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 { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]

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Seirin
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MessageSujet: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   02.09.15 9:35

...
Feat Kumako Tsubaki


• Prends ton mal en douceur... •

Ce que ce monde était ennuyant.... Toujours le même décors, les mêmes visages, les mêmes paroles. « fais pas ci, fais pas ça, tiens toi correctement, sois poli.... » Si seulement toutes ces personnes pouvaient savoir combien Shuzo mourrait d'envie de leur dire de la boucler ! Ouep ! Même à ses parents !

Les pauvres... ce n'était pas vraiment leur faute si leur fils aîné suivait un chemin chaotique. Pas leur faute non plus si Shuzo se sentait constamment dégoûté par la vie.... Être blasé à douze ans pourtant....

Cela faisait quelques années que les parents Nijimura avaient remarqué que leur premier garçon se montrait de plus en plus énervé, de plus en plus bagarreur et rebelle. Il leur répondait, il bravait leur autorité et ne cessait de se disputer avec ses camarades de classes. Ils ne comptaient même plus le nombre de fois où instituteurs et directeur de l'école étaient venu les trouver pour leur demander de faire le nécessaire afin de reprendre en main l'éducation de leur enfant et de faire stopper immédiatement les nombreuses bagarres dont Shuzo était l'instigateur.

C'est ainsi qu'ils avaient eut l'idée de l'inscrire au Dojo Kumako pensant que les arts martiaux ( discipline demandant de la rigueur, du travail et du respect ) pourraient être une activité aidant leur garçon à reprendre pied avec la réalité. Si cela n'avait pas totalement eut l'effet escompté, cela avait au moins eut l'avantage de faire en sorte que Shuzo prenne conscience de ses limites. Ici il n'était pas le petit caïd blond de son quartier ! Il ne faisait pas le poids face à plusieurs adversaires dont la plus redoutable qu'il ait rencontré était Kumako Tsubaki, la fille du propriétaire du dojo...

Il avait beau se battre contre elle. Il avait beau s’entraîner et se donner à fond ( d'ailleurs sa progression était fulgurante) , il n'avait jamais réussi à égaler la jeune fille pourtant de un an sa cadette.... Mais il y arriverait un jour ! Il se l'était promis !!! Il y arriverait !

« Oh ! Tu m'écoutes le mioche ! »

Shuzo reçu un coup violent dans l'épaule et il grimaçant avant de relever la tête vers l'espèce de brute épaisse qui venait de le coincer dans un cul de sac formé par des ruelles peu fréquentée de la ville. L'endroit idéal pour les rendez vous de racailles....

« Je suis pas un mioche ! »

Je mec baraqué comme un colosse se mit à rire avant de jeter un coup d’œil amusé à ses acolytes. Il se penchant en avant et regarda Shuzo qu'il dominait de toute sa hauteur

« Mais c'est qu'elle pourrait me terroriser la demi portion ! »

Un sourire narquois prit naissance sur le visage du plus jeune dont les cheveux blonds décolorés contrastaient horriblement avant son visage rond d'enfant. Il se mit à compter sur ses doigts avant de relever la tête vers le gars qui paraissait être le leader du groupe qui lui faisait face

« Te-rro-ri-ser.... 4 syllabes ! Je ne pensais pas qu'un mot aussi long faisait parti de ton vocabulaire »


La réaction du mec ne tarda pas à se faire attendre et le coup qu'il administra à Shuzo fit tomber le garçon à la renverse. Sa tête heurta durement le sol, le laissant sonné durant quelques secondes. Une douleur cuisante venait de lui fendre le crâne et il n'eut pas besoin de regarder la tache de sang se formant sur le macadam pour comprendre que sa tête était blessée. Il leva toutefois sa main qu'il posa sur l'arcade juste au dessus de son œil gauche et constata que ses doigts sanguinolents confirmèrent ses pensées. Il se ressuya sur son t.shirt et il allait s’apprêter à se relever quand un coup de pied dans l'estomac lui coupa le souffle. Son assaillant garda son pied sur lui, exerçant des pressions plus ou moins fortes pour ponctuer sa phrase

