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 En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]

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MessageSujet: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   12.07.15 1:26






La journée aurait pu être parfaite. C’était ce qu’elle s’était dit le matin, un début de juillet, en se levant. Son frère lui avait dit que la journée serait bonne pour les lions, mais qu’une catastrophe arriverait si elle croisait un scorpion, qu’à cela ne tienne, elle n’en connaissait pas personnellement.

Si Aya se trouvait de si bonne humeur, ce n’était pas sans raison, d’aussi loin qu’elle se souvenait, elle n’avait jamais autant sourit qu’à l’approche de cette date, tous les ans et ce depuis presque toujours. Le mois de juillet amenait avec lui le soleil, les sorties beaucoup plus fréquentes et surtout les jeux d’eau avec ses amies. Bien évidemment elle n’oubliait pas les cours et les révisions à Teiko.

Le collège de renommé était exigeant sur les résultats, et bien qu’elle parvienne aisément à se hisser parmi l’élite des élèves, elle ne relâchait pas pour autant la pression et étudiait tout autant que son frère l’avait fait, et le faisait encore.

Les rues menant de la station de métro jusqu’aux commerces était déjà bondée en début d’après-midi alors que le soleil éblouissait les passants qui, principalement les filles, étaient revêtus d’épais vêtement et de visière pour ne pas bronzer. La pâleur était signe de noblesse, on le lui avait toujours dit, c’était surement pour ça que, lorsqu’on parlait de son teint, on le qualifiait de « porcelaine ».

En tout cas, ce n’était pas qu’elle refusait de prendre quelques couleurs, mais sa peau marquait très difficilement et les rougeurs étaient de passage. Ainsi, même sans le vouloir, la demoiselle disposait d’un teint laiteux tout le long de l’année. C’était le soleil qui ne voulait pas d’elle, c’était évident.

Pour autant, le fait qu’elle ne prenne pas si facilement le soleil n’enlevait rien à sa chaleur écrasante, oppressante. Ce fut le pas rapide qu’elle gagna l’entrée de l’immense centre commercial dans le but d’acheter un cadeau à son frère. Sans savoir réellement pourquoi, ses amies avaient mystérieusement disparues de la circulation après avoir apprit la nouvelle, surement qu’elles avaient d’autres occupations. Il fallait dire aussi que ça se répétait de plus en plus fréquemment quand elle faisait référence à son frère, et dans quelques jours ça serait son anniversaire.

En aucun cas elle devait se tromper sur le cadeau à lui prendre. Quand elle était enfant, c’était beaucoup plus simple de lui faire plaisir, sa candeur naturelle et un sourire de petite fille admirant son grand-frère, c’était toujours le plus beau cadeau, mais les années faisant, ça devenait toujours un peu plus compliqué. Elle n’oubliait pas de remercier ses parents pour l’argent de poche qui servait à subventionner la surprise.

Et cette année, c’était la panne sèche. Bien-entendu, elle avait pensé directement à lui prendre un gadget électronique qu’elle aurait piraté au préalable pour l’espionner, mais aussi généreux soient ses parents, elle doutait d’avoir une telle somme. En plus de ça, Shintaro se montrait un peu plus méfiant à chaque fois qu’elle parlait d’informatique avec lui, c’était probablement à cause de la dernière fois, quand elle s’était connectée en faisant croire à son frère. Ce qui n’avait pas bien duré longtemps, soit dit en passant.

La dispute s’était très vite envenimée et les mots avaient rapidement dépassés les pensées réelles. Heureusement, tout s’était très bien terminé, mais cette histoire avait finit par la rendre un peu plus susceptible qu’elle ne l’était déjà –surtout qu’on lui prêtait volontiers le caractère d’un cochon, en plus, elle ne comprenait pas réellement la comparaison. Il fallait dire que les cochons n’étaient pas les bestioles qu’elle portait le plus dans son cœur.

Après ça, la relation qu’elle entretenait avec son frère n’avait pas trop changé, ce qui lui faisait un peu de peine quelque part. S’il fallait en arriver à le fuir pour avoir ne serait-ce que le plus infime des échanges un peu plus tendre qu’à l’accoutumée elle referait sans doute le coup. Certes, elle était une fille de réfléchie, mais rien n’était trop extravagant pour attirer l’attention de son idole.

Le choix du cadeau était devenu très important maintenant, elle s’était dit qu’elle commencerait par un tube de crème pour les mains, quitte à étudier soigneusement chaque étiquette. L’été s’avérait chaud et sec et elle savait à quel point il prenait soin de sa main gauche, l’évidence lui avait sauté aux yeux, mais elle ne se voyait pas lui offrir juste de quoi prendre soin de lui. Evidemment, elle préparerait un Oshiruko maison –elle était meilleure cuisinière que lui, et c’était peu dire.

Malgré tout, elle voulait quand même aller à l’étage informatique pour y dégoter quelques puces, traceurs et autres merveilles de ce genre qui lui seraient parfaitement utile. Le pas vif, mais peu alerte à ce qui l’entourait, elle s’engouffra dans le premier ascenseur ouvert, étonnamment vide, juste un type à l’allure étrangement familière plus loin. Elle appuya sur le bouton qui la mènerait à destination avant de s’appuyer sur le fond de la petite cabine et de regarder, enfin, la personne près d’elle. Elle n’y croyait pas ses yeux… C’était une blague, ce n’était pas possible autrement.

-Parmi tous, il fallait vraiment que je me retrouve avec un imbécile pareil… Bakao.

Sèche et tranchante, c’était plutôt rare qu’elle mâche ses mots avec lui. Enfin presque, en présence de son frère elle mesurait ses propos, mais les querelles avec cet individu, qui n’était autre que Takao Kazunari, étaient fréquentes. Beaucoup trop. Ce type se permettait tant de familiarité avec son frère, son surnom, ses blagues lourdes, le toucher comme il le faisait. Tout, absolument tout ce qui faisait de cet être le meilleur ami de son frère la répugnait comme il n’était pas permis.





Dernière édition par Midorima Aya le 05.09.15 22:18, édité 2 fois
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Shutoku
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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   12.07.15 10:03

...
Feat Little Mido


• En apesanteur •

Depuis qu'il avait intégré son nouveau lycée, Takao Kazunari pouvait dire sans mentir que de nombreuses choses avaient changées dans sa vie. Pour commencer, ses résultats scolaires n'étaient plus aussi catastrophiques que ce fut le cas lors de ses années de collège. Ho Kazunari n'avait jamais était un cancre non plus ! Mais il éprouvait des difficultés énormes à rester concentré lors des cours et ses pertes de concentration entraînaient des lacunes qu'il lui était difficile de combler. Mais cette année, depuis que Shin-chan s'appliquait quotidiennement à lui préparer des fiches de révision abrégées, les résultats de Kazunari étaient remontés bien au dessus de la moyenne de la classe. Une constatation qui l'emplissait de fierté et de reconnaissance envers son ami aux cheveux verts.

Secondement, le quotidien de Takao était maintenant moins monotone que du temps du collège. Passer ses journées en compagnie de Shintaro Midorima avait de quoi égayer chaque nouveau jour. Tous les matins, il suivait avec amusement l'horoscope afin de prendre la température de la journée qu'il allait passer. Si les cancers étaient dans le premier tiers du classement, la journée serait bonne, à l'image de l'humeur du shooter miracle. Contrairement, si les cancers trônaient dans les bas fonds des signes du zodiaque, nul doute que la journée serait plus houleuse alors que Shin-chan aurait une humeur maussade... Mais qu'à cela ne tienne ! Ça amusait plutôt Takao qui arrivait toujours à composer avec son ami peu importe son tempérament.

Ensuite, autre chose qui avait changé : le vélo et la carriole qui y était accrochée. Shutoku n'était pas le lycée se trouvant le plus à proximité de l'appartement qu'il habitait avec ses parents et sa petite sœur. Mais il avait fait ce choix de lycée pour le prestige et la renommée de leur club de basket. N'est pas Roi de l'Est qui veut !! Toutefois cela aurait nécessité de prendre les transports en commun chaque matin et cela représentait un coût assez important. Il ne voulait pas que son choix égoïste de lycée devienne une source de dépense supplémentaire pour ses parents qui avaient un niveau de vie relativement modeste ( sans non plus être dans le besoin et le manque ). Du coup, plein de courage et de détermination, il avait prit la décision de se rendre au lycée chaque jour en vélo ! Ce qu'il n'avait pas prit en compte cependant était le fait qu'il doive s’arrêter chaque matin à la maison des Midorima pour récupérer son acolyte sur le parquet. Oh ? Est ce que Monsieur-sa-sainteté-Midorima pédalait de temps en temps ?? Vous rêvez ou quoi ? Vous croyez encore au Père Noël et aux licornes arc-en-ciel ? Évidemment que non ! C'est dans la carriole que Saint Mido posait son royal fessier chaque matin et chaque soir ! Et même si Kazunari râlait ( souvent pour la forme ) il ne lui avait jamais arrivé une seule fois de faire faux bond à son ami en tant que chauffeur.

Takao avait l'impression que ça faisait des années qu'il connaissait Shintaro tant leur amitié avait été forte et avait prit de grosses proportions. Mais ça ne faisait pourtant que quelques mois ! Et là, déambulant dans les allées du centre commercial, Kazunari prenait conscience que c'était la toute première fois qu'il était confronté à cette situation : trouver un cadeau pour l'anniversaire imminente de Shin-chan !

Pour l'heure, le faucon de Shutoku n'avait pas vraiment d'idée sur le genre de cadeau qu'il pourrait lui offrir. Qu'aimait Shin-chan ? Les horoscopes, les luckys items qui pouvaient prendre des allures bien différentes allant d'un simple crayon à une poterie artistique en passant par le filet de pèche ou la marionnette.... Tout et n'importe quoi en somme. Il aimait la musique classique. Il aimait jouer du piano et jouer au shogi. Oh !! Idée ! Peut être apprécierait-il d'avoir un jeu de shogi joliment ouvragé et de belle qualité ? Kazunari ne s'y connaissait pas beaucoup dans le domaine. Il n'y avait joué que quelque fois étant plus jeune avec son grand-père quand celui-ci était encore de ce monde. Mais ça faisait tellement longtemps qu'il était certain de ne plus se souvenir des règles ni des différentes façiesses stratégiques du jeu. Hum... Mais peut être que Shin-chan possédait déjà ce genre de jeu chez lui vu qu'il en était friand non ? Ou bien... Un jeu d'échec ? Ça restait dans la même lignée lui semblait-il...

Vêtu d'un bermuda en jeans et d'un sweat à capuche sans manche, Takao regardait les différents rayons débordant de contenu pour le moins original. Son sac à dos sur les épaules et les écouteurs de son mp3 dans les oreilles, il cherchait la perle rare susceptible de faire le bonheur de son meilleur ami. Pour le moment, la seule et unique chose qu’il avait trouvé était un petit porte-clés métallique représentant Kerosuke, la peluche en forme de grenouille que Shin-chan aimait particulièrement ( même s'il passait son temps à prétendre le contraire, nanodayo ! )

Kazunari se dirigea vers la caisse. Il retira ses écouteurs par politesse envers l’hôtesse qu'il salua poliment.

« Est ce que je pourrai avoir un paquet cadeau s'il vous plaît ? »

Il regarda la caissière mettre le porte clés dans une petite pochette rayée aux couleur vertes qui fit sourire Takao. La paquet cadeau était de circonstance ! Il remercia la caissière puis se dirigea vers l’ascenseur pour accéder aux étages supérieurs afin de se remettre en quête du reste du cadeau de Midorima.

Étonnamment, il n'y avait pas grand monde dans le centre commercial en ce début juillet. Sans doute que les fortes chaleurs ont poussé les gens à rester calfeutrés chez eux. Mais la climatisation fraîche et agréable du magasin rendait la balade au centre commercial moins insupportable qu'elle n'aurait pu l'être.

Le jeune garçon appuya sur le bouton d'appel de l’ascenseur et quand ce dernier ouvrit ses portes il s'engouffra dedans sans l’ombre d'une hésitation. Les portes de l’appareil allaient se refermer quand une personne se précipita in extremis à l'intérieur. Le regard de Kazunari restait fixé sur la grande silhouette de la jeune fille dans la chevelure lisse et verte n'était pas sans lui rappeler quelqu'un. Déjà très grande pour son âge, la demoiselle faisait sensiblement la même taille que Kazunari

-Parmi tous, il fallait vraiment que je me retrouve avec un imbécile pareil… Bakao.

Le susnommé Bakao ne put retenir un éclat de rire alors que les portes de l’ascenseur se fermaient correctement. Il croisa les bras et la regarda, peu formalisé par la pseudo insulte de la collégienne. Il avait tellement l'habitude

« Je te retourne le compliment Little Mido ! Oh ? Tu as réussi à sortir toute seule de chez toi aujourd'hui ? Ou dois-je en déduire que Shin-chan se trouve dans un rayon dans 2 mètres à la ronde et que tu l'espionnes encore en douce ? »

Même pas deux minutes qu'ils étaient ensemble et les petits piques commençaient déjà à fuser dans les deux sens....

Aya... Midorima. La copie parfaite et féminisée de Shintaro. Elle était sa petite sœur, froide, hautaine, tout aussi tsundere que lui. Aya considérait son frère aîné comme la huitième merveille du monde. Plus qu'un grand frère, il était son modèle... presque son Dieu ! Une attitude qui arrivait à amuser Kazunari la plupart du temps mais qui l’exaspérait également. Principalement quand la jeune fille piratait les comptes des réseaux sociaux de Shintaro. Ce dernier n'était pas particulièrement doué en informatique ce qui ne semblait pas être le cas de sa cadette. Combien de fois avait-elle déjà subtilisé son compte Facebook pour publier dessus, se faisant passer pour lui ? Combien de fois s'était-elle connectée sur Skype en son nom, s'incrustant dans les conversations privées que Shintaro pouvait avoir avec ses amis. La dernière fois, Kazunari discutait tranquillement avec Tsuki-chan et Shintaro lorsque ce dernier avait du s'absenter. Il n'en avait pas fallut moins pour permettre à Aya de prendre sa place dans la conversation, l'air de rien, et de semer la zizanie avec Tsuki-chan et lui. Pour le coup, elle était allé bien trop loin ! Takao restait en général en retrait et ne cherchait pas à s’immiscer dans les histoires de la Midorima Familia mais là... Aya avait dépassé les bornes ! Takao avait donc été dans l'obligation d'en toucher deux trois mots à Shin-chan dés le lendemain au lycée... Un épisode qui n'avais pas améliorer la relation entre Aya et lui, bien au contraire.

L’ascenseur commença à se mettre en route pour monter vers les étages. Kazunari n'avait même pas demandé à Aya à quel étage elle comptait se rendre. Il avait appuyé sur le 4em étage avant même qu'elle ne fasse son entrée fracassante dans l'appareil. Il approcha donc sa main du bouton, prêt à appuyer sur la destination qu'elle allait lui dicter

« Tu vas à quel éta.... »


Une vive secousse interrompit sa phrase et Takao leva les yeux vers le plafond de l'ascenseur dont la lumière se mit à crépiter un instant avant de revenir à la normale. La petite musique d'ambiance, quant à elle, se coupa nette mais ne redémarra pas. L'appareil venait de s’arrêter en pleine trajectoire, bloquant les deux étudiants à l intérieur

« Euh.... »

Kazunari regarda Aya.

« Je crois qu'on s'est arrêté entre deux étages. On va devoir attendre qu'on vienne nous dépanner... c'est bien ma vaine tiens ! Ton frère m'avait dit de me méfier parce que j'étais douzième aujourd'hui.... Sérieux il est effrayant son horoscope, tu trouves pas ? »

Kazunari haussa les épaules, conservant sa bonne humeur habituelle

« Bah... on va bien nous sortir d'ici dans quelques minutes va ! Du moins je l’espère parce que c'est le maximum de temps que je suis capable de passer en ta charmante compagnie »


Charmante... notez l'ironie !!






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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   13.07.15 15:07






Les jours étaient chauds et sec, ce qu’il y avait de bien avec ce genre d’immeuble commercial, c’était le fait qu’ils soient, pour la plupart, équipés de grands climatiseurs, exceptés dans les ascenseurs, cela allait de soi. Mais il aurait été mentir que de dire que c’était désagréable. Dehors, l’air était vraiment lourd, tant que même les pales de ventilateur ne fournissaient plus d’air froid. Cet endroit aurait pu être un petit paradis, ça n’était pas le cas à cause d’un poison.

L’adolescent, près d’elle, au regard perfide et au sourire moqueur semblait au moins aussi enchanté qu’elle à se retrouver dans cet endroit confiné. Connaissant son frère, elle savait qu’il l’appréciait, sans savoir réellement pourquoi. Takao Kazunari était probablement la personne la plus immature qu’il lui ait été donner de rencontrer, et pourtant, elle en avait croisé des personnes.

Shintaro aimait passer du temps avec lui. Non, rectification, il aimait perdre du temps pour lui. Entre les fiches de révisions, les soirées à parler –de rien, les sorties durant lesquelles ils ne faisaient pas grand-chose de réellement utile. Alors oui, probablement qu’Aya avait du mal à s’amuser, ou admettre que son frère avait une vie à côté de celle familiale et de lycée, mais il aurait pu choisir n’importe qui d’autre qu’un boulet pareil.

« Je te retourne le compliment Little Mido ! Oh ? Tu as réussi à sortir toute seule de chez toi aujourd'hui ? Ou dois-je en déduire que Shin-chan se trouve dans un rayon dans 2 mètres à la ronde et que tu l'espionnes encore en douce ? »

-Ce n’est pas une question d’espionner, tu es une perte de temps pour mon frère. Je ne sais pas ce que tu lui as fait miroiter pour qu’il t’apprécie ou reste à tes côtés, mais quand il ouvrira les yeux sur cette dire relation que vous avez, ne pense pas qu’il restera encore bien longtemps avec toi.

Les bras croisés, elle ne lui accordait pas un seul regard. C’était sans doute vrai qu’elle n’avait jamais apprit à le connaître, mais tout ce qu’elle en avait vu pour l’instant lui avait suffit à se faire une idée sur l’énergumène qu’il était. De sa faute, elle s’engueulait beaucoup plus souvent avec Shintaro et surtout, ils passaient moins de temps ensemble. Encore moins qu’avant. Son frère n’avait jamais été démonstratif envers personne, rarement sa famille. Et ce garçon, fourbe, était apparu la bouche en cœur, lui donnant un surnom affectif, s’amusant à se moquer de lui –par pure amitié, disait-il. Bien-sûr, elle allait y croire tient. Non, franchement elle ne savait pas ce qui l’énervait le plus dans l’histoire.

Jamais son frère ne se serait laissé avoir, ou faire, par un imbécile pareil. Il s’était même fait collé par sa faute. Une retenue, vraiment ! Il n’était pas du genre à faire de genre de bêtise, d’ailleurs, il ne lui avait donné que de vagues explications, disant que, de toute manière, ça ne la concernait pas. Puis ils s’étaient disputés. Takao était une source de problème.

A se demander pourquoi il était aussi différent de sa petite sœur qui, elle, était quelqu’un de bien. Gentille, amusante, et intelligente. Tout son contraire, mis à part les quelques débordements de personnalité parfois, mais elle n’en restait pas moins une fille géniale avec qui elle s’entendait superbement bien. Elles s’étaient trouvé des points commun très rapidement, même le basket en faisait parti, et la littérature. Alors qu’entre son frère et l’autre idiot, ils n’avaient vraiment, mais braiment rien en commun.

Shintaro était quelqu’un de calme, posé, pas trop exubérant, poli, son total opposé. Certes, l’adage disait « les opposés s’attirent », mais dans ce cas extrême, ils n’auraient pas dû si bien s’entendre. Il s’était, de lui-même, revendiqué son ami, et marchait à ses côtés. Etait-ce aussi par jalousie qu’elle ne l’encaissait pas ? Oui. Inéluctablement, elle était jalouse de cet insecte qui passait son temps à graviter autour de son frère. Puis il lui arrivait de l’énerver par moment, alors, non, vraiment elle ne comprenait pas.

D’ailleurs, ce dernier ouvrit encore la bouche, c’était certain, il ne pouvait pas tolérer le calme celui-là. Même si c’était par gentillesse, elle supposait, ce n’était pas la peine qu’il lui adresse la parole, l’avoir si proche d’elle la rendait irritable, c’était physique. Elle pria dieu que l’ascenseur aille au plus vite vers sa destination, ainsi, elle pourrait se calmer. Mais évidemment… Un problème –Kazunari- en amenait toujours un autre. Ce fichu ascenseur qui avait décidé de lui mener la vie dure !

Ce n’était pas possible, qu’avec la technologie dont le Japon disposait actuellement, ce maudit appareil tombe en panne ! Cette scène était bonne pour les vieux films à petit budget dont les stéréotypes débordaient en suffisance. Bien-sûr, monsieur devait en rajouter une couche, comme si ce n’était pas assez il fallait qu’il l’ouvre. Manquait plus qu’il soit scorpion et l’horoscope aurait eut, une fois de plus, raison. Quel bordel.

« Je crois qu'on s'est arrêté entre deux étages. On va devoir attendre qu'on vienne nous dépanner... c'est bien ma vaine tiens ! Ton frère m'avait dit de me méfier parce que j'étais douzième aujourd'hui.... Sérieux il est effrayant son horoscope, tu trouves pas ? »

Bien-entendu, ils s’étaient déjà parlé aujourd’hui. Tch. En plus de ça ils suivaient le même cheminement de pensé concernant son horoscope ? Quand bien même il aurait vécu en Amérique qu’il aurait trouvé le moyen de mettre ses nerfs à rude épreuve.

-Mon frère ne se trompe jamais, et l’horoscope a toujours raison. Tu devrais le savoir. Ma journée était pourtant bonne. Je suis certaine maintenant que tu es scorpion. Vraiment un boulet…

C’était quelque peu angoissant tout de même, il fallait l’avouer. Remontant ses lunettes sur son nez pour cacher son léger embarras, elle se dirigea vers le boitier de commande afin de vérifier le bouton d’alerte. Ce n’était pas qu’elle avait une phobie quelconque de ce genre de problème, mais elle s’était tenue renseignée sur ces dispositifs et savait qu’il fallait rester appuyé sur ledit bouton plus de cinq secondes pour contacter le poste de secours. Oui, c’était ça, et ça aurait pu marcher s’il n’y avait pas cette note à côté disant qu’il était momentanément « en panne ». Chance, quand tu nous tiens.

« Bah... on va bien nous sortir d'ici dans quelques minutes va ! Du moins je l’espère parce que c'est le maximum de temps que je suis capable de passer en ta charmante compagnie »

-Voyez-vous ça, Bakao angoisserait-il ?

Elle regarda son téléphone d’un rapide coup d’œil, évidemment, il n’y avait pas de réseau ici. Le centre commercial était grand, il pourrait se passer un peu plus que quelques minutes avant qu’ils n’arrivent réparer les choses. La journée la plus éprouvante de sa vie, probablement.

-Si ça peut rassurer l’enfant apeuré que tu es, un ascenseur contient des freins très puissants qui amortissent la cage en cas de chute. Encore faut-il que la chute soit probable, car lorsqu’il est bloqué, un ascenseur reste dans la même position tout le temps que le système n’a pas été remit en marche. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle, mais tu resteras encore en vie aujourd’hui.

Il fallait avouer que c’était tout de même rassurant, pour elle, de le savoir. Elle ne s’était jamais douté que ça lui arriverait un jour, et elle aurait préféré meilleure compagnie. Même si elle n’oserait pas dire qu’une simple présence, aussi nuisible soit-elle, la relaxait autant que ce soit possible. Elle sentait la crise de nerf arriver à grand pas, et sans nul doute que cet oiseau de malheur en ferait les frais si elle ne sortait pas d’ici rapidement. Tant pis pour lui.

Reprenant sa place initiale, elle s’adossa contre la paroi, lui lançant –enfin- un regard de travers.

-Même un idiot n’angoisserait pas dans cette situation. Tu es vraiment un peureux.



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Shutoku
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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   14.07.15 10:35

...
Feat Little Mido


• En apesanteur •

Non mais sérieusement !

Il y avait 42 millions d'habitants à Tokyo, ce qui en faisait la plus grosse mégalopole de la planète. Et parmi ses 42 millions d'individus, il avait fallut que le hasard/destin/malchance ( rayez la mention inutile ) le fasse tomber en panne d’ascenseur avec Aya Midorima, la sœur cadette hystérique et possessive de son meilleur ami !

Franchement, ce n'est pas ce qu'on appelle avoir la poisse ça ?? Ce n'est pourtant pas la faute à Shin-chan de lui avoir envoyé un texto quelques heures plus tôt pour l'informer que sa journée risquait d’être désastreuse, en particulier s'il entrait en contact avec un lion. Et depuis le temps qu'il la connaissait, Kazunari n'était plus sans ignorer le signe astrologique d'Aya....

Mais même ! Pourquoi avait-il fallut qu'il tombe sur elle ! Il aurait préféré tout et n'importe quoi plutôt que la petite peste aux cheveux émeraudes qui passait le plus clair de son temps à idolâtrer son frère et à l'espionner sans aucun scrupule. Sérieux, à croire qu'elle était amoureuse de lui ! Elle était tellement exclusive avec Shintaro.... Elle se mettait à détester toute personne qui l'approchait de trop près ou qui se risquait à lui adresser la paroles. Que cherchait-elle vraiment ? Voulait-elle réellement que Shintaro lui appartienne exclusivement ? Voulait elle l'emprisonner dans une cage dorée coupé de toute relation extérieur ? C'était aberrant qu'elle ne se rende pas compte du ridicule de la situation. Elle paraissait pourtant être une fille intelligente.... comme quoi les apparences peuvent être trompeuses....

-Ce n’est pas une question d’espionner, tu es une perte de temps pour mon frère. Je ne sais pas ce que tu lui as fait miroiter pour qu’il t’apprécie ou reste à tes côtés, mais quand il ouvrira les yeux sur cette dire relation que vous avez, ne pense pas qu’il restera encore bien longtemps avec toi.

Mais... mais... Takao avait-il bien entendu là ? Elle prétendait qu'il avait « acheté » l'amitié de Shintaro contre je-ne-sais-quel service ou échange ? Mais elle était folle ! L'amitié, la vraie, se suffisait à elle toute seule. Elle ne s'expliquait pas et n'avait besoin de rien pour exister ! Si Shin-chan restait auprès de Takao c'était de son plein gré ! Qu'elle le croit ou non ! Que ça lui fasse plaisir ou pas !

Cette simple supposition eut le dont de faire monter la moutarde au nez de Takao qui se força malgré tout à garder un sourire de façade et une mine amusée.

Aya pouvait critiquer autant qu'elle le voulait si ça lui faisait plaisir. Shin-chan et lui étaient amis, point final. Et Kazunari savaient parfaitement que si elle le détestait c'est parce qu'il passait davantage de temps auprès de son frère qu'elle. La jalousie, tout simplement.

L’ascenseur émit une secousse avant de s’immobiliser complètement. La journée aurait-elle pu être plus désastreuse ? Se retrouver coincé dans un ascenseur en présence de Aya était quelque chose que Takao n'avait pas prévu. Si on ne lui avait dit par avance, il aurait joué la sécurité en prenant les escaliers ! Moins il fréquentait Little Mido et mieux il se portait ! Oh, n'allait surtout pas croire que Takao détestait la jeune sœur de Shintaro. Après tout, Aya était aussi la meilleure amie de Shizuku... c'est qu'il y avait forcément quelque chose de bon à prendre chez elle....non ? C'était plutôt elle, Aya, qui paraissait haïr Takao plus que tout au monde. Une situation dont le faucon de Shutoku s'amusait beaucoup. La faire pester et voir les traits de son visage se tendre sous l'agacement était vraiment amusant ! Et puis, Takao ne faisait pas ça par pure méchanceté. Les trois quart du temps c'était pour essayer de lui faire comprendre qu'elle devait lâcher un peu de leste envers son frère et accepter le fait qu'il puisse vivre sa vie. Quelque chose qu'Aya ne semblait pas encore prête à accepter, visiblement...


-Mon frère ne se trompe jamais, et l’horoscope a toujours raison. Tu devrais le savoir. Ma journée était pourtant bonne. Je suis certaine maintenant que tu es scorpion. Vraiment un boulet…


Levant sa main et mettant ses doigts en signe de V comme victoire ( ou vendetta pour le coup ! ), Takao ne put retenir un éclat de rire

« Ouep ! Scorpion et fier de l'être ! Fier aussi de venir gâcher la douce journée de Princesse Midorima.... Pour une fois que tu lâches la grappe à ton frère, tu arrives encore à me tomber dessus ! Tu pouvais pas prendre l’ascenseur suivant non ? Il a fallut que tu montes dans celui-la ! »

Un soupire s'échappa des lèvres de Takao. S'il n'était pas aussi bien élevé, Takao aurait remit son casque sur ses oreilles pour tout simplement ignorer les remarques de la collégienne au caractère bien trempé. Mais bon... ça ne se faisait pas quand même.... Et puis, Aya était jeune... ils étaient tous les deux coincés dans cette cabine pour un temps indéterminé. Takao se sentait malgré lui responsable de sa kohai... s'il venait à arriver quelque chose, Shin-chan ne lui pardonnerait jamais de ne pas avoir prit soin de sa précieuse sœur, peu importe le différent qui les animait. Et même sans ça à vrai dire, Takao était quelqu'un d'assez responsable pour savoir qu'il se devait d’être attentif à Aya dans cette situation pour le moins coquasse et désagréable...

-Voyez-vous ça, Bakao angoisserait-il ?


Takao releva la tête et haussa un sourcils

« Hé ? »

D'où elle avait vu qu'il angoissait ? La seule et unique chose qui le faisait flipper c'était de devoir être enfermé ici avec ELLE !! Il n'était pas du genre stresser ni à être claustrophobe. Il avait aussi confiance en la technologie japonaise et il n'avait pas pensé un seul instant à la possibilité que le câble de l’ascenseur vienne à lâcher ou qu'ils soient en rupture d’oxygène...

