The Basketball Which Kuroko Plays
 
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 Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]

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Seirin
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MessageSujet: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    11.08.15 14:36

...
Feat Kuroko & Kumako


• Un jour dans notre vie •

La ville n'avait pas tant changé que ça depuis son départ pour les Etats Unis. Les barres d'immeubles de Shinjuku étaient telles que dans son souvenir et il n'y avait guère que la disparition du célèbres « My City » qui ornait autrefois la façade de la gare qui était à déclarer. Depuis son retour à la capitale du Japon, Shuzo Nijimura essayait de parcourir les différents endroits de la ville à la recherche de souvenirs de son passé. Il été allé dans le grand parc de Ueno, il avait fait du shopping du coté de Shibuya. Il avait flâné les ruelles plus traditionnelles d'Asakusa.

Ses pas l'avaient conduit presque malgré lui jusqu'à ce qui fut jadis son collège. Le collège Teiko, réputé pour son niveau d'étude excellent et pour son club de basket au palmarès impressionnant. Ce collège qui l'avait vu grandir et évoluer. Ce collège toujours, qui avait accueilli une petite racaille d'une douzaine d'années pour en laisser sortir trois ans plus tard un étudiant brillant qui avait même porté le maillot de capitaine du club de basketball....

Revenir devant ce collège était bien plus douloureux qu'il ne l'avait imaginé. Il l'avait quitté rapidement, sans même prendre la peine de dire au revoir à ceux qui furent ses coéquipiers. Pouvait il les appeler ses amis ? Est ce que l'on est amis avec des gens que l'on quitte sans même prendre le temps de les saluer ? Est ce que l'on peut être amis quand on ne donne plus signe de vie malgré les messages, les mails reçus ?

Shuzo avait fermé les yeux alors qu'une légère brise estivale venait secouer les mèches noires de ses cheveux. Le dernier souvenir qu'il avait ici était aussi douloureux que joyeux. Il avait trouvé le courage de révéler à Midorima l'attirance qu'il éprouvait pour lui. Il avait posé ses lèvres sur les siennes lorsqu'ils se retrouvèrent seuls dans les vestiaires. Il s'était fait magistralement éconduire avec tout le tact dont le joueur de prestige était capable. Le dernier visage qu'il avait vu à Teiko était le sien. Celui de Shintaro Midorima, ses yeux de jade partiellement cachés derrière ses lunettes rectangulaires qui accentuaient l'impression stricte dégagée par son visage

Shuzo avait lâché un profond soupire avant de plonger ses mains dans les poches de son jeans. Le casque relié à son mp3 diffusait un air de pop des plus lénifiant. Il haussa les épaules et tourna le dos à son collège de jadis pour prendre la direction opposée. Comment penser à Teiko sans revoir les visages réjouis de ceux que l'on appelait maintenant « La Génération Miracle ». Lui qui les avait connu avant que leur talent n'explose n'arrivait pas à comprendre la transformation dont chacun semblait avoir été la victime.

Murasakibara. Il n'avait jamais été le plus entreprenant pour se mettre à l’entraînement. Il préférait largement passer son temps à manger tout ce qui passait à portée de main. Des sucreries la plupart du temps. Shuzo ne comptait plus le nombre de fois où il avait du aller au combini du coin faire le ravitaillement, condition sinequanon pour que le pivot de l'équipe accepte de se remettre au travail. D'après ce que lui avait dit son ami Himuro, il semblerait que Murasakibara et lui jouent ensemble au club de basket du lycée Yosen. Il était amusant de constater que dorénavant, le nouveau fournisseur de maiubo d'Atsushi n'était autre que celui qui était le meilleur ami de Shuzo

Haizaki. Alors lui ! Il passait les trois quart de son temps en salle d’arcades ! Il devait certainement exploser le high level de bien des machines ! Shuzo était allé le dénicher de là bas à plusieurs reprises, usant de ses poings et de ses pieds pour abîmer sa gueule d'ange et parvenir à ses fins : le faire participer à l’entraînement. Mais malgré son talent, l’attitude bagarreuse et je m'en foutiste de Haizaki agissait comme un cancer au sein de l'équipe. La seule chose que Nijimura pouvait reconnaître de bien à Akashi, c'était d'avoir dégagé Haizaki de l'équipe au profit de Kise.

Kise était celui que Nijimura connaissait le moins. Toujours le sourire, une attitude joviale et joueuse qui faisait de lui une personne agréable à côtoyer. Sa gueule d'ange et son tempérament enjoué allégeaient un peu les tensions de l'équipe. De plus il faisait une victime idéale ! Étant le dernier arrivé dans l'équipe, il était amusant de le taquiner, de le secouer un peu et personne ( pas même Midorima ) ne se priver de ce plaisir. Mais comme disait l'adage : qui aime bien châtie bien !

Midorima.... Le plus sérieux, le plus calme, le plus bosseur de tous. Il avait toujours été un peu en retrait par rapport aux autres. Son horoscope et ses objets étranges constituaient les seules petites fantaisie de son caractère. Shuzo aurait pu tout lui demander que le shooter se serait exécuté par respect ou simplement par obéissance. Pour autant Nijimura n'avait jamais une seule fois abusé de son pouvoir de capitaine sur lui ni sur personne d'autre. Il n'y avait qu’auprès d'Akashi que Shintaro paraissait trouver un semblant d'amitié. Nijimura n'aurait su dire si elle était sincère ou bien intéressée...

Akashi fut celui qui prit sa relève en tant que capitaine de l'équipe. Un poste que Shuzo lui céda de son propre chef. Rétrospectivement, il n'avait jamais autant regretté une décision que celle là. Au vu de ce qui s'était passé ensuite, il ne pouvait s’empêcher de maudire le jour où il avait confié les rennes de l'équipe aux joueurs aux cheveux carmins. Nijimura était peut être bien prompte à juger et à condamner son kohai ... Mais c'est le rôle d'un capitaine que d'endosser la responsabilité des actes du reste de l'équipe. Il tardait à Shuzo d'avoir une explication avec lui. Akashi était un joueur hors pair, personne ne pouvait le nier. Il possédait aussi un feeling remarquable qui lui avait permis de dénicher le potentiel caché chez Kuroko.

Kuroko... Shuzo l'avait toujours vu un peu comme le bébé de l'équipe. Le plus fragile, le plus surprenant aussi. Il avait de l'or entre les mains. La faculté qu'il avait de disparaître était impressionnante. Plus impressionnant encore c'était l'altruisme permanent dont il était capable. Il ne cherchait pas sa propre gloire. Loin de lui l'envie de se montrer et de réaliser des exploits comme c’était le cas de la lumière de l'époque. Il préférait rester dans l'ombre, il préférait qu'on ne le remarque pas et il laissait à Aomine le soin de récolter tous les succès. Les personnes comme ça étaient tellement rares.... Shuzo avait un profond respect pour ce jeune homme et pour son basket.

Enfin, il y avait Aomine. Une agilité et une vitesse extraordinaire dans un corps d’athlète de haut niveau alors qu'il était encore si jeune. Impossible à anticiper. Une vraie boule de nerfs. Le plus passionné de tous. Pourtant, sur les derniers matchs que Shuzo avait pu voir par vidéo, Aomine ne paraissait qu’être l'ombre de lui même. Où était passé son plaisir de jouer ? Son sourire ? Son regard pétillant de malice et de passion ardente ? La froideur de son visage avait laissé Shuzo choqué....

Shuzo continua de marcher tout en déambulant dans les rues. Une ruelles peu passante était bordée par un épais mur dressé devant lui. Il n'avait pas besoin de s'imaginer ce qui se trouvait derrière, il le savait parfaitement pour y avoir mit les pieds de nombreuses fois. Le Dojo Kumako était un lieu qu'il avait fréquenté jusqu'à son départ. Il y avait appris et pratiqué le karaté auprès de la famille de Kumako Tsubaki. La jeune fille était à l'époque la capitaine de l'équipe féminine de basket en plus d'etre une adversaire de karaté redoutable. Nijimura se souvenait qu'il s'était promit de réussir à la battre un jour. Mais il était parti aux états unis sans que ce jour n'arrive et il n'avait fait qu’enchaîner les défaites contre elle....

Shuzo leva la tête. Il fit glisser le casque derrière sa tête pour qu'il repose autour de sa nuque. Il hésita pas spécialement avant de frapper à la porte. Il se présenta à l'interphone avant qu'on lui ouvre la porte. Ha ce que ça faisait du bien de revenir ici. C'était incroyable comme rien n'avait changé. Comme si cet endroit était figé dans le temps. Nijimura avait l'impression qu'il aurait pu revenir 50 ans plus tard et que tout serait exactement pareil. Comme préservé.

Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, le dojo se trouvait à droite, juste a coté de la maison de Kumako qui y était attenante. Il prit donc cette direction sans trop savoir pourquoi. Pourquoi d'ailleurs était il venu ? Kumako était une personne avec laquelle il s'était toujours très bien entendu. A l'époque du collège, il n'était pas rare que les deux étudiants prennent leur repas ensemble, profitant de ce moment pour parler de leur équipe de basket respective. Ainsi, Kumako avait été la première confidente à qui Nijimura avait raconté les soucis de santé de son père et la nécessité de quitter le pays pour lui fournir des soins adaptés. De son coté, Shuzo avait assisté avec une impuissance cruelle à la maladie de la belle Kumako qui était obligée de cesser toute activité sportive...

Les pas de Shuzo étaient lents. Comme s'il essayait de s’imprégnait de l'atmosphère qui se dégageait de ce lieu le plus longtemps possible. Il finit malgré tout par arriver à destination et il allait s’apprêter à frappa à la porte du dojo aux allures traditionnelles mais une silhouette qu'il pensait reconnaître stoppa son geste. Il se pencha légèrement sur le coté pour voir que la personne qu'il était venu voir était là, assise sur le bord de l'engawa ouvert, un biscuit carpe fourré entre ses mains. Elle n'avait pas tant changé que ça. Ses cheveux roses et ondulés étaient attachés en couettes hautes de chaque coté de son visage.

Shuzo avança vers elle et un sourire s'afficha sur son visage. Il la regarda un instant sans qu'elle ne remarque sa présence. Il s'approcha encore un peu plus avant d'émettre un petit raclement de gorge pour attirer son attention

« Hum... Tu acceptes toujours de m'accorder ma revanche Kumako ? »

Elle tourna la tête de son coté et la surprise était facilement visible sur son visage pourtant peu expressif. Il fallait dire qu'il y avait toutes les raisons d’être surprit par le retour de Nijimura. Il était parti à Los Angeles sans savoir combien de temps il y resterait et il avait coupé tous les ponts avec ses connaissances japonaises. C'était déjà suffisamment difficile de quitter son pays, sa ville, ses amis... ça n'aurait fait que rendre la chose encore plus dure d'entretenir une relation à distance.

Il lui laissa le temps de se remettre de la nouvelle avant de prendre place juste à coté d'elle, s’essayant sur l'engawa après avoir fait un petit saut pour grimper dessus

« Désolé... je n'ai pas pu prévenir de mon retour. Ca c'est fait très vite. Désolé aussi de ne pas avoir donné de nouvelles... c'était compliqué... mais je comprendrai que tu sois fâchée. Tu auras même le droit de me le faire payer lors d'un petit combat de karaté. Je suis content d’être enfin de.... »


Des bruits de pas derrière lui le coupèrent dans sa phrase et Shuzo tourna la tête pour voir qui était la personne qui venait se joindre à eux. Ses yeux s’écarquillèrent légèrement. Comment n'avait-il pas pensé qu'il y avait un risque ( une chance ) pour qu'il tombe sur lui ici. Après tout, il était l'ami d'enfance de Kumako.....

Le visage légèrement plus mature que dans ses souvenirs, ses cheveux d'un bleu turquoise intense, ses yeux reflétant aucune expression, pas même la surprise, Kuroko se dressait devant lui. Une impression étrange venait de saisir Nijimura tout entier. Il revoyait l'arrivée au club de basket de Tetsuya. Il le revoyait évoluer avec les autres, tenter de tenir le rythme autant que possible. Il le revoyait pleurer aussi, après ce fameux match....

Shuzo leva la main pour lui adresser un petit geste.

« Yosh Kuroko.... »




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Seirin
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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    18.08.15 21:19

Un jour dans notre vie


with nijimura & kuroko

Malgré toutes les obligations, tous les devoirs, le fardeau qui lui incombait de porter un tel nom qu'elle avait envers la famille Kumako, Tsubaki ne pouvait s'empêcher d'apprécier le dojo. Les lieux devaient avoir près de 200 ans et semblait s'être figé dans le temps. Malgré tout ce temps écoulé, le pays du Soleil Levant qui se modernise, la propriété avait gardé cet aura mystique et noble. Aura qui ne s'était pas étiolé depuis. D'une façon ou d'une autre, la rosette pouvait le ressentir. Si elle se concentrait un peu, elle pouvait bien imaginer des centaines et des centaines de personne venir s'entraîner ici, peut-être même y vivre ? Les domaines comme ceux-ci étaient encore présents mais se raréfiaient un peu plus chaque année. C'était un héritage dont elle était fière, et elle n'allait pas le céder pour rien au monde.

Elle passé une grande partie de son enfance dans l'enceinte du dojo. Les nombreuses photos prises à l'époque témoignaient de sa présence. Lorsqu'elle était un nourrisson, on la voyait dans le couffin au côté de sa mère ou son père ou encore son grand-frère. Sur quelques clichés, on pouvait la voir dans les bras d'un homme d'un âge assez avancé. Son grand-père paternel. Strict et sévère, il montrait cependant une certaine douceur et tendresse envers sa petite-fille. Mais il était parti dans l'autre monde alors qu'elle n'avait que six ans.

Tsubaki se souvenait encore de la cérémonie. L'image était encore vive dans sa mémoire. Il y avait des fleurs partout. L'odeur de l'encens se mêlait aux effluves des plantes. Les sutra du prêtre résonnaient encore dans sa tête. C'était la première personne décédée dans sa famille et sûrement pas la dernière. Son père... avait porté un masque d'indifférence. Mais au fond, il en souffrait beaucoup. Perdre un être cher était la chose la plus douloureuse qui soit. La manager avait songé qu'il pouvait se permettre de pleurer ce jour-là. Mais pas une seule larme n'avait coulé. Tsubaki non plus n'avait pas pleuré. Ce n'est que bien plus tard, lorsqu'elle comprit, que la réalité la rattrapa qu'elle versa une larme lorsqu'elle déposa des offrandes sur la tombe familiale. Elle s'était demandé pourquoi elle n'avait pleuré plus. Et elle avait eu sa réponse au collège.

Le collège Teiko...

Un album photo posé sur les genoux, assise sur l'engawa, Tsubaki tournait lentement les pages, regardant attentivement les clichés qui s'y trouvaient. Son index passa délicatement sur le visage rond de Tetsuya à ses côtés, devant le collège. Premier jour au collège. Ils sortaient à peine de l'école primaire. Les années qui allaient suivre s'annoncer prometteuses. Du moins pour Tsubaki pour l'instant. Elle eut plus de facilités à intégrer l'équipe de basket contrairement à son ami d'enfance. Ami d'enfance qui se tenait à ses côtés d'elle, ayant à peine touché le taiyaki qui l'attendait de le bol. Il décrochait de temps en temps son regard de son bouquin.

Nouvelle page. Des clichés prises durant de grands évènements comme un festival ou un anniversaire. Sur l'une d'entre elle, la jeune Kumako exhibe fièrement son maillot, portant le numéro 4. Elle avait été nommé capitaine peu de temps après son arrivée dans le club. Et elle endossa son rôle pendant deux ans avant que la fatalité ne la frappe. Tetsuya avait galéré durant de longs mois avant de pouvoir officiellement être titulaire de l'équipe en début de deuxième année.

Le froissement de vêtement indiqua que Tetsuya se levait. L'adolescente quitta un instant l'album du regard pour le porter vers le turquoise. Il laissa son livre près du bol de friandise, lui sourit avant de s'en aller. Il allait sans doute aux toilettes. Voilà presque huit ans qu'elle connaissait Kuroko et, étrangement, ils arrivaient à communiquer sans parler. Il ne partageaient pourtant pas le même sang ou n'avaient pas d'étranges pouvoirs. Simplement... certaines choses n'avaient pas besoin d'être dites. Et tous les deux semblaient être d'accord sur ce point.

Tsubaki l'imita finalement et referma l'ouvrage puis le posa. Elle se servit finalement un des takoyaki et mordit dedans à pleine dent, le moelleux de la pâte se mélangeait parfaitement avec la pâte d'haricots rouges sucrés. Ses yeux pourpres contemplaient le jardin traditionnel qui s'étonnait devant elle. L'endroit était comme une sorte de petite ville. Le domaine était composé de plusieurs bâtiments, chacun dédié à un enseignement spécifique. Celui où ils se trouvaient était le bâtiment principal, celui qui accueillait parfois les clients de son père, lorsqu'il y avait des entretiens. À peine cinq ou six mètres devant elle, il y avait un petit étang où nageaient paisiblement de magnifiques carpes koï.

D'ailleurs, elle aperçut une queue blanche dépassée d'un buisson non loin du point d'eau. Qui était le petit félin qui souhaitait embêter ces poissons majestueux ? Vu la longueur du poil, ce n'était pas Atsushi. Et ce dernier ne venait presque jamais s'aventurer dans le coin. Il ne restait que trois félins alors. Et, contre toute attente, elle pencherait plus pour Shintaro. Elle cassa un morceau de son taiyaki, vérifia qu'il n'y avait personne autour d'elle puis-

-Meow...