« Ça veut jouer les durs mais en fait c'est un morveux ! Un petit con qui veut se la péter en jouant dans la cours des grands »

Le garçon se pencha en avant et attrapa Shuzo par les cheveux pour lui relever la tête

« T'as bien pigé ce que j'ai dis ? Tu me dois 50 000 yens ! C'est le prix à payer pour m'avoir taxé ma moto ! Démerde toi comme tu veux ! Je les veux ce soir, ici même à 22h ! Je conseil d'être à l'heure et avec l'argent ! »

Il relâcha Shuzo avant de tourner les talons et de s'en aller escorté de ses deux compagnons à la mine tout aussi patibulaire que la sienne.

Le jeune garçon grimaça avant de se relever. Il prit appui sur un mur et se massa douloureusement l'estomac. L'enfoiré il n'avait pas fait semblant.....

Shuzo se ressuya son visage couvert de sang sur son maillot. Il réalisa la merde profonde dans laquelle il venait de se fourrer. Pour la première fois de sa vie, il prit conscience d'avoir dépassé les limites et d’être prit dans un traquenard dont il ne voyait aucune échappatoire. 50 000 yens … Comment trouver une pareille somme en quelques heures à peine ? Ses parents ne possédaient pas d'espèce à la maison... Quand à voler la carte bancaire de l'un d'eux, cela ne servirait à rien dans la mesure où il ignorait le code secret pour utiliser un distributeur de billets....

En fait l'équation était plutôt simple : voler pour trouver l'argent ou se faire casser la gueule gravement.... Si aucune des deux options de le branchait vraiment, la première avait toutefois sa préférence... Il ne restait plus qu'à trouver où pouvoir s'approvisionner facilement en liquidité

C'est en pensant cela qu'une idée subite prit naissance dans l'esprit de Nijimura. Mais oui ! Il savait où trouver de l'argent ! Il connaissait bien un endroit où il y avait des liquidités ! Une fois encore deux options se présentait à lui et Shuzo se laissa tomber sur le sol pour y réfléchir un instant

Option 1 : La grande maison située dans un quartier chic de Tokyo. Une famille de médecins.... Nijimura ne connaissait rien d'eux mise à part le nom qu'il avait mémorisé en regardant un jour la plaque de plus près : Midorima. Le couple fortuné avait semble t-il deux enfants... un garçon qui devait sensiblement avoir son age et une fille bien plus jeune. Shuzo les avait vu une fois sortir par le grand portail qui coupe l’accès à la demeure. Il s'était fait la remarque que s'était la première fois qu'il voyait des personnes aux cheveux verts.... Mais passé ce detail, il n'avait aucune idée du comment pénétrer à l'intérieur de la propriété ni ou trouver l'argent en question....

Ce qui le poussa à réfléchir plus intensément à l'option 2 : la propriété des Kumako ! Famille aisée elle aussi. L’avantage c'est que Shuzo n'aurait aucune difficulté à s'introduire à l'intérieur, il faisait parti du club de karaté et personne ne trouverait sa présence en ces lieux étrange. Il connaissait aussi l'emplacement du bureau de Kumako-sensei ! Si argent il n'y avait, c'était forcément là qu'il le cachait ! Il suffisait d'attendre que ce dernier donne un cours pour se faufiler discrètement dans la pièce et trouver son sauve conduit vers une santé préservée !

L'idée d'aller voler de l'argent ne lui plaisait pas du tout. Pour la première fois de sa vie Shuzo regrettait de s’être engagé dans la petite délinquance qui gangrenait la capitale. Il aurait pu être comme n'importe quel jeune de son âge... Jouer à la console de jeu ou au ballon.... S'amuser avec ses potes ou discuter tout simplement en squattant un banc d'un des nombreux parcs de la ville...