Mais il n'avait pas eut le temps de répondre qu'Aya s'était déjà lancée dans un monologue aussi rébarbatif qu'ennuyant sur le fonctionnement des ascenseurs....

-Si ça peut rassurer l’enfant apeuré que tu es, un ascenseur contient des freins très puissants qui amortissent la cage en cas de chute. Encore faut-il que la chute soit probable, car lorsqu’il est bloqué, un ascenseur reste dans la même position tout le temps que le système n’a pas été remit en marche. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle, mais tu resteras encore en vie aujourd’hui.


Kazunari la regarda et se retient de lui sortir une remarque du genre « la culture c'est comme la confiture, moins on en a et plus on l'étale.... »

Au lieu de ça il se contenta de retirer ses bretelles de son sac à dos qu'il posa sur le sol. Il se redressa pour lui faire face une nouvelle fois

-Même un idiot n’angoisserait pas dans cette situation. Tu es vraiment un peureux.

Il posa la main sur sa bouche alors qu'il baillait de façon bruyante, fermant un œil.

« Oh pardon... tu disais ? Désolé je ne t'ai pas écouté, ça avait l'air tellement chiant ce que tu racontais que j'ai décroché à « si ça peut rassurer l'enfant apeuré que tu es »..... tu m'en veux pas trop hein ? »


Un nouvel éclat de rire lui échappa alors qu'il tendit ses bras vers le plafond, cherchant à dégourdir ses épaules endoloris par le port prolongé de son sac à dos trop lourd. Il s'était rendu au magasin de sport juste avant pour acheter une nouvelle paire de baskets et vu la chaleur extérieure, il avait prit soin de prendre de l'eau fraîche avec lui ainsi que quelques barres énergétiques dont il se départissait que rarement.

« La seule chose qui me fasse angoisser, Aya, c'est de rester coincé ici de longues heures avec toi et de devoir te supporter. Ça s'arrête là ! Je n'ai pas peur des ascenseurs en panne ! »


Oh ! Kazunari venait de capter un truc soudainement ! Il regarda la jeune fille avec un léger sourire taquin alors qu'il penchait doucement la tête sur le coté droit sans la quitter des yeux, ancrant son regard bleu acier à celui émeraude si familier de Midorima Sister

« Ohhh... mais peut être que ton speech sur les assesseurs n'avait pas d'autre but que de te rassurer toi même et qu'en fait, derrière tes airs de petite mademoiselle-je-sais-tout, tu es flippée à mort d’être coincée dans cette cabine retenue qu'à un menu câble métallique ! »


La connaissant comme il la connaissait, Takao ne serait pas surprit qu'Aya cherche à se faire passer pour plus forte qu'elle ne l'était réellement.... Il continua à l'observer quelques secondes, toujours en souriant, avant de mettre fin au contact visuel pour s'agenouiller devant son sac à dos. Il fouilla dans la petite poche ventrale pour en extirper son téléphone portable

« Tu as prévenu tes parents ou ton frère que tu étais au centre commercial ? Si on reste coincé ici un moment ils risquent de s’inquiéter.... »

Takao piaffa d'agacement, claquant la langue contre son palais

« Fais chier ça capte pas... je ne peux même pas envoyer un mail pour avertir Shin-chan... »

Il soupira avant de remettre le petit appareil devenu inutile dans le sac. Il ouvrit ensuite la grande poche de ce dernier pour en sortir une bouteille d'eau fraîche sur laquelle perlait quelques goûtes de condensation

« Tu as soif ? Je n'ai pas bu dedans ne t'en fais pas tu vas pas attraper la gale, la rage ou n'importe quelle autre maladie dont tu me crois porteur ! »


Gardant la main tendue dans sa direction avec la bouteille, il attendait de voir si Aya allait accepter ou non.






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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   14.07.15 21:16





La myriade de fenêtres qui composait l'accès au salon rendait la demeure des Midorima plus spacieuse qu'elle ne l'était déjà. Il était impressionnant de remarquer comme une si grande maison pouvait encore exister au Japon. Chaque pièce était immense, et c'était peu dire. Même la superficie des pièces d'eau dépassait l'entendement. D'ailleurs, ce volume aurait pu faire peur à n'importe qui dans un pays où l'on construisait plus haut, plus étroit, afin de ranger toute cette population. Mais ce n'était pas le cas de la jeune Aya. Habituée depuis toujours à autant d'espace, elle craignait même les espaces confinés -sans pour autant en développer une phobie.

Alors forcément, quand elle s'était retrouvée enfermer dans une "cage à oiseau" sa tension était montée d'un cran, mais, fierté de Midorima oblige, elle ne cillait pas devant l'ennemi. Le duel avait commencé à l'instant même où cette maudite technologie avait décidé de péter un plomb. Sa patience s'effritait de plus en plus. Mais non, vraiment, elle ne céderait pas. Autant dire que parmi tous, Takao était l'indésirable numéro un. Elle n'avait jamais apprit à le connaître et ne le ferait jamais, ce n'était pas... non, il n'était pas assez intéressant à ses yeux.

Pourtant forcée d'admettre qu'il devait avoir, au moins une qualité à lui pour que son frère l'apprécie. Enfin, selon ses dires, pour qu'il le "tolère". En parlant de son frère, elle aurait sans doute tout donné actuellement pour l'avoir auprès d'elle, être un temps soit peu rassurée, moins oppressée. La présence de Kazunari était, elle, aussi dérangeante que rassurante. Rien que pour cette première pensée, elle le haïssait davantage.

Elle le regardait parfois, vraiment rarement, et détournait aussitôt le regard. Si être coincée ici avec lui aurait pu être une bonne excuse pour enterrer la hache de guerre, elle ne le ferait pas. Plutôt mourir que d'apprécier sa compagnie. Il n'y avait rien qu'elle n'aurait pas fait pour avoir du réseau et prévenir sa famille de sa condition actuelle. Aya n'oubliait pas que, malgré tout, elle n'avait que quatorze ans et cet autre nigaud était, lui aussi, à des années de la majorité. Takao Kazunari était indéniablement inutile. C'était un fait.

« Oh pardon... tu disais ? Désolé je ne t'ai pas écouté, ça avait l'air tellement chiant ce que tu racontais que j'ai décroché à « si ça peut rassurer l'enfant apeuré que tu es »..... tu m'en veux pas trop hein ? »

Vraiment, quel culot ce type. Elle savait bien, qu'il l'avait entendu. Pas nécessairement écouté. Comme toujours, il lui lançait de petites piques et elle plongeait dedans les pieds joints. Ce n'était sans doute pas le jour, ou plus le moment, mais vraiment pas. D'ailleurs, son manque de réponse, elle qui avait prit pour habitude d'être cinglante avec lui, aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. S'il y avait bien un mot qui lui allait à merveille actuellement, ça aurait été "nerveuse". Battant du pied au sol, elle se laissa glisser le long de la paroi pour se retrouver assise à même le sol.

« La seule chose qui me fasse angoisser, Aya, c'est de rester coincé ici de longues heures avec toi et de devoir te supporter. Ça s'arrête là ! Je n'ai pas peur des ascenseurs en panne ! »

Mais bien-sûr, elle allait y croire tient. Confortée dans son idée, l'adolescente était absolument persuadé que l'agitation de ce clown n'était due qu'au fait qu'il appréciait, au moins autant qu'elle, cette situation. Voilà, c'était sans doute ça, qu'elle détestait le plus. Sa façon de faire le pitre continuellement, de tout prendre, même les sujets les plus graves, à la rigolade. Puis son sourire d'imbécile heureux, toujours affiché, et sa manière de blaguer de tout et de rien.

Devoir la supporter ? Qu'à cela ne tienne, de toute façon elle n'avait plus réellement l'intention de lui parler. Les genoux contre elle, la tête levée vers lui quand il parlait, parce qu'elle savait se faire polie malgré tout, il lui semblait soudainement immense. Un soupire agacé traversa ses lèvres, elle avait envie de partir maintenant, regardant une nouvelle fois son téléphone elle espérait secrètement avoir du réseau, ne serait-ce que l'espace d'un instant, pour contacter son frère.

« Ohhh... mais peut être que ton speech sur les ascenseurs n'avait pas d'autre but que de te rassurer toi même et qu'en fait, derrière tes airs de petite mademoiselle-je-sais-tout, tu es flippée à mort d’être coincée dans cette cabine retenue qu'à un menu câble métallique ! »

-Quoi ?! Mais pas du tout. Tu te tapes des films, Bakao. Ne me prends pas pour une fillette, je suis tout à fait capable de m'assumer seule. Au plus le temps passe, au moins je peux t'encadrer. T'es vraiment un cas, Takao. Et tu penses vraiment que je n'ai pas pensé à regarder mon téléphone ? T'es pas sérieux... vraiment tu es...

Elle se releva à la suite de cette pique, se plantant devant lui pour le toiser en pied avant de pointer un index accusateur sur son torse. Ouvrit la bouche et se ravisa pour retrouver sa place, les genoux contre sa poitrine, les bras autour, adossée à la paroi. C'était tout simplement de la perte de temps et d'énergie. Visiblement, elle s'énervait bien plus vite qu'à l'accoutumée, ce n'était pas bon pour elle. Indubitablement, tout ce qu'elle ressentait sous pression, que ce soit bon ou mauvais, terminait forcément par se transformer en énervement.

Les minutes étaient longues, comme si le temps semblait ne pas vouloir passer. Il fallait dire qu'avec une telle compagnie, ça n'allait pas passer vite. Devrait-elle dormir ? Probablement, elle penserait à autre chose. Enfin, encore fallait-il qu'elle soit en confiance et ce n'était pas gagné d'avance. Pas avec cet abruti finit.

« Tu as prévenu tes parents ou ton frère que tu étais au centre commercial ? Si on reste coincé ici un moment ils risquent de s’inquiéter.... »

-Évidemment que non. Franchement, qui prévient le monde quand il va faire un cadeau pour son frère ? Je ne sais pas lequel est le moins réfléchit de nous deux pour le coup. J'ai envie de rentrer...

Elle se claqua mentalement pour cet instant de faiblesse. Qu'est-ce qu'il lui était passé par la tête de sortir ça soudainement ? Elle repoussa ses lunettes encore une fois, plongeant juste après son visage entre ses bras croisés pour cacher sa gêne. Les pommettes rouges, elle refusait obstinément de le regarder maintenant, plutôt mourir. Même quand il lui présenta une bouteille, elle la refusa d'un large geste du bras comme aurait fait un enfant , brassant davantage d'air qu'autre chose.

Aya n'était pas stupide au point de se laisser mourir de soif ou de faim, et elle retournerait probablement le voir quand elle en aurait besoin, mais là, elle cherchait juste à se calmer un peu et penser à autre chose pour reprendre du poil de la bête.

-Laisse-moi tranquille.

Elle resta encore un long moment silencieuse. Enfin, elle n'avait jamais vraiment eut la notion du temps et il aurait très bien pu se passer des secondes ou des minutes qu'elle n'en savait fichtre rien. Mais il fallait avouer que le silence qui s'était installé était maintenant devenu inconfortable et qu'elle préférait encore, et de loin, qu'il jacasse et lui lance des piques sans arrêt. Au moins, il y avait un minimum d'animation. Maintenant elle n'avait qu'une seule envie, c'était de lui demander de la mettre au courant si son frère l'appelait. A bien y penser, Takao était quand même la personne la plus adulte et responsable des deux. Mais elle ne lui demanderait certainement pas.



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   15.07.15 13:56

...
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• En apesanteur •

Takao Kazunari ferma les yeux et se pinça un instant l'arrête du nez. Il était extrêmement rare qu'une personne réussisse à le faire sortir de ses gongs ou lui fasse perdre patiente. Toutefois, il y avait une personne au monde qui semblait doté de la capacité exceptionnelle de réussir ce tour de force. Et cette personne aussi agaçante qu'elle pouvait être blessante n'était autre que elle : Aya Midorima !

Non ! Vraiment ! Cette journée semblait bien partie pour être la plus MERDEveilleuse de toute sa petite existence. Pourtant il s'en était passé des choses depuis sa naissance jusqu'à aujourd'hui. Mais tomber sur une panne d'ascenseur avec Little Mido venait décrochait la première place des journées les plus noires de sa vie !

Pourtant, derrière ses aires de grande demoiselle hautaine et pimbêche, Aya n'était pas comme ça... Takao le savait parfaitement pour l'avoir déjà surprise en compagnie de Shizuku. Il avait même cru voir une autre jeune fille. Avec sa sœur, Aya ne se comportait pas du tout comme avec lui. Les traits de son visage n'étaient pas déformés par la colère ou la haine qu'elle semblait lui portait. Elle était comme toutes les jeunes filles de 14 ans. Elle discutait, riait, s'amusait.... Même quand elle jouait au basket ( Takao allait souvent voir les matchs de Teiko pour encourager l'équipe de sa sœur et, accessoirement, Aya et Mai Izuki aussi ) elle paraissait prendre un plaisir qui était clairement visible sur son visage. Il n'y avait qu'avec lui... Qu'avec lui qu'elle se montrait désagréable, froide et presque effrayante.

Quant au fait qu'elle était blessante... Les mots qui pouvaient sortir de sa bouche avaient parfois ( pour ne pas dire souvent ) une connotation visant clairement à atteindre Takao. Elle pouvait être fière, elle réussissait parfaitement à le blesser quand elle le voulait. Comme tout à l'heure d’ailleurs, quand elle avait osé mettre l'hypothèse que Shin-chan ne restait avec lui que par pur intérêt personnel. Takao avait beau connaître son ami sur le bout des doigts, ce genre de remarque faisait toujours son petit effet. Et la suite de la tirade n'avait pas été pour l'apaiser, bien au contraire. Comment avait-elle dit déjà ? Ha oui : « ne pense pas qu’il restera encore bien longtemps avec toi. »
Si seulement elle savait.... Si seulement elle avait idée du nombre de fois où Takao s'était demandé ce que serait son avenir à l'université une fois séparé de Shin-chan. Car il ne faisait aucun plis que les deux garçons, tout aussi amis qu'ils étaient, ne suivraient pas le même cursus universitaire. La première raison était leur ambition professionnelle. Shin avait parlé de devenir médecin, ce qui augurait de longues et fastidieuses études. Le genre de chose dont Takao serait incapable. De plus, connaissant le niveau scolaire élevé de Midorima boy, ce dernier allait viser Todai, la plus prestigieuse université de Tokyo. Là, une nouvelle fois, Takao ne pourrait en aucun cas le suivre. Il n'avait tout simplement pas le niveau scolaire nécessaire pour réussir le concours d'entrée et quand bien même ce fut le cas, ses parents ne pourraient jamais payer des études aussi onéreuses !

Voilà ! Le calcul était vite fait. Il n'avait que trois petites années à passer en compagnie de Shin-chan. Ce dernier pouvait donc être rassuré, il n'avait à supporter le caractère exalté de Takao que pendant le cycle du lycée. Alors Aya, satisfaite ? Heureuse ? Tu va pouvoir retrouver ton précieux frère pour toi toute seule après ça ??

Meme s'il aurait voulu lui dire tout ca, Kazu s'était abstenu. Contrairement à elle, il ne cherchait pas à lui faire du mal. L'énerver, l'asticoter, la rendre jalouse... oui ! La blesser, non.

-Évidemment que non. Franchement, qui prévient le monde quand il va faire un cadeau pour son frère ? Je ne sais pas lequel est le moins réfléchit de nous deux pour le coup. J'ai envie de rentrer...


Non mais elle ne pouvait pas essayer de se montrer agréable non ? C'était trop lui demander sans doute ! Tsss ce qu'elle pouvait etre... chiante !!! Sérieusement il n'y avait pas d'autre mot ! Et puis elle avait beau prétendre le contraire, Takao savait que cette situation d'enfermement la rendait nerveuse... et bien plus angoissée qu'elle voulait l'admettre ! Il le voyait à la façon avec laquelle elle se comportait. Elle s'était adossée au mur opposé et s'était laissée glisser jusqu'à sol, entourant ses jambes repliées contre son torse de ses bras. Recroquevillée dans cette position, elle donnait l'impression d'une petite fille apeurée qui contrecarrait radicalement avec son attitude dédaigneuse qu'elle arborait habituellement.

Takao venait de lui proposer sa bouteille d'eau toute neuve mais Aya la repoussa d'un mouvement de main peu délicat avant de replonger sa tête dans le cercle sécurisant de ses bras. Le meneur de Shutoku soupira avant de se laisser tomber assis à son tour sur le plancher de l'ascenseur. Que pouvait-il faire de mieux ? Elle venait de lui sommer de la laisser tranquille et il se disait que c'était bien la moindre des choses qu'il pouvait lui accorder.

C'est sur que se retrouver enfermé dans cet espace restreint devait radicalement la changer de ses habitudes ! Kazunari n'avait que peu de fois eut l'occasion de franchir le pas de la porte de la maison des Midorima. Habituellement, lorsqu'il venait chercher Shin-chan, ce dernier l'attendait déjà devant le portail de la maison. Une maison qui respirait le luxe et la richesse même depuis l'extérieur. Grande, spacieuse, lumineuse. Le salon devait faire à lui tout seul pas loin de la superficie totale de l'appartement des Takao.... c'était dire ! Et quand Kazunari avait franchi le seuil de la porte, il ne s'était pas senti à l'aise du tout de se retrouver dans un espace si... immense. Aya devait ressentir exactement la même chose mais de façon inversée

Finalement, Takao retira le casque de son lecteur Mp3 qui pendait toujours autour de son cou. Il replia le cordon avant de ranger le tout dans son sac en prenant soin de ne pas l’abîmer. Il manquerait plus qu'il ruine son lecteur ou son casque pour achever la journée

Le silence, qu'il jugeait trop pesant, ne lui convenait pas, il entreprit d'engager la conversation pour espérer rassurer un peu la demoiselle partageant son calvaire

« Alors comme ça tu venais chercher un cadeau pour ton frère ? Pour son anniversaire je suppose. C'est aussi pour ça que je suis là. C'est la première fois que j'ai à lui faire un cadeau, j'aimerai trouver un truc qui lui fasse vraiment plaisir. Je lui dois bien ça après tout ce qu'il fait pour moi... les fiches de révisions... enfin.. tout ça quoi... »

Kazunari n'avait pas vraiment envie de rentrer dans les détails. Qu'importe si Aya ne prenait pas réellement conscience de ce que représentait ses fiches pour Kazunari, ce dernier, lui, mesurait pleinement l’importance cruciale qu'elles avaient. Pas dit non plus que Shin-chan comprenne réellement d'ailleurs.... ils en avaient jamais parlé et Kazunari espérait je jamais avoir à le faire. Même si, naturellement, il ne pourrait pas refuser ça à son meilleur ami dans l'éventualité où il l'interrogeait sur le sujet.

Le possesseur de l’œil de faucon se racla un peu la gorge

« Euh... je lui ai trouvé un petit porte clé de Kérosuke. Je sais qu'il apprécie cette grenouille....Et puis... j'aimerai lui trouver un jeu d'échec. Un beau ! Dans un coffret en bois ou un truc du genre. Tu vois ? Comme il a l'air d'aimer les objets un peu particuliers... je me dis...que ça lui plairait... il aime les jeux de réflexion et de stratégie aussi.... t'en penses quoi ? »

Takao ouvrit son sac et en sortit une boite en carton qui venait d'une pâtisserie se trouvant dans la galerie du centre commercial. Sachant qu'il s'y rendait, Shizuku lui avait demandé s'il pouvait acheter quelques Ichigo daifuku qui étaient ses gâteaux préférés. Kazunari ouvrit l boite et prit un gâteau avant de se lever et de se diriger vers Aya. Sans attendre son accord ou sa désapprobation, il s'assit à coté d'elle, croisant ses pieds en tailleur et tendant la boite dans sa direction

« Tu devrais manger, ils sont délicieux. Ne me dit pas que tu n'aimes pas les fraises.... si c'est le cas j'aurai la poisse car j'ai pas grand chose de plus à te proposer. Normalement c'était pour Shizu mais j'irai lui en acheter d'autres un fois qu'un sera tiré d'affaire... »






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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   15.07.15 21:51





Aya était de ces personnes qui blessaient ouvertement en parlant. Enfin, pas totalement. En réalité, elle était plutôt consilliante, n’aimant pas aller au conflit. Oui, tout le monde aurait pu le dire. Tête pensante, elle préférait davantage éviter les situations désastreuses, au moins elle en disait, au mieux elle se portait. Alors pourquoi était-ce différent avec cet oiseau de malheur ? Ca ne se résumait qu’en un seul prénom : Shintaro.

S’ils s’entendaient tous deux bien avec son frère, ce n’était pas pour autant qu’elle voulait trouver un terrain d’entente. Takao lui prenait son temps, et le temps que son aîné perdait à faire des fiches traîner avec, ou accessoirement se faire coller, c’était du temps qu’elle ne pouvait pas partager avec lui. Kazunari lui volait des secondes, voire des heures, qu’elle jugeait de précieuses. Et il parlait de simple jalousie. Ca n’en était pas. Enfin, elle en était persuadée. De toute façon, Bakao était le seul avec qui elle agissait comme ça. Tout le monde aurait pu en témoigner.

Enfin, presque le seul, la jeune adolescente n’oubliait pas que son frère était un jeune homme séduisant qui avait l’âge de flirter avec d’autre et ça… c’était la pire chose au monde ! La pire chose qu’il puisse lui arriver ! Bien évidemment elle savait qu’un jour ou l’autre il trouverait une femme pour faire sa vie avec –même si rien que cette idée lui donnait envie de vomir, ou pleurer. Surtout pleurer. Mais cette femme serait une femme parfaite. Parce qu’elle ne serait pas partie à la première pique qu’elle lui aurait lancé.

C’était prévu depuis déjà longtemps qu’Aya serait la dernière étape avant de devenir officiellement petite-amie de Shintaro Midorima. Même si son frère venait par la suite à lui en vouloir elle ne voulait que le meilleur pour lui. Une jeune femme grande, belle, élancée, qui serait au moins aussi bonne que lui dans les études, bonne cuisinière –car son frère était une catastrophe ambulante- avec du caractère et sportive, qu’ils puissent faire des courses à pieds ensemble. Mais d’ici à ce que cette perle rare voit le jour, de l’eau aurait coulé sous les ponts.

Bon, certes, dit comme ça, ça donnait surtout l’impression qu’elle tenait à gérer sa vie, un peu à l’image d’une mère trop collante. Mais elle aimait son frère plus que quiconque et souhaitait le meilleur pour lui, c’était vraiment si difficile à comprendre ?

« Alors comme ça tu venais chercher un cadeau pour ton frère ? Pour son anniversaire je suppose. C'est aussi pour ça que je suis là. C'est la première fois que j'ai à lui faire un cadeau, j'aimerai trouver un truc qui lui fasse vraiment plaisir. Je lui dois bien ça après tout ce qu'il fait pour moi... les fiches de révisions... enfin.. tout ça quoi... »

Nan mais sérieusement… C’était quoi son problème à ce type ? Il était complètement maso ? Sa cervelle avait très probablement dû rater le passage « développement » dès la naissance. Ce n’était pas possible autrement. A quoi ça pouvait bien lui servir de remettre ce sujet sur le tapis alors qu’il savait parfaitement que ça l’énervait ? Alors qu’il voyait parfaitement que ce n’était pas le moment de l’énerver ? Quel idiot.

Elle sentit ses mains se crisper un peu plus et resserra son étreinte contre elle-même. C’était une évidence, Takao aimait juste la taquiner au point de la faire craquer. Qu’il ne vienne pas se plaindre après si elle était cruelle dans ses paroles. Certes elle n’avait pas été sympathique avec elle, à le détester à la seconde même où il s’était auto-proclamé comme était l’ami de son frère.

« Euh... je lui ai trouvé un petit porte clé de Kérosuke. Je sais qu'il apprécie cette grenouille....Et puis... j'aimerai lui trouver un jeu d'échec. Un beau ! Dans un coffret en bois ou un truc du genre. Tu vois ? Comme il a l'air d'aimer les objets un peu particuliers... je me dis...que ça lui plairait... il aime les jeux de réflexion et de stratégie aussi.... t'en penses quoi ? »

Tiens donc, le silence devait lui aussi le gêner. Il fallait dire que fanfaron comme il l’était il ne devait pas savoir ce qu’était le calme. Mais elle devait bien avouer que le sujet qu’il abordait était son préféré d’entre tous. Son frère était, et de loin, le centre de son univers, ce n’était pas pour rien qu’il était son idole. Shintaro réussissait tout ce qu’il entreprenait. « Aide-toi et le ciel t’aidera ». Il avait aussi beaucoup de chance mais il s’était toujours donné les moyens d’y parvenir de lui-même. C’était donc naturel que maintenant la vie lui souriait.

Le pire dans l’histoire était certainement d’admettre que Takao avait très bien cerné Shintaro, concernant ce qu’il aimait. A l’image d’elle-même, il était quelqu’un de calme, posé, réfléchit, aimant la stratégie et se remuer les méninges. Elle ne se souvenait pas l’avoir vu jouer aux échecs, mais le jeu de go et le shogi étaient de bons passe-temps pour lui. Lentement, elle retira les bras autour de ses jambes pour les déplier et les allonger correctement, d’ailleurs elles étaient engourdies à avoir été serrées aussi fort et c’était très franchement désagréable.

-Nii-san lit aussi beaucoup. Pas autant que moi, mais il aime beaucoup les romans tirés d’histoires vraies et les textes d’auteurs. Je pense qu’il joue plus souvent au shogi aussi. Et… Kerosuke, c’est une bonne idée. Je ne sais pas encore ce que je pourrais lui prendre. Je veux lui faire plaisir, je pense.

Et voilà qu’elle sympathisait avec le diable. Alors, la signature ? En bas du contrat, très bien. La descente aux enfers c’est pour quand ? Probablement dans quelques instants. Attachez bien votre ceinture de sécurité, vous venez de prendre un aller direct pour « Takao va se foutre de ta tronche le restant de tes jours ». Pourtant, il venait de s’installer à côté d’elle, certainement parce qu’elle s’était enfin décidée à répondre. Mais elle avait bien remarqué, dans l’intonation, qu’elle était encore boudeuse. Quel caractère tout de même…

Puis, pile au moment ou elle parvenait enfin à se détendre, voilà qu’il venait s’asseoir à côté, franchement quel culot. Qu’il la laisse respirer. Sa crispation devait en dire long, cependant, sans trop savoir pourquoi, elle s’était retenue de lui cracher son venin à la figure comme elle le faisait toujours lorsqu’ils se croisaient. Ce n’était qu’une question de temps. Elle priait pour que ce ne soit d’une question de temps. Après, elle rentrerait aussitôt chez elle et repasserait une autre fois dans le centre commercial pour son achat. Elle voulait juste rentrer, se jeter dans son lit et serrer le Kerosuke que son frère lui avait offert, avec lequel elle dormait depuis longtemps déjà et qui l’aidait à passer ses frustrations et ses peurs. Une vraie enfant dans l’âme –dieu merci, personne n’en savait rien.

Puis, sortant de sa torpeur, elle se rendit compte qu’il lui tendait encore quelque chose. Il ne savait définitivement pas baisser les bras celui-là, il ne comprendrait pas qu’elle n’accepterait rien de sa part sauf pour une question de survie –et encore il faudrait réellement qu’elle soit à l’agonie. Elle regarda la chose avec attention et se rendit compte qu’il s’agissait d’une pâtisserie, qu’elle aimait en plus de ça, et que son amie mangeait souvent.

« Tu devrais manger, ils sont délicieux. Ne me dit pas que tu n'aimes pas les fraises.... si c'est le cas j'aurai la poisse car j'ai pas grand chose de plus à te proposer. Normalement c'était pour Shizu mais j'irai lui en acheter d'autres un fois qu'un sera tiré d'affaire... »

-Non merci. Je préfère ne pas manger entre les repas. C’est mauvais. Tu ne devrais pas oublier que tu es censé être un athlète et qu’un corps, il faut en prendre soin pour être au meilleur de sa forme. En plus de ça, j’ai déjà mangé une bonne quantité de sucre. Ca serait vraiment mal venu pour moi de manger ça maintenant.

Ce n’était pas par souci d’esthétisme, elle était vraiment à cheval sur son alimentation. Bon, elle ne parlait pas des quelques écarts avec ses amies, parfois, très rarement, mais c’étaient ses amies. Takao n’était que… que Takao, et rien de plus. Elle croisa les bras sur sa poitrine et tourna la tête de l’autre côté, rencontrant la paroi qui était bien plus agréable à regarder, soit dit en passant. Sa légère crise passée, elle se sentait un peu mieux, et c’était sans doute par la sorte de compassion qu’elle avait sentie venir de Kazunari –elle le remercierait surement un jour, quand le besoin s’en ferait ressentir. Mais maintenant, elle avait reprit du poil de la bête, et toujours sans le regarder, elle se mit à jouer avec une mèche verte, l’enroulant autour de son doigt.

-Maintenant, si tu pouvais t’écarter et me laisser tranquille comme je te l’ai demandé, ça ne serait pas du luxe. Nous sommes déjà dans un petit espace alors ne vient pas me polluer, déchet.

Le retour du ton sec, froid et condescendant. Elle était loin, maintenant, la petite Aya qui avait hésité, s’était demandé quand elle rentrerait chez elle et comment. Habituée après quelques minutes à cet endroit, elle demandait même à haute voix qu’elle lui laisse un petit espace de confort sans qu’il vienne l’embêter comme il savait si bien le faire. Avec un peu de chance, il se reculerait sans rien dire. Mais la chance l’avait quitté depuis longtemps.

-Et plus vite que ça, j’étouffe quand tu es si proche de moi.