Le petit miaulement eut sont effet puisque quelques secondes plus tard, la boule de poil s'extirpa du buisson et confirma ses doutes lorsqu'elle reconnut Shintaro. Il l'observa de ses grands yeux verts avant de s'approcher d'elle à petits trots. Elle se pencha et lui tendit le morceau qu'elle avait préparé pour lui. Ni une ni deux, il happa la pâte d'haricots rouge entre ses dents et se lécha les babines, ronronnant sans retenue. Il en raffolait autant que Midorima, ce qui était assez étrange tout de même. Trop occupée à nourrir son petit protégé, elle n'entendit pas les bruits de pas et ne remarqua pas la personne qui s'approchait d'elle. Ce ne fut qu'une fois que le félin se tapit sur le sol, comme près à bondir qu'elle comprit.

Un raclement de gorge.

Elle tourna finalement la tête et n'en crut pas ses yeux et faillit laisser tomber son gâteau, ce qui aurait fait la joie de Shintaro.

-Hum... Tu acceptes toujours de m'accorder ma revanche Kumako ?

Là, sous ses yeux se tenaient Nijimura Shuzo, l'ancien capitaine de Teiko avant Akashi. Le même type qui était parti aux Etats-Unis et qui n'avait plus donner de nouvelles depuis. Bon en même temps, elle n'avait pas cherché à le joindre non plus. Et elle imaginait bien que partir aussi loin soudainement ne devait pas être facile à vivre. Aurait-il pu tenir s'il avait gardé contact ? Enfin, là n'était pas la question. Que faisait-il ici ? Ne devait-il pas être aux antipodes de ses lieux ? Au pays du Soleil Couchant ?

-Senpai...

Encaissant le choc doucement, il monta finalement sur l'engawa et prit place à ses côtés.

-Désolé... je n'ai pas pu prévenir de mon retour. Ca c'est fait très vite. Désolé aussi de ne pas avoir donné de nouvelles... c'était compliqué... mais je comprendrai que tu sois fâchée. Tu auras même le droit de me le faire payer lors d'un petit combat de karaté. Je suis content d’être enfin de....

Il ne put cependant pas terminer sa phrase puisque des bruits de pas dans leurs dos l'interrompirent. Tsubaki n'avait pas besoin de se retourner pour savoir de qui il s'agissait. Tetsuya revenait des toilettes.

-Yosh Kuroko...

Et elle pouvait imaginer sans problème que lui aussi était tout aussi étonné qu'elle. Il y avait de quoi. Surtout pour elle. Sans se vanter, elle avait connu Nijimura alors qu'il n'avait que dix ans. Il s'était inscrit aux dojos pour le calmer, d'après les dires de son père. Et la rosette avait pu remarquer qu'il avait effectivement besoin de se calmer. Il semblait traverser une période rebelle et difficile. Et Tora Kumako avait confié à sa fille la tâche de l'apprendre à se canaliser. Shuzo avait opté pour le karaté et était persuadé qu'il pourrait vaincre un jour la fille du maître. Naïf comme il l'était, il n'avait jusqu'à présent jamais réussi cet exploit. Mais au moins, il avait calmé son esprit rebelle pour un temps, focalisé sur cet objectif.

Le temps passant, avec les entraînements au collège, ils passaient moins de temps au dojo. Tsubaki fut la première à connaître les problèmes de santé du père Nijimura. Et lui fut témoin de la chute de la capitaine des Miracles féminines. Lorsqu'elle apprit également que le brun commença à vivre seul le temps d'obtenir son diplôme, elle se mit en tête de lui préparer des bentôs, persuader qu'il ne devait pas manger correctement. Au moins, ça l'occupait un peu.

Et puis plus rien.

Après la cérémonie de diplômes, Nijimura était parti sans même un au revoir. Comme s'il n'avait jamais existé.

Et pourtant, il était là, à ses côtés, souriant, l'air un peu penaud et – Tsubaki en mettrait ses couettes à couper – rempli de regret. Mais de quoi ? Ça, elle était bien décidé à le découvrir.

-Après tout ce temps... je peux pas vraiment être fâchée, lâcha-t-elle finalement. Mais un au revoir, ça aurait été bien... au moins.

Elle tapota le bois de l'engawa avec le bout de son ongle, attirant l'attention de Shintaro qui était resté au sol sans bouger. Il bondit finalement sur les genoux de sa maîtresse et renifla ses doigts sentant encore l'haricot rouge sucrée puis se mit à les lécher.

-Si Nijimura-senpai est revenu... ça veut dire que son père va mieux... ?

Elle réalisa soudain de la porter de ses mots. Elle n'en avait pas spécialement parler à Kuroko des véritables raisons du départ de Shuzo pour les Etats-Unis. Mais après tout qu'importe ? Il allait le savoir un jour ou l'autre de toute façon. Les doigts de Tsubaki se perdirent finalement dans la fourrure immaculée de Shintaro qui ronronnait généreusement, la tête posée sur ses cuisses. Elle pouvait encore voir une trace blanche sur l'intérieur de sa cuisse droite, petite cicatrice laissée par le félin alors qu'il s'était fait aspergé de chocolat chaud un soir d'orage. Soir d'orage qu'elle avait passé en compagnie de Takao.

Mais ce n'était pas le moment de se rappeler d'un tel moment. Si elle le faisait, elle rougirait à coup sûr et elle n'avait pas envie de parler de ses amours alors qu'elle revoyait à peine son aîné.

-D'ailleurs... Nijimura-senpai ira dans quel lycée... maintenant qu'il est revenu ? Lui demanda-t-elle en le regardant finalement.

Pour être ici, au dojo, il devait sans doute vivre encore à Tokyo alors, il allait sans aucun doute fréquenter un établissement de Tokyo. Shutoku ? Tôo ? Seiho, peut-être ? Ou, ce serait trop beau pour être vrai quand même, Seirin ?



(c) fiche codée par kumako tsubaki



Merci jumelle <3
Merci Tatsu :3:
 


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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    25.08.15 12:30


















❝ Un jour dans notre vie ❞
Ft. Tsubaki & Shuzo




Depuis qu’il la connaissait, Kuroko allait souvent au dojo de la famille de Tsubaki. Effectivement, l’ambiance zen détendait le jeune fantôme ; après l’entrainement cet endroit été parfait. Il pouvait souffler, jouer avec les différents chats qui vagabondait par ci par là. De plus il était avec Tsubaki, entre eux deux c’était fusionnel. Presque de la fraternité. Aucunement besoin de se parler pour s’avouer des choses. Des simples bonjours, merci… Suffisait à leur amitié. Bien sur il se parlait avec des phrases aussi. Ils ne sont pas muet… Ils se soutiennent à toutes épreuves, comme l’arrêt du basket de Tsubaki et la trahison de la Génération Miracle pour Kuroko. Les Kumako et Kuroko s’invitaient souvent les uns chez les autres. Et les deux adolescents dormaient aussi souvent ensemble dans la maison de l’un ou de l’autre. Rassurez-vous, ils ne faisaient rien de louche bien entendue ! Bande pervers ! Ce sont de simples amis qui se connaissent depuis maintenant… 7 ans ? Même plus sans doute ? Ils ne comptaient plus.

C’est vrai… Le temps passe si vite…

En 4 ans ils s’est passé beaucoup de choses dans la vie du bleuté. Il entra au collège avec une promesse sur le cœur qu’il voulait absolument tenir. Il entra dans le club de basket d’abord en troisième ligne, puis il passa de la dernière à la première, avec ce talent si... Particulier ? Fantomatique même. A ce même moment, Tsubaki commençait à développer sa maladie si douloureuse. Kuroko était toujours là pour elle, il avait hésité à arrêter le basket par respect pour elle. La rosette ne voulait pas, Kuroko avait une promesse à tenir. Puis tout se passa si vite. Le capitaine de cette affreuse génération s’en alla pour laisser place à Akashi. Gagner, gagner, gagner… Il n’avait que ce mot à la bouche. Respectait-il seulement la devise de Teiko ? Ou alors c’était pour montrer qu’il tait si… Absolue ? Puis la finale avec Meiko. Les larmes de Shigehiro et ce « Kuroko » prononcé si faiblement. Ce qui affecta Kuroko également et i se mit à pleurer jusqu'à avoir du mal à respirer. C’est dans ses moments qu’il eu besoin aussi du réconfort de Tsubaki.

Puis l’équipe se dispersa vers de différents lycées. Pourquoi ? Pourquoi ne pas être resté ensemble ? Vous qui êtes si fort, n’avez-vous pas besoin les uns des autres pour tout gagner ? Faire des scores de différence d’au moins 100 points ?

C’est après les avoir vue a l’œuvres que Kuroko prit Seirin en lycée. Evidemment Tsubaki le suivit. C’était l’équipe de basket que Kuroko avait tant rêvé. Une équipe soudée.

Clop. Le bambou qui était dans le jardin où l’eau y coulait venait de se relever. Kuroko jeta un coup d’œil à Tsubaki, installée à côté de lui, puis prit un cure-dents pour piquer dans ces takoyakis tout chaud. Il croqua une bouchée, gardant intérieurement la chaleur. Il croqua encore deux fois pour finir son en-cas. Il posa le cure-dents puis se leva en adressant un sourire à Tsubaki. Il repartit dans le dojo et trouva la salle de bain. Il posa ses mains de part et d’autre des bords du lavabo et se mit a rougir et a ouvrir la bouche. Décidément, les takoyaki devaient être trop chaud… Il alluma l’eau et la fit couler le temps qu’elle refroidisse. Il se rinça le visage et soupira. Il se regarda dans le miroir en face de lui. Des petites gouttes tombèrent des pointes de ses cheveux turquoise. Il avait des yeux assez enfantin mais moins qu’avant. Ses cheveux avaient poussé. Il était devenue moins faible, il était désormais prêt à vaincre les derniers membres de la GM. Enfin. Il souri puis aperçut qu’il n’y avait plus de serviette. Il retourna donc voir Tsubaki sans être sec.

« Tsubaki il faut mettre des…. »

Là, assit à côté de sa meilleure amie, il y avait ce garçon, Nijimura Shuzo, le capitain ou devrai-je dire l’ancien capitaine de la Génération Miracles. Que faisait-il là ? Il était partit aux Etats Unis pourtant non ?

« Yosh Kuroko... »

Yosh ? Juste yosh ? Après être partit sans aucune raison aux Etats-unis ? Kuroko n’allait pas être rancunier, Nijimura avait peut être ses raisons qui ne le regardait nullement. Il s’avança vers ses deux amis.

« Nijimura-sempai… C’est une surprise… »


Il souri légèrement puis reporta sa remarque sur les serviettes à plus tard pour Tsubaki. Il passa sa main dans ses cheveux pour faire virevolter quelques gouttes. Il s’assit de l’autre côté de Tsubaki en écoutant les questions qu’elle posait.

« Si Nijimura-senpai est revenu... ça veut dire que son père va mieux... ? »


….Son père va mieux ? Son père avait un problème ? Kuroko n’était pas au courant. Il fit mine de ne pas être affecté par ça et continua calmement d’écouter. Tout le monde a ses secrets et a le droit de les partager avec qui on veut.

« D'ailleurs... Nijimura-senpai ira dans quel lycée... maintenant qu'il est revenu ? »

« Dans quel lycée va aller Nijimura-sempai ? »

Les deux amis avaient parlé en même temps. Cela leur arrivait souvent même avec le peu de fois où il parlait. Kuroko se contenta de regarder Tsubaki avec un petit et léger sourire.

Kuroko s’adressa enfin à Tsubaki.

« Tsubaki… Il n’y a plus de serviette dans la salle de bain… Je n’ai pas pu me ressuyer… »


Avec tout son temps passer ici, il aurait pu savoir où se trouve les serviettes de rechange mais bon il ya des choses que Kuroko ignore sur les choses qui touches Tsubaki.




© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia






When you come to hate something you liked, it is incredibly painful...

Rainbow-sempai~ & Tsuya~ :
 

Merci Tsukiya C::
 


Shota~:
 
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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    27.08.15 10:48

...
Feat Kuroko & Kumako


• Un jour dans notre vie •

Comme s'était étrange d’être de retour dans la grande propriété des Kumako. Comme c'était étrange de se retrouver ici des années après, comme si rien n'avait changé, comme si le temps n'avait pas eut d'emprise, comme si la maladie de son père n'avait était qu'un simple cauchemar n'ayant jamais existé. Pourtant, tout cela était bien réel. Shuzo Nijimura n'arrivait pas à se séparer des sentiments difficiles qui l'avaient étreins au moment de son départ. Comme si ça avait été une décision facile à prendre...... Rien que le fait de céder son poste de capitaine à Akashi avait constitué une véritable épreuve pour lui. Il avait bossé dur pour être titulaire de l'équipe de basket. Il avait travaillé encore plus pour porter le numéro 4 de l'équipe. Il s'était forgé un caractère et une personnalité pour réussir à endosser ce rôle comme il l'avait fait jusqu'au moment de son départ. On pouvait dire de nombreuses choses sur Nijimura. Qu'il était bagarreur, qu'il ne fallait pas l'énerver ou le pousser à bout, qu'il était autoritaire aussi. Mais en tant que capitaine, Shuzo savait également être à l'écoute de ses camarades, il savait les conseiller ou les rassurer dans les moments difficiles, il savait trouver les mots justes pour conserver leur envie de jouer au basket sans égratigner leur passion. Si Shuzo avait failli dans bien des domaines, il pouvait au moins se vanter d'avoir été un bon capitaine.... Du moins, il espérait que c'était l'image que gardait de lui ses kohais de l'époque.

D'un petit saut habile, Shuzo rejoignit l'engawa où était installée la mignonne petite Tsubaki. Son visage avait légèrement changé en trois ans. Il avait perdu un peu de rondeur mais son regard restait le même que dans les souvenirs de Nijimura. Un peu éteins. Un peu triste aussi. Pourtant il savait que ce n'était pas le cas et que la jeune fille était tout simplement comme ça.

Des bruits de pas se firent entendre derrière eux et Shuzo tourna naturellement la tête en direction de la personne qui allait faire son entrée. Kuroko Tetsuya..... Le joueur fantôme de la génération miracle. Celui que Shuzo considérait un peu comme le bébé de l'équipe. Il était le dernier arrivé ( Kise mis à part ), il était le plus fragile sur le plan physique comme sur le plan mental. Sa nervosité en match en était un excellent témoignage. Une confiance en soi que Shuzo avait essayé de lui faire gagner et qui, après de nombreuses heures de travail et de patience, avait finalement réussi à porter ses fruits.

« Nijimura-sempai… C’est une surprise… »

Shuzo lui adressa un sourire et un signe de la main.

« Surprise partagée ! Je ne pensais pas te trouver ici Kuroko.... »

Enfin... Bien sure que si. Shuzo ignorait rien de l'amitié entre Kumako et Kuroko. Il aurait du se douter qu'en venant dans le dojo il y avait un très forte probabilité pour qu'il tombe sur le fantôme de la Génération Miracle. Il n'y avait juste pas pensé en fait.... Il était déjà incapable d'expliquer pourquoi il avait laissé ses pas le guider jusqu'ici. Il s'était contenté de marcher dans la ville comme un automate. A la recherche de ses souvenirs... à la recherche de son passé derrière lequel il n’arrêtait pas de courir depuis qu'il était de retour ici.

Shuzo avait pensé que son départ pour Los Angeles serait ce qui était de plus douloureux dans sa vie. Il se rendait compte seulement maintenant d'à quel point il se trompait. Son retour au pays était bien plus difficile encore que son départ. Tous ses visages à la fois identiques et différents. Toutes ses années qui avaient continué de couler.... sans lui. Comme s'il n'avait jamais existé. Comme s'il n'avait eut aucune importance. Comme s'il n'était rien... juste un souvenir. Le genre de souvenir auquel on pense avec un petit sourire triste mais que l'on oublie tout aussi rapidement en se penchant sur l'instant présent. Shuzo n'était rien de plus que ça..... Un souvenir passablement effacé par le temps.

-Après tout ce temps... je peux pas vraiment être fâchée. Mais un au revoir, ça aurait été bien... au moins.


Le regard de Shuzo avait quitté la jeune fille alors que Kuroko s'installa en position assise lui aussi. L'ancien capitaine de la Génération Miracle ( dieu ce qu'il détestait cette appellation ) garda son regard sur la fontaine de bambou qui émettait un petit « ploc » à rythme régulier, chaque fois qu'elle venait frapper la pierre polie par l'errosion sur laquelle elle reposait. Le bassin de la propriété était un appel au calme et au repos. Repos du corps.... repos de l'esprit aussi. Mais celui de Shuzo tournait à plein régime un peu à l'image des carpes koi qui tournaient rapidement dans leur enclos inondé

« C'est vrai.... J'aurai pu dire au revoir.... »

Que pouvait il répondre de plus. Bien sure qu'il aurait pu aller voir Kumako et l’étreindre dans ses bras une dernière fois avant son départ. Bien sure qu'il aurait pu passer auprès de chacun des garçons pour les saluer une toute dernière fois. Revoir une dernière fois la haute stature de Murasakibara, le visage sérieux d'Akashi et celui si jovial de Kise. Le sourire d'Aomine et le visage si difficile à interpréter de Kuroko. Il aurait pu.... regarder une dernière fois Midorima et s’attendrir sur le lucky items qu'il aurait porté entre ses mains. Mais non. Il n'avait rien fait de tout ça. Par pur égoïsme.... pour se préserver. Il était plus facile de tirer un trait définitif sur sa vie japonaise. Il tournait la page pour passer à autre chose. Rien ne lui garantissait de revenir un jour ici. La maladie de son père avait été tellement aggravée qu'il aurait été possible de devoir vivre pour toujours sur le climat tropical de Los Angeles, là où une équipe médicale experte pourrait le prendre en charge. C'est dans cet état d'esprit qu'il était parti. C'est pour cela qu'il n'avait jamais répondu aux nombreux mails et sms de envoyés par Midorima. Pour cela aussi qu'il n'avait salué personne....