Au lieux de ça, Shuzo allait devoir trahir la confiance des Kumako pour leur dérober de l'argent... Il allait salir l'honneur de sa famille.... Et s'il se faisait prendre... Alors ça, il n'osait carrément pas y penser. Mais que pouvait-il faire de plus ? Il était piégé... Aller voir la police et dénoncer les mecs qui le rackettait ? Cela revenait à avouer avoir lui même volé une moto une semaine plus tôt....

L'écoulement sanguin de sa plaie à l'arcade semblait s’atténuer. Shuzo grimaça en se relevant puis il prit à contre cœur le chemin du Dojo Kumako qu'il aimait tant. C'est vrai que cet endroit était fabuleux.... C'était agréable d'y venir. Ca lui donnait l'impression d'avoir pénétré dans une machine à remonter le temps, un peu comme la vieille Doloréane d'un film américain qu'il avait regardé tellement de fois en boucle qu'il le connaissait par cœur.

Un petit sourire s'afficha sur son visage alors qu'il continuait de marcher sans se soucier du regard outré des passants qu'il croisait. Bah quoi ? Vous avez jamais vu un gamin en sang ? Bande d’abrutis retournez tous à votre misérable petite vie et laissez le tranquille !

Après quelques longues minutes ( et un trajet en métro pour lequel Shuzo avait fraudé afin de ne pas avoir à payer le ticket de voyage ), il arriva devant le portail et l'immense mur de la propriété. Comme prévu, il n'eut aucun mal pour entrer et c'est en catimini qu'il se faufila jusqu'au dojo. Personne... Parfait, tout se passait comme il l'espérait.

Shuzo sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine. Son ventre était douloureusement noué alors qu'il était en train de commettre le pire acte de délinquance depuis le début de sa pitoyable carrière de racaille. Il avait l'impression d’être épié de tous les cotés même s'il ne croisait personne... Les couloirs étaient vides et la porte du bureau n'était pas verrouillée. C'était facile... presque trop facile...

Le garçon hésita avant d'entrer dans la pièce, prenant soin de refermer silencieusement la porte derrière lui. Il jeta un coup d’œil tout autour et entreprit de fouiller méticuleusement le bureau à la recherche de son butin. Il ouvrit et retourna tous les tiroirs des commodes et des meubles, il bougea les cadre pour s'assurer de la présence ou non d'un coffre fort caché derrière ( bah quoi ça se faisait dans les films non ? )... Mais il ne trouvait rien. Purée ! Il devait bien y avoir de l'argent quelque part non ?

La panique le gagnait de plus en plus et il sentait des gouttes des sueurs perler le long de son visage. S'il ne trouvait pas les 50 000 yens, qu'est ce qui allait se passer ? Et si ces salopards s'en prenaient à sa famille pour représailles ? S'ils venaient à toucher Saeko ou Naoki ? Dans un élan de colère Shuzo frappa de son poing sur le bureau

« Il faut que je trouve putain ! »

Il se passa la main dans les cheveux avant de reprendre activement sa recherche. Il venait d'ouvrir un dernier tiroir quand il tomba sur une enveloppe épaisse en papier kraft qu'il ouvrit. Cette dernière contenait plusieurs billets et Shuzo ne put retenir un sourire de soulagement et de satisfaction. Il n'avait aucune idée de la somme contenue dans l'enveloppe mais il aurait amplement le temps de compter ça une fois loin d'ici.

Le garçon enfourna l'enveloppe dans son pantalon, recouvert par son maillot taché de saletée et de sang. Il se retourna pour s'en aller mais se figea quand il s’aperçut qu'une personne était entrée dans la pièce sans qu'il ne s'en rende compte.

Le visage aussi inexpressif que d'habitude, son regard légèrement vide, Kumako Tsubaki lui faisait face. Muette. Elle le regardait simplement.