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   16.07.15 10:13

...
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• En apesanteur •

Autant Takao et Shin-chan arrivaient à se trouver des sujets de conversation sans trop de difficulté ( enfin, comprendre que les trois quart du temps c'était Takao qui discutait et Shin-chan qui écoutait …) autant avec la sœur de ce dernier cela paraissait être mission impossible. Pourtant, Kazunari savait qu'elle appréciait certaines choses comme la lecture, la musique qu'elle pratiquait en jouant de la flûte ou encore le basket...

Lecture.... Takao n était pas un grand fanatique de bouquins. Il aimait lire les magasines de basket, quelques mangas par ci par là et c'était à peu prés tout. Il avait déjà assez de temps à perdre entre le basket et les cours sans en plus se plonger dans un épais livre... de plus, son tempérament agité et hyperactif faisait qu'il n'arrivait pas a se poser pour prendre un peu de temps à bouquiner. Bien qu'il était en train de parcourir l'écriture serrée des pages, son esprit vagabondait ailleurs....

La musique ? Oula ! Celle qu'écoutait Kazunari ne devait pas être aux goûts de la Midorima familia ! Tout comme son frère, Takao imaginait qu'Aya aimait la musique classique. Les pianos, violons et tout autres instruments venus d'une autre époque, celle où les hommes portaient des collants moulants et des perruques grotesques en occident ! .... Lui ce qu'il aimait c'était la batterie, les guitares électriques ! Le rock ! Ça c'est chouette !

HAAAAAAA BASKET ! Voila un sujet de conversation qu'il aurait pu aborder avec elle ! Elle pratiquait le basket de haut niveau à Teiko en qualité de pivot. Une très bonne pivot cela dit en passant. Sa taille était un atour de poids pour l'équipe du collège et Aya avait une pratique loin de la violence que l'on attribuait souvent aux joueurs évoluant à ce poste.

Toutefois, le sujet de conversation préféré de cette dernière était son frère.... que dis-je, son dieu ! Kazunari pensait donc lui faire plaisir en parlant de lui. Ce n'était en aucun cas une sorte de provocation ou de défi. Il essayait simplement de faire comprendre à sa cadette que ce qu'il éprouvait pour Shin-chan était de la réelle amitié, ni plus ni moins. Mais la vive réaction qu'elle démontra le fit douter du choix judicieux du sujet de conversation... Aya venait de le foudroyer du regard. Un regard rempli de haine qui fit frisonner le joueur de Shutoku. Mais qu'avait-il fait pour mériter une telle animosité.

Toutefois, elle parut se radoucir un petit peu et elle évoqua avec lui la problématique du cadeau d'anniversaire de Shin.

-Nii-san lit aussi beaucoup. Pas autant que moi, mais il aime beaucoup les romans tirés d’histoires vraies et les textes d’auteurs. Je pense qu’il joue plus souvent au shogi aussi. Et… Kerosuke, c’est une bonne idée. Je ne sais pas encore ce que je pourrais lui prendre. Je veux lui faire plaisir, je pense.

Le shogi … Bien sure que Kazunari y avait pensé mais ne possédait-il pas déjà des plateaux de jeux du genre ? D'où son basculement sur les échecs qui pourraient lui apprendre une nouvelle façon de jouer et de se distraire. Quant à Kerosuke... Un petit sourire s'afficha sur les lévres de Kazu qui se félicitait de son choix. Il n'arrivait toujours pas à comprendre l'attachement de Shin-chan pour cette petite grenouille verte. Peut être que cela remontait à son enfance ? Réminiscence d'un temps ancien où Shin dormait avec un doudou en forme de grenouille ? Oh cette image mentale qui venait soudainement d’apparaître à son esprit ! Trop trop troooooop mignon !!! mais chut ! Ne le disons surtout pas à Aya qui péterait encore un plomb si elle venait de savoir à quoi Kazunari venait de penser !

Ce qui était amusant avec Shintaro c'est au delà de son aspect stricte, rigide et sévère, il cachait une personnalité bien plus douce et introvertie. Le fait qu'il apprécie les peluches en faisait notamment partie. Que ce soit Kérosuke ou une autre d'ailleurs. Takao se souvenait encore de la peluche Pokemon Gruikui qu'il lui avait prêté en guise de lucky items. Il avait été tellement mignon à se balader avec toute la journée que Takao lui en avait fait cadeau. Depuis la peluche trônait adorablement sur le lit du prodigieux shooter. Du moins ça avait été le cas la seule et unique fois où Kazunari avait pu entrer dans la chambre de Shin-chan. D'ailleurs sa chambre on en parle ou ?? Hum... non... gardons ça pour une prochaine fois !

"Je suis certain que tu trouveras un cadeau lui faisant plaisir. J'ai bien quelques idées mais je ne pense pas que tu en veuilles... J'imagine que tu as envie que le cadeau, tout comme l'idée, viennent exclusivement de toi. N'est ce pas ?"


Installé à coté d'elle, Kazunari prit sa pâtisserie dans laquelle il mit un coup de dent. Qu'est ce que s'était bon. Pas étonnant que Shizuku en raffole et lui demande de passer en acheter. C'était peut être un petit peu trop sucré cependant. Takao, qui aimait beaucoup la nourriture épicée, aurait préféré une pâtisserie un peu plus amer. Peut être avec du thé matcha ? Il y avait d’excellents gâteaux roulés au thé à la pâtisserie où il avait acheté cette boite. La prochaine fois il en achèterait un morceau pour goûter.

Il venait de proposer une pâtisserie à Aya et, presque sans surprise, cette dernière refusa une nouvelle fois. Non mais sérieux c'était quoi son problème à celle là ? Elle croyait qu'il avait mit du poison dedans la bouteille d'eau et les gâteaux ? Quelle idiote ! Et bah qu'elle meurs de faim si ça lui chantait ! Qu'elle vienne pas pleurer plus tard !

-Non merci. Je préfère ne pas manger entre les repas. C’est mauvais. Tu ne devrais pas oublier que tu es censé être un athlète et qu’un corps, il faut en prendre soin pour être au meilleur de sa forme. En plus de ça, j’ai déjà mangé une bonne quantité de sucre. Ca serait vraiment mal venu pour moi de manger ça maintenant.

Et voilà.... elle était repartie dans ses discours moralisateurs chiants comme la mort.... Une nouvelle poussée de narcolepsie semblait s'emparer de Takao qui n'allait pas tarder à piquer du nez à même le sol si elle ne consentait pas à la mettre en veilleuse une seconde. Vraiment ! Entre le frère qui était souvent muet comme une carpe ou la soeur qui parlait trop pour dire des trucs assommants... et bien il préférait le frère !

Takao avala ce qu'il avait dans la bouche avant de la regarder. Il haussa un sourcils et appuya sa tête contre le mur de l’ascenseur

« Le balai que tu as dans le derrière, ça t’arrive de le retirer de temps en temps ? Non ? Parce que sérieux t'es toujours en train de te prendre la tête pour n'importe quoi ! Tu ne peux pas vivre ta vie sur l'instant, sans te poser de question et en te contentant simplement de profiter ? Ouep on est des sportifs mais je suis encore qu'un lycéen en pleine croissance, et ne t'avise pas à faire une vanne sur ma taille, ton frère a déjà écoulé tout le stock »

Il mit un nouveau coup de dent dans la succulente pâtisserie qu'il mastiqua avant de l'avaler

« Je m'en fiche de manger entre les repas. Je n'ai pas un poils de graisse et avec tout ce que je me dépense dans une journée j'ai besoin d'énergie. Et puis je n'aime pas être enfermé dans cet ascenseur, j'ai l'impression d’être comme un oiseau en cage.... alors je mange ! Ça passe le temps ! »

Oh elle pouvait prendre son air offusquée si elle voulait hein ! D’ailleurs c'était amusant de voir comme son frère et elle se ressemblaient quand ils faisaient cette tête là ! C'était amusant de voir comment ils se ressemblaient tout simplement en fait..... Que ce soit par leurs caractéristiques physiques, leur visage, leurs mimiques, leur tempérament.... On aurait pu croire qu'ils étaient jumeaux... Shizuku et Kazunari avaient beau posséder de nombreuses similitudes communes, ils n'étaient pas à ce point ressemblant.

-Maintenant, si tu pouvais t’écarter et me laisser tranquille comme je te l’ai demandé, ça ne serait pas du luxe. Nous sommes déjà dans un petit espace alors ne vient pas me polluer, déchet.

DECHET !!!!

Non mais elle va se calmer la merdeuse ?

-Et plus vite que ça, j’étouffe quand tu es si proche de moi.

Takao reposa le reste de sa pâtisserie dans la boite et la foudroya du regard. Elle venait au moins de réussir à le mettre en colère. Elle pouvait se féliciter, cela n'arrivait que très rarement. Genre une fois dans une année complète. Mais là... elle allait beaucoup trop loin !

« Tu vas arrêter ça tout de suite Aya ! J’essaie de me montrer sympa avec toi je te signale ! Ha oui ! Mademoiselle est enfermée dans un petit espace alors elle ne se sent pas à son aise ? Il lui aurait fallut un ascenseur privatisé pour ne surtout pas respirer le même air que le reste de la populace des bas quartiers de Tokyo ! »

Le regard gris azuré de Kazunari s'accrochait à celui de jade de la plus jeune. Il en avait rien à faire d’être acerbe. Elle le lui rendait bien en se montrant méprisante. Il s'en fichait aussi des conséquences que cela pouvait avoir. Quoi ? Elle irait pleurer dans les bras de Nii-san comme quoi le méchant Bakao n'avait pas été gentil avec elle ? Et quoi après ? Il y en avait marre de toujours devoir prendre des pincettes pour ne pas heurter la sensibilité de Mademoiselle ! Trop c'est trop !

« Tu sais quoi ? Démerde toi ! Reste dans ton coin à flipper ou à chouiner ! Limite j’espère que les secours vont être super longs à venir nous sortir de là ! Rien que pour te faire les pieds tiens ! Pauvre petite Aya est terrorisée de ne pas se trouver dans un espace de plus de 300m2 comme l'est sa chambre ! Oh petit Aya aimerait que tout lui soit servi sur un plateau d'argent.... Qu'est ce que tu crois ? »


Takao se remit sur ses pieds et alla s'installer dans la direction opposée de celle de la jeune filles aux cheveux verts. Depuis le temps qu'ils se connaissaient, ça devait bien être la première fois qu'Aya le voyait dans cet état là. Même Shin-chan ne l'avait jamais vu se mettre en colère, c'est dire....

« Fais ce que tu veux. Meurs de faim, de soif ou pisse toi dessus si ça te chante mais ne vient plus me demander quoi que ce soit ou m'adresser la parole ! Ça m'apprendra à essayer de me montrer sympa avec toi. Vraiment je ne sais pas ce que je t'ai fais ! C'est si mal que ça d’être ami avec ton frère ? Ça fait de moi l'ennemi public numéro ? La cible à abattre juste parce que j'arrive un petit peu à le rendre heureux ? Ha la belle affaire ! Pose toi les bonnes questions et songe sérieusement à ton comportement plutôt que de haïr les autres sans raison ! »








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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   16.07.15 12:56





Ce qui était sûr avec Aya, c’était que, peu importait les conditions, elle prendrait soin d’elle autant que possible. Et si on lui avait déjà dit que c’était principalement par souci d’image, les gens pouvaient bien se foutre le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. A quatorze ans, sa principale préoccupation n’était pas de savoir si elle plairait à un garçon, mais plutôt si elle conserverait une bonne condition physique pour exercer son sport favori à son meilleur niveau.

En plus de ça, les garçons de son âge étaient désespérément idiots et petits. Naturellement, quitte à choisir, elle aurait préféré quelqu’un de plus âgé qu’elle, ça allait dans l’ordre des choses, mais pas de là à parler de quelqu’un de majeur, quelle horreur. En tout cas, elle n’aimait pas être au centre des ragots et sans doute que si un jour elle avait un petit-ami, bien plus âgé qu’elle, ça jaserait sur son dos. Enfin… il faudrait déjà qu’elle trouve quelqu’un à son niveau –ou celui de son frère.

Même si elle était, selon ses propres dires, un peu plus tactile que son aîné. Ce n’était certainement pas Takao qui pouvait en attester, mais elle aimait avoir du contact avec les gens, c’était indéniable. A en juger par le nombre de câlins qu’elle réclamait sans arrêt à Shintaro. D’ailleurs, tout était prétexte à en avoir un. Remporter un match, réussir ses examens, une réconciliation après une dispute, une félicitation qu’une quelconque sorte, un cadeau, un remerciement, absolument tout. Et il n’était pas le seul, c’était plus rare avec les autres, mais il lui arrivait, parfois, de faire des accolades à ses amies.

« Le balai que tu as dans le derrière, ça t’arrive de le retirer de temps en temps ? Non ? Parce que sérieux t'es toujours en train de te prendre la tête pour n'importe quoi ! Tu ne peux pas vivre ta vie sur l'instant, sans te poser de question et en te contentant simplement de profiter ? Ouep on est des sportifs mais je suis encore qu'un lycéen en pleine croissance, et ne t'avise pas à faire une vanne sur ma taille, ton frère a déjà écoulé tout le stock »

En tout cas, une chose était absolument certaine, Takao n’aurais jamais –JAMAIS- d’accolade de sa part. Excepté sous la contrainte, et en cas de fin du monde, dans le pire des scénarios d’apocalypse, et même s’il n’y aurait plus d’espoir pour l’espèce humaine. Elle préférait encore voir toute l’humanité disparaître qu’avoir à ne serait-ce que le prendre dans ses bras.

-Le balai… que j’ai dans le derrière ? Non, mais tu t’entends parler, espèce d’arriéré.

« Je m'en fiche de manger entre les repas. Je n'ai pas un poils de graisse et avec tout ce que je me dépense dans une journée j'ai besoin d'énergie. Et puis je n'aime pas être enfermé dans cet ascenseur, j'ai l'impression d’être comme un oiseau en cage.... alors je mange ! Ça passe le temps ! »

Mais quel… non, les mots lui manquaient à l’instant pour dire à quel point il était idiot, c’était un imbécile finit, et autant dire qu’ils y étaient allés fort autant dans l’ébauche que les finitions, ils n’avaient rien laissé au hasard. C’était vraiment possible d’être un idiot pareil ? Même si elle pouvait comprendre qu’il aimait cette situation au moins autant qu’elle. C’était d’autant plus énervant de comprendre comme c’était frustrant de rester là, attendre que le temps passe et ce sans n’avoir rien à faire. Surtout qu’ils se détestaient, ça n’arrangeait aucunement les choses.

Le voir loin d’elle était devenu vitale. Ce n’était pas réellement qu’elle le prenait pour un déchet, ni même un pollueur. Mais dans cette condition, elle préférait largement se retrouver un peu seul, loin de toute présence pour ne pas craquer et s’énerver, elle avait déjà les nerfs à fleur de peau, pas la peine d’en ajouter. Et comme toujours, les mots avaient dépassés la pensée. C’était un trait de famille.

Cette attitude très Midorimesque lui avait valu un regard noir. Vraiment très noir. Aya sut à cet instant précis qu’elle était allée trop loin et l’avait énervé. Pourtant, trop fière, elle ne s’excuserait pas. Ce n’était pas à elle de le faire. C’était la faute de personne, juste de la malchance.

« Tu vas arrêter ça tout de suite Aya ! J’essaie de me montrer sympa avec toi je te signale ! Ha oui ! Mademoiselle est enfermée dans un petit espace alors elle ne se sent pas à son aise ? Il lui aurait fallut un ascenseur privatisé pour ne surtout pas respirer le même air que le reste de la populace des bas quartiers de Tokyo ! »

Tient, il avait perdu son calme et son sourire d’imbécile heureux qu’il affichait habituellement, elle y était allée vraiment plus fort qu’elle ne l’avait pensé. Et tout ce que ça arrivait à produire chez elle était forcément un énervement au moins égal au sien, en tout cas, il lui semblait. Se reculant un peu plus dans le coin, ce n’était pas pour le fuir, une grimace, autant de dégoût que de contrariété traversa son visage puis elle le dévisagea furieusement.

-Mais déjà tu vas arrêter de gueuler comme un goret qu’on égorge, abruti. Môsieur se rend compte au moins que nous n’avons que très peu d’espace et que sa voix de péronnelle effarouchée fait échos ? Au moins dans un ascenseur privatisé je ne verrais pas ta tronche de décérébré.

En plus, s’il pensait l’énerver avec ce genre de phrase, il n’était pas là d’y arriver. Elle avait même un peu de peine à le voir s’égosiller pour tenter de la vexer. Autant dire qu’elle n’aurait pas dit non à se retrouver avec n’importe qui d’autre que lui, et elle aurait donné tout et n’importe quoi pour être ailleurs à cet instant présent, il allait finit par lui griller les tympans à hurler de la sorte cet imbécile.

« Tu sais quoi ? Démerde toi ! Reste dans ton coin à flipper ou à chouiner ! Limite j’espère que les secours vont être super longs à venir nous sortir de là ! Rien que pour te faire les pieds tiens ! Pauvre petite Aya est terrorisée de ne pas se trouver dans un espace de plus de 300m2 comme l'est sa chambre ! Oh petit Aya aimerait que tout lui soit servi sur un plateau d'argent.... Qu'est ce que tu crois ? »

-Et voilà qu’il se remet à beugler comme un veau qui vient de naître. Je pense que tu t’es trompé de chemin pour aller à l’abattoir, ce n’est pas ici. C’est bon, bébé Takao a finit sa petite crise ? A se demander vraiment qui est le plus mature de nous deux.

En réalité, c’était moins drôle pour elle que ce qu’elle laissait croire. Si elle trouvait ça amusant de le faire sortir habituellement de ses gonds, jamais elle ne l’avait vu autant énervé et ça aurait des répercutions sur les rencontres à venir, ce n’était pas demain la vieille qu’ils allaient refaire « ami-ami », et ce n’était pas plus mal dans un sens, mais son frère ferait la tête, énormément, s’il venait à le savoir.

D’ailleurs, il allait forcément être au courant, elle en était sûre à cent pour cent. Là, actuellement, elle avait juste envie de dire qu’au final Takao avait cédé à la panique, mais ça ne ferait que l’énerver davantage et ce n’était pas bon dans un endroit aussi étroit que celui-ci, au bout du compte, il fallait également se dire qu’il devait se calmer, et que rester loin de lui et le laisser tranquille l’aiderait sans doute.

Alors elle ne le regarda pas une seule seconde quand il se leva pour aller de l’autre côté de l’appareil qui mettait vraiment, vraiment, trop de temps pour se remettre en marche, même les secours n’étaient pas capable de faire quoi que ce soit. C’était agaçant.

« Fais ce que tu veux. Meurs de faim, de soif ou pisse toi dessus si ça te chante mais ne vient plus me demander quoi que ce soit ou m'adresser la parole ! Ça m'apprendra à essayer de me montrer sympa avec toi. Vraiment je ne sais pas ce que je t'ai fais ! C'est si mal que ça d’être ami avec ton frère ? Ça fait de moi l'ennemi public numéro un ? La cible à abattre juste parce que j'arrive un petit peu à le rendre heureux ? Ha la belle affaire ! Pose toi les bonnes questions et songe sérieusement à ton comportement plutôt que de haïr les autres sans raison ! »

Voilà, on y venait, la corde sensible, le sujet à ne pas aborder. Surtout pas au bord de l’énervement. Shintaro Midorima était, encore une fois, au centre de leur discussion qui, pour le coup, était particulièrement animée. Pas certaine qu’il apprécie, mais soit. En plus de ça, elle avait toutes les raisons du monde de le haïr, la principale étant sa jalousie maladive et le faucon le savait, et s’en amusait parfois. Bon, là, ça ne l’amusait plus du tout, et elle encore moins.

Aya pouvait tolérer le fait qu’ils soient amis, avec beaucoup de temps et une bonne thérapie, mais elle pouvait le tolérer. Mais que cette teigne en profite pour coller ledit Shin-chan en sa présence alors que son frère n’était que très peu tactile avec elle, ça lui foutait les nerfs en pelote et elle perdait très souvent son sang froid, en plus de ça, Shintaro n’avait pas vraiment l’air de le saisir et elle passait pour la fille qui pétait des plombs pour rien.

Elle pouvait même envisager que son frère accepte la présence envahissante de cet oiseau de malheur. Envisager. Pourquoi passait-il plus de temps avec cet idiot qu’elle ? Bien-sûr elle savait qu’elle comptait pour lui, mais si elle avait besoin d’attentions physique, ce n’était pas totalement de sa faute, si ? Voilà que sa gorge se serrait maintenant… Serrant les poings elle se redressa en fixant le sol.

-Tu insinues vraiment que je ne rends pas mon frère heureux ? Que mon comportement le blesse plus qu’autre chose ? Tu penses vraiment que je ne suis qu’une peste alors que je fais ça pour le préserver ? Même si c’est maladroit comme façon de faire, il n’y a personne que j’aime plus que mon frère ! Alors ce n’est pas toi qui me diras comment agir avec !

Si Takao avait voulu être blessant, il n’aurait pas pu mieux s’y prendre qu’à cet instant même, et qu’il ne se méprenne pas, les larmes qui lui montaient aux yeux étaient bien plus de fureur qu’autre chose. Il était un imbécile finit, au risque de se répéter. Elle le détestait. Là, sur le moment, elle le détestait de tout son corps, de toute son âme, de tout son être. C’était précisément pour ça qu’il était le pire d’entre tous.

-Je te déteste ! Abruti !

Et ce n’était pas qu’elle venait de le gifler avec réelle intention de le faire, mais c’était parti tout seul et le bruit résonnait encore à ses oreilles à l’instant même où elle réalisa son geste –d’ailleurs sa main piquait désagréablement maintenant. Elle la ramena contre elle, un peu moins furieuse mais le dévisageait toujours. Maintenant qu’elle était passée à l’attaque, ce n’était plus tout à fait prudent de lui tourner le dos et retourner dans son coin, Kazunari n’était pas ce genre de garçon, elle le savait bien, mais énervés comme ils l’étaient, ce n’était pas forcément bon d’en être arrivés là dans un endroit si petit.

Comment faire marche arrière ? Ce n’était plus possible depuis longtemps. Takao avait fait des efforts, mais à trop jouer sur la corde sensible, elle avait finit par s’emporter encore une fois et elle l’avait blessé, c’était un peu comme si il lui avait rendu la pareille –enfin, un peu trop d’après elle- puis elle avait répondu avec plus de force. Quand est-ce qu’elle avait commencé sa crise exactement ? Ce genre de crises que seul son frère savait calmer, juste avec un geste, une parole ou un regard. Elle voulait le voir, là, et ne pensait plus qu’à ça, quitte à oublier la présence de l’autre adolescent. Un peu perdue dans sa crise de nerf, la seule solution qui lui apparaissait était à des années lumière du comportement qu’elle arborait habituellement, frappant à poings fermés contre les portes bloquées. Jamais elle n’avait autant dû faire son âge qu’à ce moment précis, répétant inlassablement une prière qui ne serait pas entendue.

-Bordel ! Nii-san ! Je n’en peux plus, nii-san. Vient me chercher !



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   18.07.15 10:23

...
Feat Little Mido


• En apesanteur •

Elle l'avait poussé à bout. Mais alors vraiment à bout ! Pour qu'il en arrive à se mettre ainsi en colère c'est qu'Aya Midorima avait poussé le bouchon beaucoup trop loin. Takao était quelqu'un de relativement patient et capable d'encaisser une bonne quantité de choses. D'ailleurs Shin-chan n'avait pas toujours été très tendre avec lui. Surtout à leur début. Bien que maintenant les choses se soient beaucoup calmées, il lui arrivait encore de balancer des petits pics quand Takao le titillait un petit peu trop. Mais la grande différence entre Shin-chan et Aya, c'est qu'en dépits des noms d'oiseaux que balançait le shooter miracle, il ne les pensait pas réellement. Contrairement à sa sœur qui, elle, l'insultait copieusement sans se priver

De l'avis de Takao, Aya était une petite idiote entêtée. Il espérait qu'un jour elle arriverait à changer parce que sinon elle serait malheureuse toute sa vie. Shin-chan n'allait pas rester célibataire éternellement. Il est joli garçon, intéressant, intelligent... il allait forcément trouver une personne qu'il aimerait et qui l'aimerait en retour. Cette personne là, bien que ne la connaissant pas encore, Takao ne pouvait que la féliciter et l'admirer. Car aimer Shin-chan c'était aussi se retrouver sur la black liste de sa sœur... et quand on voyait comment elle se comportait avec le meilleur ami de son frère, qu'est ce que ça serait avec sa petite amie ? La pauvre.... vraiment.... à se rythme là, la possessivité d'Aya allait faire de Shin-chan un vieux garçon célibataire vivant dans un appart avec pleins de chats... ha non ! Il déteste les chats... hum... avec pleins de poissons rouges alors !

-Tu insinues vraiment que je ne rends pas mon frère heureux ? Que mon comportement le blesse plus qu’autre chose ? Tu penses vraiment que je ne suis qu’une peste alors que je fais ça pour le préserver ? Même si c’est maladroit comme façon de faire, il n’y a personne que j’aime plus que mon frère ! Alors ce n’est pas toi qui me diras comment agir avec !

Takao ne put se retenir le lever les yeux au ciel et de soupirer. Qu'est ce qu'elle était bête !! Comment pouvait-on être aussi stupide ! Le préserver ? Vraiment ? Et de quoi ? Elle ne se rendait même pas compte que la seule et unique chose qu'elle arrivait à faire c'était de l’accaparer et de lui faire de la peine. Le fait qu'elle l'espionne, qu'elle usurpe son identité sur les réseaux sociaux, qu'elle le coupe de ses amis et de ses relations. Ne se rendait-elle pas compte que tout cela nuisait à Shin-chan ? Non ? Débile va …

« Oui ! Oui ! Oui et encore oui !!! J’insinue vraiment tout ça ! Tu n'est qu'une petite merdeuse aveuglée par l'amour que tu portes à ton frère ! Tu es tellement obnubilée par lui que tu ne te rends même pas compte de tout le mal que tu lui fais ! Qu'est ce que tu crois ? Que Shin-chan est heureux quand tu lui fais une de tes crises de possessivité ? Est ce que tu crois réellement qu'il arrive à prendre du plaisir à sortir ou à s'amuser quand il sait que tu te morfond au fond de ton lit de le savoir profiter de sa vie ? Ouvre les yeux !! Tu ne le préserve pas ! Tu le fais souffrir ! Tu l’emprisonnes ! »

Bon... La Kazunari n'y était pas allé de main morte. Les mots étaient sortis d'eux même, crus, piquants, blessants.... Si avec ça elle ne comprenait pas c'est qu'elle était un cas désespéré pour qui plus personne ne pouvait rien faire …

-Je te déteste ! Abruti !

La phrase avait résonné dans l’ascenseur. Ou bien était ce le bruit de la gifle qu'elle venait de mettre à Kazunari. Ce dernier n'avait rien vu venir. Il n'avait pas sentir la fureur s'emparer d'Aya. Il l'avait à peine vu se lever et se ruer dans sa direction. Le bruit de la claque avait résonné contre la joue de Takao. La gifle était tellement forte que la tête du mener de Shutoku s'était tournée sur le coté droit. Sa joue gauche le lançait douloureusement et il porta sa main sur son visage blessé avant de tourner lentement sa tête en direction de la plus jeune des Midorima, essayant de comprendre ce qui venait de se passer.

Elle avait réellement fait ça ?? Elle venait réellement de le gifler ? Non mais... Pour qui elle se prenait cette petite dinde ! Même sa propre mère ne levait pas la main sur lui ! Alors se faire frapper par une morveuse de 14 ans complètement hystérique ! Kazunari était à la fois en colère et révolté par le comportement de la plus jeune. Lui qui se disait que cet enfermement dans l'ascenseur était peut être un bon moyen pour essayer de discuter et d’enterrer la hache de guerre, ne serait ce qu'un instant, se trompait largement !

Il en était certain... Personne ne pourrait raisonner Aya. Personne....

Et cette gifle qu'elle venait de lui donner semblait être un ultime avertissement qu'Aya lui lançait. Dans la tête de Kazunari il était clair qu'il allait y avoir un avant et un après « claque Midorima ». Il avait l'impression que ce geste impulsif ne pourrait jamais être effacé et resterait entre eux comme déclaration de guerre silencieuse...

Et le pire dans tout ça... c'est Shintaro.... Il avait la place la plus inconfortable. Les fesses entre deux chaises, il ne pouvait prendre parti ni pour sa sœur ni pour son meilleur ami. Obligé, condamné à faire le tampon entre les deux pour les empêcher de se sauter à la gorge mutuellement... Dire qu'elle voulait le préserver... la belle affaire.... Oh Kazunari n'était pas mieux non plus pour le coup. Il n'aurait pas du la provoquer. Depuis le début il aurait du rester dans son coin en silence à jouer sur un jeu de son téléphone portable pour s’empêcher d'ouvrir la bouche ….

Sa joue le brûlait et le picotait. Il était certain que cette dernière devait avoir une belle couleur d'un rouge vif prononcé. Kazunari gardait la main posé sur son visage. Il n'avait rien à répondre a ce genre d'acte violent qu'il venait d'essuyer. Rien... Il se contentait donc de regarder Aya en pleine crise de nerfs. Complètement déconnectée de la raison, la jeune collégienne martelait la porte de l'ascenseur en suppliant son frère de venir l'aider et de la sortir de la. Quelle tristesse.... Elle faisait presque... pitié. Kazunari ne pouvait s'empercher de la regarder avec un petit pincement au cœur. Elle l'aimait son grand frère... Elle l'aimait vraiment énormément.... Elle se raccrochait à lui dans tous les moments difficiles de sa vie.... Elle avait besoin de lui... tout simplement. Un besoin.