-Si Nijimura-senpai est revenu... ça veut dire que son père va mieux... ?

Shuzo arbora un sourire et il posa ses mains de chaque coté de ses cuisses, les accrochant sur le rebord de l'engawa. Il se pencha un peu en avant pour la regarder tout en se mettant à bouger ses jambes l'une après l'autre

« Oui ! Son état est nettement meilleur maintenant. Merci. On ne peut pas dire qu'il soit entièrement guérit cela dit.... Nous ne sommes pas certain qu'il sera capable de supporter les hivers de Tokyo... Mais son pays lui manquait, il avait hâte de revenir »

Kuroko ne disait rien et il se contentait de suivre la conversation en silence. Nijimura prenait seulement conscience maintenant qu'il n'était pas entré dans les détails de son départ avec lui.... La première personne à qui il en avait parlé avait été Tsubaki. Puis Akashi qui avait surpris une conversation à laquelle il n'aurait pas du assister. Et enfin... Midorima.... qui avait été présent un soir où Shuzo avait craqué alors que plus personne n'était censé se retrouver dans le gymnase. Les autres ? Personne ne connaissait les réelles raisons de son départ précipité. Tout comme personne ne savait pourquoi Akashi avait été nommé capitaine en milieu d'année. Personne ne savait que Shuzo avait du vivre seul pensant presque six mois alors que sa famille était déjà aux Etats Unis. Il avait tout gardé en lui et n'avait partagé cela qu'avec Tsubaki....

« D'ailleurs... Nijimura-senpai ira dans quel lycée... maintenant qu'il est revenu ? »
« Dans quel lycée va aller Nijimura-sempai ? »

D'une même voix les deux amis lui posèrent la même question. Ce n'était pas pour rien s'ils s'entendaient bien ces deux là !

Shuzo eut un petit rire et il les regarda l'un après l'autre. Il avait longuement hésité sur le lycée sur lequel porter son choix de poursuite d'étude. Son cœur avait balancé entre Seirin, Tôô et Shutoku. Trois établissements scolaires de Tokyo. Si la réputation des deux derniers n'étaient plus à faire, celle de Seirin restait à prouver. C'est vers ce lycée là que Shuzo avait reporté son choix, motivé ( il fallait bien l'avouer ) par la présence de Kuroko et de Kumako...

« Et bien...... Je ne sais pas trop si ça va vous plaire ou non... J'ai eut un mal de chien à choisir dans quel lycée finir mes études. Je ne voulais pas quelque chose de très éloigné de mon domicile ni même du centre ville.... C'est pour ça que j'ai éliminé d'office le lycée Kaijo »


Bien que la présence de Kise était intéressante. Ne serait ce que pour lui donner un prodigieux coup derrière la tête ou lui mettre son pied au cul. Mais de ce que Nijimura avait pu glaner comme information, il semblait que le capitaine actuel de Kise se chargeait à merveille de la distribution de raclée.... Shuzo n'avait pas réussi à retenir le nom du capitaine en question mais il penserait à le remercier et à la féliciter s'il venait à le croiser un jour !

Shuzo prit de l'élan en poussant sur ses bras pour se projeter en avant dans un petit saut qui lui fit quitter l'engawa pour atterrir sur ses jambes. Il se mit face aux deux personnes en face de lui et il fit un petit sourire avant de tendre la main pour se saisir un taiyaki. Il regarda le biscuit en forme de carpe fourrée à la pâte de haricots rouges. Voila bien quelque chose que l'on ne trouvait pas à Los Angeles et que Nijimura n'avait pas mangé depuis plus de trois ans. C'était un des gâteaux préférés de sa petite sœur.... peut être qu'il passerait à une pâtisserie sur le chemin de retour de la maison afin de lui en acheter pour lui faire plaisir

« Désolé, je crois que vous allez devoir me supporter de nouveau.... Je me suis inscrit à Seirin. »


Il croqua dans le gâteau en commençant par la queue. Le biscuit sablé mélangé à la texture pâteuse et sucrée de l'anko offrait une sensation gustative qu'il pensait avoir oublié. Qu'est ce que c'était bon ! Les personnes avaient beau critiquer les pâtisseries japonais qui, selon eux, ne valaient pas celles occidentales, ça n’empêchait pas Shuzo d'apprécier pleinement ce taiyaki qu'il trouvait succulent

Nijimura aurait été incapable de dire si les deux personnes en face de lui étaient surpris, heureux, déçus ou même mécontents qu'il rejoigne leur école. Leur visage n'avaient presque pas bougé suite à son annonce. C'était un peu déroutant pour toute personne non initiée mais depuis le temps qu'il les fréquentait, Shuzo ne se formalisait plus de leur inexpressivité.

« Mais je ne pense pas intégrer l'équipe A de basket. D'une part parce qu'elle en a pas besoin. Ses joueurs sont déjà soudés, chacun a sa place, ils sont très bons. Et d'autre part parce que depuis mon départ je n'ai plus joué au basket dans un club. Juste des petits matchs de street dans la rue avec des amis... je ne pense pas que ce soit suffisant pour rejoindre une équipe »


Il mangea un nouveau morceau de gâteau

« Cela dit... je serai toujours là si besoin est... »

Il finit de manger son biscuit alors que Tetsuya indiqua à Kumako le manque de serviette dans la salle de bain. La rosette et quitta l'engawa pour aller sans aucun doute remédier au problème de la serviette manquante, laissant les deux garçons en face à face.

Shuzo regarda celui qui fut jadis son Kohai. Il croisa les bras sur son torse pour se donner un semblant de contenance alors que son regard s'accrochait à celui de son vis à vis.

« Je te dois des excuses je crois..... »

Shuzo baissa le regard un instant avant de tourna la tête sur la droite où un chat, il n'aurait su dire son nom, venait de faire son entrée

« Je n'aurai pas du partir sans t'expliquer les raisons de mon départ. Rétrospectivement, je me dis que je te devais bien ça.... Mais sur l'instant, j'en étais incapable »


Le chat s'approcha de Shuzo jusqu'à venir se frotter contre ses jambes. L'ancien capitaine d’accroupi et commença à caresser l'animal qui se mit à ronronner et à bomber le dos tant les caresses paraissaient agréables pour lui. Shuzo sourit tout en laissant sa main droite caresser le doux pelage de l'animal.

« Je n'ai jamais cessé de garder un œil sur l'équipe. Sur vos matchs, votre évolution..... »

Le chat ferma les yeux et frotta sa tête contre la Converse blanche aux lacets arc en ciel ( offerts d'ailleurs pas Tetsuya ) que portait Shuzo. Ce dernier laissa faire l'animal et se redressa pour se mettre debout. Il se contenta de glisser ses mains dans les poches arrières de son jeans.

« J'ai tout vu.... Y compris le match contre Meiko.... C'est pour ça, et uniquement pour ça, que je veux rejoindre Seirin. »



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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    06.09.15 21:23

Un jour dans notre vie


with nijimura & kuroko

Le temps passe vite...

Beaucoup trop vite. C'est ce que pensait Tsubaki à l'instant alors qu'elle regardait Nijimura assis à ses côtés. Comme s'il n'était jamais parti. Leur première rencontre ne date pas du collège comme le pensait beaucoup de mondes mais bien avant ! D'ailleurs, elle avait rencontré à la même période où elle avait connu Tetsuya. Elle n'avait que huit à l'époque et ils s'étaient recontrés ici même, au dojo. Au premier abord, le brun était un garçon très farouche, assez rebelle, qui n'en faisait qu'à sa tête. Son père lui avait confié qu'il était un peu difficile et que, si elle le pouvait, elle devait l'aider à le canaliser un peu. Peut-être qu'avec la différence d'âge qui n'était que d'un an, le courant allait bien passer entre eux. Ce fut le cas. Mais c'était surtout après l'avoir battu à plusieurs reprises au karaté qu'il s'était calmé.

Petit à petit, il avait compris qu'il n'arriverait à rien, surtout pas à la battre, en tapant dans le vide comme un fou. Il avait fini par se calmer et à canaliser cette colère en lui. Du moins, ne serait-ce que pour un temps. Puisque, du jour au lendemain, comme ça, Nijimura avait basculé de l'autre côté. Au point de teindre les cheveux en blond et, cerise sur le gâteau, commencer à fumer. Elle ne l'avait jamais vu faire mais l'odeur lui collait à la peau. Certains n'avaient peut-être pas remarqué mais la rosette, c'était flagrant. Son odorat était beaucoup plus développé qu'une personne lambda, sans compter que l'odeur lui était familière, son frère fumant également, surtout qu'il avait commencé assez jeune aussi.

Pendant longtemps, Tsubaki s'était bien souvent posé une question : qu'est-ce qui s'était passé ? Bien qu'elle s'était attachée à Shuzo, elle n'avait jamais osé lui demander pourquoi il était devenu ainsi, quelles étaient ses raisons. Qu'est-ce qu'il ressentait au fond de lui ? Son père Tora l'avait élevé pour faire un sorte qu'elle supprime toutes émotions négatives qui pourraient influencer sa façon de combattre. Même si parfois elle visait juste sur ce que ressentait la personne, d'autres fois, elle n'arrivait pas à comprendre ou à saisir la situation. Aujourd'hui encore, elle se posait la question de temps en temps mais sans plus.

Ce qui la marqua réellement de cette époque, ce fut cette fois où elle avait surpris Nijimura fouillé dans le bureau de son père et subtiliser de l'argent. Elle ne savait pas combien exactement mais c'était une grosse somme. Très grosse somme. Évidemment, elle n'allait pas le laisser partir avec, ni le dénoncer, ne voulant pas qu'il ait plus de problèmes qu'il ne l'ait déjà. En contrepartie, elle l'aida dans sa « requête » et était allée l'aider pour régler quelques comptes. Bien qu'un peu surréaliste pour des enfants de onze et douze ans, cela les avait rapproché d'une certaine façon.

Le temps passant encore... Nijimura avait finalement abandonné sa chevelure blonde pour retrouver ses cheveux corbeaux d'origine. Il avait fini par tout arrêté. Ses délits, les bagarres. Quelque chose avait changé... Elle ne l'apprit que bien plus tard, pourquoi un changement aussi radical. Et c'était la même raison pour laquelle Shuzo avait du partir aux Etats-Unis après le collège. Et finalement, il était là, à ses côtés, comme si de rien n'était... Mais c'était faux évidemment.

-Nijimura-sempai… C’est une surprise…

Son visage placide toujours présent, Tetsuya était réellement surpris de le voir. Il ne s'y attendait pas. Personne ne s'y attendait. Ça aurait pu être n'importe où. Dans un magasin, dans la rue, dans un parc... Mais non, c'était ici qu'il avait décidé de se montrer. Comme si le temps ne s'était pas écoulé. La même impression que donnait le dojo à chaque fois.

-Surprise partagée ! Je ne pensais pas te trouver ici Kuroko....

Nijimura n'était pas sans savoir que Kumako et Kuroko étaient amis d'enfance et de ce fait, presque pratiquement chourrées ensemble. Mais les gens avaient tendance à oublier Tetsuya, ce qui n'était pas une première ni pour elle, ni pour le concerné.

-Oui ! Son état est nettement meilleur maintenant. Merci. On ne peut pas dire qu'il soit entièrement guérit cela dit.... Nous ne sommes pas certain qu'il sera capable de supporter les hivers de Tokyo... Mais son pays lui manquait, il avait hâte de revenir.

La rosette fut soulagée de savoir que le père Nijimura allait beaucoup mieux. Du moins, assez pour qu'on l'autorise à revenir ici, au Japon. Elle avait vu à quel point l'aîné des Nijimura avait été dévasté par une telle nouvelle et comprit parfaitement pourquoi il avait pris la décision de suivre la petite famille jusqu'aux Etats-Unis. Il devait sans doute se sentir responsable de l'état de son père et avait cherché, ou cherchait-il encore ? , un moyen de se faire pardonner pour toutes ses conneries passées.

Avec une parfaite synchronisation, les deux amis d'enfance avaient demandé dans quel lycée s'était-il inscrit. Et la réponse n'allait pas les décevoir...

-Et bien...... Je ne sais pas trop si ça va vous plaire ou non... J'ai eut un mal de chien à choisir dans quel lycée finir mes études. Je ne voulais pas quelque chose de très éloigné de mon domicile ni même du centre ville.... C'est pour ça que j'ai éliminé d'office le lycée Kaijo.

Il fit durer le suspens en quittant finalement l'engawa avec un petit saut, se mit face à eux et leurs adressa un sourire avant de prendre un taiyaki.

-Désolé, je crois que vous allez devoir me supporter de nouveau.... Je me suis inscrit à Seirin.

Oh.

Si ça s'était pas une nouvelle. De tous les lycées, il avait choisi Seirin, une toute jeune école qui n'avait même pas deux ans d'ancienneté. Il aurait pu aller à Shutoku ou à Too mais il avait opté pour Seirin. Tsubaki jeta un rapide d'oeil vers le turquoise qui semblait tout aussi surpris que lui, si on ignorait son visage inexpressif.

-Mais je ne pense pas intégrer l'équipe A de basket. D'une part parce qu'elle en a pas besoin. Ses joueurs sont déjà soudés, chacun a sa place, ils sont très bons. Et d'autre part parce que depuis mon départ je n'ai plus joué au basket dans un club. Juste des petits matchs de street dans la rue avec des amis... je ne pense pas que ce soit suffisant pour rejoindre une équipe. Cela dit... je serai toujours là si besoin est...

Il était vrai que reprendre le basket après un an d'inactivité n'allait pas être évident. Surtout lorsqu'on connaissait les programmes d'entraînement qui était soigneusement concocté par la douce et néanmoins tyrannique coach Aida Riko. Sûr qu'il n'allait pas tenir le coup le pauvre ! Il devait valoir ceux de Teiko, et la rosette ne mentait pas ! Mais d'un autre côté, elle pourrait presque parier que la coach et lui pouvaient bien s'entendre, allez savoir pourquoi...

Avant que la Kumako n'ait pu dire quoi que ce soit, Tetsuya l'interrompit :

-Tsubaki… Il n’y a plus de serviette dans la salle de bain… Je n’ai pas pu m'essuyer…
-Je vais voir ça...

Elle se leva et quitta l'engawa pour s'introduire dans le bâtiment, se dirigeant vers la pièce réservée au nettoyage des vêtements et des serviettes, laissant les deux garçons un petit moment. Elle ne prit pas longtemps à trouver les serviettes propres dans les placards et s'en saisit de deux, une pour les toillettes où il en manquait, une autre pour Tetsuya. Après avoir placé la première où il fallait, elle revint sur ses pas, pas très légers voir silencieux, mais s'arrêta dans le couloir, incapable de franchir les portes de la salle. Les portes venant vers l'extérieur étaient grandes ouvertes, elle n'avait aucun mal à entendre de quoi ils parlaient. Elle pouvait même distinguer les ronronnements d'un chat qui devait sans doute traîner dans le coin.

-J'ai tout vu.... Y compris le match contre Meiko.... C'est pour ça, et uniquement pour ça, que je veux rejoindre Seirin.

Instinctivement, les mains de Tsubaki se resserrèrent sur la serviette qu'elle tenait contre sa poitrine. Alors Nijimura savait pour eux... Pour Ogiwara... Tout comme lui, ni Tetsuya, ni elle n'avait eu de nouvelles du dernier membre de leur trio depuis ce fameux match. Ils n'avaient pas à chercher à le contacter non plus, trop blessés par ce qui s'était passé.

Mais quelque chose clochait... Quelque chose la dérangeait dans les paroles de leur aîné. Le match contre Meiko... Etait-il revenu uniquement pour essayer de remettre les autres dans le droit chemin ? Et si... et si Nijimura n'était jamais parti... les choses auraient-elles été différentes ? Son départ avait-elle eu un effet secondaire au final ? Ce n'était pas possible... n'est-ce pas ? Shuzo se sentait-il responsable pour ça ?



(c) fiche codée par kumako tsubaki



Merci jumelle <3
Merci Tatsu :3:
 


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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    18.09.15 19:50


















❝ Un jour dans notre vie ❞
Ft. Tsubaki & Shuzo




Kuroko aime beaucoup les chats de Tsubaki. Il y en a 6 et comme par hasard elle les a nommé ainsi : Tetsuya, Seijuro, Daiki, Ryota, Atsushi et Shintaro. Le fantôme jouait souvent avec eux car au cntraire des humains (et de Tsubaki) les chats eux, le remarquait. Puis c’est un peucomme si c’était aussi un eu ses chats non ? Après tout Tsubaki et Kuroko sont comme frère et sœur et se partagent beaucoup de choses. Comme cette fois, pendant un matsuri, les deux collègiens voulaient se prendre une barbe à papa chacun mais le porte monnaie de Tetsuya ne contenait que la somme pour en acheter une. ET évidemment ils partagèrent la barbe à papa (sachant qu’elle faisait leur taille c’était mieux de la partager).

