouvait dire qu'il s'était calmé ou qu'il avait reprit ses esprits. Et Hiroki se rendit compte que même s'il était à présent lucide, il ne regrettait pas plus tout ce qui venait de se passer. Cela le confortait dans l'idée que ce n'était finalement pas qu'une envie passagère et qu'il ressentait bien quelque chose vis à vis de Noa ; et pour confirmer ça, il s'approcha un peu plus de l'anglais, l'air décidé, puis déposa un dernier baiser maladroit sur ses lèvres et se recula ensuite en tentant de ne pas trop y penser pour éviter de devenir rouge une nouvelle fois.

« Je pense qu'on peut y aller.. ! »

Alors il prit les devants en cachant une fois de plus sa petite gêne et souffla un bon coup, s'arrêtant devant la porte.

« Je... N'ai pas non plus envie de te perdre... »

Souffla-t-il alors d'une petite voix avant de finir par pousser la porter et sortir des toilettes, faisant comme si de rien n'était et ne laissant pas le temps à Noa de répondre quoi que ce soit.

Heureusement pour eux, le restaurant ne semblait pas plein ce soir là et si les deux demandaient une table, Hiroki était presque sûr qu'on leur céderait sans le moindre soucis. Il s'empressa alors d'aller rejoindre sa mère qui lui fit une petite réflexion quant au fait qu'il avait tout de même mit du temps. Et quand elle lui demanda ce qu'il s'était passé, Hiroki secoua juste légèrement la tête avant de mentir et de dire « Oh rien, ne t'en fais pas.. ! » puis il se lança et demanda l'autorisation à sa mère pour pouvoir aller manger avec l'anglais. A cette demande, sa mère la dévisagea un instant puis, sachant que c'était inutile de refuser et de faire une scène, céda tout simplement. Le brun lui lança un petit sourire ravis et la remercia avant de rejoindre à nouveau Noa.





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MessageSujet: Re: Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]   11.04.16 13:56

❝ Un restaurant, deux pianistes
- avec Nakamura Hiroki
Après la mort d’Elliot, Noa n’aurait jamais cru pouvoir retomber amoureux. Ce jour-là, son cœur avait été mis en miettes par le destin cruel. L’anglais n’était pas sûr de pouvoir recoller un jour les morceaux. Se remettre d’une perte est parfois très difficile, surtout en amour. Mais il fallait croire que le destin voulait se faire pardonner en le guidant sur le bon chemin maintenant. Car Noa en était sûr, sa rencontre avec Hiroki n’était pas le fruit du hasard. C’était trop beau pour n’être qu’une coïncidence. Lui qui ne s’attachait pas facilement aux gens, il lui fallait beaucoup de temps d’habitude, venait d’avoir un coup de foudre pour un parfait étranger... Enfin, étranger, ce n’était pas si sûr. Pouvait-on parler d’inconnus quand deux personnes s’aiment autant ? Le temps passé ensemble était certes important, mais l’amour n’avait aucune limite. Il n’y avait pas besoin d’années pour aimer son âme sœur. C’était immédiat et cette rencontre le prouvait très bien. Noa n’avait aucune envie de s’éloigner du japonais. Il aurait pu se perdre des heures dans ses bras. En tant qu’aîné, on aurait pu croire que c’était à lui d’accueillir Hiroki dans les siens, mais pour aujourd’hui en tout cas il avait plus envie de se faire chouchouter que de chouchouter les autres... C’était peut-être égoïste, mais quand on connaissait son passé et ses souffrances, cela devenait presque légitime, vous ne croyez pas ? Et cela ne voulait pas dire qu’il n’était pas attentionné pour autant. Juste, qu’il ne le montrait pas forcément. L’anglais passa néanmoins une main douce et un peu maladroite dans les cheveux bruns de son cadet. Trop mignon.

Il attendait avec un peu d’anxiété, la réponse de Hiroki. Peut-être que le japonais ne voudrait pas manger avec lui. Peut-être qu’il n’avait pas envie d’être avec lui. Noa ne se sentait pas capable d’essuyer un refus, il attendait donc avec un peu d’impatience et d’angoisse mêlées le verdict. Son cœur manqua de bondir de sa poitrine quand Hiroki lui répondit. Il voulait passer plus de temps avec lui... L’anglais se mit à sourire sincèrement, profondément heureux. Cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps de ressentir une telle joie et surtout un tel soulagement. Malgré la séparation obligée avec Hiroki, il se retenait d’ailleurs de se coller à nouveau au brun, il se sentait bien. Avec amusement, il observa le plus jeune se mouiller le visage sans doute pour se remettre de ses émotions et avoir l’air plus respectable. L’anglais se regarda aussi dans le miroir, mais décida que ça allait, il n’était pas si rouge que ça. Au contraire, cela mettait un peu de couleur à son visage d’ordinaire si pâle. Il attendit donc patiemment que son protégé – et amoureux, mais c’est très gênant de le dire – ait terminé, ne voulant pas partir des toilettes sans lui. Cela donne presque l’impression d’une maman avec son petit... Hum ? Qui est la maman et qui est le bébé ? Ah, à vous de deviner, voyons. Mais en tout cas c’était terriblement attendrissant. La fierté masculine en prenait un coup, mais ce n’était pas si important au final. Moins que l’amour en tout cas.