Shuzo déglutit avec difficulté avant de se redresser autant qu'il le pouvait. Il venait d’être prit la main dans le sac et il prenait conscience que sa vie allait changer radicalement à compter de maintenant.

« Quoi ? Tu vas me balancer à ton père ? »

Le ton avait beau être acerbe et emprunt de colère, les yeux de Shuzo, eux, étaient emplis de détresse et de panique. Il ne voulait pas faire la honte de la famille Nijimura. Il ne voulait pas aller au poste de police … Il n'avait jamais voulu que tout cela arrive...

Faisant face à la jeune fille, il attendait son verdict et la sentence qui allait suivre.






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Seirin
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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   11.09.15 14:35

Prends ton mal en douceur


with nijimura shuzo

-A demain, Tsubaki.
-A demain !

La rosette leur fit un signe de main, alors qu'ils se séparèrent devant la maison de Kuroko, rentrant chacun chez soi. Le soleil commençait à se coucher et, même s'ils étaient bientôt des collégiens, leurs parents ne laissaient pas encore traîner trop longtemps dehors, même si le lendemain il n'y avait pas école. La maison de Tsubaki ne trouvait que deux rues plus loin par rapport à celle de Tetsuya, tandis que celle d'Ogiwara se trouvait à un paté de maison. La rosette et le turquoise fréquentaient la même école primaire, de ce fait, il ne pouvait voir que le troisième membre de leur trio après l'école ou pendant le week-end.

Ce qu'ils faisaient pendant ce temps-là ? Ils jouaient au basket ! Au début, Tetsuya avait été fascinée par ce sport en regardant un match à la télévision par hasard. Et lorsqu'il apprit que la mère de sa meilleure amie avait fait parti de l'équipe nationale de basket, il lui proposa de jouer avec lui sans hésiter. Ce que la jeune fille ne refusa pas. C'est ainsi qu'ils rencontrèrent Ogiwara Shigehiro, qui vivait dans le même quartier qu'eux et avait une grande passion pour le basket. Ces trois-là devinrent inséparables, jouant souvent ensemble, que ce soit dans ce sport qu'ils affectionnaient tant ou dans un parc de jeu, partageant des glaces durant les chaudes journées d'Eté.

Ce jour-là, c'était Tsubaki qui gardait le ballon avec lequel ils s'entrainaient. C'était un ballon officiel, un vrai, un peu grand pour leurs mains mais ils s'en fichaient un peu. Une partie de la balle orange commençait à devenir lisse, signe qu'elle était souvent utilisée à l'extérieur. Tout en marchant, la demoiselle s'amusa à faire pivoter la balle sur le bout de son index, comme elle avait déjà vu à plusieurs reprises. Shigehiro savait le faire mais les deux autres manquaient un peu de pratique. À sa dernière tentative, le ballon lui échappa des mains et roula jusqu'à sa destination : sa maison.

Elle poussa le petit portail, suivit le chemin de pierre et ouvrit la porte d'entrée.

-Je suis rentrée...

Personne. C'était tout à fait normal à cette heure-ci. Sa mère était encore au travail et son frère était dans sa chambre universitaire pour ses études. Son père... elle déposa d'abord le ballon dans le garage avant de faire le tour de la maison et de longer le mur végétal de derrière. Elle posa sa main sur une poignée cachée par les feuilles et pu avoir un accès direct sur le dojo familial. Dojo qui contrastait avec la villa moderne derrière elle. Cette porte était un peu comme un portail pour voyager dans le temps. Elle referma la porte derrière elle et observa les alentours.