Nijimura se leva et se mit fasse aux deux amis d’enfance comme si il était devant un public afin d’annoncer quekque chose d’important. C’est vrai…. Dans quel lycée pourrait t-il aller ? Shutoku pour rejoindre Midorima ? Ce glaçon qui rester impassible ? Kaijo, même si il venait de l’éliminer sachant que c’était trop loin ? Tôo, pour ontroler cette furie nommé Aomine ? Nous pouvons éliminer Yosen et Rakuzan car question distance…. Mais alors peut-être… Seirin ?


« Désolé, je crois que vous allez devoir me supporter de nouveau.... Je me suis inscrit à Seirin. »


Tetsuya (le chat) vint sauter sur les genoux de Tetsuya (l’humain). Le fantome fixa quelques insatns Shuzo avant de poser ses yeux sur le félin qui venait habiter ses genoux. Il le caressa, le regard dans le vide. Non, il n’était pas déçu. Mais il ressentait un sentiment étrange. Une sorte de protection. Nijimura expliqua qu’il n’intégrera pas l’équipe principale, après tout il avait été le capitaine d’une grande génération.

Après avoir prévenue Tsubaki qu’il manquait des serviettes, elle partit en chercher les laissant face à face. Tetsuya gratter le cou de Tetsuya qui faisait bourdonner sa gorge (je n’ai pas besoin de préciser de qui on parle là, si ?)

« Je te dois des excuses je crois..... »

Des excuses ?

Kuroko releva la tête doucement pour regarder son sempai.

« Je n'aurai pas du partir sans t'expliquer les raisons de mon départ. Rétrospectivement, je me dis que je te devais bien ça.... Mais sur l'instant, j'en étais incapable »


Kuroko ne su quoi dire, Nijimura avait ses raisons pour partir. Après tout, Kuroko aussi avait disparue pendant quelques temps, avant la remise des diplômes et après le match destructeur. Il fit un léger sourire en soupirant. Le félin sauta des genoux de Tetsuya, lassé de ses caresses puis retourna gambader avec ses amis chats. Kuroko replia ses genoux sur lui. Il restait silencieux.

« Je n'ai jamais cessé de garder un œil sur l'équipe. Sur vos matchs, votre évolution..... »

Comme tout bon capitaine il était resté sur son équipe. Comme un papa poule qui contrôle la vie de son enfant quand il part. Tetsuya baissa la tête en l’écoutant faire ses aveux. Il restait silencieux tout simplement car il ne savait pas quoi dire.

« J'ai tout vu.... Y compris le match contre Meiko.... C'est pour ça, et uniquement pour ça, que je veux rejoindre Seirin. »


Kuroko releva la tête rapidement les yeux écarquillés. Il l’avait vue. Ce match. Ce match qui lui avait foutu le cœur en l’air. Celui qu’il avait le plus détesté. Celui qui lui avait fait détester le basket pendant quelques temps. Et d’un coup, tous les souvenirs revinrent dans sa tête. Tout.

« Je vois que Nijimura-sempai est au courant alors… »

Il étouffa un petit rire gêné. L’air de rien il pourrait flipper à l’idée qu’il ait TOUT suivi… S’il avait vue ses larmes, sa tristesse et sa trahison. Avait-il vue la génération miracle partir comme ils le font d’habitude, odieusement, d’un air de dire « ça, c’est fait » ?

S’il comprenait bien, Nijimura était revenue pour les aider ? C’est pour ça, ce sentiment de protection qu’il ressentait ? Il rebaissa son visage en regardant le sol. Ses yeux passèrent sur les chaussures de son sempai. Des lacets arc-en-ciel. C’est vrai. Kuroko avait trouvé ça drôle, un capitaine s’occupant de basketteur miraculeux qui ont des cheveux de plusieurs couleurs, like a rainbow.

Kuroko n’avait pas besoin de se retourner pour savoir que Tsubaki était derrière lui. Rien d’étonnant la dedans.

Les souvenirs, la nostalgie et la tristesse montèrent peu à peu dans la tête de Kuroko. Pourquoi ? Pourquoi quand il y pensait avant cela ne lui faisait pas le même effet ? Pourquoi une seule personne peut elle bouleverser les choses comme ça ?

Kuroko se reposa ses pieds au sol, la tête dirigé vers le sol. Il posa ses mains sur ses cheveux turquoise comme pour se protéger de quelque chose.

« Pourquoi ?... »


Difficile de deviner quelle question aller poser Kuroko. Il y en avait tellement dans sa tête.

« Pourquoi Nijimura-sempai nous as t-il abandonné ?... Pourquoi ses souvenirs me font de plus en plus mal… ? »

Il ne pleurait pas. Il pourrait, certes, mais il ne pleurait pas. Pas maintenant. Toutes les larmes étaient bloquées dans son cœur depuis si longtemps. Il ne manquerait qu’un petit éclat pour le faire craquer.




© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia






When you come to hate something you liked, it is incredibly painful...

Rainbow-sempai~ & Tsuya~ :
 

Merci Tsukiya C::
 


Shota~:
 
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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    22.09.15 9:40


Un jour dans notre vie....
avec Kumako & Kuroko



Shuzo avait eut le temps de réfléchir à la situation engendrée par son départ. Deux années.... C'est court et long à la fois. Il n'arrivait pas à regretter son départ pour Los Angeles qui avait considérablement resserré les liens de la famille Nijimura. Il avait du vivre seul pendant quelques mois avant de rejoindre sa famille et c'était, il devait l'avouer, un soulagement complet de retrouver sa place au sein de cette dernière. La place d'un jeune adolescent de 17 ans. Plus la peine de réfléchir à toutes les responsabilités qu'incombe une vie en autonomie. Mais Shuzo avait toujours été quelqu'un de débrouillard et c'est de lui même qu'il avait proposé de se gérer seul dans l'urgence du transfert de son père pour les Etat Unis. Et puis à vrai dire il ne s'en était pas trop mal sorti ! Il n'y avait guère que pour les repas que c'était compliqué étant donné son manque de talent pour la cuisine quelque soit l'aspect... Il avait presque érigé une statue en l'honneur de l'inventeur des nouilles instantanées ! Paix sur lui et sur sa famille ! Il avait épargné à Shuzo de mourir affamé.... Mais c'était sans compter sur Kumako ! Dés que Shuzo lui avait confié être seul chez lui, elle s'était proposée pour lui faire des bentos quasiment chaque midi. Au début, le capitaine de l'équipe masculine avait poliment refusé prétextant que cela lui donnait une charge de travail supplémentaire en plus des frais occasionnés par une part en plus à anticiper. Mais la jeune rosette n'avait jamais daigné l'écouter et elle continuait chaque midi à lui présenter le petit coffrer de bois laqué contenant le repas minutieusement préparé ! Il aurait de la chance celui qu'elle épouserait, Kumako était une véritable cordon bleue !

Deux ans....

Deux ans qu'il n'avait plus revu Tetsuya Kuroko autrement que sur des vidéos de matchs de basket. Ce petit l'avait toujours étonné depuis la toute première fois où Akashi avait fait les présentations. Il était discret mais avec une conception du basket carrément idéaliste. C'était presque incompatible avec le slogan que défendait le collège Teiko.... Mais malgré son manque de personnalité et son corps peu taillé pour la pratique de ce sport, Kuroko s'en était sorti à merveille ! Rejoindre l'équipe A si rapidement.... et ces capacités, tout simplement époustouflant. Shuzo reconnaissait sa valeur. Il l'avait d'ailleurs toujours considéré un peu comme le bébé de l'équipe, celui sur lequel il fallait gardait un œil un peu plus attentif. Il n'était pas rare que le capitaine aille s'enquérir de l'état de fatigue du garçon aux cheveux turquoises après un entraînement plus rude que les autres... Il n'était pas rare qu'il jette discrètement des coups d’œil dans sa direction pour s'assurait qu'il n'allait pas craquer ou faire un malaise tant le cadence était soutenue pour la constitution un peu faiblarde du sixième homme fantôme....

Lorsqu'il était parti, c'est pour lui que Shuzo avait craint en premier. Nijimura et Kuroko n'avaient pas été plus proche que ça, il fallait bien l'avouer, mais il se dégageait une certaine sensibilité et une fragilité chez lui qui n'avait pas échappé au senpai de la Génération Miracle. Il aurait peut être du parler de ça à Akashi lors de la passation de pouvoir... Mais le prétentieux nouveau capitaine devait bien l'avoir remarqué non ?

A plusieurs milliers de kilomètres de là, Shuza avait réussi à se procurer les vidéos des matchs du championnat intercollège japonais de basket. Ce n'était pas bien compliqué à avoir lorsque l'on est connecté à Internet ! C'est quand même prodigieux la technologie.... Ça lui avait permis de garder un peu de contact avec ces garçons qui partageaient autrefois son quotidien.

Dieu ce que c'était difficile de les regarder à travers cet écran de misère. Les uniformes blanc et ciel de l'équipe n'avait pas changé. Il n'y avait que les visages des joueurs qui s'étaient métamorphosés. Celui d'Aomine s’était complètement fermé. Shuzo avait était saisi par ce visage qui ne reflétait plus aucune joie, plus aucun plaisir. Il avait même pensé qu'un problème grave était peut être arrivé à sa famille justifiant un tel changement de comportement....

Celui de Murasakibara aussi... Cette mine blasée.... Il paraissait fatigué par sa simple présence sur le terrain. Il n'avait jamais été parmi les plus motivés du groupe, certes, mais le sensation de Shuzo à son égard s'était considérablement accrue. Atsushi était dégoûté de ce sport...

Midorima avait changé aussi. Mais c'était davantage un changement physique que mental. Combien mesurait-il maintenant ? A l'époque, Shuzo était encore plus grand que lui de quelques centimètres... Ce n'était plus le cas aujourd'hui...

Kise était celui qui paraissait le plus fidèle au souvenir que Nijimura en avait. Souriant, pétillant, exalté... Pour le coup, mise à part ses techniques affinées en basketball, il ne paraissait pas avoir beaucoup changé...

Et enfin Akashi.... Il y aurait tellement à dire sur lui que Shuzo n'aurait su par où commencer. Par ses yeux si particuliers ? Par son caractére changeant qui l'aurait fait passer pour un schizophrène de façon justifiée ? Akashi n'avait plus rien a voir avec celui que Shuzo avait connu. L'ancien capitaine n'était pas stupide au point de raconter que c'était d’être à la tête de la Génération Miracle qui l'avait rendu pédant. Non... C'était autre chose. Une intuition que Shuzo n'arrivait pas à décrire avec précision. Un sentiment, un ressenti.... Il s'était passé un événement qui avait produit une modification totale du caractère de l'actuel capitaine de Teiko et Nijimura aurait donné beaucoup pour comprendre ce qui avait eut lieu

De tous les matchs qu'il avait vu, il y en avait un qui resterait à jamais gravé dans l’esprit de Shuzo. Un match dont le score s'était traduit par un alignement parfait de 1..... 11 à 111.... Ce n’était pas tant l'écart de points qui était affolant. C'était la manière avec laquelle le match avait été joué. Étrangement, Kuroko n’avait pas été sur le terrain et l'équipe s'était passée de son sixième homme sans aucune difficulté. Le jeu de Teiko aurait pu être parfait aux yeux de n'importe quel néophyte assistant à l’exhibition ( car s'en était bien une ). Mais Shuzo lui, avait immédiatement remarqué des différences par rapport à d'habitude. Tout cela avait été confirmé quand Teiko alla même jusqu'à marquer contre son propre camp de façon volontaire afin d'arriver à l'objectif qu'ils s'étaient fixés dés le départ : aligner des 1 …

C'était anti fair play ! Ce n'était pas sport à la loyal ! Ce jour là, il aurait encore mieux valut que le score affiche un 200 à 0 ! Ça aurait reflété une nette différence de niveau, c'était tout ! Avec cet objectif ridicule de vouloir aligner des chiffres définis à l'avance, Teiko montrait à quel point ils n'avaient eut aucune considération pour les adversaires. Ils montraient à quel point ils avaient joué avec eux. Oh... pas de sport la dedans non... Ils les avaient manipulé de façon volontaire pour finir par les faire rompre et courber l'échine à leur guise....

« Je vois que Nijimura-sempai est au courant alors… »

Shuzo prit une longue inspiration et finit par soupirer avant de faire un léger signe de tête

« Oui.... »

Inutile de rentrer dans les détails... inutile de remuer le couteau dans la plaie non plus...

La vision de ce match avait fait naître un sentiment de culpabilité chez Nijimura. Il ne cessait de se demander quelle aurait été le score de ce match s'il n'avait pas quitté l'équipe. Est ce qu'il aurait réussi à empocher ce genre de chose ? Est ce qu'il aurait réussi à motiver les joueurs par une autre façon que des objectifs puérils et blessants ?

Quelque chose de douloureux ne cessait de retourner son esprit dans tous les sens.... Est ce que c'était son départ qui avait été le point de commencement du comportement changeant des garçons ? Est ce que tout avait été de sa faute ? Il avait beau se dire que même en restant au Japon, le moment de quitter l'équipe aurait inéluctablement fini par arriver. Lorsqu'il se serait rendu au lycée laissant les garçons dernière lui en dernière année de collège. Mais pourtant.... Il avait la sensation dérangeante d’être au centre des tourments qu'ils avaient tous enduré.... Sensation augmentée quand il repensait aux SMS reçus par Midorima et auxquels il n'avait jamais répondu...

« Pourquoi ?... »

Pourquoi quoi ? Pourquoi est ce que Shuzo avait prit le soin de surveiller leur équipe à distance ? Est ce que c'était bien ça la question de Tetsuya ? Shuzo avait ouvert la bouche pour y répondre lorsque la voix de Kuroko lui faucha l'herbe sous le pied

« Pourquoi Nijimura-sempai nous as t-il abandonné ?... Pourquoi ses souvenirs me font de plus en plus mal… ? »

A.... Abandonné....

Les yeux de Shuzo s’écarquillèrent légèrement. Jamais ! Jamais il n'avait eut l'intention de les abandonner ! Oui... oui c'est vrai que la manière avec laquelle il était parti aurait pu laisser pressentir un abandon mais c'était si loin d’être le cas. Shuzo s'en voulait... Il s'en voulait tellement d’être contraint à quitter le pays et ses amis. Mais avait-il le choix ? Après tout ce que Shuzo avait vécu avec son père, il lui devait bien au moins d’être présent à ses cotés durant sa maladie....

Abandonné.... Midorima lui avait déjà dit ça aussi... Lorsqu'il l'avait revu, l'ancien shooter miracle n'avait pas mâché ses mots en lui faisant comprendre que Shuzo les avait tous lâchement laissé pour compte sans aucune explication ni au revoir dignes de ce nom...

La tête du garçon que cheveux noirs se baissa... Il ne pouvait pas en vouloir à Kuroko. Il était peut être le meilleur ami de Kumako mais il ne devait certainement pas être au courant de la vie de Nijimura avant que lui et les autres rejoignent Teiko....

Kuroko avait l'air profondément bouleversé par les paroles de son aîné et par son retour. Ou bien était-ce les souvenirs de son absence qui le perturbaient à ce point. Les mains sur sa tête et le dos voûté vers l'avant, Nijimura aurait cru le voir pleurer comme cette fois là, lors du match cauchemardesque contre Meiko...

Shuzo hésita.... Il hésita puis il avança d'un pas avant de le prendre dans ses bras. Shuzo restait debout alors que Kuroko demeurait assis sur l'engawa. Les bras de l’aîné passèrent autour du corps tremblant et fragile de son ancien Kohai. Il sentait sa tête reposer contre son épaule et son souffle léger et chaud traverser le tissus de son maillot...

« Je... j'ai jamais voulu vous abandonner... Je n'ai pas voulu te faire du mal non plus... Je ne savais pas que les choses prendraient une telle tournure. Si seulement j'aurai su... J'aurai peut être pu faire le nécessaire pour vous protéger.... Et t’empêcher de pleurer »

La main droite de l'ancien capitaine caressait doucement la nuque du garçon aux cheveux turquoises. Que pouvait-il lui dire de plus pour soulager sa tristesse ? Lui demander de le pardonner ? Non... il était trop tôt... Peut être que si Seirin arrivait à gagner la Winter Cup alors Shuzo pourrait formuler sa demande de pardon.... peut être....

Le regard du Rainbow Captain se posa à l'intérieure de la maison. Inutile de la voir pour savoir que Kumako était là, quelque part, cachée derrière un mur à suivre la conversation avec discrétion et attention. Mine de rien il la connaissait bien...

« Tsubaki... Tu as le droit de m'en vouloir toi aussi.... Toi aussi... Tu penses que je vous ai abandonné ? »

Si Shuzo s'était imaginé des retrouvailles pas forcément facile, il ne s'était pas réellement préparé à être confronté à ce sentiment de.... culpabilité et de responsabilité qu'on ne cessait de lui reprocher.