Kazunari prit une inspiration en voyant les mains rougies d'Aya qui ne cessait de frapper la lourde porte en métal. Si elle continuait ainsi, elle allait se blesser. Il s'approcha d'elle et l’encercla de ses bas pour l'obligé à la faire reculer. Elle avait beau s'énerver, se débattre comme une furie ou un animal sauvage en captivité, Kazunari ne la lâchait pas.

« Arrête... ça suffit Aya tu vas te faire mal ! »

Il obligea à reculer au fond de l'ascenseur et il la força à s’asseoir sur le sol. Sans attendre et sans lui laisser la possibilité de protester, Kazunari se mit assis en face d'elle et il prit sa main droite entre les siennes pour évaluer d'un coup d’œil l’étendu des blessures qu'elle venait de se faire

« Ne bouge pas... laisse toi faire... »

Il la regarda dans les yeux

« S'il te plait.... »

Kazunari baissa son regard argenté vers les mains rougies de la jeune fille. Vraiment, elle n'y était pas allée avec le dos de la cuillère. Plusieurs petites coupures étaient apparues sur ses mains. Pour une joueuse de basket, les mains étaient une partie du corps très importante... ne pas en prendre soin était négliger ses aptitudes physiques. Elle devrait pourtant le savoir à force de voir comment Shin-chan entretenait les siennes...

Oh ! Il venait justement de repenser à quelque chose. Takao se pencha en arrière pour attraper son sac à dos qu'il fit glisser dans la direction. Il fouilla à l'intérieure avant d'en extirper des bandelettes blanches et impeccablement enroulées. C'était celle que Shintaro utilisaient. Takao en avait toujours sur lui depuis qu'il connaissait Shin-chan.

« Laisse toi faire.... C'est celles de ton frère normalement mais bon, je pense pas qu'il nous en voudra de les utiliser pour te soigner. De toute façon il n'est pas là et tu sais ce qu'on dit ? Les absents ont toujours tors ! »

Il releva la tête vers elle et lui fit un petit sourire et un clin d’œil complice. La colère qu'il avait ressenti un peu plus tôt semblait s’être envolée avec sa gifle et la vision d'une Aya au bord de la crise d'hystérie. Il ne pouvait vraiment pas la laisser dans cet état de nervosité. Après tout, il était le plus âgé ( même si ce n'était que de deux ans ) et il avait une certaine responsabilité vis à vis de la sœur de son meilleur ami. Shin-chan lui en voudrait jusqu'à sa mort de ne pas avoir prit soin d'elle dans une telle circonstance

« Excuse moi Aya.... Je suis désolé pour ce que je t'ai dis tout à l'heure.... tu peux me détester, me haïr... enfin... tu peux continuer de faire comme tu le fais si bien jusqu’à présent...Mais... je ne peux pas laisser tomber ton frère. Parce que tu vois, que ça te plaise ou non, Shin-chan est mon meilleur ami... je tiens à lui tout autant que toi. Et tu peux penser tout ce que tu veux, mais en définitive, toi et moi, on recherche la même chose : qu'il soit heureux.... »

Kazunari enroulait la bandelette blanche tout autour de sa main. Il avait vu Shin-chan faire tellement de fois que les gestes lui venaient naturellement, comme s'il était lui même habitué à faire ces mouvements.

« On a juste une vision différente de ce que doit être le bonheur de Shin-chan.... Tu sais, quand je l'ai rencontré pour la première fois au lycée, il était tellement renfermé, tout seul dans son coin. Il prenait les gens de haut.... c'est pas la meilleure façon de se faire des amis et à ce rythme il aurait passé l'année scolaire en solitaire sans personne pour lui adresser la parole... c'est naze.... »

Il attacha la bandelette correctement avant de prendre le second rouleau et de passer sur l'autre main d'Aya qui était tout aussi amochée que la première

« J'ai rencontré ton frère pour la premier fois quand j’étais au collège. Son équipe et lui nous avait collés une de ses raclée en match... j’étais frustré, je m'étais juré d'avoir un jour ma vengeance sur lui. Alors quand je l'ai vu dans mon lycée.... j'ai compris que ma vengeance venait de s'envoler. Il me restait plus que deux alternatives possibles : Le détester ou apprendre à l'apprécier »

Il releva la tête pour regarda la jeune fille. Il ne savait pas trop pourquoi il se confiait à elle si soudainement. Peut être pour essayer de lui faire comprendre qu'il n'était pas celui qu'elle pensait qu'il était. Et que l'amitié qu'il éprouvait pour Shin n'était ni feinte, ni usurpée, ni opportuniste. Juste sincère et précieuse à ses yeux.

« Tu aurais sans doute préféré la première option. Mais moi, je ne regrette pas d’être devenu son ami. C'est même une des meilleures choses qui soit arrivée dans ma vie.... »






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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   18.07.15 14:27






N’importe qui aurait pu dire qu’elle était une hystérique, et ils n’auraient pas tout à fait tort. Même avec les conditions actuelles, il était normal de penser que certaines personnes pouvaient rapidement céder à une phobie quelconque, à l’agacement, l’attente qui devenait longue et insupportable. Mais la concernant elle, ce n’était pas normal, et ses quatorze ans étaient loin derrière elle, elle faisait très certainement la moitié de son âge à cet instant là.

Ses poings fermement serrés s’abattaient avec de moins en moins de force au plus les larmes la gagnaient. Pourquoi son frère ne venait-il pas d’ailleurs ? Il avait toujours été là, d’aussi loin qu’elle se souvienne, alors pourquoi aujourd’hui ce n’était pas le cas ? C’était quoi cette impression ? Seule. Voilà, à cet instant précis, elle se sentait incroyablement seule –et la seule personne qui était à même de la raisonner maintenant elle l’avait tout magistralement giflée. Quelle idiote.

Ses mains piquaient douloureusement alors que sa peau commençait à être plus à vif, montrant des rougeurs bien avancées. Même épuisée mentalement, frappant à peine sur le métal, elle n’arrêtait pas son geste, par automatisme. D’ailleurs elle ne parlait même plus et se serait volontiers laissé glisser contre les portes si deux bras ne l’avaient pas entourée.

Alors elle les avait agrippés de toute ses forces, cessant ainsi de frapper les portes et elle devait bien avouer que ça la soulageait, battant des pieds dans l’unique but de lui faire lâcher prise, ce qui ne fonctionnait pas, évidemment. Aya commençait quelque peu à flipper. S’il n’avait pas eut de réaction au moment de la gifle, il n’était jamais trop tard pour qu’il lui rende la pareille –même si elle savait que c’était loin du comportement qu’il avait habituellement.

« Arrête... ça suffit Aya tu vas te faire mal ! »

-Lâche-moi ! Tu ne peux vraiment pas me laisser tranquille ?!

Evidemment qu’il ne le pouvait pas, autant dire que quand cet imbécile avait une idée en tête, il ne l’avait pas ailleurs. En plus, elle n’était pas réellement convaincante, il fallait le dire. Il avait au moins su la faire arrêter de pleurer, c’était un grand point. Si Shintaro avait été le seul à y parvenir de par sa présence, Takao avait réussit cet exploit parce qu’il était quelqu’un qui l’énervait et devant qui elle ne devait pas, à la base, montrer ses faiblesses. Il était un peu tard pour y penser…

Sans force, ni l’envie d’en discuter, elle avait tout simplement décidé de se laisser faire, ramenant ses mains contre elle en les frottant l’une contre l’autre en douceur comme pour s’excuser du mauvais traitement qu’elle venait de leur faire subir. Enfin, ça ne dura qu’un temps quand Kazunari lui prit une main, qu’elle tentait de ramener à elle, regardant les dommages. Ce n’était pas si important, elle se soignerait à la maison de toute façon. Mais elle n’avait pas su résister plus longtemps quand il lui avait demandé de se laisser faire. Pas qu’elle soit en confiance, loin de là, mais la douceur de ses geste l’obligea à se détendre un peu –vraiment un peu, pas grand-chose.

Même quand il bougea elle mit un temps à comprendre ce qu’il faisait, c’était surement à cause de la fatigue. Aya était exténuée, mentalement parlant, et mettait un temps fou à réagir aux choses qui l’entouraient, c’était sans doute juste le temps de calmer ses nerfs et penser à autre chose. Autre chose n’était pas évident, au moment où elle s’était le plus sentie seule, il n’y avait eut que Takao et elle aurait voulu avoir le force de s’énerver de nouveau, sans vouloir pour autant répéter l’épisode qui venait de se terminer.

-Takao-san, je…

« Laisse toi faire.... C'est celles de ton frère normalement mais bon, je pense pas qu'il nous en voudra de les utiliser pour te soigner. De toute façon il n'est pas là et tu sais ce qu'on dit ? Les absents ont toujours tors ! »

La réplique la fit sourire doucement puis rire plus franchement. Pas longtemps, avant de regarder les mains de son aîné prendre soin des siennes, sans savoir pourquoi, elle avait parfaitement imaginé Kazunari dire ce genre de phrase sur son frère, qu’il avait tort de toute façon. Elle s’était dit que rappeler le fait qu’il ne soit pas là l’aurait de nouveau abattue mais ce n’était visiblement pas le cas.
Il s’occupait vraiment bien de ses mains, elle pouvait même dire que ce n’était pas si désagréable que ça en avait l’air, venant de la part de quelqu’un qu’elle devait détester. Puis il parlait, de son frère, leur rencontre et tout ce qui s’en suivait. C’était quelque chose qu’elle aurait pu savoir, à l’époque où son frère était au collège, elle faisait tout son possible pour assister aux compétitions dans lesquelles il jouait pour l’encourager. Mais découvrir cette histoire, dite de cette façon, ça lui donnait un fichu sourire franc qu’elle ne parvenait pas à cacher.

Elle le savait, qu’un jour son frère aurait quelqu’un –pour avoir fouillé un peu partout- et se dire qu’avec le temps et les rencontres qu’il faisait, il aurait de moins en moins de temps pour elle, ça la rendait de plus en plus possessive. Certainement une sorte de peur irrationnelle qui la poussait à détruire tout ce qu’il bâtissait peu à peu –c’était exécrable, et elle le savait. En prendre conscience par Bakao était quand même sacrément chiant, maintenant elle avait l’impression d’être redevable.

Bon, ce n’était pas demain la veille qu’elle allait changer, en plus elle ne cesserait pas de l’espionner, Shintaro était son grand-frère, la personne de qui elle était le plus proche et qu’elle aimait plus que quiconque. Forcément qu’elle voudrait connaître ses faits et gestes. Rien ne cesserait, mais elle avait juste envie d’être un peu moins méchante dans ses démarches –elle prenait trop de risques, elle pourrait y parvenir en étant plus discrète.

« Tu aurais sans doute préféré la première option. Mais moi, je ne regrette pas d’être devenu son ami. C'est même une des meilleures choses qui soit arrivée dans ma vie.... »

-Je pense que… je ne regrette pas non plus que tu sois ami avec. Sinon, je n’aurais personne sur qui hurler à tout va. Takao-san… tu sais, je ne gifle pas les gens habituellement. J’aime vraiment nii-san et si je dois lui lâcher la bride pour le voir un peu plus heureux sans que je sois présente dans ses moments, je pense que je ne suis pas encore assez mature pour le faire. Il est vraiment la personne qui compte le plus à mes yeux. Pardon, pour tout à l’heure.

Ne pas pleurer, ne pas pleurer, ne pas pleurer… Une fois pour toute bien calmée, elle releva son regard sur lui, les lèvres pincées pour ravaler ses larmes et tenter de reprendre une voix un peu plus naturelle, elle prit le temps d’admirer ses mains en souriant de nouveau, ça rendait très bien, le résultat lui plaisait.

Prenant un peu d’élan pour se redresser sur les genoux, elle s’approcha un peu de lui et appuya de son index sur sa joue légèrement rouge, elle y voyait la trace de sa main –c’était même plutôt amusant, mais elle se garda de rire et passa ses bras autour de son cou pour l’étreindre contre elle. La sensation était d’ailleurs étrange, son frère avait toujours été le seul à « profiter » de ses câlins, à l’image d’un privilégié. Ses amies, ça n’entrait pas réellement en compte, elle avait toujours été sympathique avec elles. Là, c’était juste étrange, et non, ce n’était pas une tentative de mort par strangulation.

-Merci Takao-san. De prendre soin de nii-san et tout ça.

Merde, c’était plus douloureux à avouer à voix haute. Quelqu’un d’autre rendait son frère heureux, en plus de ça, c’était un crétin d’envergure. Elle n’aimait pas sa façon de se moquer, même si ce n’était que pour rire. Elle n’aimait pas sa façon d’agir, de le remettre à sa place lorsque Shintaro en avait besoin. Elle n’aimait pas quand il lui donnait une accolade pour une victoire, pour l’embêter. Mais ça rendait son frère heureux. C’était chiant de l’avouer. Chiant et douloureux.

-Pardon…

Cette excuse était bien plus pour elle que pour lui, les mains se crispant sur le haut du brun en se remettant à pleurer –pire qu’une fontaine. Elle suspecta même la famille Takao d’avoir un truc de spécial dans leurs gènes pour parvenir à un moment où un autre de montrer les faiblesses des personnes –Kazunari était vraiment un bel enfoiré.

-Mais croit pas que je vais t’apprécier pour autant…



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   19.07.15 10:51

...
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• En apesanteur •

Il s'était attendu à ce qu'elle se débatte, à ce qu'elle le gifle, à ce qu'elle s'énerve et l'insulte encore et encore. Mais rien. Aya s'était laissée attraper par derrière avec un sursaut de surprise et c'est presque sans peine que Kazunari avait réussi à la faire asseoir à extrémité opposé aux portes de l’ascenseur. Elle paraissait vraiment déboussolée. Presque apeurée... un peu comme un animal sauvage terrorisé et blessé.... C'était d’ailleurs probablement ce qu'elle était. Shintaro représentait tout pour elle. Elle avait battit son monde et son univers autour de son frère. Il était la personne à qui elle tenait le plus au monde. Il était le seul à réussir à l'apaiser lors de ses crises de colère. Le seul à réussir à la consoler lorsqu'elle était malheureuse... Le seul encore à réussir à illuminer son visage de son sourire radieux. Jamais Aya n'était plus resplendissante que lorsqu'elle souriait à son frère...

Kazunari ne comprenait pas très bien ce lien si solide qui liait Aya à son frère aîné. Pourquoi était t-elle si fortement attachée à lui. S'était il passé quelque chose lorsqu'ils étaient plus jeunes, pouvant expliquer cette relation fusionnelle ?

Assis en face d'elle, Kazunari enroulait lentement le bandage autour des mains abîmées d'Aya. Cette dernière ne disait rien, se laissant soigner avec un calme et un silence qui ne lui ressemblait pas. Peut être que le fait de savoir que les bandelettes appartenaient à Shin-chan lui faisait du bien ? Un moyen comme un autre de se rapprocher de lui...

Il était indéniable que là, tout de suite, Aya avait besoin de Shintaro. Ha.. mais pas le genre de besoin capricieux de la petite sœur qui voulait et exigeait voir son frère. Non. C'était un réel besoin. Un besoin aussi vital et primaire que celui de manger, de respirer.... Elle avait besoin de Shintaro...

Que la situation devait compliquée à vivre au quotidien pour l’aîné de la famille Midorima. Il devait constamment ressentir le poids de la responsabilité d'Aya sur ses épaules. Il devait constamment faire attention à elle.... Et souvent, Takao le savait bien, il faisait passer sa jeune sœur avant lui, se privant de sortir pour ne pas la laisser seule quand leur parents n'étaient pas là. Peut être qu'Aya n'avait pas conscience des efforts que Shintaro faisait pour elle. Et Takao n'arrivait pas à lui en vouloir non plus de se montrer si exigeante et accaparante vis à vis de son meilleur ami. Après tout, Shin-chan faisait déjà tout ce qui était en son pouvoir pour réussir à séparer son temps en deux entre sa sœur et lui....

Takao restait concentré sur les mains d'Aya. Il se contentait de lever de temps en temps les yeux vers son visage pour s'assurer qu'il ne lui faisait pas mal. Il essayait de se montrer le plus délicat possible mais la délicatesse n'avait jamais vraiment été son fort... Pourtant, là, il s'étonnait lui même de voir à quel point il pouvait se montrer appliqué. Les bandages auraient pu rivaliser sans peine avec ceux que Shin-chan se faisait au quotidien. La force de l'habitude de le regarder faire sans doute. Cela avait d'ailleurs un petit coté envoûtant. Regarder Shin-chan enrouler les bandelettes autour de ses doigts était quelque chose ( de stupide certes ) dont Kazunari ne se lassait pas.

-Je pense que… je ne regrette pas non plus que tu sois ami avec. Sinon, je n’aurais personne sur qui hurler à tout va. Takao-san… tu sais, je ne gifle pas les gens habituellement. J’aime vraiment nii-san et si je dois lui lâcher la bride pour le voir un peu plus heureux sans que je sois présente dans ses moments, je pense que je ne suis pas encore assez mature pour le faire. Il est vraiment la personne qui compte le plus à mes yeux. Pardon, pour tout à l’heure.

Kazunari venait de terminer ses soins et il avait adressé un petit sourire rassurant à la plus jeune juste avant qu'elle ne prenne la parole. Lui qui était habitué aux remontrances et aux critiques en tout genre ne s'étaient pas attendu une seule seconde à ce qu'elle lui dise ce genre de propos. Rien que le fait qu'elle l'appelle « Takao-san » et non plus « Bakao » avait réussi à le toucher sincèrement. Durant toute la durée de sa tirade, Takao n'avait rien dit. Il l'avait regardé, devinant à quel point il était difficile pour elle de ravaler sa fierté pour réussir à articuler ces quelques phrases. Aya était touchante. Elle était émouvante de sincérité. Elle avait beau être une petite peste, Kazu avait toujours su que derrière ses critiques, ses remarques, ses insultes, se cachait une jeune collégienne remplie de fragilité qu'elle s'appliquait à dissimuler au quotidien.

Dans cette situation compliquée entre son frère et elle, la plus malheureuse des deux n'était pas Shintaro, mais belle et bien Aya. Comment pouvait elle être heureuse si elle souffrait de voir son frère s'éloigner d'elle. Comment pouvait-elle s'épanouir si elle était apeurée à l'idée de le perdre ? Mais au moins, elle semblait prendre conscience qu'il était important qu'elle arrive à se détacher un petit peu de lui. Ça serait long. Ça serait un difficile travail sur elle même. Mais elle finirait par y arriver, Takao en était persuadé.

Aya se pencha en avant et elle posa sa main sur la joue endolorie et rougie de Kazunari. Ce dernier baissa le regard. La main d'Aya était fraîche sur sa joue si chaude. Ça faisait du bien. Elle n'y était vraiment pas allée de main morte mais Takao ne se plaignait pas. Il se contenta de poser sa main sur la sienne et de la lui enlever de son visage doucement pour ne pas la vexer ou la brusquer.

« Ce n'est rien du tout, ne t'en fais pas pour si peu. Tu étais en colère et je n'ai pas été sympa avec toi... Je n'aurai pas du te provoquer comme je n'ai fais. Pour une fois, j'ai vraiment été un Bakao et je mérite bien mon surnom »

Il lui adressa un petit sourire avant que la jeune fille ne se penche encore plus pour le prendre dans ses bras, lui offrant une étreinte à laquelle Kazunari ne s'attendait pas du tout. Aya devait vraiment être à bout pour en arriver à devoir se retenir à lui de cette façon.

Il passa ses bras autour d'elle, ses mains s’emmêlant légèrement à la longue chevelure de jade. Il lui rendait son étreinte en espérant, ne serait ce qu'un petit peu, réussir à atténuer sa peine. Son corps tremblait contre le sien et il sentait son souffle contre son épaule. Elle pleurait....

-Merci Takao-san. De prendre soin de nii-san et tout ça.

Takao secoua légèrement la tête de gauche à droite tout en la gardant contre lui

« Tu n'as pas à me remercier.... »

Il l'écouta demander pardon et il ferma les yeux. Elle demandait pardon pour son comportement ? Pour accaparer Shintaro ? Pour la gifle ? Pour ses crises de jalousie ? Qu'importe, elle était toute pardonnée de toute façon. Comment pouvait-il lui en vouloir alors qu'elle était bien plus affectée par la situation qu'il ne l'était lui.

-Mais croit pas que je vais t’apprécier pour autant…

Un petit rire s'échappa ses lévres de Kazunari alors qu'il la décala doucement pour pouvoir la regarder. Des larmes inondaient encore son joli visage, faisant rougir ses yeux et ses joues. Takao fouilla dans son sac pour lui tendre un petit paquet de mouchoirs

« Et bien que ça te plaisir ou non moi je t'ai toujours apprécié ! D'une certaine manière en tout cas »

Il lui sourit et sortit un mouchoir pour lui essuyer des larmes sur sa joue

« Si ton frère te vois comme ça je vais encore me prendre une engueulade comme quoi je suis pas sympa avec toi.... Il serait capable de me faire pédaler encore plus que d'habitude. C'est un tortionnaire en fait ! »

Le rire de Takao fut coupé par un bruit qui résonnait depuis le plafond de la cabine d’ascenseur. Il leva la tête alors que la lumière de cette dernière se mit à crépiter une nouvelle fois.

« Ha ca doit être les techniciens qui font les répara.... »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une grande secousse se fit ressentir, lui arrachant un petit cri de surprise. L’ascenseur venait de descendre subitement avant d’être arrêté brusquement. Ça n'avait pas duré longtemps, juste quelques secondes et la descente avait du être d'un ou deux mètres à peine, mais c'était suffisant pour avoir effrayé Takao qui s'était lancé sur Aya pour la prendre dans ses bras et la protéger

« C'était... c'était quoi ça ? »


Allongé sur Aya, la gardant précieusement dans ses bras, Takao sentait son cœur battre la chamade. Il venait d'avoir la peur de sa vie alors qu'il avait réellement cru que le câble de l’ascenseur s'était rompu. Tout était allé tellement vite dans sa tête. Son imagination avait prit le pas sur sa raison. Il s'était déjà imaginé écrasé dans la cabine d'ascenseur... Toujours est il que cette brusque secousse lui avait fait prendre consciente qu'ils n'étaient pas si en sécurité que ça et que l'urgence de sortir d'ici se faisait vitale. Si ça se trouve, personne n'était au courant qu'il y avait quelqu'un dans l'appareil. Le bouton d'appel de secours était hors service quand Takao avait voulu l'actionner au tout début de la panne.

« Merde... »

Il se redressa et regarda le contenu de son sac répandu un peu partout dans l’ascenseur sous le coup de la descente chaotique

« Il faut qu'on sorte de là ! »

Il avisa son téléphone et se pencha pour l’attraper rapidement. Il ouvrit le claquet de ce dernier avant de voir qu'il avait une seule malheureuse barre de réseau. Si ça se trouve il y avait possibilité pour que ça fonctionne ! Il n'hésita pas un seul instant avant de rédiger un rapide message à son meilleur ami pour lui expliquer la situation. Il attendit quelques instants avant de recevoir la confirmation de réception

« Ça passe ! J'ai prévenu Shin-chan qu'on était coincé ici... »

Il tourna la tête vers Aya pour voir si elle allait bien. Était-elle tout aussi affolée que lui à l'idée de rester encore enfermée ici ? En tout cas, pour une fois, il était entièrement d'accord avec elle : Faites que Shin-chan arrive et nous sortes de là !







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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   19.07.15 20:08







Takao faisait vraiment preuve d’une douceur et d’une prévenance incroyable, on pouvait même remarquer dans ses gestes lents, bien que précis, qu’il n’était pas à l’aise avec ce genre de comportement. C’était encore plus appréciable de remarquer les efforts qu’il faisait pour ne pas la brusquer. Même quand elle s’était mise à pleurer il lui avait rendu son étreinte, forcée d’avouer que c’était vraiment réconfortant.

D’ailleurs l’accolade n’avait pas duré franchement longtemps et ce n’était pas plus mal, même si elle revoyait quelque peu le jugement qu’elle avait porté sur lui, ce n’était pas pour autant qu’elle ferait ami-ami avec lui. Après sa petite crise de colère, la tension était retombée de même que ses pleurs se calmaient peu à peu. A genoux, assise sur ses talons, elle gardait les mains posées sur ses cuisses en le laissant faire –ce n’était pas du tout désagréable d’être chouchouté, autant en profiter.

« Et bien que ça te plaisir ou non moi je t'ai toujours apprécié ! D'une certaine manière en tout cas »

Ouais, enfin, curieuse comme elle l’était elle était tentée de lui demandé de quelle manière il l’appréciait. Parce qu’avec ce qu’elle lui faisait subir, elle ne voyait que deux réponses possibles sans savoir laquelle lui plaisait le plus.

Takao devait être sacrément masochiste pour apprécier quelqu’un qui passait son temps à lui balancer des méchancetés à la figure comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Ou alors il avait tout simplement pitié de la situation dans laquelle elle était vis-à-vis de son frère, et si c’était ce cas là, sa main lui démangerait peut-être un peu plus souvent. Pourtant… elle devait bien avouer qu’elle trouvait ce petit moment vraiment sympathique, mais loin d’elle l’idée de lui dire.

C’était bien trop gênant, et si ses yeux avaient été rouges d’avoir pleuré, maintenant ses joues l’étaient également mais d’embarras. La théorie des phéromones de la famille Takao tenait la route, sans doute possible.

« Si ton frère te vois comme ça je vais encore me prendre une engueulade comme quoi je suis pas sympa avec toi.... Il serait capable de me faire pédaler encore plus que d'habitude. C'est un tortionnaire en fait ! »

Et ça, ça n’était pas désagréable à entendre. Ca lui arracha un petit rire alors qu’elle finit par prendre un autre mouchoir pour nettoyer ses lunettes salies. C’était très dérangeant pour voir, même si sans elle était myope comme une taupe.

-Alors je devrais sans doute pleurer encore plus afin de voir nii-san t’engueuler. Eh ?

Sa tête se leva pour regarder, autant que sa vision lui permettait, les lumières disjoncter un peu alors que ses mains se crispèrent d’instinct sur sa jupe, ce n’était pas rassurant du tout et même le fait que Kazunari mentionne les réparateurs n’avait rien de consolant. Et son intuition fut fondée la seconde d’après. Dans un bruit assourdissant, faisant exploser son cœur de peur, la cabine avait cédé.

L’espace de trop longues secondes durant lesquelles elle avait lâché ce qu’elle avait en main pour s’accrocher désespérément à Takao comme à une bouée de secours. Criant de terreur le temps de la courte chute, elle en aurait presque vu défiler ses quatorze dernières années qu’elle jugea d’extrêmement courtes pour le coup. C’était sans conteste la pire sensation qu’elle ait vécu de sa vie.

Tendue au possible, les mains et la mâchoire crispées, la jeune fille était restée tétanisée, tournant à peine la tête sur le côté dans l’espoir de retrouver ses lunettes dans ce chantier –à croire que le sac de Takao était davantage un fourre-tout qu’un réel sac de cours. A peine trouvées, elle les mit directement, restant allongée le temps de sortir de sa torpeur. Ca ne fonctionnait pas mieux pour autant.

Les mots de Takao lui parvenaient sans qu’elle ne parvienne à les comprendre, se redressant d’abord sur les coudes pour regarder autour d’elle. La sensation était étrange, angoissante et étouffante. Ce n’était pas réellement une phobie, mais l’atmosphère était soudainement trop oppressante pour elle réfléchir correctement.

« Il faut qu'on sorte de là ! »

Jamais elle n’avait été aussi d’accord avec lui qu’à cet instant là mais son corps refusait d’approuver ou de faire le moindre signe excepté celui de s’asseoir et de trembler comme une feuille. Puis, c’était une idée ou l’air était devenu rare ? La respiration encore haletante de la terrifiante chute qui venait de se passer, elle n’osait pas bouger de sa place, comme si le moindre pas allait terminer de faire céder la machine jusqu’à ce qu’elle s’écrase, avec eux, faits comme des rats.

Les secondes semblaient maintenant être des heures et la désagréable sensation de malaise la prenait avec plus de force à chaque instant, son cœur emballé ne cessait de la rappeler à l’ordre. C’était dérageant, profondément pénible à supporter. Il faisait horriblement chaud, ou alors elle devenait folle. C’était surement ça ! En réalité c’était faux, tout ceci n’était pas arrivé et elle ne faisait qu’un rêve, elle n’avait qu’à fermer les yeux et tout redeviendrait comme avant !

Mais ça n’était pas vrai. Quand elle avait ouvert les yeux, la seule chose qu’elle avait vu c’était les quelques objets répandus sur le sol et Takao qui l’observait comme si il la voyait pour la première fois. En réalité, il avait plus ou moins tiré cette même tête la première fois qu’il l’avait rencontrée, la ressemblance avec son frère était plus que frappante, puis Kazunari avait toujours un air ahuri plutôt marrant.

« Ça passe ! J'ai prévenu Shin-chan qu'on était coincé ici... »

Il ne fallut pas plus que cette réplique pour lui faire secouer la tête comme pour reprendre un peu ses esprits. Pourquoi c’était si rassurant de savoir que son frère était au courant ? Les membres encore tremblants de panique, toujours parfaitement immobile, elle regarda l’adolescent près d’elle sans savoir parler. Il pianotait parfois sur son téléphone et la curiosité la piquait, comme toujours.

-Nii-san… Il te répond ? Je ne veux pas qu’il m’engueule d’être partie sans prévenir… Si c’est le cas, je préfère encore rester bloquée ici, même rester avec toi ce n’est jamais pire que de m’engueuler avec nii-san.

Si ça ce n’était pas une preuve d’affection envers Kazunari, elle ne s’appelait plus Aya Midorima ! Elle hésita encore à bouger, la peur que la cabine ne bouge encore la tétanisait et même avec la meilleure volonté du monde, elle ne parvenait pas à faire autre chose que rager contre elle-même pour ne pas savoir bouger le petit doigt.