Noa acquiesça en souriant quand Hiroki lui demanda si sa tête était mieux qu’avant. Il ne ressentait pas le besoin de parler à voix haute, comme s’il ne voulait pas briser cet instant magique. Un nouveau baiser maladroit d’Hiroki sur ses lèvres le combla de bonheur et il se surprit à esquisser un sourire amusé quand le japonais fila après avoir dit qu’il ne voulait pas le perdre. Alors lui aussi était gêné en fin de compte. Bonne chose, Noa se sentait moins seul comme ça au moins. Il faudrait qu’ils se fassent tous les deux à cette nouvelle relation soudaine et inattendue, mais le londonien d’origine était sûr qu’ils y arriveraient. S’ils s’aimaient vraiment, les obstacles ne les arrêteraient pas. Ah, depuis quand il était devenu aussi romantique au juste ? C’était terriblement embarrassant. Son côté anglais qui ressortait sans doute. Il fallait faire avec et ne pas en avoir trop honte. Le cacher juste devant les personnes qui en profiteraient un maximum, comme son frère Allen par exemple. Si ce dernier apprenait qu’il avait un copain, il en entendrait parler vingt-quatre heures sur vingt-quatre sans nul doute. Ah, les grands-frères et leurs taquineries... Mais Noa était presque blasé à force d’habitude. Rejoignant à son tour la salle principale du restaurant, le jeune anglais jeta un œil discret vers la table de la mère d’Hiroki pour voir ce dernier faire sa demande. Croisons les doigts. De son côté, le lycéen en deuxième année se dirigea vers la table de sa famille sans prêter attention à leur air soulagé. Il était bien meilleur comédien qu’eux, apparemment. Les mains glissées dans ses poches, il s’arrêta devant eux et demanda poliment si cela ne les dérangeait pas qu’il prenne une table avec son nouvel ami. Sa mère, ravie qu’il devienne plus sociable, donna tout de suite son accord avec enthousiasme. En gros, son père et son frère n’avaient pas leur mot à dire, mais vu leurs regards amusés, cela ne les dérangeait pas vraiment non plus.

Les remerciant avec un enthousiasme non feint pour une fois, le jeune homme alla s’asseoir à une table vide, se tripotant nerveusement les mains sous la table. Si Hiroki n’était pas autorisé à s’asseoir avec lui, il ne s’en remettrait pas. C’était fou, ce besoin de présence qu’il ressentait, mais il n’y pouvait rien. Il avait envie que le brun soit tout près de lui, désespérément envie. Il sentait que si Hiroki disparaissait complètement de son champ de vision, il pourrait en devenir fou. Il avait envie d’en savoir plus sur lui, aussi. Il avait envie de tout savoir, en fait. Apprendre à se connaître, rester ensemble... C’est pourquoi il se mit à sourire sincèrement, presque comme un gamin le jour de Noël, quand Hiroki le rejoignit enfin. Se retenant de se jeter sur lui ou de venir s’asseoir sur ses genoux malgré son envie, Noa se contenta de glisser ses doigts autour de ceux du japonais, avec discrétion et sous la table. Il avait besoin de contact, ne serait-ce qu’un minimum pour tenir le coup. Peut-être pour se rassurer car au fond de lui il avait peur de perdre Hiroki comme il avait perdu son premier amour...

- Dis, on se pose une question à tour de rôle ? Et l’autre est obligé d’y répondre. Un petit défi, c’est toujours amusant.


Sourire malicieux aux lèvres, Noa regarda avec intensité son copain, puisqu’on pouvait dire que c’était le cas en quelque sorte désormais. Il se demandait bien quel genre de questions ils allaient se poser, s’ils allaient se contenter des choses banales ou s’ils allaient s’amuser à piéger l’autre avec des questions par exemple embarrassantes... En tout cas, ils ne risquaient pas de s’ennuyer.
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Un restaurant, deux pianistes. [PV : Walker Noa ♥]

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