Gardant Kuroko contre lui, il tourna la tête sur le coté un instant. Un chat, il n'aurait su dire son nom, jouait tranquillement en donnant des coups de pattes sur une herbe haute. Quelle insouciance. Quelle chance aussi.... Shuzo l'enviait tellement

« Je... Je suis venu à Seirin pour être auprès de vous... Peut être aussi parce que je pense vous devoir au moins ça.... Ma présence ne changera sans doute pas grand chose à votre quotidien... Mais... mais après être parti pendant si longtemps, je pensais que vous auriez... peut être besoin de moi.... Pour cette promesse que vous avez faites à votre ami Ogiwara.... »

Est ce qu'il en avait trop dit ? Est ce qu'il en trop fait ? Bien sure qu'il ignorait rien du trio que formait Kumako, Kuroko et Ogiwara qu'il n'avait vu qu'une seule fois en vidéo lors du fameux match. C'était Tsubaki qui lui avait parlé de leur petit trio d'enfance et Shuzo avait trouvé leur promesse intéressante et puissante en sentiment. Il ignorait cependant que son départ allait être le facteur déclencheur de l'anéantissement total de ce pacte important passé entre les trois amis qui s’appréciaient tant...


Kuroko's Basket


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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    25.09.15 20:30

Un jour dans notre vie


with nijimura & kuroko

Lorsqu'on lui avait annoncé qu'elle ne pourrait plus joueur au basket, Tsubaki avait songé que tout était fini. Qu'elle n'aurait jamais connu pire comme situation. Certes, la maladie avait été détectée assez rapidement mais pas assez semble-t-il. Il y avait bien un moyen pour elle de guérir mais il s'agissait d'une transplantation pulmonaire. Une opération lourde et coûteuse. Ce n'était pas l'argent qui manquait. Ses parents avaient largement de quoi payer tous les soins. Non le plus difficile était de trouver un donneur compatible. Sans compter que Tsubaki n'était pas vraiment un cas urgent. Elle pouvait attendre. Il y avait bien pire qu'elle : ceux qui ne pouvaient pas marcher cinq minutes sans être essoufflés. Ils attendaient. Ils attendaient qu'elle soit incapable de vivre normalement pour accélérer les choses. Voilà presque deux ans que Tsubaki attendait. Elle était patiente, l'avait toujours été. Elle pouvait patienter.

Mais pendant combien de temps encore ?

Un jour, elle finira bien par craquer. Elle savait contrôler ses sentiments mais elle n'était pas insensible indéfiniment. Indéniablement, tout allait déborder. Et personne, même pas elle, ne savait ce qui sortirait de ce bocal d'émotions fermé depuis 16 ans. Mais ce n'était pas le moment. Pas encore.

Le match Teiko vs Meiko avait été un véritable carnage sur le plan émotionnel. Tsubaki qui n'avait pas directement assisté au match s'était senti horriblement impuissante en voyant la détresse chez ses deux amis. Elle n'avait pas su les protéger, ou même les réconforter. Et c'était vraiment frustrant. Parfois, elle avait envie d'envoyer un sms à Shigehiro mais la peur de tomber sur un numéro invalide la paralysait. Ils ne pourront plus revenir à cette période joyeuse et insouciante mais ils pouvaient toujours construire quelque chose de nouveau. Mais celui qui devait se sentir le plus mal dans toute cette histoire, celui qui avait le plus été touché, c'était Tetsuya.

-Je vois que Nijimura-sempai est au courant alors…

Cachée dans l'ombre, Tsubaki écoutait silencieusement la conversation.

-Oui....

Quelques secondes s'écoulèrent à peine avant que Kuroko ne brise le silence à nouveau.

-Pourquoi ?...

La voix de Tetsuya semblait briser. La rosette eut un pince au cœur en l'entendant.

-Pourquoi Nijimura-sempai nous as t-il abandonné ?... Pourquoi ses souvenirs me font de plus en plus mal… ?

Non... Tetsuya se fourvoyait, la Kumako le savait. Shuzo ne les avait jamais abandonnés. Ça n'avait jamais été son intention. S'il avait eu le choix, il serait resté bien évidemment ici au Japon après tout ce qui s'était passé dans sa jeunesse, il ne pouvait tout simplement pas. À l'époque, Tsubaki n'avait jamais parlé de Nijimura à son ami d'enfance. Elle ne savait pas pourquoi d'ailleurs. Et elle n'avait jamais dit pourquoi il était parti, jugeant que ce n'était pas à elle de le faire. Évidemment, elle ne s'attendait pas à ce qu'il s'en aille sans rien dire. Mais que pouvait-elle bien y faire ? C'était son choix...

Les bruits de pas lui laissaient croire que Nijimura avait bougé un peu.

-Je... j'ai jamais voulu vous abandonner... Je n'ai pas voulu te faire du mal non plus... Je ne savais pas que les choses prendraient une telle tournure. Si seulement j'aurai su... J'aurai peut être pu faire le nécessaire pour vous protéger.... Et t’empêcher de pleurer.

En plein dans le mille. Comme elle s'y attendait, Nijimura regrettait. Nijimura se sentait coupable. Nijimura se sentait responsable de la tournure des évènements. Mais très sincèrement, comme il l'avait dit lui-même, il ne pouvait pas savoir que tout irait de travers. Il n'était pas omnipotent. Et même s'il avait su, ça n'aurait pas changé grand chose. Tôt ou tard, ils auraient changé. Pour avoir eu un aperçu des facettes cachées d'Akashi, Tsubaki savait bien de quoi elle parlait. Ce n'était qu'une question de temps, tout simplement. Les dés étaient déjà jetés. Et il ne restait plus qu'à attendre. Même s'il était resté au Japon, immanquablement, le talent des autres Miracles allaient prendre le dessus. Et rien ni personne ne pouvait empêcher ça.

-Tsubaki... Tu as le droit de m'en vouloir toi aussi.... Toi aussi... Tu penses que je vous ai abandonné ?

Ils avaient deviné qu'elle était là. Pas étonnant venant de lui.

Mais lui en vouloir ? Elle ?

-Je... Je suis venu à Seirin pour être auprès de vous... Peut être aussi parce que je pense vous devoir au moins ça.... Ma présence ne changera sans doute pas grand chose à votre quotidien... Mais... mais après être parti pendant si longtemps, je pensais que vous auriez... peut être besoin de moi.... Pour cette promesse que vous avez faites à votre ami Ogiwara...

Une nouvelle fois, la Kumako serra les lèvres en entendant le nom de leur ami d'enfance. Ogiwara Shigehiro. Ça ferait bientôt cinq qu'ils se connaissaient et lorsqu'il habitait encore dans le coin, ils passaient leurs temps libres. Les jours de vacances et les week-end n'étaient rien qu'à eux. Ils avaient passé du temps sur le terrain de basket ou dans le parc de jeux juste à côté. De temps en temps, la rosette passait devant son ancienne maison, une vague de nostalgie l'envahissant à chaque fois. Ils dormaient souvent chez les uns les autres ou s'y réfugiaient quand ils pleuvaient, le terrain de basket étant devenu impraticables. Ils ne parlaient pas que de basket ! Une fois, ils étaient partis à la piscine municipale, parce qu'il faisait trop chaud. Tetsuya était ressorti rouge écrevisse ce jour-là, tandis que les deux autres avaient de magnifiques marques de bronzages.

Les secondes s'écoulèrent lentement sans que rien ne bouge à part peut-être le bruit du jeu d'eau au loin qui brisait le silence de façon régulière. La manager sortit finalement de sa cachette et s'approcha d'eux, sans pour autant être trop près. Les yeux rivés au sol, elle les leva lentement, remarquant enfin que le brun avait pris le fantôme de Seirin dans ses bras. Rien de choquant pour elle au premier abord et ne releva même pas. Son regard pourpre se planta dans les yeux gris de son aîné et put clairement lire la culpabilité qui le tourmentait. Plantée au beau milieu de la pièce, ils se regardèrent en chien de faïence un petit moment avant qu'elle ne brise finalement le silence.

-Nijimura-senpai... sait bien que je ne peux pas lui en vouloir...

Lui comme elle savaient très bien de quoi elle parlait. Elle faisait allusion à un Shuzo que Tetsuya était seul à ne pas connaître. Celui qui se rebellait contre le monde entier – selon lui. Qui cherchait à s'échapper, une échappatoire. Et cette échappatoire, il l'avait trouvé en empruntant un chemin sombre dans lequel il avait failli ne jamais revenir. Il avait été désagréable, ingrat, parfois irrespectueux envers elle et pourtant, elle n'avait rien dit. Elle s'était contenté de le laisser exprimer sa colère coulait doucement sur elle. Elle ne le jugeait pas, ne l'avait pas jugé et ne le jugera sans doute jamais. Il avait séché des semaines et des semaines d'entraînement mais chaque fois qu'il revenait, elle ne lui disait rien, se contentait de faire comme si rien ne s'était passé, persuadée que si elle essayait de le raisonner, il aurait déserté définitivement le dojo. Avait-elle eu tort ? Peut-être que oui, peut-être que non. Elle n'aura jamais sa réponse de toute façon. C'était il y a longtemps. C'était il y a 5 ans.

-Même si... Nijimura-senpai était resté... ça n'aurait rien changé... Les choses auraient été telles qu'elles sont aujourd'hui...

Ses doigts se crispèrent à nouveau sur la serviette qu'elle tenait avant de se détendre à nouveau.

-Alors... ce n'est pas la peine de venir ici... avec tous ses regrets... Ca n'a sert strictement à rien... Ce qui compte... c'est...

Les mots restèrent bloquées dans sa gorge. C'est vrai. Qu'est-ce qui comptait ? Qu'est-ce qui était le plus important désormais ? Battre la Génération des Miracles pour qu'ils reviennent sur Terre ? Ça, c'était le combat de Kuroko. Celui de Nijimura. Pas le sien. Elle n'avait rien à voir avec ces garçons après tout. Ce n'était pas qui les avait affronté ce jour-là. Elle n'avait pas son mot à dire. Pourquoi était-elle devenue manager ? Pour supporter Tetsuya et Seirin. Mais ça s'arrêtait là. Elle ne servait pas à grand chose, dans le fond.

-C'est...

Des images défilèrent devant ses yeux, comme un film mal coupé, saccadé qui montrait des scènes par mouvement sporadique. Qu'est-ce qui comptait au final ?

La rosette ferma finalement les yeux, ne sachant quoi dire, posant sa main sur son front. Ce n'était pas qu'elle ne savait pas quoi dire, simplement... Elle se demandait si elle pouvait le dire... Et surtout, s'ils allaient le croire ou pas...



(c) fiche codée par kumako tsubaki



Merci jumelle <3
Merci Tatsu :3:
 


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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    26.09.15 17:02


















❝ Un jour dans notre vie ❞
Ft. Tsubaki & Shuzo




Ce jour où Kuroko ramassa la carte étudiant d’un membre de l’équipe de Seirin…. Kuroko n’oubliera jamais ce jour. C’est celui qui l’a décidé à rejoindre Seirin. En rendant la carte au staff, le bleuté avait vue l’équipe. Ils étaient soudés, ils s’encourageaient, ils souriaient, ils se sautaient dessus à chaque points. Il ne fallait pas le nier. Kuroko les enviait. Il s’était renseigné en rentrant chez lui, depuis combien de temps s’était équipe était actif, où se trouvait le lycée ect… Après en avoir discuté avec Tsubaki, il avait finalement intégré l’équipe, puis quelques jours après, Tsubaki s’est présenté en tant que manager. Finalement, Kuroko adore cette équipe, il ne l’échangerait pour rien au monde.

Hyuga, ce capitaine à lunette qui s’enerve en permanence mais sur qui on peut compter. Il sait motiver les joueurs et n’hésite pas à donner le meilleur de lui-même pour les trois points.

Izuki, même si il fait ses blagues débiles, Kuroko apprécie ce sempai. Sur le terrain il fait partie des joueurs les plus utiles. Il sauve beaucoup de situation grâce à son œil.

Teppei, ce nounours unijambiste, il veut toujours s’amuser, il est souriant H24. C’est un peu le papa de l’équipe. Malgré sa jambe blessé, il continue de ce battre pour le club.

Kagami, cette lumière, cette personne qui est pour le fait que Kuroko soit dans l’équipe. Si il n’était pas là, Kuroko ne jouerai pas autant qu’il le fait en ce moment. Sans parler de son appétit titanesque…

Il y avait aussi Koganei, Mitobe, les premières années et il y avait maintenant Nijimura…

Apparu soudainement comme ça…

Kuroko était recroquevillé sur lui. Tel un escargot ou une noix. Il ne savait plus quoi penser. Nijimura était revenue pour quoi au juste ? Kuroko lâcha ses mains qui se reposèrent au bord de l’engawa. A ce moment précis, il sentit quelque chose le recouvrir, une vague de protection, de compassion. Il écarquilla les yeux, son sempai le prit dans ses bras. Un grand vide dans la tête de Kuroko se fit. Il entendait juste les « ploc » du bambou, les bulles des carpe koï qui remontait à la surface et les oiseaux qui piailler dehors. Il avait son nez dans la nuque de Nijimura, il sentait le déodorant pour homme. Le bleuté aimait bien cet odeur… Peu à peu, le vide se remplit de souvenir, encore et encore. La vue de Kuroko se flouta, s’humidifia. Le fait qu’il se fasse prendre dans les bras par ce sempai, ce papa de la gm, son cœur n’aurait pu qu’éclater. Les larmes coulaient sur ses joues.

« Je... j'ai jamais voulu vous abandonner... Je n'ai pas voulu te faire du mal non plus... Je ne savais pas que les choses prendraient une telle tournure. Si seulement j'aurai su... J'aurai peut être pu faire le nécessaire pour vous protéger.... Et t’empêcher de pleurer »

Il l’avait vue… Nijimura avait vue son kohai pleurer pendant ce triste jour. Kuroko commença a être secoué par les sanglots. Il passa ses bras par-dessus le dos de Nijimura. C’était comme un déclic, il ne pouvait pas s’en empêcher. Les larmes coulaient doucement sur les joues du turquoise.

« Tsubaki... Tu as le droit de m'en vouloir toi aussi.... Toi aussi... Tu penses que je vous ai abandonné ? »

Ah oui, Tsubaki étais là derrière eux… Kuroko un peu gêné retira ses bras et tourna legerement la tête vers Tsubaki.

« Je... Je suis venu à Seirin pour être auprès de vous... Peut être aussi parce que je pense vous devoir au moins ça.... Ma présence ne changera sans doute pas grand chose à votre quotidien... Mais... mais après être parti pendant si longtemps, je pensais que vous auriez... peut être besoin de moi.... Pour cette promesse que vous avez faites à votre ami Ogiwara.... »

Ogiwara-kun…. Son meilleur ami… Ancien meilleur ami ? Franchement il n’en savait rien. Il n’était plus vraiment lié à lui. Il n’avait plus de nouvelles, il était mort ? Il avait déménagé à l’étranger ? Il n’en savait strictement rien.

Quand Kuroko avait dit que Nijimura les avaient abandonné… Il ne le pensait pas vraiment… Il l’avait dit d’un coup de tête. Il ne contrôlait rien.

-Nijimura-senpai... sait bien que je ne peux pas lui en vouloir...


Kuroko comprenait son amie. Nijimura n’y était pour rien. Qu’il soit là ou pas, le talent serait quand même monté à la tête de la GM. Kuroko retourna se tête vers Shuzo. Se retrouvant à 5 centimètre du visage de Shuzo, Kuroko recula légèrement sa tête, gêné. Il posa ses mains de part et d’autre de lui-même puis baissa légèrement la tête.

« Je ne le pensais pas quand je disais que Nijimura-sempai nous avait abandonné… Je suis désolé… »

Il leva les yeux toujours tête baissé histoire de voir sa réaction.

-Même si... Nijimura-senpai était resté... ça n'aurait rien changé... Les choses auraient été telles qu'elles sont aujourd'hui...

Kuroko tourna la tête de plus belle vers Tsubaki qui était sortit de sa cachette.

-Alors... ce n'est pas la peine de venir ici... avec tous ses regrets... Ca n'a sert strictement à rien... Ce qui compte... c'est...


Qu’est ce qui compte ? Le retour de Nijimura ? Retrouver Ogiwara-kun ? Gagner la winterCup ?

-C'est...

Kuroko afficha un air inquiet sur son visage, il savait que Tsubaki commençait à aller mal. Il se leva et s’avança vers Tsubaki. Il posa sa main entre ses deux couettes en la caressant légèrement. Il n’aimait pas ça. Il n’aimait quad le visage de Tsubaki s’assombrissait. Une personne ordinaire ne verrait pas beaucoup de différence mais pour Kuroko c’est comme si on passait de Kise à Murasakibara.

« Tsubaki…Va bien ?.. »


Il était tous les trois, là, dans le dôjo.




© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia






When you come to hate something you liked, it is incredibly painful...

Rainbow-sempai~ & Tsuya~ :
 

Merci Tsukiya C::
 


Shota~:
 
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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    28.09.15 10:10

Un jour dans notre vie....
avec Kumako & Kuroko




Il était amusant de constater que Kumako et lui se connaissaient depuis tant d'années. Shuzo avait neuf ans quand il avait mit les pieds au dojo sous la contrainte de son père. Bougon, râleur et peu motivé, il avait juré de s'investir un minimum et de faire le mariolle jusqu'à ce qu'on le renvoie définitivement des cours de karaté. Et puis quoi encore ? Il allait pas rester là à courber l'échine et à obéir sagement aux codes disciplinaires rigides imposés par les arts martiaux. Rien que pour faire rager son père il était décidé à se faire dégager du dojo ! On ne lui impose pas quelque chose si facilement ! On ne se débarrasse pas de lui comme ça !