-Takao-san ? Tu penses que la cabine va encore tomber ? Je ne sais pas à quel étage on est… et si ça tombe, on est presque en bas alors la prochaine fois on pourrait bien s’écraser…

Subrepticement, elle vint à poser sa main sur le sol, tentant d’avancer un peu sans réelle assurance. Peu importait, elle plaça une mèche de cheveux derrière son oreille et commença à ramasser les quelques affaires au sol pour l’aider à ranger.

-C’est pas que je sois pessimiste mais on a bien remarqué que ce n’était pas tout à fait fiable, et si ça nous a fait le coup une fois, qui nous dit que les freins vont réussir à arrêter l’ascenseur la prochaine fois ?

Occuper ses mains lui permettait de reprendre une respiration plus calme, sa crise n’avait probablement duré que quelques minutes durant lesquelles elle s’était dit qu’il y avait des choses qu’elle aimerait faire après être sortie de ce calvaire, parce qu’elle n’avait jamais réalisés ces choses en questions. Passer le couvre-feu pour rester avec ses amies, faire du shopping avec, jouer encore de la flûte et au basket, câliner son frère –accessoirement prendre la tête à Bakao-, se préparer pour sortir avec un garçon, se prendre la tête des journées entières pour faire un cadeau… et d’autres choses qui semblaient normales pour une adolescente de son âge.



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   20.07.15 10:50

...
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• En apesanteur •

Jamais Takao n'avait eut aussi peur qu'à cet instant présent. Il n'était pas du genre à s'horrifier de se retrouver dans une pièce étroite mais là, la situation ne pouvait pas être pire en terme de stresse. Déjà, le bouton d'alerte ne fonctionnait pas et si ça se trouve, personne n'était au courant que des gens étaient prisonniers de la cage d'ascenseur. Secondement, se retrouver avec Aya, la sœur de son meilleur ami, ajoutait une pression supplémentaire. Les deux jeunes ne s'appréciant que modérément et il allait bien falloir qu'ils apprennent à passer du temps ensemble. Kazunari était le plus âgé des deux, il avait la responsabilité de la petite Aya dont il devait s'occupait en prenant garde à ce qui ne lui arrive rien. C'était déjà mal barré au vu des mains de la collégienne.... Certes Takao avait fait le nécessaire pour les soigner mais il allait falloir des soins plus poussés et plusieurs jours de traitement pour faire disparaître ses coupures et nombreuses ecchymoses qui parsemaient ses membres. Quand Shin-chan allait voir ça..... il allait être mort d'inquiétude.... et furieux contre Takao de ne pas avoir réussi à l’empêcher de se blesser de la sorte...

Enfin, la secousse qui avait fait trembler l’ascenseur leur faisait prendre conscience à quel point la situation dans laquelle ils se trouvaient était précaire. Sans parler que si le sauvetage s’éternisait dans le temps, l'oxygène risquait de leur manquer.... une éventualité à laquelle Kazunari se refusait de penser pour l'instant. La priorité était de rassurer Aya qui avait été ébranlée par la chute de l'ascenseur. Elle était toute aussi perturbée que lui et la panique semblait s'emparer un peu plus des deux étudiants à mesure que le temps passait

La seule petite lueur d'espoir que Takao arrivait à entre apercevoir tenait entre ses mains rendues légèrement tremblantes après ce qui venait de se passer. La perspective de pouvoir communiquer avec l'extérieur de l'ascenseur était salutaire. Et le fait que le destinataire de ses messages n'était autre que Shin-chan le rassurait de manière encore plus forte. Takao espérait seulement que l'unique petite barre de réseau le maintenant en connexion avec son meilleur ami ne tombe pas en rade.

-Nii-san… Il te répond ? Je ne veux pas qu’il m’engueule d’être partie sans prévenir… Si c’est le cas, je préfère encore rester bloquée ici, même rester avec toi ce n’est jamais pire que de m’engueuler avec nii-san.

Un petit sourire s'afficha sur le visage de Kazunari. Oh ! Elle redoutait Shintaro ? Pourtant, il avait beau avoir ses airs de grand méchant, il devait pas être bien féroce quand une dispute éclatait entre frère et sœur. Vu comme il tenait à sa cadette et comme il la surprotégeait, les disputes ne devaient pas être légion. C'était peut être le fait que les disputes soient rares qui les rendaient si difficile à surmonter pour Aya ?

« Oui, il répond. Il n'est pas loin apparemment... il dit que si on est enfermé c'est parce qu'on n'avait pas nos lucky items... sérieux il lâche rien lui.... D'un autre coté je ne sais pas s'il t'a dit c'était quoi le tien... mais pour les scorpions c'était un hamster... Tu me vois me balader avec une cage à hamster ? »

Kazunari rédigea une nouvelle réponse à l'intention de Shintaro. Il ne lâchait plus son portable des mains tellement l'appareil venait de prendre une importance capitale. Le shooter miracle semblait anxieux pour l'état de sa sœur et Kazunari essayait de le rassurer tant bien que mal. Mais dans l'état de nervosité dans laquelle il était, ce n'était pas facile de trouver les mots adéquates pour décrire la tension qui régnait dans l'ascenseur

« Ne t'en fais pas va. Je suis sure qu'il ne t'engueulera pas. Pas autant que moi en fait.... Mais tu devrais prévenir quand tu t'en vas. Que ce soit ton frère ou tes parents... tu es jeune et on ne sait jamais ce qui peut se passer dans une ville comme Tokyo... »

Tout dans le comportement d'Aya montrait à quel point elle redoutait une nouvelle secousse de l'ascenseur. Assise en senza, ses mains bandées sur ses cuisses, elle semblait ne pas oser bouger d'un poil de peur de faire déclencher une nouvelle descente fatale de la cabine. Il fallait avouer que Kazunari n'était pas plus rassurée qu'elle pour le coup. Le contenu de son sac s'était envolé un peu partout dans l'ascenseur et il n'avait récupéré que ce qui était à portée de main. Tant pis pour sa bouteille d'eau qui avait roulée à l'autre bout. Tant pis pour les pâtisseries de Shizuku qui s'étaient échappées de la boite pour s'écraser à différents endroits. Tant pis aussi pour son mp3... pourtant mettre un peu de musique aurait pu détendre l'atmosphère même si elle n’était pas du goût d'Aya.

-Takao-san ? Tu penses que la cabine va encore tomber ? Je ne sais pas à quel étage on est… et si ça tombe, on est presque en bas alors la prochaine fois on pourrait bien s’écraser…

Takao-san...

Décidément il n’arriverait pas à se faire à ce nouveau surnom qu'elle semblait tenir à lui donner. Limite il aurait presque préféré le Bakao d'avant ! Ça l'aurait rassuré sur l'état mental de la jeune Midorima. Le fait qu'elle lui parle sans lui cracher dessus ou l'insultait était un signe évident qu'elle n'était pas dans son assiette.

« On devait aller au quatrième étage.... je... je pense qu'on a bien du dégringoler jusqu'au deuxième... je sais pas en fait... Mais la seule chose dont je suis sure, c'est qu'on ne va pas s'écraser »

Il lui adressa un sourire qui se voulait rassurant. Rassurant pour elle... comme pour lui.

-C’est pas que je sois pessimiste mais on a bien remarqué que ce n’était pas tout à fait fiable, et si ça nous a fait le coup une fois, qui nous dit que les freins vont réussir à arrêter l’ascenseur la prochaine fois ?

Ha ha... heureusement qu'elle disait ne pas être pessimiste ! Qu'est ce que ça aurait donné dans le cas contraire ?

Takao prit la main droite d'Aya dans la sienne. Il fallait absolument qu'il arrive à la rassurer et à chasser son anxiété. Shin-chan lui avait bien signalé qu'elle avait des tendances claustrophobes, ce que Kazunari avait déjà remarqué précédemment. Il fallait faire en sorte qu'Aya ne cède pas à la peur ou à la panique. Si cela venait à être le cas, la situation ne pouvait pas empirer d'avantage. Qui sait de quoi elle était capable si elle faisait une crise de claustrophobie ? Est ce qu'elle allait faire un malaise ? Hyper ventiler ? Pleurer ? Hurler et se comporter de manière déraisonnable, faisant bouger la cabine et accentuer les risques de voir le câble lâcher de nouveau ?

« Aya.... Tu n'as pas à avoir peur. Tu nous imagines ? Mourir dans un accident d'ascenseur ? Sérieux c'est trop naze comme mort tu crois pas ? Et puis je sais pas toi mais moi je suis trop jeune pour mourir ! Hors de question que je quitte ce monde sans avoir gagné la Winter Cup avec ton frère ! C'est la condition sinéquanone ! »


Il se mit un peu à rire de sa propre bêtise. Comme s'il était possible de commander l'instant et les conditions de sa propre mort !

« Et puis non ! Je refuse de m'écraser comme une merde dans un ascenseur de Shinjuku ! Je viens seulement d'avoir une petite amie... Il y a encore tellement de chose que j'aimerai faire et découvrir avec elle... ça serait pas juste.... »


Une coloration rouge s'était emparé de son visage alors qu'il venait de parler de sa petite amie avec spontanéité. Tsubaki..... La douce manager de Seirin aux couettes roses et au regard si particulier avait réussi à ravir le cœur de Takao. Leur histoire avait prit naissance tout recensement et il espérait pouvoir la faire durer le plus longtemps possible

Une nouvelle secousse vint les brusquer. Takao serra fortement la main d'Aya, lâchant son précieux téléphone qui glissa à extrémité gauche de l'appareil sous les yeux effarés du joueur de Shutoku. Cette fois l’ascenseur n'avait pas lâché comme précédemment. Il avait « simplement » été secoué avant de les plonger dans le noir le plus complet.

« C'est pas possible.... »


Takao leva les yeux vers le plafond. Les lumières ne se rallumaient pas. Il fait tellement sombre qu'il était impossible de discerner quoique ce soit. Il n'entendait que la respiration forte et saccadée d'Aya dont il sentait les tremblements de sa main toujours dans la sienne

« J'ai perdu mon téléphone..... »


Là... c'était sure.... Aya allait l'engueuler....






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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   20.07.15 13:21






Il était effrayant de constater à quel point un endroit si confiné pouvait faire perdre la raison aux personnes qui se trouvaient à l’intérieur. Surement pas de toutes les personnes, mais en tout cas Aya était persuadée de ne pas pouvoir réfléchir à autre chose qu’au fait de calmer sa respiration et ses tremblements, laissant passer au second plan la situation dans laquelle elle et Takao se trouvaient. Obnubilée par le simple fait de rester calme, sans trop y parvenir tant elle était tendue, elle ne faisait pas réellement attention à Kazunari.

Comment se sentait-il lui aussi ? Peut-être il angoissait et elle n’en savait rien. En plus de ça, si c’était le cas, il prenait davantage sur lui qu’elle pour tenter de la calmer, à en juger par ce simple geste qu’était celui de lui prendre la main. La folie semblait être un poison qui coulait dans ses veines et l’empoisonnait jusqu’à lui faire perdre ses dernières pensées raisonnables. Se raccrochant au seul espoir qu’était le cellulaire de son aîné.

« Aya.... Tu n'as pas à avoir peur. Tu nous imagines ? Mourir dans un accident d'ascenseur ? Sérieux c'est trop naze comme mort tu crois pas ? Et puis je sais pas toi mais moi je suis trop jeune pour mourir ! Hors de question que je quitte ce monde sans avoir gagné la Winter Cup avec ton frère ! C'est la condition sine qua none ! »

« Trop jeune pour mourir » hein ? Etrangement, ça ne la faisait pas rire, sa main serra davantage celle du jeune homme en face d’elle tandis qu’elle baissait la tête. Si elle n’avait pas voulu y penser jusque là, cet imbécile venait de mettre maintenant le mot sur quelque chose qui la terrifiait. Son cœur s’emballait dangereusement, cognant dans sa cage thoracique comme s’il voulait s’en extraire pour ne pas être sous cette pression qui lui tenait bien trop chaud.

« Et puis non ! Je refuse de m'écraser comme une merde dans un ascenseur de Shinjuku ! Je viens seulement d'avoir une petite amie... Il y a encore tellement de chose que j'aimerai faire et découvrir avec elle... ça serait pas juste.... »

Bon sang, une fille était donc réellement capable de supporter cet imbécile, voire même de l’aimer assez pour rester avec ? Grand bien lui en fasse –il passerait moins de temps avec son frère probablement. D’un autre côté, ça devait être angoissant de se dire, de façon pessimiste, que si la malchance l’accompagnait, il ne la verrait sans doute plus. Ramenant de nouveau ses genoux contre elle comme pour se protéger, elle joua un moment avec les doigts de Takao sans y faire attention. Et si elle mourrait, à part à sa famille, à qui manquerait-elle ? Ses amies, probablement. Et ensuite ? Franchement, elle ne sortait pas souvent pour rencontrer des personnes et avait la discussion difficile aux premiers abords. Rares étaient ceux qui insistaient pour la connaître. Et jusqu’à maintenant ça lui avait toujours suffit.

-Takao-san devrait penser à lui envoyer un message. Ca te rassurerait aussi.

La voix basse, elle se demandait si c’était bien elle qui venait de parler à l’instant, elle avait même eut du mal à entendre ce qu’elle venait de dire, un peu comme dans une phase de déprime. La jeune fille ramena ses cheveux sur le côté d’un geste lent qui semblait lui demander le plus gros effort qu’elle n’ait jamais fait.

-Quand on apprend qu’on va mourir, après tout, c’est surement mieux de ne pas le dire, non ? C’est surement égoïste de profiter de quelqu’un jusqu’à la dernière seconde et de tout lui cacher. Je pense que c’est mieux de ne pas le dire, comme ça les gens n’ont pas pitié de toi et te voient comme tu as toujours été. Mais après, est-ce qu’ils t’en veulent quand même de ne rien avoir dit ? Même si tu es mort ?

Oui, on avait déjà vu plus joyeux comme sujet de discussion, et pourtant elle s’était bien refusé d’y penser jusqu’à ce qu’il n’utilise ce mot prohibé. Il fallait qu’elle songe à se réveiller un peu, la déprime n’était pas faite pour elle. La seconde secousse eut pour effet de la sortir de cette léthargie qui l’avait gagné rapidement. Enfin, la sortir n’était pas tout à fait le bon terme, plutôt l’arracher de cette non-réaction en lui arrachant un nouveau cri de surprise, écrasant les phalanges de Kazunari sous la frayeur.

-Non ! Non, non, non !! Mais c’est quoi son problème à cette cabine ?! Quand est-ce que ça va finir… ?

Le noir. Il n’y avait que ça, le noir partout autour d’elle et la seule main de Takao qui la raccrochait à la réalité. Le noir était quelque chose d’effrayant, avalant tout sur son passage, c’était une prison interminable qui l’engouffrait et ne laissait d’elle que ses pensées toutes aussi sombres. C’était hors de question de rester là une seule seconde de plus, vraiment hors de question.

Plus réellement sûre d’être entourée par quoi que ce soit, ne touchant que le sol qui lui semblait bien factice maintenant, elle s’était relevée, lâchant le dernier contact qui l’avait tenue à la raison jusque là. Son cœur était affolé, ce n’était plus une simple idée maintenant, il faisait vraiment beaucoup trop chaud. Quelqu’un s’amusait avec ses nerfs ?

« J'ai perdu mon téléphone..... »

-Vraiment ?!! Sérieusement ?! C’est vraiment possible de faire preuve d’autant d’incompétence ?!

Comme si c’était de sa faute, elle savait parfaitement qu’il avait été aussi surprit qu’elle. Ses nerfs avaient lâchés sous la pression, terrorisée comme elle l’était, elle ne parvenait à évacuer cette tension qu’en lui hurlant dessus, sans raisons aucunes.

-Mais bordel, qui m’a mit un boulet pareil ?! C’est pas possible ! Pour être un crétin, t’es vraiment un gros crétin ! Puis pourquoi il fait si chaud d’ailleurs ? C’est n’importe quoi cette connerie !

Tapant du pied, tout lui était égal maintenant. Quelle s’écrase cette fichue cage ! Les larmes lui montaient de nouveau, brûlantes, irritantes. C’était énervant ça aussi. Marchant d’un bout à l’autre de la cabine, elle frappa rageusement contre une paroi, glapissant de douleur avant de s’insulter elle-même de ne pas avoir pensé à ses blessures. Hurlant de fureur autant que de terreur, il était inutile d’espérer de sortir de là maintenant. D’ailleurs, plus rien n’existait maintenant, prise d’une crise de folie, elle arracha nerveusement le mince gilet qu’elle portait avant de le balancer derrière elle –en plus il n’était un bas de gamme… Le noir engloutissait tout sur son passage, la faible led de l’alarme qui ne fonctionnait pas n’éclairait en rien l’ascenseur et ce point rouge était angoissant, encore plus que ce n’était possible.

En retournant de l’autre côté de la machine, il lui sembla percuter quelque chose, d’évidemment trop grand pour que ce soit un téléphone –évidemment !- c’était peut-être Takao, elle en avait même oublié sa présence. Elle toucha un peu trop rapidement la paroi, l’ascenseur n’avait-il pas rapetissé ? Aya se laissa glisser face à la paroi, tombant ridiculement à genoux devant, remontant ses bras près de ses oreilles, basculant doucement d’avant en arrière. C’était étouffant, trop étouffant. L’oxygène manquait réellement où alors elle paniquait trop ?

Sa cage thoracique fonctionnait à un rythme plus rapide encore que la fin d’un entraînement, provoquant une vive douleur au niveau des côtes, sa main glissa jusqu’à sa gorge sèche comme si ce simple geste allait lui permettre de mieux respirer. Le souffle saccadé, elle n’entendait que le léger sifflement qui provenait de sa gorge. Le simple fait de renifler pour ravaler ses larmes devenait douloureux. Pourquoi c’était si dur de respirer d’ailleurs ? Pourquoi faisait-il noir tout à coup ? Encore plus que ce n’était le cas. Et si elle cédait à l’engourdissement qui prenait ses membres, si elle dormait juste un peu, est-ce que ça serait réglé quand elle se réveillerait ?

Une main sur la poitrine, l’autre à la gorge, elle se laissa tomber sur le côté ne laissant maintenant que sa respiration erratique troubler le silence pesant qui l’entourait. Recroquevillée comme elle l’était, ce n’était pas la meilleure des positions pour tenter de reprendre un semblant de respiration normale. Il y avait quelque chose d’apaisant qui tentait de l’attirer, devait-elle y céder pour être tranquille ?



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   21.07.15 13:42

...
Feat Little Mido


• En apesanteur •

Se pouvait-il que la situation soit pire ? Se pouvait-il qu'il leur arrive quelque chose d'encore plus dramatique que d'être coincés dans une ridicule cage d'ascenseur, prit au pièce de cette immonde cabine suspendue au dessus d'une corde dérisoire ? De l'avis de Takao, non ! Ça ne pouvait pas être pire. Surtout si l'on prenait en compte que sa camarde de misère n'était autre qu'Aya, la précieuse sœur ( hystérique ) de son meilleur ami. Selon Kazunari toujours, la seule possibilité pour rendre la situation encore plus critique qu'elle ne l'était déjà serait que le câble rompe pour les transformer en crêpe après s’être lamentablement écrasé au sol... Bon... si quelqu'un pouvait faire en sorte que ce scénario catastrophe ne se réalise pas, Kazu en serait éternellement reconnaissant ! Il était même prêt à donner n'importe quoi pour continuer de vivre un peu plus longtemps. Enfin n'importe quoi... faut pas déconner non plus ! Genre sa collection de cartes Pokemon difficilement glanées à travers les années étaient trop précieuse pour lui... Vous voulez pas prendre Little Mido plutôt ? Non ? Parce que là il n'avait aucun mal à s'en débarrasser …

Pourquoi Kazunari lui avait parlé de sa petite amie ? Pourquoi avait-il fallut qu'il en vienne à parler de Tsuki-chan... Il s'était attendu à une remarque désagréable de la part de la plus jeune mais celle-ci se montra étonnamment compréhensive. Elle lui conseilla même de lui envoyer un message pour la prévenir de la situation dans laquelle il se trouvait ; Mais qu'est ce que ça aurait changé ? Il aurait dit à Tsubaki être coincé dans un ascenseur et puis ? Elle se serait fait un sang d'encre et aurait lâché tout ce qu'elle faisait pour venir le retrouver... tout ça pour se retrouver impuissante de ne pas pouvoir le tirer de la... Non non... ce n'était qu'un banal petit accident d’ascenseur comme il devait en exister des dizaines partout dans le monde. Il n'y avait pas à s’inquiéter ni à inquiéter les autres. Il aurait largement l'occasion de lui raconter son calvaire en apesanteur lorsqu’il la reverrait une prochaine fois. Parce que... il la reverrait bien n'est ce pas ?

-Quand on apprend qu’on va mourir, après tout, c’est sûrement mieux de ne pas le dire, non ? C’est sûrement égoïste de profiter de quelqu’un jusqu’à la dernière seconde et de tout lui cacher. Je pense que c’est mieux de ne pas le dire, comme ça les gens n’ont pas pitié de toi et te voient comme tu as toujours été. Mais après, est-ce qu’ils t’en veulent quand même de ne rien avoir dit ? Même si tu es mort ?

Heeeee ????

Qu'est ce qu'elle nous faisait la petite Midorima là ? A l'entendre on avait l'impression qu'elle allait rendre l’âme dans la seconde ou qu'elle était atteinte d'une maladie incurable en phase terminale. Elle était pas bien de sortir ce genre de truc ? Sérieux ça fait flipper de penser à ça à 14 ans ! Elle devrait plutôt s'occuper de penser à ses études, aux garçons, aux vernis à ongles, séances shopping.... ha... ha non c'est vrai on parlait de Aya Midorima... on rembobine et on recommence ! Elle devait plutôt s'occuper de penser à ses études, à son frère, à ses livres ennuyeux, à son frère, à sa flûte traversière, à son frère, au basket, à son frère... euh... j'ai pas oublié de citer son frère non ??

« Je pense surtout que tu es trop jeune pour te poser ce genre de question existentielle... On va pas mourir ! Arrête de penser ça tout de suite tu vas finir par me faire flipper moi aussi ! Sérieux Aya, c'est pas toi qui disais tout à l'heure que les ascenseurs étaient sures et patati et patata ? Tu vas voir qu'on va se sortir d'ici sans aucun problème ! »

A peine venait-il de finir sa phrase que des nouvelles secousses se firent ressentir suivies de prêt par l’extinction de la lumière qui les plongeait dans l'obscurité la plus totale. Complètement paniqué, il avait attrapé la main d'Aya pour la maintenir contre lui dans l'éventualité d'une nouvelle chute de la cabine. Dans son empressement il avait complètement oublié de tenir le petit appareil téléphonique qui avait glissé à l'autre bout de la cabine...

Il avait beau savoir que ça mettrait Aya en colére... il ne s'était pas attendu à ce qu'elle se montre si virulente. Elle avait été si douce ces dernières minutes qu'il en avait presque oublié le mordant qui était le sien habituellement

-Vraiment ?!! Sérieusement ?! C’est vraiment possible de faire preuve d’autant d’incompétence ?!


Pour une fois …. +1 Aya !

Il ne pouvait décidément pas dire qu'elle avait tors. Pourquoi n'avait pas tenu ce.....tain de téléphone dans sa main ! C'était son seul et unique lien pour communiquer avec l'extérieur et avec Shin-chan en particulier ! Pourquoi fallait-il qu'il le lâche aussi bêtement ! Ha mais Takao tu n'es qu'un sombre idiot !

La voix d'Aya grimpait dangereusement dans les aiguë alors que Kazunari la sentait bouger à coté de lui. Mais qu'est ce qu'elle faisait cette andouille ? Elle ne pouvait pas rester assise tranquillement ? Il faisait noir ! Elle allait tomber, se cogner, se blesser ou que sais-je encore ! Ah et puis ça sert bien à quelque chose d'avoir des yeux de faucon ! Dans un noir aussi complet il ne voyait rien du tout ! C'est des yeux de chat qu'il lui aurait fallut pour le coup.

« Arrête de bouger bordel ! »

Mais Aya ne semblait pas l'avoir entendu. Complément hystérique, elle semblait en pleine crise de nerfs. Kazunari l'entendait crier, hurler et marteler quelque chose. C'était quoi ? Les parois de la cabine ou le sol ? D'ailleurs l ascenseur était en train de bouger ou c’était son imagination ? Tous les sens de Takao étaient au aguets. Il restait assis en tailleur sur le sol, ses mains posées bien à plat sur le par terre.

La plus jeune des Midorima sembla enfin se calmer. Du moins elle ne criait plus. Elle ne frappait plus la cabine non plus. Takao se redressa et retourna la tête dans la direction où il pensait qu'elle se trouvait. Il n'entendait plus rien d'autre que sa respiration devenue difficile et sifflante. Merde... bordel de merde... elle était pas en train de faire un malaise si ? On aurait dit qu'elle n'arrivait plus à respirer convenablement... Et si elle ne respirait plus du tout ? Et si elle allait mourir là, dans ses bras....

Takao se mit à quatre pattes et il essaya d'avancer à tâtons pour la localiser. La cage d'ascenseur n'étant pas bien grande, ça ne devait pas être difficile de tomber sur elle. Sa main entra en contact avant ce qui pensait être sa jambe. Il remonta lentement sa main pour deviner qu'Aya devait être allongée sur le coté, sa respiration encore plus rauque et douloureuse que quelques secondes auparavant.

« Hé Aya ! Qu'est ce que tu me fais là ! Tu vas pas mourir hein ! Purée me fais pas ça ton frère va m'étriper sinon ! »

Il essayait de détendre l'atmosphère avec un peu d'humour mais lui même était complètement paniqué et ne savait pas comment gérer une pareille situation. Il n'avait jamais eut aussi peur de toute sa vie. Il avait peur d’être incapable de la calmer. Peur d’être impuissant face au malaise qui l’étreignait. Peur de la voir disparaître dans ses bras. Peur de la réaction de Shintaro si elle venait à décéder comme ça...

« Aya... écoute il faut que tu te calme d'accord ? Écoute moi, ton frère va arriver d'un instant à l'autre mais en attendant... en attendant il faut te calmer... »


Takao ne savait pas trop si ce qu'il faisait était bien ou pas. La seule chose qu'il savait c'est qu'il devait impérativement aider Aya à mieux respirer. Il se décala sur le coté de manière à se mettre au niveau de sa tête. Il se mit assis ses fesses reposant sur ses talons avant de soulever délicatement la tête d'Aya qu'il suréleva sur ses cuisse en position allongée sur le dos.

« Laisse toi faire pour une fois.... »

Il essaya à taton de trouver le col de sa chemise dont il déboutonna les premiers boutons afin qu'elle puisse avoir la gorge plus libre. Elle ne cessait pas pour autant d'émettre des râles irréguliers. Que pouvait faire Takao pour l'apaiser et la remettre en confiance. Il savait que dans des cas comme celui-là il n'y avait qu'une seule et unique personne capable de réussir à l'apaiser... et cette personne n'était autre que son frère, actuellement absent.

Oh... Une idée venait de naître à l'esprit de Takao. Peut être que parler de son frère lui ferait du bien ? Certes il n'était pas la physiquement mais peut être que d'entendre parler de lui allait réussir à l'apaiser un peu ?

Se raccrocher à cet ultime espoir, Takao prit une petite inspiration avant de glisser sa main dans les cheveux de la jeune fille qu'il caressait lentement

« Tu te rends compte... Prisonnier d'un ascenseur tout ça parce qu'on voulait acheter un cadeau d'anniversaire pour Shin-chan.... Limite, moi je dis que c'est à lui de nous faire un cadeau après ce qu'on vient de traverser.... »

Il continuait de laisser sa main lui caresser les cheveux alors qu'il sentait sa tête et son dos reposer sur ses jambes.

« Je lui demanderai de me payer le restau tiens. Et crois moi je me contenterait pas d'un vulgaire marchant de soba ! Je veux des sushis.... et aller au karaoke aprés... Qu'est ce que tu en dis toi ? Et je ferai style d'etre trop pas en forme pour pédaler le velo... pour une fois je me prélasserai dans la charrette... »

Il émit un petit rire alors qu'il ne cessait pas ses gestes. Il laissait son regard scruter l'obscurité les entourant jusqu'à repérer une toute petite lumière bleue qui clignotait à allure régulière non loin d'eux. Son téléphone ! C'était son téléphone ! Et la petite lumière était le signal d'un message en attente. Sans doute un message de Shintaro.

Il tendit la main et s'inclina légèrement sur la droite pour attraper le petit appareil. Un sourire victorieux apparu sur ses lèvres alors qu'il ouvrit le claquet pour lire le message. La petite lueur diffusée par l'écran était grandement appréciée

« J'ai retrouvé le téléphone.... tu vois... tu n'as pas à t’inquiéter... il faut juste que tu arrives à te calmer un peu...Shin n'aimerait pas te trouver dans cet état et il va être mort d'inquiétude »





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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   22.07.15 12:46






Ne pas bouger, ça avait été plus facile à dire qu’à faire. En plus qu’elle aurait nettement préféré continuer de bouger dans tous les sens comme une hystérique plutôt que de se retrouver dans état de panique qui la tétanisait au sol, incapable de faire autre chose que d’angoisser à chaque seconde un peu plus car elle se sentait pas apte à reprendre une respiration normale.

La main qu’elle senti sur sa jambe la fit sursauter, se demandant ce que c’était avant de reconnecter avec la réalité, elle n’était pas seule, Takao était là. Il était là, et il l’avait trouvé –dans un piteux état. Dans le noir, tout était un ennemi, il n’y avait plus rien d’autre que la terreur qui se terrait dans un coin dans l’attente de lui sauter à la gorge. Dans un geste qui tenait plus du reflexe que de l’attaque, sa jambe parti comme pour frapper un assaillant qui n’existait pas.