Mais finalement, Tsubaki Kumako avait été chargé d’être sa tutrice en karaté. Si le tempérament nerveux et impulsif de Shuzo aurait pu l'effrayer ou la décourager, la jeune fille n'avait pour autant jamais baissé les bras. Elle n'était pas non plus comme les autres adultes qui le regardaient avec méfiance et préjugés. Elle se contentait de lui parler un peu, de lui sourire parfois.... Mais jamais elle ne l'avait jugé et jamais non plus elle n'avait essayé de lui tenir un discours moralisateur.

Malgré les années passants, Shuzo s'était rendu compte qu'il ne connaissait pas grand chose de la jeune fille. Ce n'est qu'à partir du moment où il cessa de se comporter comme une petite racaille arrogante et rebelle que l'échange être Kumako et lui prit une dimension un peu plus personnelle. Cela correspondait aussi avec son entrée au collège Teiko et la nomination de Shuzo au porte de capitaine de l'équipe de basket. Fini les conneries, fini l'école buissonnière, fini les voles à droites et à gauche aussi.... Shuzo mettait un point d'honneur à se racheter un comportement, une réputation et un honneur.... Ha ils n'étaient pas nombreux, ceux de l'équipe A de Teiko, à l'avoir connu tel qu'il était avant. Aucun doute que Kuroko, Midorima et les autres n'auraient jamais soupçonné leur « papa » d'avoir put être un garçon comme ça....

Pour une raison que Nijimura ne s'expliquait pas, les garçons de la dite Génération Miracle, semblaient vouer une sorte de respect et d'estime particulière envers leur capitaine. Envers lui donc. Il n'allait pas s'en plaindre, il aurait fallut être timbré pour faire ça. Mais cela ne faisait que rajouter une charge supplémentaire sur ses épaules. La charge de la déception qu'il ne voulait jamais lire dans leurs yeux. La promesse de réussir à faire d'eux des grands joueurs. L'espoir de pouvoir leur offrir la victoire à chaque match et à chaque championnat.... La « GM » le prenait comme modèle.... Pourquoi ? Comment ? Il s'en savait rien.... Il se sentait à la fois honoré et flatté.... Il se sentait aussi impuissant face à Haizaki qui glissait sur la pente dangereuse que lui même avait emprunté quelques années avant... Nijimura avait essayé par bien des moyens de le sortir de là et de lui éviter de tomber dans le banditisme comme ça avait été le cas pour lui. Il pouvait d'ailleurs remercier Kumako de l'avoir aidé après le coup du vol de la moto... Shuzo n'osait pas imaginer ce qui se serait passé si elle n'avait pas été la ce jour là

Est ce que Kuroko était au courant de tout ça ? Est ce que Kuroko savait les liens un peu plus étroits qui les liaient ? Est ce que la douce rosette lui avait raconté les cours de karaté, la tentative de vol dans le bureau et toutes ces fois où ils se retrouvaient ici, dans le calme du jardin de la propriété, à profiter du silence rompu uniquement par les poissons et la fontaine japonaise ?

Pour sa part, Shuzo savait que Kumako avait deux amis précieux avec qui elle allait jouer au basket. Il ne les avait jamais rencontré personnellement, il les avait juste aperçu de loin, comme ça en passant, sans vraiment s'attarder ni prêter une attention particulière. Kuroko était réellement entré dans le monde de Shuzo quand il avait intégré l'équipe A de basket du collège. Kumako lui avait avoué qu'il était son meilleur ami depuis des années. Est ce pour cela que Shuzo gardait constamment un œil un peu plus protecteur sur lui ? Une façon comme une autre de rendre la pareille à Kumako ? Ou bien aussi parce qu'il était de nature fragile …. Et pourtant, qu’est ce qu'il bossait ! Jamais il ne renonçait et jamais il ne se plaignait non plus. Il endurait la rigueur des entraînements et le regard exaspéré des autres. Il se rendait parfois au bord du malaise ou de la nausée pour réussir à ne pas céder et tenir la cadence imposée.... Dans ces moments là, Shuzo allait souvent lui apporter une serviette, lui ébouriffer les cheveux ou poser une main réconfortante sur son épaule pour le soutenir et lui faire comprendre qu'il devait rien lâcher.... et s’entraîner encore... et encore..... Ce que Kuroko avait toujours fait

La tête du joueur fantôme reposait contre son épaule et son souffle chaud et saccadé effleurait sa peau. Un petit frisson parcourut le corps de Nijimura qui gardait précieusement le garçon dans ses bras.

Lorsqu'il était parti, est ce que qu'un venait l'épauler, lui ébouriffer les cheveux ou lui tendre une serviette ? Quand Shuzo avait quitté le pays, est ce que Tetsuya avait trouvé une personne sur qui s'appuyer lors des moments de doute et de difficultés ? La réponse à cette question était tellement effrayante que l'ancien capitaine préférait ne pas la connaître.

Inutile de voir Kumako pour savoir qu'elle était la, quelque part, cachée dans un angle de la pièce à suivre la scène silencieusement pour ne pas briser l'instant. Shuzo s'adressa à elle et un léger sourire ourla ses lèvres quand il la vit s'approcher, sortant des ténèbres dans lesquels elle s'était dissimulée. Les mains crispées sur une serviette éponge, la jeune fille gardait le regard baissé sur cette dernière comme si elle y trouvait un intérêt particulier


-Nijimura-senpai... sait bien que je ne peux pas lui en vouloir...

Et bien non.... il ne savait pas. Depuis qu'il était revenu à Tokyo, il ne faisait que se heurter aux reproches et à la culpabilité. Toujours la même chose, toujours le même tors : « tu nous as abandonné »....

Ha ce que les mots de Midorima l'avaient retourné. La délicatesse n'avait jamais été le fort du shooter miracle mais là, il avait fait fort. Le poignard luisant avait été enfoncé avec profondeur à l'endroit exact où ça faisait le plus souffrir Nijimura. Pourtant, il ne lui en tenait pas rigueur. Il comprenait la colère du garçon aux cheveux verts tout comme il comprenait la déception et la peine du jeune turquoise qui restait dans ses bras.

Kuroko se dégagea doucement de l'étreinte offerte par son capitaine. Ses mains s'accrochèrent de parts et autres de ses jambes et il gardait la tête baissée, visiblement embarrassé d'avoir pleuré.

« Je ne le pensais pas quand je disais que Nijimura-sempai nous avait abandonné… Je suis désolé… »

Il ne le pensais pas...... Bien sure que si il le pensait ! Les mots étaient sortis avec spontanéité. Ça ne pouvait pas avoir été simulé ! Il les avait gardé en lui pendant tellement longtemps qu'il fallait que ces mots sortent à un moment au un autre ! Tout comme ça avait été le cas pour Midorima. Tout comme ça serait peut être le cas de Kise, Murasakibara, Aomine ou Akashi.... Mais pour eux, il émettait un réel doute. Les seules personnes qu'il imaginait encore pouvoir lui tenir un tel discours étaient elles : Momoi Satsuki et Akina Hideaki....

Si la première avait sans doute été triste de le voir partir de cette façon..... La seconde aurait sans l'ombre d'un doute eut le cœur déchiré de ce départ qu'il n'avait pas annoncé. Il ne l'avait encore pas revu et se demandait si la douce Akina avait ou non changé.

-Même si... Nijimura-senpai était resté... ça n'aurait rien changé... Les choses auraient été telles qu'elles sont aujourd'hui... Alors... ce n'est pas la peine de venir ici... avec tous ses regrets... Ca n'a sert strictement à rien... Ce qui compte... c'est...

C'est ? Kuroko posa lui aussi cette question que Tsubaki avait laissé en suspens.

Comme c'était étrange de se retrouver là, tous les trois.... Nijimura avait presque l'impression de ne pas être à sa place. Ça n aurait pas du être lui, ici.... Ca aurait du être Ogiwara. Est ce qu'il avait eut raison en choisissant le lycée Seirin pour apporter son soutien à Tetsuya ? Midorima n'avait jamais cessé de lui répéter que Kuroko n'avait nullement besoin de lui et que son équipe actuelle était son fer de lance dans le combat qu'il s'était donné contre la GM. Ce combat.... C'était celui de Tetsuya.... Pas le sien.... Pourquoi venait il se mêler à ça ? Pourquoi tenait-il à ce point à gagner la Winter Cup et à faire comprendre à ses anciens kohais les erreurs qu'ils avaient commises ?

Est ce que Midorima avait raison ? Est ce que depuis le début Shuzo s'était finalement trompé en voulant s'associer avec Kuroko ? Et puis ces quelques mots de Tsubaki « ce n'est pas la peine de venir ici... avec tous ses regrets. » était ce la façon qu'elle avait de lui dire qu'ils n'avaient pas besoin de lui ?

Dans l'esprit de Nijimura, les choses vacillaient. Deux ans s'étaient écoulées et il commençait à prendre conscience de ce que cela signifiait. Il avait été bien naïf de croire qu'il lui suffisait de revenir comme un cheveux sur la soupe pour reprendre les choses là où il les avaient laissé. Les temps ont changés..... Kuroko et Tsubaki avaient avancé sans lui. Le vide laissé par Ogiwara ne saurait jamais être comblé. Ni par Nijimura ni par personne d'autre. La mission que Shuzo s'était donné d'accomplir perdait de sa splendeur face aux reproches d'abandon justifiés. Et si finalement, depuis le début, la vérité était entre les mains de Midorima ? Et si finalement Tsubaki avait raison en lui disant que ses regrets ne valaient rien tout comme sa présence à Seirin....

Le trouble de l’ancien capitaine était visible par ses sourcils froncés et ses mains qu'il avait enfoncé dans les poches arrières de son jeans afin de s’empêcher de faire craquer désagréablement ses phalanges. Tique nerveux qu'il avait eut depuis bien des années maintenant.... Il recula et tourna la tête sur le coté. Qui était-il pour agir comme ça ? Se prenait-il vraiment comme le sauveur du monde ? Le sauveur de Kuroko ? Jusqu’à présent, le fantôme de Seirin avait amorcé sa vengeance seul, sans son aide.... et il aurait sans doute aimé que cela reste ainsi...

Shuzo luttait. Il luttait contre l'envie de s'en aller et de fuir cet endroit et ses retrouvailles. Il luttait contre l'envie d'aller à Seirin récupérer son dossier d’inscription avant de le mettre à brûler. Il luttait contre l'envie de s’inscrire dans un lycée isolé ou personne ne le connaissait....

Il recula d'un pas, puis encore d'un autre. Finalement il n'avait pas tant changé que ça.... Sa nature farouche restait encore bien ancrée en lui. Il suffisait des fois de pas grand chose pour que Shuzo ait l'impression d’être un animal en cours d'apprivoisement... Les personnes marchaient parfois sur les œufs avec lui... Un geste, une parole, un acte manqué et il avait instinctivement envie de s'enfuir... de s'isoler. Ce n'est qu'en prenant grandement sur lui qu'il trouva le moyen de rester là, face à Kumako et à Kuroko. Face à ceux qu'il pensait aider mais qui, en définitive, n'avaient nullement besoin de lui....

Ha comme il était dur de trouver sa place après deux ans d'éloignement. Shuzo se demandait si il ne ferait pas mieux de se construire une nouvelle place ailleurs plutôt que de chercher stupidement à retrouver celle qui était la sienne avant. Courir vers le passé pour reconstruire son futur.... Stupide ! Il suffisait de tout balancer aux ordures pour aller de l'avant ! Pourquoi s'accrocher à Kuroko, à Midorima, à Akashi …. Il n'avait qu'a s'appuyer sur les relations de maintenant.... Sur Himuro qu'il avait connu aux états unis et qui était devenu par la force des choses son meilleur ami.... Il aurait du s'inscrire dans un lycée inconnu... sans club de basket tiens.... et continuer à faire comme s'il n était jamais revenu....

Nouveau pas au arrière.... Shuzo fini par se retourner complètement et porter son regard sur les poissons du bassin qui slalomaient gracieusement dans l'eau, portés par le courant doux de la fontaine. Comme ils étaient insouciants.... Comme il les enviait vraiment....

Ce qui compte..... c'est......

« la victoire..... »

Mais pas le simple fait de gagner un championnat et de brandir une coupe débile ou d'arborer une médaille grotesque. La victoire... la vraie.... c'était que Kuroko puisse enfin retrouver le sourire. C'était qu'il puisse retrouver Ogiwara aussi... C'était qu'il se batte pour lui, qu'il gagne pour lui... C'était que Tsubaki et Tetsuya puissent de nouveau former un trio avec leur ami....

Shuzo se baissa et ramassa un petit galet plat qui jouxtait le bassin. Il tendit le bras au dessus de ce dernier avant de lâcher le caillou qui tomba dans l'eau avec un « plouf » caractéristique. Son reflet à la surface de l'eau se troubla sous les cercles faits par le remou des vagues. Affolés, les poissons s'échappaient dans toutes les directions, trouvant le refuge dans les algues, les herbes hautes ou sous un nénuphar.

Le visage fermé, les lèvres closes.... il leur tournait ostensiblement le dos.

« Tu as peut être raison Kumako... Ca ne servait sans doute à rien de revenir ici plein de regrets. J'ai voulu croire que je pouvais vous aider. Tristement sans doute. Pour me racheter.... Peut être même davantage pour me faire pardonner que par réelle envie de t'aider, Kuroko.... »

Il continua de leur tourner le dos mais fit pivoter sa tête sur le coté pour le regarder du coin de l’œil avant de reprendre sa contemplation du bassin. Les carpes avaient repris leur place, l'air de rien....

« J'ai simplement omis qu'en deux ans de temps, tout le monde, et surtout vous, avaient continué à avancer là où moi, je n'ai cessé de stagner, traînant mes regrets et mes remords comme des boulets attachés à mes pieds.... »



Kuroko's Basket


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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    29.09.15 14:03

Un jour dans notre vie


with nijimura & kuroko

8 ans... Voilà presque huit ans que Tsubaki et Shuzo se connaissaient. Presque la moitié de sa vie. Ils en avaient fait du chemin ensemble. Beaucoup d'eau étaient passés sous le pont depuis. Ils n'étaient des enfants à l'époque. L'insouciance était encore présente à cette époque. Dès son plus jeune âge, on lui avait attribué une grande responsabilité sur ses frêles épaules en tant qu'héritière du dojo Kumako. Et son fardeau s'alourdit un peu plus lorsque le « destin » l'a choisit elle pour recevoir ce don particulier qui se transmettait au hasard dans la famille. Ce don n'apparaissait qu'une fois l'ancien porteur décédé. Dans son cas, elle tenait cela de son grand-père paternel. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle s'en serait bien passé.

-Je ne le pensais pas quand je disais que Nijimura-sempai nous avait abandonné… Je suis désolé…

Tetsuya sembla s'apercevoir de la présence de son amie d'enfance puisqu'il retira finalement ses bras autour de son aîné. Aussi longtemps qu'elle connaissait le turquoise, elle savait qu'il n'était pas du genre tactile, ni très démonstratif, pour ne pas dire pas du tout. Du moins, il ne montrait que des signes d'affections envers les personnes qui lui étaient très proches. La rosette avait droit à ce traitement de faveur. S'il avait rendu l'étreinte à Nijimura, c'était un signe que le bleu n'était pas dans son état normal, et elle pouvait clairement le sentir depuis sa place.

Ce qui comptait...

Qu'est-ce qui comptait au final ?

Pendant longtemps, Tsubaki s'était posée cette question. Même si elle ne le montrait pas, elle marchait à l'aveugle par moment, ne sachant sur quels pieds danser, ni quelles directions prendre. Elle n'avait jamais demandé de l'aide à qui que ce soit mais tendait toujours la main si quelqu'un en avait besoin. Au moins, elle était sûre de faire quelque chose de bien plutôt que de courir en rond pour rien.

Qu'est-ce qui comptait au final ?

Tsubaki avait un destin tout tracé : reprendre un jour le dôjo familial avec son frère ou bien reprendre l'institut de bien-être de sa mère. Elle avait été élevée pour ça. Elle était née pour ça. Le basket avait été un passe-temps, un sursis dans sa vie. Contrairement à Kuroko ou Ogiwara, elle n'avait pas de rêves concrets, ou d'objectifs à atteindre. Elle se laissait porter les évènements, les choses qu'on lui imposait. Tant que Tetsuya était là, tout ira bien. Tant qu'elle s'amusait, ça lui suffisait. Elle pouvait bien accepter n'importe quoi qu'on lui exigeait tant qu'on ne lui arrachait pas tous ses moments-là. Elle était prête à tout et n'importe quoi pour ça. Quitte à se salir les mains. Comme cette nuit-là où elle avait aidé Nijimura. C'était pour son bien, ça n'avait pas d'importance.

Qu'est-ce qui comptait au final... ?

Pourquoi... ? Pourquoi Tsubaki n'avait jamais parlé de Shuzo à Kuroko et Ogiwara à l'époque ? Ça ne lui était jamais venu à l'esprit auparavant. Elle avait rencontré Tetsuya à l'école et Shuzo ici même. Elle aurait pu lui dire qu'il y avait un nouveau membre au dojo un peu grognon qui n'écoute pas du tout. Mais qui au fond, était gentil. Elle aurait pu. Ils auraient pu se rencontrer bien plus tôt plutôt qu'au collège. Shuzo aurait pu changer, ne serait-ce qu'un peu. Il n'aurait peut-être pas emprunté ce chemin-là. Les choses auraient été différentes. Il n'aurait pas eu à faire n'importe quoi. La santé de son père ne se serait pas aggravée. Il aurait pu rester. Il aurait pu...

Ce n'est pas avec des si que les choses changeront.

Ce qui était fait est fait. Elle-même l'avait dit. Pas la peine de revenir ici avec des regrets. Plus question de regarder en arrière. Plus question de regretter quoi que ce soit. Les regrets ne feront que la perturber, la ralentir, l'empêcher d'avancer et d'aller de l'avant. Les émotions négatives l'empêchaient de voir ce qui était important, ce qui valait la peine d'être en vie.

-Tsubaki... va bien... ?

La concernée leva finalement les yeux pour ancrer son regard dans les orbes bleus ciel devant elle. Tout doucement, il caressait ses cheveux pour la réconforter, comme il le faisait souvent. En le voyant d'aussi près, la rosette pouvait discerner les traces de larmes sur ses jours larmes. Il avait pleuré. Et cette simple idée lui fit mal au cœur. Il avait déjà assez souffert comme ça, il ne fallait pas en rajouter une couche. D'un regard inquiet, elle caressa du bout des doigts le sillage de larmes sur sa peau de porcelaine. Se rappelant qu'elle tenait une serviette, elle le lui tendit et essuya une goutte d'eau sur son visage, qui s'était sûrement logée lorsqu'il s'était lavé le visage.

Du coin de l'oeil, elle vit Nijimura se reculer. Lentement. Et puis, il leurs tourna le dos. Tsubaki connaissait cette affreuse manie. Celle de vouloir s'enfuir à tout prix lorsque quelque chose le contrariait ou le blessait. Il avait toujours été comme ça, son tempérament explosif n'aidant. C'était une façon pour lui de se protéger. Qui était-elle pour le blâmer et le traiter de lâche ? Elle n'était plus sa tutrice de l'époque, elle n'avait plus le droit de lui ordonner quoi que ce soit. Elle avait eu largement l'occasion de le faire des années auparavant mais elle avait estimé que cela le braquerait d'avantages. Alors, il devait sûrement prendre sur lui pour rester, en face d'eux. Après deux ans sans les voir, il n'était pas à l'aise. Pas à sa place, penserait-il.

-Tu as peut être raison Kumako... Ca ne servait sans doute à rien de revenir ici plein de regrets. J'ai voulu croire que je pouvais vous aider. Tristement sans doute. Pour me racheter.... Peut être même davantage pour me faire pardonner que par réelle envie de t'aider, Kuroko....

Il tourna finalement la tête sur le côté pour les regarder avant de regarder à nouveau les carpes qui nageaient tranquillement, ne s'inquiétant pas du monde à l'extérieur de l'eau.

-J'ai simplement omis qu'en deux ans de temps, tout le monde, et surtout vous, avaient continué à avancer là où moi, je n'ai cessé de stagner, traînant mes regrets et mes remords comme des boulets attachés à mes pieds....

Jusqu'à présent, Tsubaki n'avait jamais été en colère. Elle ne sortait jamais de ses gonds et ne levait jamais la voix. Même Kuroko et Ogiwara ne l'avait jamais vu dans un état colérique. À maintes reprises, le comportement de Nijimura lorsqu'ils étaient enfants auraient pu la foutre en rogne et lui donner de bonnes raisons de le frapper. Mais ça...

Mais ça, elle ne pouvait décidément laisser passer.

Ses doigts se crispèrent une fraction de seconde sur la serviette. Elle s'éloigna finalement du joueur fantôme et s'approcha sans faire un bruit vers le brun qui lui tournait toujours le dos. Elle descendit de l'engawa, marchant sans faire rouler les pierres sous ses pieds et se retrouva à à peine une dizaine de centimètres de lui.

-Senpai... se trompe...

Une fois qu'il se retourna pour la regarder, son poing s'abattit furieusement sur sa joue droite. Elle l'avait frappé suffisamment fort pour l'envoyer au sol un ou deux mètres plus loin, soulevant de la poussière. Elle l'empêcha de se releva en s'asseyant à califourchon au dessus de lui et lui empoigna le t-shirt pour le décoller du sol. Sa joue commençait à devenir rouge mais qu'importe.

-Senpai se trompe... !

Elle pinça les lèvres plus fort que d'habitude. Son regard pourpre brillait de colère et de tristesse à la fois.

-J'ai dit que ce n'était pas la peine de revenir ici... avec des regrets... Mais ça ne veut pas dire que senpai ne pouvait pas revenir... Nijimura-senpai le sait très bien, pourtant...

Peu importe le nombre de fois qu'il ratait les séances d'entraînement au dôjo, Tsubaki l'attendait. Et lorsqu'il revenait, elle ne le sermonnait pas, ne lui disait rien. Elle reprenait la leçon là où ils l'avaient laissé dernière fois.

-Senpai m'a dit un jour... qu'on ne doit jamais oublier sa première résolution... « Je suis venu à Seirin pour être auprès de vous... » …

Ses yeux commencèrent à s'humidifier, et elle dut respirer un bon coup pour ravaler ses larmes. Tsubaki ne se souvenait plus très bien quand il lui avait dit ça mais elle s'en fichait pas mal.

-Si senpai a l'intention de revenir... qu'il ne le fasse pas à moitié... Si c'est bien pour ça que senpai est revenu... alors il doit rester... avec Tetsuya, au moins...

Une première larme coula lentement ses joues. Sa voix se brisa lentement.

-Je ne peux plus... rester auprès de Tetsuya... C'est fini pour moi... Mais senpai... peut encore jouer... et se tenir sur le parquet...

Depuis qu'elle était malade, Tsubaki avait la sensation d'être enchaînée. Enfants, durant les cours de sport, elle courait toujours au côté de Tetsuya. Même s'il était bon dernier, elle restait à ses côtés. Maintenant, elle se retrouvait derrière lui, sur le banc de touche, à contempler son dos. Les larmes dévalèrent finalement ses joues, des perles salées s'échouant sur le visage de Shuzo.

-Senpai peut... senpai doit protéger Tetsuya à ma place...

D'une main, elle essaya tant bien que mal d'essuyer son visage.

-Si Nijimura-senpai continue à regretter... je le frapperai autant de fois qu'il le faut... J'aurai du faire ça plus tôt...



(c) fiche codée par kumako tsubaki



Merci jumelle <3
Merci Tatsu :3:
 


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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    07.10.15 18:06


















❝ Un jour dans notre vie ❞
Ft. Tsubaki & Shuzo




Nijimura-sempai…

Il a toujours joué pour son équipe… Kuroko ne connait rien de cet homme là... Juste qu’il a été son capitaine et qu’il est partit vivre aux Etats-Unies…. Sur un coup de tête ? Pour un problème familial ? Car il en avait marre de voir cette équipe… Arrogante ? Le bleuté n’en savait rien… « Pourquoi Nijimura-sempai nous a-t-il abandonné ? » … Pourquoi Tetsuya se permettait de poser une telle question… Il s’est sentit de droit car c’est lui qui recevait cette caresse sur sa chevelure turquoise lorsqu’il faisait du bon travail ? Est-ce vraiment une raison ? Dans son entourage ; ça devait etre la personne avec qui il avait le moins d’affinité. Alors pourquoi avoir été si triste lors de son départ ? Peut-être parce que Tsubaki le connaissait mieux et qu’elle était triste… Ce qui fut effet sur Kuroko… Oui, ça doit être surement ça.

Tsubaki…

Le prénom que Tetsuya avait dû prononcer le plus dans sa vie, et il n’était pas prêt d’arrêter de la répéter… Il ne pourrait pas… Même si un jour Tsubaki venait à mourir, il le répéterait sans cesse, chaque jour, autant de fois qu’il le faudrait pour tout calmer la rage qu’il aurait en lui… Mais même vivante, il doit continuer à dire son prénom, autant de fois qu’il le faut, juste pour montrer l’importance qu’elle avait pour lui. Si la jeune fille pleurait, il pleurait. Quand elle était contente, il l’était aussi. Quand elle avait un problème, il l’aidait. Il vivait avec Tsubaki, il ressentait ce qu’elle vivait. Voilà l’impacte qu’elle avait sur lui. Finalement, il vivait au rythme de Tsubaki. L avait évidemment une personnalité… Normalement… Malgré ces années d’amitié, i n’avait jamais vue une face de Tsubaki. La colère. Connaissait-elle vraiment ce sentiment ? Peut-être que Kuroko ne la connaissait pas si bien que ça… Mais ce serait impossible, tant d’année ensemble… La seule solution serait juste qu’elle n’avait jamais développé ce sentiment. Jusqu’à aujourd’hui…

En un rien de temps, Tsubaki avait commencé à parler, de tout, tout ce qu’elle ressentait, elle avait crié, hausser la voix, Kuroko avait écarquillé les yeux. Elle l’avait frappé…. Alors que Nijimura se ne sentait pas accepter et qu’il faisait son discours, Tsubaki l’avait frappé et il s’était retrouvé par terre. Puis, elle pleura…Enervé… Triste… Se retrouvant à califourchon sur Nijimura…

Senpai peut... senpai doit protéger Tetsuya à ma place...


Protégé…. Qu’était vraiment Tetsuya? Une poupée ? Celle que toutes les petites filles protègent comme la prunelle de leurs yeux ? Tetsuya devait comprendre qu’il était faible ?..... Il ne pouvait pas se débrouiller seul ? Il s’approcha des deux lycéens.

Tsubaki est le prénom que Tetsuya avait le plus prononcé dans sa vie. Quand il le répétait, il se sentait en confiance…

« Tsubaki… »

La confiance… qu’il était en train de perdre… il fallait la regagner...

« Tsubaki… Tsubaki… Tsubaki… Tsubaki… Tsubaki…»

Des larmes coulaient sur ses joues, son visage était immobile, sans expression, mais les larmes coulaient. Il ne savait pas comment réagir. Qu’elle réaction faut il avoir dans ces moments là ? Se laisser protéger ? Se défendre ? Séparé les deux personnes ?... Kuroko ne sachant quoi faire s’assit par terre. Il replia ses genoux sur lui et regarda Tsubaki, puis Shuzo, puis par terre. Les larmes continué de couler, sans s’arrêter. Elles continuèrent, lentement et sûrement, s’écoulant sur les mains du fantôme. Il sécha ses larmes d’un coup de poignet puis finit par parler.

« Tsubaki…. Que tu sois ou pas sur le parquet…. Je resterais toujours auprès de toi… Je ne veux pas te perdre pour une simple histoire de sport… »


Son regard turquoise se posa dans celui grisé de Shuzo.

« Nijimura-sempai… S’il te plait… Rejoins Seirin… »

C’est vrai… Sans ses amis, Kuroko était faible..





© Code de Phoenix O'Connell pour Never-Utopia


HRP:
 




When you come to hate something you liked, it is incredibly painful...

Rainbow-sempai~ & Tsuya~ :
 

Merci Tsukiya C::
 


Shota~:
 
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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    08.10.15 10:49

Un jour dans notre vie....
avec Kumako & Kuroko




Depuis qu'il était rentré, Shuzo ne faisait que se heurter aux sentiments d'incompréhension de ceux qu'il avait.... abandonné. Il fallait dire qu'il était parti en ne mettant au courant que deux et uniques personnes. La première étant Akashi, il avait surprit une conversation qu'il aurait mieux fallut qui reste secrète. La seconde était Kumako à laquelle Nijimura avait confié les problèmes de santé de son père. Il lui avait expliqué la nécessité de le transférer dans une ville aux techniques médicales plus poussées et au climat plus adapté aux problèmes respiratoires.... Mais pour les autres, Shuzo était parti comme ça, d'un coup sans donner de nouvelle ni d'explication. Il avait disparu comme s'il n'avait jamais traversé leur vie. Comment pouvait-il leur en vouloir de l’accabler de reproches et de culpabilité. Leur rancœur et leur sentiment d'abandon étaient justifiés, Shuzo le savait parfaitement...

Depuis son retour, son passé ne cessait de venir l'envahir comme un raz de marré puissant qui emportait tout sur son passage. Un tsunami émotionnel et dévastateur qui n'en finissait plus de submerger Shuzo. Il n'avait pas imaginé une seule seconde que ça serait si délicat de reprendre sa vie dans la capitale. Revoir ces visages là.... Ceux qui avaient animés ses journées pendant quelques années. Celui de Midorima, premier visage familier qu'il avait revu depuis son retour et qui avait réveillé des sentiments douloureux que Shuzo s'était appliqué à effacer au fur et à mesure des jours passant. Celui de Tsubaki, précieuse amie et confidence que Shuzo estimait tant. Et lui... Celui de Kuroko... Celui qui justifiait sa présence à Seirin et celui que Nijimura avait envie de protéger et de rejoindre pour se battre au nom d'une justice sportive qu'il pensait méritée.

Il ne s'était pas attendu à ce que Tetsuya pleure. Il avait été surpris de le voir afficher une émotion si profonde par son simple retour. Les larmes de Kuroko lui faisaient prendre conscience d'à quel point il avait du manquer au joueur fantôme... Non vraiment, Nijimura avait été qu'un abruti fini ! Il aurait au moins pu donner quelques explications sur son départ au garçon aux cheveux turquoises. Mais sans doute que Shuzo était parti du principe que Kumako se chargerait de tout lui révéler elle même vu qu'ils étaient si amis ….

Là, pour être honnête, Shuzo avait qu'une seule et unique envie : s'enfuir.... Prendre la fuite comme il le faisait autrefois lorsqu'une situation échappait à son contrôle ou qu'il se sentait mal. Ce n'était peut être pas une bonne idée d’être revenu au Dojo. Ni une bonne idée d'avoir essayé de venir gonfler les bancs de Seirin. Pour la première fois de sa vie, Shuzo doutait réellement. Il avait peut être prit une mauvaise décision et Midorima avait raison : Tetsuya n'avait pas besoin de lui et sa place aurait été mieux à Shutoku...

Alors qu'il continuait de regarder les poissons nager avec grâce dans leur bassin, Shuzo sentit la présence de Tsubaki le rejoindre. Sa voix fluette était presque tremblante quand elle prit la parole

-Senpai... se trompe...

Shuzo tourna la tête vers elle pour la regarder. Mais les choses se passèrent si vite qu'il n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait. Une lueur de colère passa dans le regard rose de Tsubaki alors qu'une douleur fulgurante foudroya Nijimura. Il se senti projeté en arrière avant que son dos ne rencontre le sol douloureusement. Un peu sonné, il n'arrivait pas à réaliser ce qui venait de lui arriver. La seule chose qu'il ressentait était la douleur cuisante sur sa joue qui devait avoir prit une vive couleur rougeâtre.

Il se redressa un peu sur son coude pour tenter de se remettre debout mais Tsubaki ne lui en laissa pas l'occasion et s’essaya à califourchon sur lui avant de l'empoigner par le col de son sweat-shirt pour le décoller du sol. Il écarquilla un peu les yeux, surpris de la voir si furieuse et violente à son encontre. Jamais ! Jamais une seule fois Tsubaki n'avait levé la main sur lui. Jamais.... Pas même lorsqu'il séchait les entraînement de karaté pendant des mois... Pas même lorsqu'elle l'avait surprit à voler de l'argent dans le bureau de son père..... Pas même lorsqu'il lui parlait de façon irrespectueuse... Elle avait toujours fait preuve d'une patience et d'une gentillesse exemplaire.

Shuzo avait l'impression que ce coup de poing qu'il venait de recevoir valait pour tout ceux auxquels il avait échappé par le passé. Elle n'y était pas allé de main morte et lorsque l'on connaît la force surnaturelle de la jeune fille, on ne peut que ressentir la violence dont elle avait fait preuve dans cet unique geste de colère.

Que se serait-il passé si elle n'avait pas été si indulgente à son égard dans le passé ? Si au lieu de faire profil bas et d'accepter tous ses travers, elle lui aurait collé une mandale chaque fois qu'il l'aurait mérité. Deux cas de figure ce seraient présentés. Soit cela aurait fait réagir Shuzo plus tôt et lui faire prendre conscience de la situation dans laquelle il s'était collé.... Soit cela aurait eut l’effet inverse et Shuzo aurait interprété cette raclée comme un acte de trahison d'une amie... Il se serait enfui pour ne plus jamais revenir. A l'époque des faits, c'est sans doute la seconde option qui se serait réalisé.

-Senpai se trompe... ! -J'ai dit que ce n'était pas la peine de revenir ici... avec des regrets... Mais ça ne veut pas dire que senpai ne pouvait pas revenir... Nijimura-senpai le sait très bien, pourtant...


C'est vrai..... Il le savait.... C'était d'ailleurs pour ça qu'il était là non ? Il était parti deux ans à Los Angeles sans donner de nouvelle à personne pour finalement réapparaître l'air de rien comme s'ils s'étaient quitté la veille. A l'époque déjà c'était comme ça. Il pouvait quitter le Dojo et n'y revenir que trois mois plus tard sans aucune explication. Elle lui souriait un peu... Et elle reprenait l’entraînement comme s'il n'était jamais parti plus d'une nuit.

-Senpai m'a dit un jour... qu'on ne doit jamais oublier sa première résolution... « Je suis venu à Seirin pour être auprès de vous... »

Shuzo la regardait et remarquait que ses yeux brillants des larmes qui n'allaient pas tarder à couler sur ses joues. Merde.... il avait fait pleurer Kumako. En plus de Kuroko..... et de Midorima quelques jours plus tôt....