Elle ne savait pas si elle l’avait touché, elle ne savait même pas si elle touchait quoique ce soit, la seule chose qui la ramenait à un semblant de réalité était cette simple main qu’elle serra de toute ses forces, quitte à lui arracher un gémissement de douleur. Tant pis pour ses doigts, il en avait cinq autres de toute façon.

« Hé Aya ! Qu'est ce que tu me fais là ! Tu vas pas mourir hein ! Purée me fais pas ça ton frère va m'étriper sinon ! Aya... écoute il faut que tu te calme d'accord ? Écoute moi, ton frère va arriver d'un instant à l'autre mais en attendant... en attendant il faut te calmer... »

Rien dans la voix de Takao l’incitait réellement à se calmer, vraiment rien, c’était même encore plus angoissant de savoir qu’il angoissait. La douleur qu’elle ressentait dans sa poitrine était intense, surement par le fait que son souffle haché était de plus en plus rapide et incontrôlable. La main crispé sur la sienne, elle refusait de lâcher prise quand il se mit à bouger, s’y accrochant comme à une bouée de sauvetage. Oh non, elle n’allait pas le laisser s’enfuir, en plus de ça, oui, Shintaro le tuerait vraiment s’il la laissait dans un tel état.

Ils étaient dans le même bateau, alors autant s’aider, même si pour le coup c’était plutôt lui qui faisait son possible. En plus de ça, elle lui serait reconnaissante de l’avoir aider à ce moment là… Takao était vraiment, mais vraiment, un emmerdeur de première catégorie. Puis, étrangement, lui dire de se calmer ne la calmait pas du…

Eeeh ?! Qu’est-ce qu’il fichait au juste ?

« Laisse toi faire pour une fois… »

-Ne… ne touche pas… !

Quoi ? Pourquoi elle ne parvenait pas à bouger autrement que pour se remettre sur le côté ? C’était absurde, en plus, il ne lui avait retiré que les premiers boutons. Terrorisée, elle ramena de nouveau ses jambes contre elle, les bras également en lâchant sa main, gardant néanmoins la tête sur les cuisses du jeune homme. C’était évident qu’il n’allait rien faire, dans sa folie passagère, elle prenait peur de tout, le moindre geste était dangereux. Enfin, presque tous.

Aussi loin qu’elle se souvenait, Aya avait toujours apprécié qu’on lui caresse les cheveux, c’était un geste qu’avait l’habitude de faire son frère quand il lui donnait un câlin, ou qu’il la réconfortait. Les mains de Takao étaient plus petites, d’ailleurs ses doigts aussi étaient moins longs, mais tout aussi fins, la sensation paraissait un peu familière et réconfortante, pourvu qu’il ne s’arrête pas.

Ca lui donnait envie de dormir, ce n’était sans doute pas le moment, mais ses yeux se fermaient parfois doucement, et c’était à chaque fois plus difficile de les ouvrir de nouveau. Pourtant, sa respiration ne se calmait pas et la sensation de brûlure était toujours bien présente, et c’était probablement juste ça qui la gardait consciente.

« Tu te rends compte... Prisonnier d'un ascenseur tout ça parce qu'on voulait acheter un cadeau d'anniversaire pour Shin-chan.... Limite, moi je dis que c'est à lui de nous faire un cadeau après ce qu'on vient de traverser.... »

L’idée était plaisante, elle devait bien l’avouer, mais Kazunari ne passait que pour un extorqueur de fond en disant ça. En réalité, ce n’était la faute de personne s’ils s’étaient croisés pour prendre ce même ascenseur qui était tombé en panne. Et si proche de l’anniversaire de son frère, c’était même le meilleur cadeau qu’ils pouvaient lui faire : rester en vie. Sans qu’ils se soient entretués, ça allait de soi.

Mais oui, vraiment, elle n’aurait pas pu dire non à un petit cadeau, même sans occasion, savoir que quelqu’un pensait à elle quelque part, sans qu’elle ne demande rien était réconfortant.

Il continua de parler un instant sans qu’elle soit en mesure de parler correctement, bien qu’elle soit un peu plus calme, ce n’était toujours pas assez pour sa cage thoracique dont le rythme était encore bien élevé. Qu’elle l’entende parler de son frère lui faisait du bien, c’était agaçant quelque part qu’il sache comment faire, mais il fallait dire que quiconque connaissait les frangins Midorima savait comment ils fonctionnaient, Takao n’échappait pas à la règle.

-Hnn Takao… fait noir…

Quelle bonne déduction. Ca devait faire plusieurs longues minutes déjà que le noir c’était installé, pile le moment pour le faire remarquer, surtout qu’il l’avait bien remarqué, que la cabine était plongée dans le noir. Mais c’était sans doute sa phrase la mieux construite depuis quelques minutes. L’obscurité la poussait à remonter un bras dans le dos du garçon, agrippant vivement son t-shirt.

Maintenant elle ressentait le moindre de ses mouvements, le nez presque collé contre son ventre, elle entendait même sa respiration, tentant de calquer la sienne dessus pour retrouver son calme malgré ses membres encore engourdis. Jamais elle n’avait eut autant l’impression de flotter, c’était aussi agréable que désagréable, Aya savait que si elle fermait trop longtemps les yeux, elle ne tiendrait pas et sombrerait dans l’inconscience, et ce n’était pas le moment. Vraiment pas.

« J'ai retrouvé le téléphone.... tu vois... tu n'as pas à t’inquiéter... il faut juste que tu arrives à te calmer un peu...Shin n'aimerait pas te trouver dans cet état et il va être mort d'inquiétude »

C’était tellement réconfortant, cette simple source de lumière, savoir que son frère était de l’autre côté du téléphone. Il devait s’inquiéter, énormément. Même s’il n’y avait pas eut un si grand problème, rien que de savoir sa sœur et son meilleur ami enfermés était inquiétant. Ajouter à cela une chute, la perte totale de lumière et donc de repère, puis une belle crise d’angoisse… Shintaro allait attraper des cheveux blancs avant l’âge.

Sa respiration reprenait, au fil des minutes, une respiration « normale ». Toujours aussi rapide, mais moins douloureuse, un peu comme de l’essoufflement après l’entraînement. Ses bras ne relâchèrent en rien sa prise sur Takao, même si la position était inconfortable, elle ne voulait pas bouger, ici, c’était agréable, réconfortant.

-Takao… t’es… malgré tout, t’es sympa… Mais ne croit pas que je dis ça parce que tu es responsable de moi !

La jeune fille se redressa un peu, lentement, comme si ça lui demandait toutes ses forces alors qu’il s’agissait là d’un geste banal. En réalité c’était vraiment compliqué de le faire, mais elle voulait adopter une position plus confortable sans le lâcher pour autant. Alors elle s’était retrouvée assise sur lui, les jambes sur le côté, les bras autour de sa taille et sa tête chichement posée sur son épaule.

Elle ne bougeait plus, les yeux fermés, elle sentait son pauvre cœur malmené se calmer enfin, au même titre que sa respiration. C’était apaisant. La légère pression de ses bras se desserra un peu plus.

-Takao… J’ai envie d’aller aux toilettes…

Oui, bon, pas la peine d’en rajouter, c’était déjà assez gênant de l’avouer, mais ça faisait combien de temps qu’ils étaient là ? Puis il pouvait quand même se contenter qu’elle ne se soit pas fait dessus pendant sa crise. En plus ça aurait été vraiment dégradant pour elle. Puis c’était justement à cause de toute cette frayeur qu’elle en était arrivée là. Et maintenant, elle ne parvenait pas à penser à autre chose que ça… Et puis, c'était lui qui devait flipper. Qu'elle sache, c'était bien sur ses cuisses à lui qu'elle était assise !



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   23.07.15 9:24

...
Feat Little Mido


• En apesanteur •

Takao ne s'était jamais senti aussi stressé de toute sa vie. Lui qui avait la réputation de réussir à garder son sourire et sa bonne humeur en n'importe quelle circonstance, était maintenant incapable de garder son calme. On ne peut pas lui reprocher son attitude angoissée après tout. Aya Midorima était en train de faire un malaise dans une cabine d'ascenseur. Cela aurait une inconnue qu'il aurait été stressé de la même manière. Mais le fait que ce soit elle en rajoutait une couche supplémentaire. Il n'était pas sans ignorer que Shin-chan tenait vraiment à sa petite sœur. S'il arrivait quoique ce soit à cette dernière.... Takao pouvait faire sa prière. De plus, Aya était la meilleure amie de Shizuku aussi.... Il se voyait mal rentrer chez lui et lui expliquer que son amie était dead des suite d'une crise d'angoisse.... RIP à lui une seconde fois....

La jeune fille s’accrochait à sa main, la serrant tellement fort qu'il en avait mal aux phalanges. Mais Takao ne disait rien. Elle pouvait lui briser les doigts de la main si elle voulait, cela ne l’embêtait pas le moins du monde. La seule et unique chose qui avait de l'importance était qu'elle reprenne une respiration normale et qu'elle arrive à calmer son angoisse. Une angoisse visiblement décuplée par la présence du noir ténébreux qui les enveloppait. Il fallait dire qu'il y avait tout pour être flippant... le fait d’être coincé dans un espace aussi ridiculement restreint, la secousse qui les avait fait plonger de plusieurs mètres, le noir, le bouton d'appel qui ne fonctionnait pas.... Shin-chan avait peut être raison... tout cela n'était dut qu'à leur luckys items qu'ils n'avaient pas prit la précaution d'emporter avec eux...

Glissant ses mains sans les cheveux de la jeune collégienne, Takao n’arrêtait pas de se dire qu'il n'avait jamais été aussi proche d'elle depuis qu'il la connaissait. Il ne savait pas ce qui était le plus flippant d'ailleurs : être en contact rapproché avec Aya Midorima ou subir ses insultes et ses provocations perpétuelles.

-Takao… t’es… malgré tout, t’es sympa… Mais ne croit pas que je dis ça parce que tu es responsable de moi !


Takao ne put s’empêcher de sourire. Finalement... La creepy sister n'était pas si méchante qu'elle en avait l'air. Elle avait beau se montrer mordante à son égard, elle était une jeune fille gentille dans le fond. Toute l'animosité qu'elle montrait vis a vis de lui n'était justifiée que par l'amitié étroite qu'il entretenait avec Shin-chan.

Il haussa légèrement les épaules avant qu'un léger rire ne rompe le silence sordide qui régnait dans la cage d'ascenseur

« Si tu ne dis pas ça parce que je suis responsable de toi c'est encore pire ! Ca voudrait dire que tu le penses vraiment ? Est ce que Little Mido consentirait-elle enfin à se montrer gentille et agréable envers ma pauvre petite personne ? Hm ? »

Ce n'était pas réellement une provocation, bien au contraire. Kazunari ne pouvait s’empêcher de sourire alors que la jeune fille s'était redressée. Elle s'était remise en position assise et elle venait de s’asseoir sur ses jambes avant de le prendre dans ses bras, nichant sa tête contre son torse en quête d'un câlin rassurant. Takao avait été surpris par cette proximité encore plus intime que précédemment. Est ce qu'elle agissait ainsi avec Shin-chan ? Est ce qu'elle se blottissait contre lui ? Est ce qu'elle posait sa tête sur son épaule de cette façon, cachant son visage dans le creux de son cou ? Cela n'aurait rien d'étonnant après tout. Shizuku et Kazunari se prenaient aussi dans les bras de cette façon quand l'un ou l'autre n'allaient pas trop bien ou en ressentaient le besoin.

Takao hésita malgré tout pendant quelques secondes avant de refermer ses bras sur le corps frêle de la jeune fille. Autant la garder contre lui si cela pouvait lui faire du bien. Il n'espérait qu'une seule et unique chose : que les portes de l'ascenseur ne s'ouvrent pas tout de suite la maintenant sur un Shintaro les surprenant dans cette position inconfortable ! Il aurait été capable d'imaginer des scénarios pas croyables ! Genre... que Takao avait fait des choses polissonnes à sa petite sœur ! Mais même pas en rêve d'abord ! Aya Midorima et lui ???? Beurk et méga beurk !.... quoique....

La berçant doucement dans ses bras, l'esprit de Takao se permit de vagabonder vers des endroits où il n'aurait pas dû aller.... Il se permit de s'imaginer en couple avec la plus jeune des enfants Midorima. Il fallait être sincère : Aya était belle.... très belle.... Elle était grande, cultivée, piquante, intéressante.... En faite, elle était la copie féminisée de son frère aîné... Et si Takao s'entendait si bien avec Shin-chan, peut être qu'il se serait tout aussi bien entendu avec la cadette... Peut être qu'il aurait eut le coup de foudre pour elle... peut être qu'ils se seraient embrassés.... peut être qu'ils auraient...

OH MY FUCKIN GOD !

Mais à quoi était-il en train de penser là !!!

Takao secoua doucement la tête de gauche à droite pour chasser ses idées aussi lubriques que déplacées.

Alors de 1 : Il n'y avait et aurait jamais rien entre Aya Midorima et lui ! Elle le détestait ! Et il lui rendait cordialement

De 2 : Si Shin-chan était assez sympa pour tolérer Takao en tant qu'ami, pas dit qu'il l'accepte en tant que beau-frère ! Oh... mais ça serait comme un amour interdit à la Roméo et Juliette alors !

De 3 : Takao était éperdument amoureux de Tsubaki ! Rien que ce fait mettait un terme à toute hypothétique relation avec Aya !

Non mais sérieux.... la cabine d’ascenseur devait commençer à être saturée en dioxyde de carbone ! L’oxygène devait se raréfier. Il n'y avait que cette explication pour justifier les divagations de l'imagination de Takao...


-Takao… J’ai envie d’aller aux toilettes…

Takao se figea en entendant les quelques mots d'Aya. Il ne fut capable d'articuler qu'une seule et unique chose :

« Oh.... »

Ha bah oui... éloquent !

La pauvre princesse Midorima allait devoir retenir sa royale vessie parce que là, il n'y avait aucune latrines dans lesquelles elle pourrait se soulager en toute discrétion.

C'est alors que Kazunari remarqua un détail le chagrinant. Il ne put s’empêcher d'en faire part à la collégienne

« Hé ! Tu me fais pas pipi dessus hein ! »

Takao pinça doucement les lèvres alors qu'il regarda le visage de la jeune fille qui n'était éclairé que par le petit écran de son téléphone portable qu'il avait laissé ouvert. Un message de Shin-chan venait d’ailleurs d'arriver.

« Il va falloir te retenir.... je ne sais pas combien de temps on va encore rester coincé là mais tu as pas le choix... Ou alors... euh.... »

Takao essaya de réfléchir aussi vite qu'il le pouvait pour proposer une solution au problème de l'envie de pipi imminente

« Si tu veux je bois l'eau de ma bouteille et tu fais dedans.... je regarderai pas, promis..... »

A peine avait-il proposé cette ultime solution qu'il se gifla mentalement. Non mais ça va pas de proposer ce genre de chose ? Pour le coup Aya allait l'envoyer balader lui et sa bouteille à pipi ! Et elle aurait bien raison !

Takao prit le téléphone dans sa main et regarda le message que Shin venait de rédiger à son attention

« Ton frère dit qu'on doit pas s’inquiéter... il a appelé les pompiers aussi.... Il est dans le centre commercial... »

Takao soupira longuement. Il avait l'impression de ne pas se sentir au mieux tout d'un coup. Il avait chaud, beaucoup trop chaud. Ses mains devenaient moites et le téléphone glissa pour tomber sur le sol, juste à sa droite.

Depuis combien de temps étaient-ils prisonniers de cette cabine infernale ? Combien de temps encore devraient-il supporter de rester là ? Enfermés ? Sans rien pouvoir faire d'autre que d'attendre qu'on veuille bien les délivrer ?

Takao détestait cette impression d'enfermement. Il avait de plus en plus l'impression d’être un oiseau en cage. Son hyperactivité commençait à se montrer impatiente de sortir d'ici. Et plus les minutes passaient et plus il avait l'impression de rester prisonnier des parois de l’ascenseur.

« Je veux sortir.... »

Le garçon de Shutoku repoussa Aya avant de se mettre debout rapidement. Il ne pensa même pas à prendre son téléphone pour éclairer ses pas. Il rejoignit en deux enjambées le coin de l'ascenseur sur lequel se tenait les boutons d’accès aux étages

« Je veux sortir... »

Il commença à appuyer que les boutons un à un, se fichant des réactions que cela pouvait conduire pour la cabine. Il ne cessait de marteler les commandes alors qu'il ne cessait d'avoir de plus en plus chaud, des gouttes de sueurs perlaientt le long de sa nuque et de son visage

« Faut que je sorte de là ! Je vais devenir dingue si je reste une minute de plus la dedans ! »

Il donna un coup de poing sur le bouton d'appel avant de hurler dans l'interphone qui restait pourtant muet

« VOUS ALLEZ NOUS FAIRE SORTIR DE LA OUI OU MERDE ! »





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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   23.07.15 14:14






Pardon ? C’était-elle faite avoir comme une débutante ? Mais ! C’était à cause de la pression, de l’angoisse ! C’était juste pas possible que cet… que ce… ce… Bakao soit aussi sympa qu’il en avait l’air actuellement. On avait souvent comparé Aya à son frère, le même chemin. Musical, mis à part le fait qu’elle y avait prit énormément de plaisir et donc continué à jouer de la flûte. Puis le basket, la lecture. Bien entendu c’était à une échelle différente, il était bien plus intéressé par le basket, et elle par la littérature.

Ils avaient probablement le même niveau d’étude, en tout cas, elle ne pouvait se référer qu’aux résultats de son aîné à la même époque. Puis ils se ressemblaient, physiquement. La couleur de cheveux, et si la demoiselle était complexée par sa taille, c’était également quelque chose qui la rapprochait de son idole. Bon, elle était droitière et ne bandait pas ses doigts. Puis, entrant dans l’adolescence, elle avait un léger double détail qui sautait aux yeux. Double détail qu’elle avait vivement protégé quand les mains un peu trop baladeuses de Takao avaient ouvert son chemisier –même si ce n’était que pour lui permettre de mieux respirer, et ça lui tenait moins chaud.

Quoi d’autre ? Le caractère. Si leur nom de famille avait pu être changé, ils se seraient appelés Tsunderima. Ils avaient la même façon de se comporter, de paraîtres froids et asociaux mais dans le fond c’étaient des personnes de confiance, amusante quand on les connaissait. Et avec les mêmes goûts. Oui, voilà, il était là le problème actuellement. Elle le savait ! Elle l’avait toujours su ! Alors pourquoi s’était-elle laisser aller ? Aya n’en avait aucune foutue idée. Les Takao étaient l’exact opposé de ce que la famille Midorima était.

C’était aussi vrai pour Shizuku que Takao, parallèlement Aya et Shintaro. Dire que les opposés étaient censés s’attirer n’avait jamais été aussi vrai, bien que la jeune sœur du faucon n’ait jamais été aussi agaçante que son frère. Ils se ressemblaient, mais ce n’était pas flagrant. Toujours était-il que, pour une raison quelconque (imbécilité – phéromones – Takaomones… Rayez la mention inutile), ils étaient destinés à bien s’entendre dès qu’ils apprenaient à se connaître. Ayant les mêmes goûts, la plupart du temps, que son frère, Aya s’était juré de ne jamais approcher cet oiseau de malheur. Il aurait pu être un corbeau que ça lui irait bien mieux !

Elle savait. Elle avait toujours su. Puis, hors de question de… de… faire plaisir à son frère en s’entendant bien avec Kazunari… Elle était vraiment en train de penser à ça ? Non, Shintaro n’avait qu’une seule chose à voir avec ça. Takao le collait trop, il lui pompait tout son temps et toute son énergie. Il était juste un tracas, une lubie passagère qui sortirait de sa vie à un moment où un autre. C’était agaçant, ça faisait trop longtemps qu’elle était enfermée avec et elle divaguait. C’était juste ça, inutile de penser que, au même titre que son frère, elle pouvait être proche de Takao si elle daignait le laisser faire. Et là, là c’était elle qui était allée vers lui. D’abord en le giflant, puis en le câlinant, en se tenant près de lui, collée à lui. Tss… Les pires ennemis faisaient parfois les meilleurs amis –elle n’y croyait que dans le sens où la rivalité ne cesserait pas pour une broutille, mais serait renforcée.

Tout était réconfortant quand elle adoptait cette position. Etre contre quelqu’un, sentir une présence, la main dans ses cheveux –et c’était agréable-, les bras qui l’entouraient. Dommage qu’elle ait autant envie de pipi. Ouais, enfin non, ça lui permettait de penser à autre chose que cet imbécile qui la faisait rougir à la prendre dans ses bras.

« Hé ! Tu me fais pas pipi dessus hein ! Il va falloir te retenir.... je ne sais pas combien de temps on va encore rester coincé là mais tu as pas le choix... Ou alors... euh.... »

Quel charme. Quelle classe. Quelle distinction… Takao Kazunari était le tact et l’élégance incarnés. C’était tellement… dégradant qu’il puisse penser ça d’elle, quel crétin. Non, franchement, elle retirait tout ce qu’elle avait pensé sur lui quelques secondes auparavant. Même si elle n’avait pas été plus fine que lui en lançant le sujet, incroyablement gênant soit dit en passant. Oui, voilà, ça avait déjà été assez embarrassant d’en parler, alors qu’il se permette ce genre de réplique, c’était outrageant.

Mais elle pouvait bien le comprendre, elle aurait sans doute eut une réaction du même genre. Par chance, elle était une fille et jusque là elle n’avait jamais vu un mec s’asseoir sur une demoiselle. En plus de ça, avec les mœurs japonaises, c’était même compliqué d’autoriser une longue embrassade en publique. Enfin, tout ça pour dire, que si elle s’était retrouvé dans sa situation, elle aurait sorti une réplique relativement semblable, peut-être mieux tournée.

Non, maintenant ce qu’elle craignait c’était…

« Si tu veux je bois l'eau de ma bouteille et tu fais dedans.... je regarderai pas, promis..... »

Ca.

Takao Kazunari au meilleur de sa forme. Et très franchement, de tout ce qu’il avait pu sortir jusqu’à maintenant, et probablement même depuis sa naissance, c’était vraiment la chose la plus drôle de toute. Il ne lui en fallu pas plus pour qu’elle explose de rire, c’était un peu moqueur, mais sérieusement hilarant. C’était quoi cette réplique d’ailleurs ? Puis en plus elle était une fille, et à moins qu’il n’ait un couteau pour couper la bouteille, il faisait noir, certes, mais ça restait gênant et jamais –JAMAIS- elle ne ferait ça. D’ailleurs… avait-il un couteau dans son sac ? Etrangement, il avait bien la tête du parfait Yandere. Avec sa tête d’ahuri finit, ses blagues qui ne volaient pas haut, son air amical et sa surexcitation habituelle… Ouais, elle le voyait bien dans des rapports plus personnels avoir le profil type du Yandere –elle devait bien avouer que ça lui irait sans doute plutôt bien. Mais ça ne lui donnait en aucun cas l’envie de le voir traîner davantage avec son frère !

-Bakao ! Tu n’as vraiment aucune délicatesse avec les filles. C’est étonnant que tu ais une petite-amie. Tu as dû la soudoyer. Tu sors des conneries plus grosses que toi.

Ce n’était pas fair-play d’attaquer comme ça, mais il l’amusait tellement. Ce n’était pas du tout moqueur comme réplique, en aucun cas pour l’énerver, ça relevait plutôt de la taquinerie gentille et c’était de plus en plus souvent depuis qu’ils étaient enfermés… Une fois dehors, elle devrait y remédier. Puis vint les nouvelles de son frère, qui était dans le centre commercial, pompiers dépêchés sur place. Autant d’effort pour un ascenseur ? Ce n’était pas plus simple que ça ? Ca ressemblait à un film. Il aurait juste dû finir par redémarrer et s’ouvrir à un étage au hasard. Mais non, la seule chose qu’il avait su faire c’était tomber. Bon, maintenant c’était passé et ils étaient « au calme ».

Enfin, c’était le cas n’est-ce pas ? A en juger par le téléphone qu’il venait de laisser tomber –rest in peace- ce n’était plus totalement vrai. C’est vrai qu’à un moment ça devenait long, et la patience n’était pas le fort du jeune garçon, elle l’avait bien remarqué. S’il avait été raisonné et calme jusque là, elle aurait dû se douter qu’à un moment où un autre il aurait besoin de bouger, de s’agiter, faire quelque chose. Comme elle, quelques instants plus tôt, il avait chaud, et lui tenait chaud –pas qu’elle n’aime pas, mais l’endroit était vraiment petit.

« Je veux sortir.... »

-Takao, il y a les secours, ils ne vont plus tarder, tu sais. Nii-san te l’a bien dit pourtant.

L’instant d’après, elle fut décalé sur le côté, rencontrant le sol froid, ce qui la fit frissonner avant de se mettre à genoux pour remettre correctement sa jupe. Il s’était levé et dirigé de façon très naturelle vers ce qui lui semblait être les portes de l’appareil, entendant le bruit des boutons de commande.

« Faut que je sorte de là ! Je vais devenir dingue si je reste une minute de plus la dedans ! »

Le coup était parti aussitôt après ça, la faisant sursauter de frayeur, son cœur manqua un battement et elle termina de se lever. Plus calme et donc moins habile, elle mit un certain temps à aller dans sa direction, marchant lentement pour ne pas écraser le pauvre appareil téléphonique, ni son sac, ça serait bête, elle cherchait après lui, les mains en avant pour le trouver où se retenir en cas de chute.

-Takao, calme-toi.

Comme elle quelques instants plus tôt, lui dire de se calmer ne devait très probablement pas fonctionner, voire empirer les choses. Ses mains entrèrent en contact avec une porte, mauvaise pioche, même joueur, joue encore. Elle se déplaça un peu pour agripper son bras et remonta une main sur son épaule le décalant un peu des boutons de service. Il était plus fort qu’elle ne le pensait, et parvint après un petit effort à le décoller complètement de là. Ce n’était pas qu’il était lourd, mais quand il pensait à autre chose, c’était comme si plus rien n’existait, il avait dû faire des racines au sol.

Le problème dans l’histoire, c’était qu’elle n’était pas forcément capable de le calmer comme il avait su le faire pour elle. N’importe qui pouvait dire que lui parler de son frère était un bon début, mais lui… que pouvait-elle dire de plus ? Elle ne le connaissait pas, en aucun cas, pas même ses goûts et Aya ne s’était jamais sentie aussi inutile qu’à cet instant là.

-Takao, s’il te plaît. On va bientôt sortir, tu verras. Puis, une fois dehors ça ira déjà mieux, et il fera frais. Et tu pourras te détendre. Et… et courir, faire du skate, du basket, je sais pas… Les pompiers sont déjà là, ils vont venir d’un instant à l’autre.

En remontant sa main dans son cou, elle constata à quel point il transpirait. Il faisait quoi ? Une crise, un malaise… ? Elle ne savait pas, elle ne s’y connaissait pas, mais il avait chaud, juste très chaud. Il avait de l’eau, il devait sans doute boire, ne serait-ce que pour s’hydrater un peu. Elle tint à vérifier tout de même sa température et posa sa seconde main sur son front, c’était sans doute normal qu’il ait si chaud, non ? S’il transpirait, sa température corporelle devait être élevée aussi.

L’enlacer pour tenter de le calmer un peu n’était pas une bonne idée, si ça fonctionnait avec elle, ce n’était peut-être pas le cas avec lui, en plus de ça, pas la peine de lui ajouter de la chaleur supplémentaire, mais qu’il cesse de bouger, qu’il reste assit. En face de lui, elle le poussa à retrouver le sol, il avait besoin de bouger, certes, mais il finirait desséché s’il ne sortait pas d’ici.

-Attends, je vais te prendre ta bouteille et tu vas boire un peu. Heureusement que je n’ai pas fais pipi dedans, n’est-ce pas. Allez, boit, ça te fera du bien.

Elle rit un peu de sa propre bêtise et se pencha sur le sac pour l’attraper, cherchant d’abord le sac à tâtons avant de le trouver, lui présentant son bien, bouchon enlevé. Lentement elle laissa sa main parcourir son bras sur sa longueur pour trouver sa main et la lui donner, qu’il n’en mette pas partout. La jeune fille leva la tête en entendant des grésillements au niveau des lumières, avec un peu de chance, ça allait revenir, pourvu que ça n’annonce pas une chute prochaine. Elle avait totalement délaissé le téléphone, pauvre petit appareil qui clignotait dans l’attente de messages à lire.

-Je n’aurais jamais pensé que quelqu’un comme Takao-san puisse se sentir dans cet état là. Je veux dire… tu ne perds pas patience, tu t’énerves rarement et tu blagues toujours. Tu as l’air de quelqu’un de fort et de fiable alors… je ne m’y attendais pas.

Oui, c’était elle qui avait quatorze ans à la base, et pas l’inverse. Pour autant, voir ses faiblesses c’était… touchant ? Ouais, touchant. Kazunari n’était que quelqu’un d’ordinaire et le voir dans cet état lui faisait réalisé à quel point il pouvait se sentir blessé par ses paroles parfois, et pas seulement elle. Ainsi son frère l’avait battu au collège et il avait décidé d’être son ami. Il avait fait preuve de beaucoup de recul pour en arriver là, ça aurait était elle, avec sa rancune naturelle, son « ennemi » aurait passé un mauvais quart d’heure. Aya passa une main dans les cheveux sombres pour les ébouriffer un peu en souriant.

-Tu es quelqu'un de bien, Kazunari.


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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   01.08.15 23:16

...
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• En apesanteur •

-Bakao ! Tu n’as vraiment aucune délicatesse avec les filles. C’est étonnant que tu ais une petite-amie. Tu as dû la soudoyer. Tu sors des conneries plus grosses que toi.

Takao n'avait put empêcher un sourire de venir étirer ses lèvres. Ah ce qu'elle pouvait être piquante quand elle le voulait. Elle était aussi particulièrement détraquée pour se mettre à penser que Takao était capable de soudoyer une fille pour sortir avec elle. Mais pas de chance, Little Mido, Kazunari n'avait vraiment pas eut besoin de payer ( en espèce ou en nature ) la belle Tsubaki Kumako. Il était tombé sous son charme dés qu'il avait échangé avec elle quelques textos. Il était tombé sous son charme dés qu'il l'avait vu assise sur la berge ce fameux jour où il avait été collé avec Shin-chan... Et ce qui avait suivi dans sa demeure.... ça... rien n'aurait jamais pu l'acheter ! Y repenser le faisait sourire d'un air béa... Il n'y avait pas à dire, il était amoureux...

Et dire que Tsubaki était la fille dont Shin-chan avait été amoureux du temps du collège. Est ce que Aya avait connaissance de ce genre de détail sur la vie de son frère? La connaissant comme il la connaissait, il n'aurait pas été étonnant que la jeune fille perce à jour l'identité de l'amoureuse de son frère. Quelle aurait été sa réaction ? Est ce qu'elle aurait été furieuse ? Est ce qu'elle aurait été en colère ? Révoltée ? Haineuse ? Jalouse ?

Dans un cas comme dans l'autre, Kazunari n'avait aucune envie de lui révéler le nom de sa petite amie. Il ne voulait pas qu'Aya se mette à penser des choses étranges... Il ne voulait pas qu'elle s'imagine que Takao été sorti avec Tsuki-chan uniquement parce que Shin-chan avait eut des sentiments pour elle par un temps... Il ne voulait pas qu'elle pense qu'il idolâtrait Shin au point de l'imiter dans les personnes avec qui il choisissait de partager sa vie. La vérité, c'est que jusqu'à il y a peu, il ignorait encore que Shin avait été amoureux d'elle. Cela avait fait l'objet d'une confidence lors de leur heure de colle subie tout récemment...

Ha ce que Takao aurait aimé être près d'elle à ce moment précis. Ha ce qu'il aurait aimé voir son visage encadré par ses cheveux rosés noués en couettes hautes. Il aurait aimé se perdre dans son regard framboise. Il aurait aimé lui tenir la main et entendre sa voix fluette s'échapper de sa bouche aux lèvres si douces et tièdes...

Mais rien de tout ça n'arriverait. Il restait encore et encore prisonnier de cet ascenseur capricieux. Celui là même qui n'avait pas envie de se remettre en marche et qui faisait montre de rébellion en projetant la cage quelques secondes en chute libre. Comment ne pas céder à la panique ? Il avait beau se répéter mentalement que tout ce chantier prendrait rapidement fin, il n'arrivait pas à se rassurer pour autant. Ha ce qu'il detestait les endroits aussi exiguë. Il n'était pas claustrophobe pour autant. Il ne supportait tout simplement pas l'idée d’être enfermé dans cette... cage ! Il n arrivait pas à se défaire de l'image d’être un volatile prisonnier des grillages d'un zoo, exhibé aux yeux curieux des visiteurs peu scrupuleux !

S'il y avait bien un endroit dans lequel on ne verrait pas Kazunari mettre les pieds c'était les parcs animaliers. Il ne supportait tout simplement pas l'idée que l'on puisse parquer des animaux derrière des enclos dans des cages ressemblant si peu à l'habitat naturel qui leur était indispensable. Il se souvenait parfaitement avoir visité le zoo de Tokyo quand il était plus jeune avec ses parents qui pensaient à l'époque faire le bonheur de leurs deux enfants. Si Shizuku avait été ravie de voir les différentes espèces défiler devant ses yeux ébahis, Kazunari, lui, n’avait pas réussi à apprécier la visite, ne cessant de se demander si les animaux n' étaient pas triste d’être enfermés.... Ce malaise l'avait carrément prit aux tripes lors de son passage devant la volière ridiculement petite d'un faucon...

Sa respiration s'accéléra alors qu'il prenait conscience qu'en ce moment même, le faucon prisonnier n était nul autre que lui. Il avait retiré rapidement sa veste à capuche qu'il avait balancé dans un coin de l'ascenseur. Des bouffées de chaleur et des frissons parcourraient son corps tandis que le stress et la panique s'emparaient de lui. Martelant les touches inutiles de l'appareil, il ne cessait de répéter son envie de sortir d'ici, un peu comme il aurait psalmodier une prière de désespoir adressée à toute personne capable de l'aider.

-Takao, calme-toi.

Kazunari sursauta vivement quand il sentit la main d'Aya dans sa nuque. Il n'avait même pas entendu le son de sa voix. Il était prisonnier de son agitation intérieure et avait fait abstraction de tout ce qui l'entourait. Il ne retrouva une connexion avec la réalité que lorsque le cadette des Midorima le força à s’asseoir sur le sol pour lui éviter de s'agiter davantage ou de passer ses nerfs sur la panneau de contrôle de la cabine toujours immobile

-Takao, s’il te plaît. On va bientôt sortir, tu verras. Puis, une fois dehors ça ira déjà mieux, et il fera frais. Et tu pourras te détendre. Et… et courir, faire du skate, du basket, je sais pas… Les pompiers sont déjà là, ils vont venir d’un instant à l’autre.

Kazunari releva doucement le regard vers elle. Son regard gris azuré habituellement si pétillant de malice et rempli de vie semblait soudainement bien vide quand il s'accrocha à celui émeraude de la jeune fille. Le basket..... Le skate board.... Les deux passions qui rythmaient sa vie. S'il avait découvert le premier très jeune et le pratiquait de façon intensive, le second était davantage un passe temps auquel il s'adonnait volontiers avec les jeunes de son quartier dans un skatepark peu éloigné de son domicile. Le regard de Takao glissa sur le coté droit, fuyant celui d'Aya. Il était plongé dans un mutisme qui ne lui était pas habituel et qui était même plutôt inquiétant venant d'un membre de la famille Takao réputé pour leur parlé incessant

-Attends, je vais te prendre ta bouteille et tu vas boire un peu. Heureusement que je n’ai pas fais pipi dedans, n’est-ce pas. Allez, boit, ça te fera du bien.

Il sentit plus qu'une ne vit Aya approcher la bouteille débouchonnée de lui. Ses mains moites et tremblantes se posèrent sur les siennes alors qu'il approchait ses lèvres du goulot de la bouteille. Ha... Ha délicieuse sensation. L'eau était tellement fraîche qu'elle en devenait presque divine. Il ne put s’empêcher de ferme les yeux alors qu'il continuait de boire plusieurs longues gorgées en sentant la fraîcheur bienvenue de l'eau se répandre dans son corps. Pourquoi faisait-il si chaud ? Pourquoi n'arrivait pas à se calmer ? Pourquoi se sentait-il si mal d'un seul coup ?

-Je n’aurais jamais pensé que quelqu’un comme Takao-san puisse se sentir dans cet état là. Je veux dire… tu ne perds pas patience, tu t’énerves rarement et tu blagues toujours. Tu as l’air de quelqu’un de fort et de fiable alors… je ne m’y attendais pas.

Ainsi c'était comme ça que les gens le percevait de l’extérieur ? Comme quelqu'un qui a le sourire en permanence, qui ne perds jamais son sang froid et qui reste le Takao jovial que tout le monde connaît. Pourtant... Kazunari était comme n'importe quel autre être humain. Avec ses forces, ses faiblesses, les peurs, ses secrets, ses fardeaux....

La main d'Aya s’avança vers lui et passa dans ses cheveux noirs qu'elle ébouriffa de façon affectueuse. Un léger sourire étira les lèvres du joueur de Shutoku qui reprenait peu à peu contact avec la réalité

-Tu es quelqu'un de bien, Kazunari.


Oh ? Elle venait d'utiliser son prénom ? Une chose étonnante étant donné le peu de personne qui se le permettait. Shin-chan ne l'avait jamais appelé une seule fois par son prénom... Il n'y avait que sa famille pour se permettre une telle familiarité. Ha ça n’aurait pas été pour déplaire au garçon ! Lui même ne se privait pas pour appeler son meilleur ami par son prénom... et , plus souvent encore, par son petit surnom affectueux.

Un soupire s'échappa des lèvres de Takao alors qu'il regarda Aya

« Tu es quelqu'un de très bien aussi... Finalement... je suis presque content d’être tombé dans cet ascenseur avec toi... a part se crier dessus on n'a jamais prit le temps de se parler vraiment. C'est dommage... »

Au dessus d'eux la lumière crépita une nouvelle fois et le cœur de Kazunari s'emballa rapidement. Non... Pas encore...

Une voix grésillante s'éleva depuis une sorte de haut parleur dont Kazunari n avait pas remarqué la présence jusque la. Son regard se porta automatiquement vers lui alors que sa main s'était accrochée à celle d'Aya dans un réflexe incontrôlé.

La voix était celle d'une femme que l'on arrivait difficilement à comprendre. Kazunari dut se concentrer pour décrypter le sens des phrases prononcées. D’après ce qu'il avait entendu, l’ascenseur était de nouveau stabilisé et allait se remettre en route pour les libérer au rez de chaussez où ils seront prit en charge par des secours. La voix leur demandait encore quelques instants de patience et de calme avant que le silence de les entoure de nouveau.

Kazunari tourna la tête vers Aya

« Tu as entendu comme moi ? On va vraiment sortir de la ? Et pas les pieds devant visiblement.... »


La bonne nouvelle était vraiment agréable à apprendre. Il se sentait rassuré et ne pouvait s’empêcher de fantasmer l'instant où les portes allaient s'ouvrir sur leur liberté retrouvée. D'un revers de manche, Takao s’épongea son front humide. Les frissons et les sueurs froides ne disparaissaient pas pour autant. Sa main tremblait dans celle d'Aya.

« Je ne me sens pas bien... mais genre... pas du tout... »

Une nouvelle inspiration lui apporta une bouffée d’oxygène qui ne le calma pas pour autant. Sans qu'il ne prenne conscience des actes qu'il était en train de commettre, il ne put s’empêcher de poser sa tête sur l'épaule de la jeune fille et d’encercler sa taille avec une certaine tendresse

« Si je tombe dans les pommes.... tu crois que Shin-chan sera en colère ? Je lui ai dis que j'allais veiller sur toi mais en faite... je veille sur rien du tout »






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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   03.08.15 14:58






Il semblait surprit. C’était même aussi marrant qu’in croyable dans cette situation. Il était en pleine panique et rien que de l’avoir interpellé par son prénom semblait l’avoir fait réagir. Si monsieur ne se gênait pas pour l’appeler aussi familièrement par son prénom, alors pourquoi pas elle ? Il prenait toujours ses aises avec tout le monde, et… ce n’était pas déplaisant de l’appeler ainsi, surtout si ça avait eu le don de le faire revenir un tant soit peu à lui.

Il était angoissé et ça se voyait, alors peu importait quel type de réconfort elle pouvait lui apporter, elle le ferait. Parce que tout ce temps il avait été prévenant avec elle, et cela même si elle l’avait giflé. En prenant du recul, ça avait été horrible de faire ça, mais la sensation avait été géniale… Takao Kazunari avait été sa première gifle.

« Tu es quelqu'un de très bien aussi... Finalement... je suis presque content d’être tombé dans cet ascenseur avec toi... a part se crier dessus on n'a jamais prit le temps de se parler vraiment. C'est dommage... »

Ce n’était pas réellement la réflexion qu’elle se faisait d’elle-même à cet instant, se trouvant même plutôt méchante. Mais tout compliment était, bien évidemment, bienvenu. C’était toujours agréable, et Takao était touchant de sincérité. Ou alors il délirait à cause de sa folie passagère –ce qui n’était pas une hypothèse à écarté vu comme ils se comportaient comme chien et chat habituellement.

Néanmoins, elle devait bien avouer que c’était vraiment dommage. Enfin, elle s’était toujours un peu doutée de ça. Kazunari et Shizuku se ressemblaient énormément sur certains points, ainsi qu’elle-même et Shintaro. Alors s’ils arrivaient à se lier d’amitié, ça allait dans tous les sens. C’était franchement agréable de rester près de lui, il avait toujours le mot pour rire, et malgré le fait qu’il soit moyen en études, c’était quelqu’un d’intelligent. Non, elle n’en revenait pas d’avoir pensé ça. Ces deux mots étaient trop étranges dans la même phrase.

La jeune fille sursauta en entendant la voix s’élever soudainement. Bon sang, ça faisait l’effet d’un film d’horreur ! Sauf que, heureusement, malgré le grésillement agaçant, ils avaient bien comprit qu’ils sortiraient dans quelques instants. Franchement, le bouton d’aide ne fonctionnait pas mais ils avaient ça à disposition ?! Et pourquoi ne pas les avoir rassurés dès l’arrivée des secours ? Bande d’incapables.

La main de Kazunari serrait la sienne, il ne devait pas se rendre compte, en même temps en état de panique, mais il y mettait de la force le bougre, ajouter à cela ses petites blessures… elle serra les dents et ne le montra pas le moins du monde, ce n’était pas le moment de s’occuper de ça. Bientôt ils sortiraient, alors, ça devait le réconforter, non ? Ouais… ça n’avait pas réellement l’air, pourtant, il avait très bien assimilé l’information.

« Tu as entendu comme moi ? On va vraiment sortir de la ? Et pas les pieds devant visiblement.... Je ne me sens pas bien... mais genre... pas du tout... »

Il tremblait, il avait chaud, encore. Elle pouvait le sentir jusqu’ici, aussi proche qu’elle soit. Très honnêtement, elle lui aurait bien dit d’enlever son t-shirt mais, ça paraîtrait déplacé. Même si les secours seraient en mesure de comprendre. Pour son cas, avoir le chemisier ouvert lui faisait énormément de bien –et cette pensée la fit rougir en se disant que c’était lui qui l’avait ouvert… En temps normal elle l’aurait magistralement giflé. Mais en temps normal, ils ne se seraient pas retrouvés coincés dans un ascenseur…

Puis l’instant d’après, comme un enfant fragile, il avait posé sa tête contre son épaule, à son image quelques instants plus tôt. Oui, c’était réconfortant ce genre de position. Aya passa directement sa main dans ses cheveux, les repoussants par la même occasion de son front alors qu’ils collaient un peu dessus. Venait-il de courir un marathon ? Il semblait calme, et « Takao + calme » ça donnait quelque chose d’incompatible. Quelque chose n’allait pas. Sa petite crise d’angoisse semblait passer, en tout cas, il n’en montrait plus trop les signes extérieurs si ce n’était les bouffées de chaleur qu’il subissait encore, trempant doucement son t-shirt. Elle secoua la main, grimaçant un peu malgré tout.

Le câlin la réconfortait, ce n’était pas étrange, elle avait toujours été plus calme ainsi, même si elle n’étreignait pas n’importe qui. Son frère, ses amies. Elle prenait l’habitude, mais valait mieux que ça ne perdure pas ! Il la tenait contre lui, est-ce que ça le rassurait aussi ? A quoi pensait-il ? Il n’y avait plus rien d’angoissant, ça semblait être en cours de réparation maintenant.

« Si je tombe dans les pommes.... tu crois que Shin-chan sera en colère ? Je lui ai dis que j'allais veiller sur toi mais en faite... je veille sur rien du tout »

-Mais qu’est-ce que tu racontes ? Tu ne fais pas de malaise hein ? Bakao. Il ne reste que quelques minutes et… et les secours sont en bas. Ok ?

Merde, il n’allait pas la faire angoisser à dire des choses comme ça quand même ?! Si ? Il allait le faire ? Il n’était pas possible comme gosse, vraiment pas possible. Et elle allait faire quoi d’un cadavre dans les bras ? Mine de rien, ils avaient tous deux perdus beaucoup de force et elle n’allait pas traîner un zombie, ce n’était pas possible. En plus, s’il tombait et se cognait ? Elle ferait quoi ? Bouche à bouche lui vint à l’esprit mais ce n’était pas pour ce genre de situation.

Elle devait le garder éveillé quoi qu’il en coûte, lui parler, attendre ses réponses. Tout faire pour qu’il réponde. Lui foutre des gifles ? Avec plaisir !

-Puis mon frère ? Vient on dit qu’on s’en fiche de mon frère. La seule chose pour laquelle il pourrait être en colère c’est… Je ne sais pas en fait.

Evidemment qu’elle ne s’en fichait pas de son frère, mais étrangement, c’était la seule chose qu’elle fut capable de dire à ce moment là. C’était évident qu’il serait plus inquiet qu’autre chose, sa sœur et son… meilleur ami… -elle grimaça- coincés depuis de trop longues minutes à angoisser l’un comme l’autre sans savoir quoi faire, tournant en rond comme des animaux en cage, se crachant à la figure ou se câlinant. Les êtres-humains étaient vraiment capables de choses étranges quand la situation était angoissante. Elle donna une petite tape sur sa joue, tellement légère qu’elle doutait qu’il l’ait réellement sentie. Avec l’épisode de la gifle, elle se sentait incapable de le refaire maintenant.

-En plus, tu t’es très bien occupé de moi ! C’est vrai quoi, tu m’as crié dessus, dit des choses horribles, à moitié déshabillé, en exagérant à peine. Puis tu m’as réconforté, prit dans tes bras, caresser les cheveux. Alors je peux bien te rendre la pareille. Enfin, je ne parle pas de la gifle et tout ça, hein. Mais là… Takao… ?

Elle trembla d’effroi en sentant la cabine trembler doucement pour bouger, descendant dans un rythme qui semblait un peu trop long pour un ascenseur. Alors… ils allaient descendre maintenant ? Peu à peu, très lentement. Mais au fond le faucon pouvait le ressentir. Elle espérait qu’il le ressente, qu’il revienne à lui, qu’il sorte de cette espèce de léthargie alors qu’elle le secouait doucement par les épaules.

-Takao, on a commencé à descendre un peu. Ils vont bientôt ouvrir les portes. Alors reste là, d’accord ? Avec un peu de chance, on sera déjà dehors qu’on n’aura pas encore remarqué qu’on est sorti ! Takao… ?

La main qui caressait ses cheveux depuis tout à l’heure cessa tout mouvement pour rester à l’arrière de son crâne. Il n’avait jamais semblé si mal en point, la tête chichement posée contre son épaule, elle ne savait pas quoi faire de plus. Les petites tapes… elle ne savait même pas si ça servait à grand-chose au final.

Ses longs cheveux venaient parfois lui chatouiller le visage, alors elle les remettait en place derrière son oreille, le fixant en bougeant légèrement et gauche à droit comme pour le bercer, ce qui était une mauvaise idée en soit, puisque ça pouvait même le rendre malade ! Pourvu qu’il ne lui vomisse pas dessus, elle n’avait pas envie de se retrouver avec ça dans son décolleté, évidemment, monsieur était à bonne hauteur.

Pour plus de précaution elle le redressa, usant de toute ses forces pour. Non mais ! il faisait son poids le bougre ! Le bras autour de son cou, le visage penché au-dessus du sien, elle guettait ses réactions alors que la cabine continuait sa descente qui semblait elle aussi interminable. Le garder éveillé, le garder éveillé.

Sans savoir pourquoi, ni comment elle en était arrivée à ce stade là. Ce n’était pas tout à fait un baiser, hein ? Que faisait-elle au juste ? C’était… une technique de dernier recours pour le garder réveiller. Franchement ce qu’il ne lui faisait pas faire ! Et… et ses joues… ? Elles étaient brûlantes ! Pourtant, elle avait juste déposé ses lèvres contre les siennes, doucement. Enfin… c’était étrange, voilà tout. Non, ce n'était pas un baiser...



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   10.08.15 17:09

...
Feat Little Mido


• En apesanteur •

Pourquoi fallait-il qu'il fasse si chaud. Takao était plutôt à l'aise avec les températures élevées de l'été. C'est même plutôt la fraîcheur de l'hiver qu'il n'appréciait guère. Devoir mettre d'épaisses écharpes et des gros manteaux n'était pas ce qu'il y avait de plus pratique. Encore moins lorsqu'il fallait pédaler avec le vélo ! Il avait une sainte horreur de cette sensation désagréable. Celle où l'extérieur de votre visage grelotte de froid alors que les parties couvertes sous les vêtements mourraient de chaud à cause de l'effort fourni pour pédaler. Mais même dans ces conditions, Takao Kazunari continuerait de conduire le vélo et la charrette pour se rendre jusqu'au lycée sans manquer de passer prendre Shin-chan au passage.

Les yeux dans perdus dans le vague, il ne pouvait s’empêcher de se demander comment serait leurs années universitaires. Shin-chan entrerait à Todai, c'était une certitude. Il avait le niveau requis et ses parents avaient les moyens financiers de lui offrir cette faculté prestigieuse et ô combien demandée. Lui, il porterait son choix sur une université plus modeste qui pourrait peut être débouchée sur un diplôme malgré tout reconnu. Mais là n'était pas le réel questionnement qui tournait en boucle dans son esprit. La vraie question, était de savoir comment se passerait son quotidien lesté de la présence ( malgré tout envahissante ) de Shin-chan. Plus d'horoscope. Plus d'objet aussi loufoque que ridicule. Plus avoir à supporter ses petits piques acerbes mais malgré tout pleins d'attention.... Oui... Takao préférait largement supporter son petit coté tsundere pas toujours agréable plutôt que son indifférence.

-Mais qu’est-ce que tu racontes ? Tu ne fais pas de malaise hein ? Bakao. Il ne reste que quelques minutes et… et les secours sont en bas. Ok ?

Takao releva la tête vers elle, ancrant son regard gris azuré à celui de la belle Midorima aux longs cheveux verts quelque peu emmêlés. Elle qui prenait toujours soin de son apparence afin d’être en permanence tirée à quatre épingles. Elle avait soudainement l'air bien débraillé avec ses cheveux légèrement décoiffés, son chemisier dont les premiers boutons avaient été ouverts... N'importe qui entrant dans l’ascenseur aurait pu imaginer sans peine qu'une scène quelque peu érotique venait de se produire. Il n'en était pourtant rien et Takao priait pour que Shin-chan ne vienne pas à s'imaginer ce genre de scénario qui pourrait signer son arrêt de mort.

-Puis mon frère ? Vient on dit qu’on s’en fiche de mon frère. La seule chose pour laquelle il pourrait être en colère c’est… Je ne sais pas en fait.

Un petit sourire vint ourler les lèvres de Kazunari qui ne put s’empêcher de laisser un petit rire lui échapper. Entendre Aya Midorima dire qu'elle se fichait de son frère était quelque chose qu'il aurait pensé impossible. Était-elle fiévreuse elle aussi ? Ou fallait-il qu'elle soit terriblement inquiète pour réussir à prononcer ce genre de chose dans l'unique but de le rassurer.

Kazunari était en train de prendre conscience de son propre état et de la panique dans laquelle il était en train de plonger la jeune fille qui était sa cadette. Il se redressa un peu et prit une grande inspiration. Il n'avait qu'à peine senti la petite claque qu'elle lui avait administré et qui lui avait davantage fait l'effet d'une caresse sur la joue. Il avait fermé les yeux par pur réflexe mais n'avait senti aucune douleur contrairement à la première qu'elle lui avait asséné et qui avait imprimé la trace de sa main sur sa peau en feu pendant plusieurs longues minutes.

Un petit sourire restait collé à son visage. Qu'est ce qui pourrait mettre Shin-chan en colère. Ha pas ses petites crises qu'il poussait quand quelque chose de dérisoires l’agaçait. Comme par exemple quand Takao lui volait ses lucky items pour une raison X ou Y. Ça il n'aimait pas ! Il n'appréciait jamais que Takao ou quiconque y touche, partant du principe que cela allait diminuer le quota de chance associée à objet en question... Ridicule ! Mais tellement touchant en même temps ! Il avait cette façon de froncer les sourcils, de remonter ses lunettes pour finalement pousser une petite gueulante à laquelle Kazunari ne résistait pas. Rien que pour ces quelques minutes à le voir sortir de ses gongs, Takao était prêt à braver les danger pour dérober l'objet de la chance du jour !

Mais est ce qu'il avait déjà vu Shin-chan véritablement en colère ? Hors de lui ? Jamais.... Et effectivement, force était de constater qu'il était incapable de dire ce qui pourrait le mettre en colère. Étrange. Il pensait pourtant si bien le connaître et il s’apercevait que malgré des mois passés en sa compagnie, il y avait toujours des zones d'ombre de son histoire ou des faces cachées de son caractère qui lui étaient inconnus

-En plus, tu t’es très bien occupé de moi ! C’est vrai quoi, tu m’as crié dessus, dit des choses horribles, à moitié déshabillé, en exagérant à peine. Puis tu m’as réconforté, prit dans tes bras, caresser les cheveux. Alors je peux bien te rendre la pareille. Enfin, je ne parle pas de la gifle et tout ça, hein. Mais là… Takao… ?

Takao eut un sourire

« la gifle ? Quelle gifle ? Je ne me souviens pas.... Désolé hein... j'ai toujours eut tendance à oublier les choses qui n'avaient aucune importance. »


La tête reposant sur l'épaule d'Aya, Takao ne pouvait s’empêcher de penser que la jeune fille semblait soudainement bien bavarde. On pouvait dire que Kazunari était une véritable pipelette (il n'aurait en aucun cas démenti ), Aya n'était pas mal non plus dans son genre. Son comportement rassurant et si avenant était tellement agréable que Kazu se demandait si elle était toujours la Aya qu'il avait connu. Celle qui ne cessait de le rabaisser, de l'insulter, de le ridiculiser devant Shintaro. Pour la première fois de sa vie, il avait un aperçu de la Aya que côtoyait Shizuku au quotidien. Le moins que l'on pouvait dire, c'est que cette Aya là était quelqu'un de merveilleusement attentive et affectueuse. La différence était tellement saisissante avec elle sournoise et jalouse qu'il connaissait. Takao en venait à se demander si la plus jeune des Midorima n'était pas atteinte d'un grave trouble comportemental. Une sorte de schizophrénie ou bipolarité non diagnostiquée !

-Takao, on a commencé à descendre un peu. Ils vont bientôt ouvrir les portes. Alors reste là, d’accord ? Avec un peu de chance, on sera déjà dehors qu’on n’aura pas encore remarqué qu’on est sorti ! Takao… ?


Une très légère secousse fit écho aux dires de la jeune fille. La cabine se mettait lentement en mouvement, descendant avec une vitesse bien trop modérée pour être normale. Takao releva légèrement la tête pour regarder le plafond de la cabine. Le petit néon diffusant une lumière tamisée les éclairait chichement.

Kazunari baissa la tête pour regarder Aya et remarqua que cette dernière avait le visage bien trop près du sien. Vraiment trop près. Sans même qu'il ne comprenne comment ils avaient fait pour en arriver là, les lèvres de la jeune fille se posèrent sur les siennes pour un baiser délicat et aussi doux d'une plume. Les lèvres rosées d'Aya se pressèrent en douceur contre les siennes tandis que Kazunari gardait les yeux ouverts, trop interloqué par ce qui se produisait pour réussir à réagir.

Il semblait que le temps venait de s’arrêter momentanément. Aya, collée contre lui, sa chemise déboutonnée laissant entrapercevoir la naissance de sa poitrine joliment cachée par un soutien gorge dont le fin tissus était légèrement visible. Kazunari, assis à même le sol, ses mains sur les hanches de la jeune fille tandis que les portes de ascenseur s'ouvraient dans un bruit mécanique sur un Shintaro Midorima témoin de cet échange labial pour le moins surprenant.....

Comme s'il venait d'être piqué par un insecte vorace, Takao sursauta et tourna la tête vers Shin-chan dont le visage fermé n'augurait rien de bon. Sans doute s'était-il attendu à tout sauf à ça ! Retrouvé sa sœur et son meilleur ami en plein bouche à bouche et à semi débraillés dans un ascenseur devait lui donner l'impression d’être plonger dans un sordide cauchemar

« Non ! C'est pas ce que tu crois Shin-chan ! »

Takao, dont le visage était toujours moite en raison de la chaleur trop accrue ou de sa fièvre passagère, le regardait légèrement paniqué. Que devait penser le shooteur d'excellence de Shutoku ? Pensait-il que Kazunari était qu'un petit fumier profiteur qui n'avait pas hésité à profiter de sa sœur si pure dans un moment si dramatique ? Pensait-il qu'il était qu’un incurable coureur de jupon infidèle qui trompait sa toute récente petite amie pour une collégienne à peine pubère ? Shin-chan le prenait-il pour un lolicon ? Et Tsuki-chan dans tout ça ?

Tout se bousculait dans la tête de Kazunari qui sentait une migraine épouvantable prendre possession de lui. Qu'est ce qui venait de se passer ? Pourquoi Aya l'avait-elle embrassé ? Pourquoi ne l'avait-il pas repoussé vivement ? Embrasser quelqu'un d'autre était-ce le premier pas vers l'infidélité ? Où commençait-elle d'ailleurs, cette insidieuse infidélité ? Il allait devoir le dire à Tsuki-chan... et il ne savait pas si elle jugerait ce baiser volé d'acte dérisoire sans conséquence ou d'acte ignoble digne de la pire des sanctions : la rupture.

« Aya ! Dis lui que tu m'as embrassé ! Que je n'ai rien fais ! Que j'ai pas abusé de toi ! »

Kazunari essaya piteusement de se redresser sur ses jambes en coton. Il dut se maintenir au rebord de l’ascenseur dont les portes étaient maintenant grandes ouvertes, offrait au regard de tous le capharnaüm qui s'était rependu au sol de la cabine. Les effets personnels de Takao avait valsé un peu partout quand la cage avait soudainement lâché dans le vide. Sa veste trônait en boule dans le coin où elle avait été jetée avec négligence.

Il sentit un goutte de sueur descendre tout le long de son dos, depuis sa nuque jusqu'à la chute de ses reins. Un frisson le parcourut alors qu'il regarda Shin-chan avec confusion et panique. Que son ami se méprenne et ait soudainement une image de lui des plus négatives lui était insupportable. Il ne voulait pas que Shin-chan se mette à penser qu'il était quelqu'un de si.... affreux. Et pour une raison qu'il ne saurait expliquer, il avait la désagréable impression qu'il y aurait dans leur amitié un « avant » et un « après » baiser dans l'ascenseur.