Mais c'est vrai. Il avait dit cette phrase là une fois. Avait-il tellement changé aux Etats-Unis pour oublier ses principes d'avant ? Son mordant ? Sa combativité ? Sa détermination ? Sa soif de justice ? Ça ne lui ressemblait tellement pas de se perdre dans ses souvenirs et sa mélancolie. Ce n'était tellement pas lui d’être déprimé de la sorte et de se contenter que de vivoter sans réussir à trouver sa place. Avant, Shuzo était un leader. Un capitaine respecté et respectueux de ses kohais. Avant, il savait prendre des décisions qu'il ne reniait jamais, peu importe la situation.

-Si senpai a l'intention de revenir... qu'il ne le fasse pas à moitié... Si c'est bien pour ça que senpai est revenu... alors il doit rester... avec Tetsuya, au moins...

Une larme..... bientôt suivie par de nombreuses autres alors que sa voix se brisait sous les sanglots que Tsubaki tentait de retenir.

-Je ne peux plus... rester auprès de Tetsuya... C'est fini pour moi... Mais senpai... peut encore jouer... et se tenir sur le parquet... Senpai peut... senpai doit protéger Tetsuya à ma place...


Le protéger …. Oui, c'était pour cela que Shuzo avait choisi de revenir à Seirin et de se joindre au reste de l'équipe. Il avait fait ce choix pour décrocher la victoire à la winter cup. Une victoire que Kuroko aurait amplement mérité et pour laquelle il se battait chaque jour.

C'est vrai.... Tsubaki ne pouvait plus jouer au basket et Shuzo n'ignorait rien de la maladie qui s'était emparée d'elle et qui la privait de sa passion. Lui qui avait encore la chance de pouvoir se tenir sur un parquet, lui qui pouvait encore courir et jouer.... Il n'avait pas le droit de se plaindre ! Pas le droit d’abandonner Tetsuya ! Pas le droit de refuser de jouer au basket sous le simple prétexte qu'il n'avait plus fait de compétition depuis deux ans ! Non ! Il avait pas le droit !

Les paroles de Tsubaki venaient de faire un déclic dans l'esprit du garçon encore allongé par terre et dont la joue rougie lui rappelait le coup de poing qu'il venait de recevoir. Oui... Il avait décidé de rejoindre Seirin pour Tetsuya.... Et c'est pour lui aussi qu'il se battrait donc sur le parquet ! Pour lui, et pour Tsubaki aussi ! Elle ne pouvait plus courir … elle ne pouvait plus respirer.... Alors il serait ses jambes et ses poumons. Il serait celui qui lui offrirait la victoire qu'elle méritait. Celui qui protégerait la personne à qui elle tenait le plus dans ce monde !

-Si Nijimura-senpai continue à regretter... je le frapperai autant de fois qu'il le faut... J'aurai du faire ça plus tôt...

Non... Non elle n'aurait pas besoin de le frapper. Elle n'en aurait plus besoin.... Adieu les regrets. Une nouvelle page blanche attendait... Une nouvelle histoire allait pouvoir s'écrire et cette dernière se ferait sous les couleurs rouges, blanches et noires de Seirin. L'arc en ciel de Teiko était derrière... Il n'oublierait jamais mais il ne vivrait plus exclusivement tourné vers ce passé révolu. Il était temps de ressortir son serre poignet aux couleurs des cheveux de ces garçons qu'il avait tellement apprécié... Il le porterait dorénavant à chacun de ses prochains entraînements, à chacun des matchs de Seirin dans lequel il jouerait.... A présent armé de son passé au poignet, il se battrait pour son futur et pour celui de Tetsuya et Tsubaki...

Un bruissement au sol attira l'attention de Nijimura. Il tourna la tête sur le coté pour voir que Kuroko venait de les rejoindre. Agenouillé à coté d'eux, les larmes dégringolaient sur ses joues comme sur celles de Kumako dont il ne cessait de psalmodier le nom, un peu comme un rituel, un peu comme un appel pour la faire revenir à la raison...

« Tsubaki…. Que tu sois ou pas sur le parquet…. Je resterai toujours auprès de toi… Je ne veux pas te perdre pour une simple histoire de sport… »

Décidément l'amitié qui unissait les deux adolescents était si forte et si pure que ça en forçait le respect. Shuzo ne pouvait qu’être admiratif, lui qui avait été incapable de conserver des liens avec son amie d'enfance....

Shuzo posa sa main sur celle de Tsubaki et il desserra doucement ses doigts toujours crispés sur le col de son maillot. Il lui fit doucement lâcher prise avant de lever la main pour la poser sur sa joue humide qu'il frotta doucement pour essuyer ses larmes qu'il aurait préféré ne jamais voir couler sur ce visage si doux et habituellement si prévenant

« Nijimura-sempai… S’il te plait… Rejoins Seirin… »

Shuzo tourna la tête pour que ses yeux gris rencontre ceux d'un bleu si intense de Tetsuya. Un sourire s'imprima sur le visage de Shuzo. Il se mit à bouger pour se défaire de l'emprise de Tsubaki toujours assise au dessus de lui. Une fois libéré, il se remit debout et s'épousseta l’arrière de son pantalon. La douleur cuisante de sa joue le picotait encore mais Shuzo ne se départissait par d'un petit sourire fier. Il se tourna vers les deux adolescents toujours au sol alors qu'il croisa ses bras sur sa poitrine.

« Vous avez raison.... J'ai choisi de rejoindre Seirin et ce n'était pas un choix anodin ou fait par défaut. »

Il s'approcha d'eux de quelques pas sans cesser de les regarder successivement. Sa décision était prise. Elle était irrévocable et rien ni personne ne pourrait lui faire dorénavant changer d'avis. Le basket lui avait trop manqué finalement... Et puis, Seirin était une bonne équipe. Une excellente équipe même ! La présence d'un ailier supplémentaire n'allait pas se refuser non ? Nijimura avait aussi l'avantage d'avoir un peu plus d'expérience.... Ça ne pourrait qu’être un avantage même s'il allait devoir se décrasser un bon coup pour se remettre au niveau de cette équipe qui était dorénavant la sienne

Shuzo posa sur Tetsuya et Tsubaki un regard protecteur.... Presque paternel. Il tendit chacune de ses mains en directions des deux jeunes encore atterrés.

« Vous n'allez pas rester là à déprimer sur le sol non ? Je dois vous rappeler qu'on a une Winter Cup à gagner ? »

Son sourire s'élargit davantage alors qu'il prit la main de Tsubaki dans sa main droite et celle de Kuroko dans sa main gauche. Il les tira vers lui pour les aider à ses remettre debout tout en souriant plus franchement. Il avait bien fait de venir les retrouver. Bien fait de s’être inscrit à Seirin. Bien fait d’être là pour eux.... Il n'avait plus rien à regretter. Il savait dorénavant pour qui il se battrait et qui il aurait à protéger.....


Kuroko's Basket


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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    13.10.15 14:14

Un jour dans notre vie


with nijimura & kuroko

Tsubaki montrait très rarement ses émotions, et ce depuis qu'elle était petite. Avoir la tête froide, ne pas se laisser envahir ses sentiments lui permettaient de gagner un duel haut la main. En contrôlant ses émotions, elle pouvait prévoir les intentions des autres. En supprimant tout ça, elle pouvait lire son adversaire. Son père s'était efforcé de faire d'elle une véritable machine à victoire. Et dans un sens il avait réussi. Mais plusieurs rencontres commencèrent à la changer drastiquement.

Tout d'abord Tetsuya.

Ce garçon à la présence quasi-inexistante avait généré chez elle un sentiment de proximité et, contre toute attente développa une relation presque fraternelle avec lui. Ils parlaient très peu entre eux mais se comprenaient sans problème, ce qui était vraiment inutile par moment. Dès qu'ils furent dans la même classe, les années suivantes furent la même. Toujours fourrés ensemble. Inséparables, comme les deux doigts de la main. Une relation fusionnelle qui pouvait porter à confusion par moment. Tsubaki ne comptait plus le nombre de fois où garçons comme filles pensaient qu'ils étaient un couple. Ce qui était tout bonnement impensable de leurs côtés. Ce serait limite de l'inceste !

Puis, présentement en dessous d'elle qui venait de se prendre un magnifique crochet droit de la part de sa tutrice, Shuuzo.

Véritable boule de nerf, colérique et intrépide. Nijimura était arrivé dans sa vie comme une véritable tempête. Elle n'a jamais éprouvé de sentiments amoureux à son égard. Ça, elle ne le savait pas pourquoi. Après tout, il était plutôt beau garçon, si on oubliait sa période blondasse. Mais dès la première rencontre, elle avait éprouvé une certaine affection pour lui. Un peu comme Tetsuya. Un besoin de le protéger mais avec leurs personnalités complètement différentes, c'était beaucoup plus délicats. Avec le temps, ils s'entendaient à merveille et Tsubaki avait plus ou moins réussi à le remettre sur le droit chemin.

Après Nijimura, il y eut le dernier membre du trio, Ogiwara Shigehiro.

Comment dire... Shigehiro était un véritable rayon de soleil qui s'accordait parfaitement avec Tetsuya et Tsubaki. Même s'ils se connaissaient depuis longtemps, les deux enfants n'étaient pas réticents à l'arrivée de ce jeune garçon. Joyeux et bout-en-train, il offrit une petite brise de fraîcheur chez eux. Tsubaki l'aimait beaucoup. Énormément. Mais elle ressentait une certaine jalousie – dissimulée – vis-à-vis de Tetsuya et Shigehiro qui s'étaient fait une promesse. Elle se sentait un peu à l'écart par moment mais n'avait jamais osé le dire.

Et enfin au collège, elle fit la rencontre des membres de la Génération des Miracles féminines.

Les premières à êtres ses amis dans la gente féminine. Au collège, avec son titre en tant que capitaine de l'équipe de basket alors qu'elle n'était qu'en première année aidait beaucoup. Les autres collégiens s'approchaient d'elle sans crainte mais avec admiration. Ce qui l'avait beaucoup surprise au début mais n'était pas intimidée pour autant. Les choses s'étaient améliorées avec le temps.

Ou pas.

Les choses étaient trop belles pour que ça dure ainsi.

Mais au final, Tsubaki avait cessé de se lamenter sur son propre sort. Et plutôt que de rester dans le déni, elle avait fini par aller en avant et se proposa comme manager au club de basket de Seirin. Ainsi, elle pouvait rester auprès de son ami d'enfance et de se réconcilier avec sa passion, même si elle n'était pas fâchée.

Si elle avait du chemin depuis ? Peut-être un peu. Mais elle n'était pas encore assez intégrée dans le club pour décider de cela. D'ailleurs, il semblerait qu'elle ait de légers malentendus avec l'un des aînés, Izuki Shun. Point à y remédier dès que possible.

Dans l'état actuel des choses, la rosette était un sacré amalgame de sentiment. Ne s'étant jamais mis en colère auparavant, elle n'arrivait pas à se contenir, les mains tremblantes tenant fermement malgré tout le t-shirt de Nijimura. Malgré sa vision embrouillée par les larmes, elle pouvait voir que le brun sous elle était plus choquée par son geste qu'autre chose. Après tout, malgré toutes ses frasques, toutes ses bêtises, elle n'avait jamais, ô grand jamais lever sur lui comme ça, les duels et les combats ne comptant pas. C'était bien la première fois qu'elle frappait un proche et le regret commençait lentement à la submerger.

S'essuyant maladroitement son visage, elle tourna légèrement la tête lorsqu'elle entendit Kuroko s'approcher d'eux. Pareil à des mantra, le turquoise répétait son prénom, comme pour la ramener à la réalité. Entendre cette voix prononcer son prénom l'appaisait étrangement. Les larmes s'arrêtèrent lentement tandis que lui-même se mettant à pleurer. Tout sauf ça ! Elle avait remué ciel et terre pour que ça n'arrive pas. Elle ne voulait plus le revoir détruire comme ce jour-là. Ce jour où ils avaient perdu Shigehiro. Hors de question que ça se reproduise !

-Tsubaki…. Que tu sois ou pas sur le parquet…. Je resterais toujours auprès de toi… Je ne veux pas te perdre pour une simple histoire de sport…

La rosette ravala lentement ses larmes après avoir entendu ses paroles sincères et douces. Il devait sûrement faire allusion au troisième maillon manquant. À Shigehiro. Tout doucement, Shuuzo déserra les deux de la demoiselle et posa sa paume chaude sur ses joues pour effacer les dernières traces de larmes.

-Nijimura-sempai… S’il te plait… Rejoins Seirin…

Finalement, il se releva, épousseta son pantalon, et le sourire aux lèvres malgré cette grosse marque rouge sur sa joue, croisa les bras sur sa poitrine.

-Vous avez raison.... J'ai choisi de rejoindre Seirin et ce n'était pas un choix anodin ou fait par défaut. Vous n'allez pas rester là à déprimer sur le sol non ? Je dois vous rappeler qu'on a une Winter Cup à gagner ?

Il s'approcha d'eux et leurs tendit la main, les invitant à se relever. Kumako renifla, posa son regard un instant sur cette main qu'on lui tendait puis regarda Tetsuya. À quand remontait la dernière fois qu'elle avait accepté de l'aide ? Jamais, maintenant qu'elle y pensait. Pouvait-elle accepter ? Évidemment qu'elle pouvait. Mais quelque chose la mettait mal à l'aise malgré tout, sans savoir pourquoi.

Finalement, elle glissa ses doigts fins dans sa main et se releva doucement, remettant sa jupe en place. Maintenant qu'elle y faisait attention, l'après-midi approchait à son terme. Le jardin du dôjo prenait peu à peu des teintes rouge orangés, procurant une certaine chaleur. Toutes émotions négatives n'étaient plus. Clignant lentement des yeux, elle s'entendit demander :

-Senpai... veut manger ici ce soir ? Je... je peux faire du riz frit... mais il va falloir faire quelques courses...

Le riz frit était le plat favori du brun. Elle l'avait su durant une de leurs discussions. Mais elle n'avait pas eu l'occasion d'en préparer jusqu'à présent. Et aucun doute que ça serait du gâteau pour la jolie manager.



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MessageSujet: Re: Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]    14.10.15 12:27


















❝ Un jour dans notre vie ❞
Ft. Tsubaki & Shuzo




D’où venait la froideur de Tetsuya? D’où venait sn “invisibilité” ? Pourquoi ne parlait-il jamais ? Il y a toujours des réponses à des questions.

Tetsuya n’était pas « froid ». Il ne montrait juste as ses sentiments. Du moins quand cela était inutile. Jamais en colère, i sourit rarement (sauf en présence de Tsubaki) Il ne pleurait pas souvent. Pour comprendre ce qu’il ressentait il fallait trouver une pelle assez puissante pour creuser, creusé dans son cœur pour savoir dans quel état il se trouvait. Pour l’instant, seule Tsubaki avait cette pelle.

Pour ce qui est de sa non-présence, cela devait être naturel. Il tenait sa sûrement de sa mère. Tout son côté maternelle était comme ça. Son cousin maternel, Nagisa, avait aussi peu de présence. Mais même avec ses cheveux turquoise, personne ne le remarquait, c’est un peu un comble. Une couleur aussi flash pour si peu de présence. Au fur et à mesure, il avait apprit à ne plus être vexé par les sursauts des gens. Il restait passif en se disant que ce n’était pas de sa faute.

Et c’est justement pour ça qu’il ne parle pas souvent. C’était la fusion de sa non-présence et de son caractère. Il se disait que, si on ne le voyait pas, parler devait e pas beaucoup servir non ? C’est ce qu’il se disait au début. Et au fur et à mesure même quand il avait compris qu’il ne pouvait rien y faire, cette habitude de se taire lui été resté. Et les gens s’y était habitué au fur et à mesure.

Ce garçon, discret et qu’on croyait sans sentiment, il était là, agenouillé par terre. Il parlait à ses amis... Non ils les suppliaient de ne pas l’abandonner, i trouvait des raisons pour qu’ils restent auprès de lui. C’est ce qu’il pensait mais pourtant, cela venait du fond du cœur.

Ses deux amis le regardait avec de la compassion, se disant qu’ils avaient sans doute été trop loin. Puis c’est l’ainé qui se leva en premier. D’en bas, il était gigantesque, imposant. Comme la première fois qu’il l’avait vue, Kuroko ne pouvait pas s’empêcher d’éprouver un grand respect pour lui. Il avait su garder son calme lorsque Tsubaki l’avait frappé, en même temps il ne si attendait pas. Il avait aussi une grande confiance en lui, ce que Kuroko n’avait plus, lui. Il était fort, assuré, ce que Kuroko aimerait devenir.

« Vous avez raison.... J'ai choisi de rejoindre Seirin et ce n'était pas un choix anodin ou fait par défaut. »


Le fait d’entendre qu’il allait rejoindre son lycée, les larmes de Kuroko cessèrent de couler. Il était rassuré d’avoir son « modèle » dans son lycée ? Il n’en savait rien.


« Vous n'allez pas rester là à déprimer sur le sol non ? Je dois vous rappeler qu'on a une Winter Cup à gagner ? »

La main tendue vers lui et Tsubaki, Nijimura souriait. Kuroko et Tsubaki se regardèrent puis ils attrapèrent la main de leur sempai. Le fantôme se releva nettoya son pantalon.

-Senpai... veut manger ici ce soir ? Je... je peux faire du riz frit... mais il va falloir faire quelques courses...

Un repas… tous les trois avec Nijimura….. Tsubaki avait eu une bonne idée là ! Kuroko souria légerement.

« C’est une bonne idée. J’aimerai savoir comment son les États-Unis… »


C’est vrai, cela doit être un beau pays.

THE END. QwQ







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Un jour dans notre vie [ PV Kumako & Kuroko ]

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