Takao tourna la tête vers la collégienne qui ne paraissait pas en mener plus large que lui. Pourrait-il bénéficier de son soutien ? Ou bien « Bad Aya » serait elle de retour, prête à l'enfoncer jusque six pieds sous terre pour parvenir à la fin qu'elle désirait : l'éloigner durablement de son précieux frère. Takao écarquilla les yeux alors qu'une pensée affreuse venait de s'emparait de son esprit pour ne plus le lâcher. Il avait beau se dire que tout cela ne pouvait pas être vrai, qu'Aya n'était pas aussi mauvaise qu'il ne le pensait...

« Tu... »


Sa fièvre montait de nouveau en flèche alors qu'il ne lâchait plus Aya du regard, la transperçant de ses yeux gris pour la sonder au plus profond d'elle même à la recherche de la vérité

« Tu l'as fait exprés ? Tu... tu m'as embrassé... et tu savais que les portes allaient s'ouvrir... et que Shin-chan serait derrière. »





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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   16.08.15 21:35






Takao avait quelque chose de touchant et mignon, réconfortant, à l’instar d’un grand-frère, même si elle n’irait pas à le qualifier comme tel, elle ne pouvait pas se dire qu’il était un parfait crétin sans savoir qu’il était un être adorable, parfois, rarement… Très rarement ! Oui, c’était difficile de mettre sa fierté de côté pour simplement penser ça.

« La gifle ? Quelle gifle ? Je ne me souviens pas.... Désolé hein... j'ai toujours eut tendance à oublier les choses qui n'avaient aucune importance. »

Elle sourit un peu et les secondes passaient, légères, agréables, mais trop silencieuse alors que lui, il semblait toujours un peu angoissé, elle avait parlé, beaucoup, comme elle le faisait rarement avec ses amies, comme elle ne le faisait jamais avec son frère de peur d’en dire toujours trop. Au cas où personne ne l’avait remarqué, peser ses mots n’était pas une chose qu’elle savait faire, loin de là.

Les mots dépassaient trop souvent ses pensées, étaient piquant, blessants, incisifs et pour la plupart elle ne le pensait pas réellement, « tact » n’était pas son maître mot et elle avait souvent trop de mal à tout retenir quand ça ne lui plaisait pas, Aya était quelqu’un de capricieuse, c’était certain. Surtout elle ne l’avait jamais caché, et peu importait la réputation qu’elle se traînait après ça.

Aya pouvait répondre à beaucoup de choses sur elle, elle connaissait son comportement et réfléchissait toujours à ce qu’elle disait, même si ça sortait trop spontanément, son cerveau tournait la plupart du temps à plein régime. La plupart du temps, oui, parce qu’elle ne savait pas comment elle en était arrivée là, alors qu’ils arriveraient bientôt au rez-de-chaussée, à l’embrasser.

Non, en réalité, ce n’était pas le fait d’avoir vu la situation lui échapper si rapidement qui la rendait perplexe, mais son premier baiser. Celui qu’elle réservait depuis toujours à son grand-frère adoré, elle ne pouvait pas complètement affirmer qu’il lui volait son premier baiser… mais il devait bien s’en doute non ? Elle le tiendrait à moitié pour responsable. La situation en elle-même était curieuse. En tout cas, pour l’avoir tenu éveillé, c’était un franc succès. Animations, soirées, garde d’enfants, Aya Midorima ne ratera pas une occasion pour faires des choses totalement loufoques, contacter au 0888-xx-xx-xx.

De ce qu’elle en connaissait, le baiser chaste, pour avoir à peine coller ses lèvres contre les autres et… elle était franchement déçue. Pas parce qu’il s’agissait de Takao, mais surtout qu’elle ne ressentait pas ces fameuses choses dont on entendait parler, les papillons dans le ventre et ce genre de niaiserie. Pour autant, ce n’était pas rebutant. Elle pleurerait cette perte plus tard, pourvu que Shintaro ne l’apprenne p…

Pourquoi les portes s’ouvrirent sur lui à cet instant là ? Takao était en nage, il la tenait par les hanches, ils s’embrassaient, elle avait le chemisier ouvert, les cheveux défaits. Merde. Son chemisier !! Qu’il avait ouvert –elle ne manquerait pas de le faire remarquer, qu’il n’y ait pas de méprise, elle avait fait un malaise et voilà tout. Tant pis si elle devait aider Takao pour se sortir de ce mauvais pas.

Dans tous les cas, elle s’était vivement reculée en se mordant les lèvres. Ses gestes étaient précipités, elle ne parvenait pas à le refermer aussi vite qu’elle l’aurait voulu et son visage rougissait un peu plus chaque seconde, ses mains tremblaient, bordel, elle ne devait pas le regarder, pas le regarder. Elle y verrait quoi, sur son visage ? De la contrariété, de l’incompréhension, du dégoût… ? En aucun cas elle voulait savoir. Et l’oiseau de malheur l’avait ouvert.

« Non ! C'est pas ce que tu crois Shin-chan ! »

-N’importe quoi, Bakao ! Evidemment que c’est ce qu’il croit !

Enfin, ça dépendait de ce qu’il croyait… comme il avait dû voir la scène… les imaginer amants, dans une cabine étroite dont la température n’avait fait que grimper durant le temps de leur présence, les vêtements collants leurs corps, les cheveux ébouriffés, les vêtements défaits, dispersés ça et là, un baiser… Oui il y avait vraiment de quoi se méprendre.

« Aya ! Dis lui que tu m'as embrassé ! Que je n'ai rien fais ! Que j'ai pas abusé de toi ! »

Puis quoi encore ? Franchement, il était sérieux ? Elle était assez grande pour prendre ses responsabilités et avouer ce qu’elle avait fait, d’ailleurs, même si ce geste avait été stupide, il n’avait vu le jour que dans le but de le garder réveillé. Si elle avait su, elle l’aurait laissé tomber dans les pommes, et tant pis si Shintaro lui avait passé un savon, elle n’avait que quatorze ans, et c’était bien à l’aîné de prendre soin des plus jeunes dans une pièce, non ? Quoi qu’il soit dit, quoi qu’elle fasse, elle ne pouvait pas se retrouver en tort.

A l’instant, maintenant, plutôt que de régler des comptes, elle n’avait qu’une seule envie. Courir dans les bras de son frère pour s’y réfugier, peu importait ce qu’elle avait fait. La pression redescendait peu à peu et ses jambes flageolèrent quand elle se mit debout. Il était venu, comme il l’avait dit. Son cœur bondit dans sa poitrine, il était réellement là. Peu importait les secours derrière qui commençaient à s’afférer dans le but de vérifier si tout allait bien, il était venu et il n’y avait rien de plus important.

Mais en voyant son visage, n’importe qui aurait pu dire qu’il attendait des explications, venant de qui ? Aya n’en savait fichtre rien, mais de toute évidence, ça n’avait rien de compliqué, valait mieux dire la vérité, tout d’un bloc et ils seraient tranquille –et elle pourrait profiter d’un câlin. Son cœur manquait des battements, elle voulait le serrer contre elle, mais son expression la clouait sur place. Ce n’était pourtant pas un crime, si ? Elle jeta un regard vers Takao, trouver un peu de soutient, sans en avoir.

« Tu l'as fait exprés ? Tu... tu m'as embrassé... et tu savais que les portes allaient s'ouvrir... et que Shin-chan serait derrière. »

Alors c’était comme ça ? Non, sur ce coup, monsieur pouvait bien paniquer autant qu’il le voulait, c’était clairement pas quelque chose à dire. Elle n’en revenait pas, leurs échanges s’étaient légèrement améliorés, elle aurait peut-être même pu finir par l’accepter, et il balançait une telle bombe à la façon « tient voilà du boudin ». Qu’il se foute le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Il voulait jouer ? Bien. La partie n’était pas encore terminée dans ces cas là.

-De quoi tu parles, Bakao ? Aurais-tu quelque chose à te reprocher ? Je ne reviendrais pas sur le fait que tu ais commencé à me déshabiller car ça serait inutile. Mais ne vient pas me rejeter la faute dessus quand tu n’es pas capable de comprendre que j’ai fait ça pour les mêmes raisons.

Le ton employé était calme, aussi calme que possible. L’air extérieur lui faisait du bien, en tout cas une chose était sûre, et même en prenant du recul, elle n’avait rien ressenti dans ce pseudo baiser, et elle ne l’aurait jamais fait par plaisir, loin de là. Avoir souillé ses lèvres… offert son premier baiser à… à un crétin pareil ! Oui, elle aurait dû le laisser mourir sur place, tant pis pour les frais d’enterrement et compagnie, paix à son âme et basta !

-Je n’y peux rien si tu as finit par craquer, paniquer et que tu n’as pas su veiller sur moi. Je n’aurais pas eut à donner quelque chose de si précieux si tu avais prit sur toi.

Dans de petites enjambées, elle rejoignit un coin de l’ascenseur pour reprendre son gilet qu’elle avait arraché quelques instants plus tôt pour le rouler contre son ventre. Précieux, ouais, c’était tout à fait le mot. Qu’elle aime son frère ou non n’y changeait rien, dans tous les cas, n’importe qu’elle fille pouvait dire à quel point le premier baiser était quelque chose d’important. Ca allait encore dans son sens pour ce coup-ci, dommage, elle ne verrait probablement pas le savon que se prendrait Kazunari…

En revenant vers les grandes portes maintenant ouvertes –quel soulagement- elle profita d’un instant où son frère sembla un peu déconnecté de ce qu’il se passait dans la cabine pour se pencher sur l’épaule de Takao en souriant sournoisement. Les secours devaient prendre soin d’eux maintenant, et elle voulait vraiment accentuer le tout une dernière fois. Dernière pique, personne ne le verrait, personne d’autre que Kazunari, et vu comment il délirait avec sa fièvre… ça serait un jeu d’enfant de plaider la folie.

Evidement, elle ne l’avait pas embrassé parce qu’il avait une petite amie ou quoi que ce soit de ce genre, mais la dernière réplique de son… ennemi ? Lui avait donné une belle idée, fourbe, certes. Et probablement il tiquerait et l’accuserait, puis elle feindrait l’innocence, après tout, personne ne la voyait lui glisser quelques mots discrètement à l’oreille.

-Mes salutations à ta petite-amie. Merci de m’avoir prévenu que nii-san serait là ! Ca m’a grandement aidé pour la petite surprise.

Mine de rien, elle reprit sa place initiale avant de sortir de la cabine, l’air était encore bien plus frais que celui dans la cabine. Le visage toujours marqué par la panique qu’ils avaient ressentis, elle repoussa tout secours pour se blottir contre son frère, passant ses fins bras autour de sa taille. C’était si bon de se retrouver ici. La fin de son scénario était parfaite.



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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   04.09.15 17:45


En apesenteur

feat Aya et Takao


Cette journée avait pourtant bien commencé. Les cancers étaient 3ème au classement ce qui était plutôt pas mal, Shintaro avait de toute façon son lucky item avec lui donc il n'avait pas de raisons de s'inquiéter. Tout allait si bien, Takao ne lui avait pas envoyé de messages énervants à 9h du matin pour lui partager des paroles de chansons ou des blagues nulles, il ne l'avait pas forcé à sortir et il avait pu jouer du piano tranquillement une bonne partie de la matinée... Sa soeur était sorti peu après le repas, prétextant des achats à faire en ville, il était donc tranquille jusqu'au soir, ce qui relevait du miracle depuis un certain temps.

Alors pourquoi son après-midi n'avait pas continué sur cette lancée ?

Bien sur au début il ne s'était douté de rien, il était juste sortit à la pharmacie pour racheter des bandes pour ses doigts, arrivant à la fin de sa réserve. Il en prit quelques-unes en plus au passage pour la réserve que Takao lui gardait au cas où, c'était bien pratique lorsqu'il oubliait les siennes. Pour une fois qu'il se rendait utile tiens...

Tout roulait sur des roulettes jusqu'à ce que son portable vibre à peine avait-il fait deux pas en dehors de la pharmacie, dieu qu'il espérait que ce ne soit pas Takao... Mais bon un seul coup d'œil sur l'écran le fit soupirer... Puis totalement paniquer intérieurement !

Lui et sa soeur enfermés dans un ascenseur ? Takao et Aya ? Ensemble ? Dans un ascenseur bloqué ?

Non, non et non... Ça n'allait pas du tout, aussi bien pour l'un que pour l'autre. Il savait que les deux adolescents ne pouvaient pas se supporter, et sa soeur était légèrement claustrophobe... Alors si jamais elle faisait une crise, comment Takao allait pouvoir gérer ça ? Ah c'était bien sa veine tiens, il pressa le pas vers le centre commercial avant de faire demi-tour pour la pharmacie, recevant un nouveau message du faucon lui demandant de la crème...

Qu'est-ce qu'il pouvait bien se passer dans cet ascenseur ? Midorima commençait à avoir vraiment peur pour son ami et sa soeur, il espérait que cette dernière ne soit pas trop désagréable avec le brun, et que ce dernier avait mis un peu de côté son immaturité pour s'occuper d'elle malgré leurs différents.

Il savait pertinemment qu'Aya n'était pas un cadeau par moments et qu'elle pouvait s'énerver très facilement, après coup ce n'était pas aisé de la raisonner mais pas impossible non plus. Elle était aussi certainement assez mature pour son âge afin de ne pas faire n'importe quoi dans cette situation d'alerte et passablement dangereuse.

Du côté de Takao, le vert le connaissait bien immature et blagueur, comportement ayant tendance à l'agacer parfois, mais peut-être que cela pourrait détendre l'atmosphère là-bas ? Il n'en savait fichtre rien, en plus sa sœur n'était pas du genre à rire des blagues de son coéquipier... Mais à côté de cela, le faucon pouvait faire preuve de bon sens lors de situations critiques, alors pourquoi pas là ?

Il se dépêcha de rejoindre le centre commercial, plus vite il serait arrivé, plus vite sa soeur et Takao pourraient être sauvés. Surtout il ne devait pas paniquer, son rôle était de leur venir en aide alors s'il commençait à s'affoler, ils n'étaient pas prêts de sortir...

Midorima se rendit jusqu'à l'accueil où il expliqua le problème à la réceptionniste qui passa quelques coups de téléphone rapidement avant d'amener le vert avec elle dans le bureau de la sécurité où il expliqua le problème plus en détails. On le fit s'asseoir une fois fait et les pompiers furent prévenus.

A mesure que les messages remplissaient sa boite de réception, sa panique augmentait... Il essayait de se montrer rassurant dans ses sms mais au fond de lui, il était vraiment angoissé par la situation, il avait tellement peur qu'il leur arrive quelque chose... Ces deux personnes faisaient partie de celles qui comptaient le plus pour lui et rien que l'idée qu'il puisse leur arrivé malheur lui retournait l'estomac.

La réceptionniste remarqua sa mine blanchâtre et alla lui chercher un verre d'eau qu'il refusa poliment, il sentait que s'il avalait quoi que ce soit, tout irait dans les toilettes...

Les pompiers firent leur arrivée et commencèrent à descendre au sous-sol alors que d'autres allaient vers l'ascenseur en question, il suivit ces derniers et se planta devant la porte en attendant que cette dernière s'ouvre. Les minutes paraissaient des heures, elles étaient longues et stressantes, Shintaro se demandait combien de temps ce bordel allait encore durer...

Heureusement qu'il recevait des messages de Takao à intervalles plutôt réguliers, cela lui faisait au moins savoir qu'ils étaient encore vivant et pas dans les vapes, ou tout autre situation gênante.

Lorsque la porte s'ouvrit enfin, le cœur de Shintaro fit un bon dans sa poitrine, comme s'il était prêt à en sortir et à s'écraser sur le carrelage du centre commercial. Et pas seulement parce qu'il était content de les revoir...

Takao Kazunari, petit-ami de Kumako Tsubaki, meneur de l'équipe première de Shutoku était en train d'embrasser Midorima Aya, sa petite sœur de 14 ans à moitié dénudée dans un ascenseur en panne...

C'était tout bonnement irréel, impossible, impensable...et ridicule.

Lui qui s'était fait un sang d'encre pour au final les retrouver en train de se tripoter à moitié à même le sol... Est-ce que sa sœur avait été élevée comme ça ? Est-ce que Takao était ce genre de garçon à embrasser une autre fille que sa copine ? Est-ce qu'il n'était pas en train de rêver ?

-Non ! C'est pas ce que tu crois Shin-chan !

Tiens ? Et qu'est ce que c'était alors ? Du bouche-à-bouche parce que l'un ou l'autre manquait d'air ? Une expérience scientifique pour voir la prolifération des bactéries buccales une fois dans un autre environnement ? Et puis quoi encore ?

-N'importe quoi, Bakao ! Evidemment que c'est ce qu'il croit !

Il ne savait pas quoi faire, quoi dire après avoir vu ça...Il restait debout, impassible devant la cabine d'ascenseur. Il se sentait presque trahi par cette situation, sans vraiment savoir pourquoi. C'est vrai, Aya avait le droit d'embrasser qui elle voulait, et c'était d'autant plus vrai pour Takao. Mais l'idée de voir son meilleur ami et sa sœur dans cette situation lui avait fait...quelque chose de désagréable. Bien sur il aimerait que les deux s'entendent, mais pas de cette façon.

-Tu l'as fait exprès ? Tu... tu m'as embrassé... et tu savais que les portes allaient s'ouvrir... et que Shin-chan serait derrière.

-De quoi tu parles, Bakao ? Aurais-tu quelque chose à te reprocher ? Je ne reviendrais pas sur le fait que tu ais commencé à me déshabiller car ça serait inutile. Mais ne vient pas me rejeter la faute dessus quand tu n'es pas capable de comprendre que j'ai fait ça pour les mêmes raisons. Je n'y peux rien si tu as finit par craquer, paniquer et que tu n'as pas su veiller sur moi. Je n'aurais pas eu à donner quelque chose de si précieux si tu avais pris sur toi.

Il les écoutait à peine se disputer, une fois de plus, encore sous le choc de ce qu'il venait de voir. C'était un simple baiser, pas de quoi en faire un plat, mais pour Shintaro, c'était quelque chose de...précieux... Peut-être à cause de celui que Nijimura lui avait donné, mais à ses yeux un baiser ne se fait pas à la légère. C'était quelque chose qui nécessitait des sentiments, une attirance, quelque chose.

Seulement il n'y avait rien entre eux, il l'espérait.

Pas qu'il ne veuille se mettre en travers de leur bonheur, mais Shintaro savait que Takao aimait déjà quelqu'un, il lui avait dit. Il imagina le visage de Kumako en apprenant ça... jamais elle ne devrait le savoir. Et puis Takao était amoureux d'elle, tel qu'il le connaissait, il ne pourrait pas la tromper, et certainement pas avec une fille de 14 ans, l'âge de sa propre soeur.

Après ses spéculations, il revint sur Terre et tendit l'oreille, entendant la dernière phrase d'Aya...

-Mes salutations à ta petite-amie. Merci de m'avoir prévenu que nii-san serait là ! Ca m'a grandement aidé pour la petite surprise.

Sa cadette vint se blottir contre lui, il aurait eu envie de la serrer contre lui pour une fois, de la prendre dans ses bras pour la protéger et la rassurer, mais cette fois non, la panique et la surprise avait laisser place à une profonde colère. Il n'avait jamais été vraiment énervé contre elle, même la fois où elle avait fugué après leur dispute, mais là elle était allée trop loin... Beaucoup trop loin. Et son comportement était si indigne d'une Midorima... Ou d'une jeune fille tout court.

Il se recula doucement, la détachant de son corps et la regarda dans les yeux froidement. Il hésita un instant avant de lui gifler la joue. Il n'avait jamais mis de gifle de sa vie et cela avait été vraiment désagréable. Il avait essayé de ne pas y aller trop fort, ne voulant pas la blesser plus que ça.

-Tu n'as pas honte de toi, Aya ?

Il la fixait, les larmes aux yeux. Il n'aurait jamais imaginé sa sœur capable d'une telle chose. Pourquoi se sentait-elle obligée de faire autant de mal à Takao ? Il ne lui avait pourtant rien fait à sa connaissance. Il l'embêtait parfois mais elle lui répondait toujours. Et cette fois, il s'était occupé d'elle autant qu'il le pouvait, et voilà comment elle le remerciait ? Leurs parents leur avait pourtant appris la politesse, la bienséance et le respect, que ce soit de soi ou des autres.

-Je rentre. Désolé Takao, on se voit une prochaine fois. Et Aya, tu ne tardes pas trop je n'ai pas envie de te chercher à nouveau dans toute la ville.

Shintaro s'en retourna, le cœur aussi lourd que du plomb. Il culpabilisait déjà de son geste même s'il lui avait sembler nécessaire. Cela lui avait fait tellement mal de lever la main sur sa sœur, mais encore plus de constater cette facette de sa personnalité.

Cette journée avait été catastrophique.





I kissed a boy and i liked it ♫


Too much cuteness:
 
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MessageSujet: Re: En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]   05.09.15 12:54

...
Feat Little Mido


• En apesanteur •

Takao, enfermé dans sa cage en apesanteur, avait longuement espéré que les portes de cette dernière ne s'ouvrent enfin pour le laisser sortir de cet enfer qui était le sien. Pourtant, lorsque ce moment arriva, il aurait préféré qu'elles ne restent fermées à tout jamais.

Le baiser d'Aya avait été surprenant. Pourquoi la jeune fille avait fait ça ? Qu'est ce qui l'avait poussé à poser ses lèvres contre siennes. Takao n'allait pas dire que ce fut un moment désagréable. Il ne pourrait pas non plus dire que c'était agréable tant la surprise fut importante. Complètement stoïque, il n'avait pas répondu. Il s'était contenté de garder les yeux ouverts, ses mains sur elle comme pour ne pas qu'elle s'éloigne et le laisse à nouveau céder à la panique.

Jamais Kazunari ne pourrait effacer le regard qu'avait eut Shin-chan quand les deux battants métalliques de la portes s'étaient ouvert dans un bruit sinistre. Ses grands yeux verts étaient ouverts avec effarement. Son visage reflétait son incompréhension. Il le regardait comme s'ils étaient des animaux de foire.

Qu'avait-il ressenti à ce moment là ? Takao n'avait cessé de lui envoyer des messages de détresse sur son portable et lorsque les portes s'ouvraient, le jeune garçon était en plein baiser avec sa jeune sœur. Shin-chan s'était il sentit trahi ? Trompé ? Blessé ?

Quelle image se faisait-il de lui ? Celui d'un salopard qui ne manquait pas une occasion de tromper sa petite amie c la première gamine qui se présentait à sa portée ! Et quand bien même il serait effectivement ce genre de personne, jamais au grand jamais il n'aurait choisit la sœur de son meilleur ami ! Déjà... Little Mido quoi ! Il n'était pas encore né celui qui arriverait à la supporter ! Où alors il fallait vraiment qu'il ait un caractère tout aussi particulier que le sien. Pour le coup Kazunari aurait bien aimé savoir avec quel genre de personne elle finirait dans le futur !


-N’importe quoi, Bakao ! Évidemment que c’est ce qu’il croit !

Le regard emprunt de détresse de Takao se braqua sur la sœur Midorima. Pourquoi disait-elle de telles choses ? Pourquoi était elle aussi.... méchante ! Il avait bien eut un aperçu d'une toute autre Aya dans l’ascenseur. Il avait vu qu'elle était capable de gentillesse, qu'elle était capable d’être prévenante et sympathique. Il n'en avait d'ailleurs jamais douté. Sinon, pourquoi Shizuku et Mai seraient ses amies ?

Mais c'était plus fort qu'elle, dés que Shintaro arrivait, elle reprenait son comportement détestable avec Kazunari. Elle ne se rendait pas compte que son comportement faisait souffrir son frère ? Mais après tout... peut être qu'elle souffrait aussi et qu'elle était incapable de se contrôler davantage...

-De quoi tu parles, Bakao ? Aurais-tu quelque chose à te reprocher ? Je ne reviendrais pas sur le fait que tu ais commencé à me déshabiller car ça serait inutile. Mais ne vient pas me rejeter la faute dessus quand tu n’es pas capable de comprendre que j’ai fait ça pour les mêmes raisons.

Hey ???

C'était quoi cette phrase à double tranchant qui laissait supposer tout et n'importe quoi à Shin-chan !« pour les memes raisons ».... Ça pouvait très bien laisser suggérer que Takao avait déshabillé Aya dans l'unique but d’assouvir une soudaine pulsion.... Et puis il ne l'avait pas déshabillé d'abord ! Il lui avait déboutonné les premiers boutons de son chemisier afin de lui permettre de mieux respirer et de faire passer sa claustrophobie !

Takao se sentait soudainement fatigué. Était ce toutes ses émotions qui se mélangeaient ou bien la pression qui retombait enfin. Son corps encore recouvert de sueurs froides le fit trembler et le regard sévère de Shintaro le tétanisa sur place. Il prit appui sur le coté de l’ascenseur pour se relever alors qu'un pompier s'était déjà précipité dans sa direction pour le soutenir et lui éviter de perdre l'équilibre.

Dire qu'il était venu au centre commercial pour trouver un cadeau d'anniversaire pour Shin-chan. Jamais il n'aurait imaginé que ça tournait en catastrophe … Et le pire c'est qu'il n'avait encore pas trouvé le cadeau idéal.... Mais peut être qu’après ce qui venait de se passer Shin-chan ne voudrait plus de lui comme ami... Il avait embrassé sa sœur après tout. Ce n'était pas rien et si telle était sa volonté et bien... Kazunari ne pourrait que se résigner à l'accepter.

-Mes salutations à ta petite-amie. Merci de m'avoir prévenu que nii-san serait là ! Ca m'a grandement aidé pour la petite surprise.

Aya s’était dirigée vers lui et elle avait rependu son venin au creux de l'oreille de Takao. L'impact de ses paroles étaient tellement lourd que le garçon écarquilla les yeux et la regarda avec surprise. Il ne savait pas quoi répondre. Il avait l'impression qu'elle venait de le poignarder en plein cœur. Mais pire encore, il avait la désagréable sensation que depuis le début Aya s'était jouée de lui, qu'elle l'avait manipulé, qu'elle avait joué la comédie... C'était davantage cette constatation qui le blessait que les mots qu'elle prononçait.

Il avait espéré qu'un semblant d'amitié soit possible entre eux... Ça aurait été tellement plus simple pour Shin-chan si son meilleur ami et sa sœur cessaient de se comporter comme des chiffonniers. Mais les quelques espoirs sur cette pseudo entente venaient de se briser à l'instant même où la jeune collégienne avait murmuré à son oreille.

Kazunari releva ses yeux bleus vers Shintaro qu'Aya venait de rejoindre. Elle le prenait dans ses bras comme la vile vipère qu'elle était. Elle s'enroulait autour de lui pour ne pouvoir le garder rien qu'à elle. Possessive....

Le bruit de la gifle retentit dans le centre commercial et Takao écarquilla les yeux, n'en revenant pas. La main de Shintaro avait fendue l'air pour atterrir sur la joue de sa sœur dans un claquement fulgurant qui mortifia toutes les personnes présentes, Takao en premier. Jamais il n'avait vu son ami lever la main sur sa cadette. Lui même n'avait jamais osé frapper Shizuku.... Il fallait dire aussi que la jeune Takao et lui ne se disputaient que de très rares fois

-Je rentre. Désolé Takao, on se voit une prochaine fois. Et Aya, tu ne tardes pas trop je n'ai pas envie de te chercher à nouveau dans toute la ville.

Qu.... quoi …. non !!! Takao n'avait pas envie qu'il parte ! Il ne voulait pas qu'ils se quittent comme ça, sur ce malentendu, sur cette horrible méprise et sur ce geste de colère qu'il venait d'avoir. Il tendit la main vers lui pour le l’empêcher de partir mais il avait déjà tourné le dos.

« Shin-chan.... S'il te plait.... »

La main du meneur de jeu retomba mollement dans le vide alors qu'il tournait la tête vers Aya.

Que devait-elle ressentir ? Ses sentiments envers Shintaro étaient tellement importants.... Elle devait etre anéantie.... Kazunari ne pouvait s’empêcher d’être triste pour elle et de culpabiliser aussi. Oui Aya l'avait giflé. Mais de la à espérer qu'elle se prenne une gifle à son tour ? Non... La vengeance ne faisait pas parti de la ligne de conduite de Takao.... Il avait même plutôt envie d'aller la prendre dans les bras pour la consoler...

Un second pompier arriva vers lui et lui cacha la vue en se mettant entre Aya et lui. Le garçon leva son visage vers le secouriste. C’était un homme d'environ une quarantaine d'années qui lui adressait un sourire rassurant.

« Vous allez venir avec nous.... Ne serait ce que pour vous garder en observation... »

Takao secoua la tête de gauche à droite

« Je vais bien.... Occupez vous d'elle »

Il pencha la tête sur le coté pour essayer de voir le visage d'Aya qui était prise en charge par des pompiers elle aussi. Lui tournant le dos, il ne pouvait voir que sa longue chevelure verte qui rappelait tellement celle de son frère.

Un petit soupire lui échappa alors que les pompiers l’entraînaient plus ou moins de force vers leur camion ambulance. Lorsqu'il passa à coté d'elle, Takao tourna la tête. Sans un mot, sans un regard, la main de garçon effleura la sienne.... Rien qu'un simple geste pour lui faire comprendre que malgré tout... il la soutenait et n'avait jamais, au grand jamais, souhaité tout ce qui était arrivé...

Avec une dernière pensée pour Shin-chan qui venait de partir, Takao monta dans le camion. Cette fois-ci, un petit dessin sur la bordure d'un cahier ne suffirait sans doute pas à se faire pardonner....






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En apesanteur~ [featuring Bakao ♥] [Completed]

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