Tout comme dojo qui se respecte, la propriété recouvrait une surface assez grande pour avoir l'impression d'être dans une mini-ville. Il y avait six batîments tradionnels, semblables à des minka, dont cinq étaient consacrés aux arts martiaux, le karaté, le judo, le kendo, l'aikido et le kyudo, un bâtiment pour chaque. Le sixième était réservée à la partie administration en quelque sorte. Il y avait le bureau de son père qui gérait à peu près tout : les inscriptions, l'emploi du temps des entraînements, l'organisation des professeurs, etc... A ce jour, le dojo comptait une bonne centaine de disciples par disciplines, tout âge confondu. Kumako Tora, le maître actuel du dôjo, pouvait compter sur les dix professeurs qui l'aidaient pour les cours.

Hors mis le basket, la cadette Kumako pratiquait aussi les arts martiaux. Et de temps en temps, elle aidait son père, surtout lorsqu'il y avait les plus petits. Ce n'était un secret pour les membres du dojo mais la fille du maître était un véritable prodige. Elle était le modèle de bons nombres d'élèves ici et dès qu'elle passait, ils s'inclinaient devant elle, accompagnés d'un « Tsubaki-sama » respectueux. Ce qui avait tendance à la gêner parfois même si elle avait fini par s'y habituer.

Voilà pourquoi elle aimait beaucoup être avec Kuroko et Ogiwara. Avec eux, il n'y avait pas cette ligne qui les séparait. Pas de hiérarchie. Ils étaient sur un pied d'égalité. C'étaient ses amis, un peu comme sa famille. Bien sûr, elle considérait les membres du dojo comme sa famille également, mais elle était plus proches des garçons.

Oh et puis, il y avait ce garçon ! D'un an son aîné, Nijimura Shuzo était bien le seul à ne pas l'appeler Tsubaki-sama. Kumako, tout simplement. Il s'était inscrit il y a quatre années de cela, son père l'ayant expliqué qu'il avait besoin d'un peu de discipline et de rigueur pour le canaliser. La rosette avait bien vu qu'il était du genre farouche et un peu tête brûlé. Son père l'avait chargé de s'occuper de lui et, contre toute attente, il prenait ça plutôt au sérieux. Il souhaitait par dessus tout vaincre la rosette un jour, en s'entrainait sérieusement. Il avait fait des progrès fulgurants depuis son arrivée et ne cessait de s'améliorer.

Enfin presque...

Du jour au lendemain, il était arrivé avec une chevelure blonde, digne des petites racailles de nos jours. Son comportement s'était dégradé. Et son père avait beau lui parler, rien à faire. Il continuait à s'enfoncer un peu plus dans la délinquence. La rosette aurait bien aimé l'aider mais elle ne savait pas comment. Elle n'arrivait pas à trouver les mots pour lui parler, ne sachant pas d'où venait ce mal. Si elle le pouvait, elle ferait n'importe quoi pour l'aider...

Le jardin qui s'étendait devant elle était paisible. Seul le bruit de l'eau coulant dans les petits étangs parsemés par-ci par-là venait rompre le silence des lieux. Le dojo était calme. Beaucoup trop calme... Il n'y avait pas d'élèves aujourd'hui ? Les cours se finissaient habituellement aux alentours de 18 heures. Sauf cas exceptionnel comme les vacances ou l'entretien d'un des bâtiments. Son père ne lui avait rien dit de spécial aujourd'hui en tout cas. Elle suivit finalement le dédale de pierre qui la menait vers le bâtiment dédié au Karaté, là où excellait Shuzo.

Shuzo qui... était dans les couloirs du bâtiment administratif... marchant nerveusement. Il épiait de tous les côtés mais il semblerait qu'il ne l'avait pas remarqué. Intriguée par son comportement, elle le suivit sans faire de bruit et fut très surprise lorsqu'il entra dans le bureau de son géniteur. S'approchant discrètement, elle l'entendit fouiller dans les placards et les tiroirs.

-Il faut que je trouve, putain !

De toute évidence, il cherchait quelque chose. Mais quoi ? Il n'y avait rien qui puisse intéresser un gamin de 12 ans ici à moins que ce ne soit...

Ne voulant pas se faire repérer – et il était sans doute trop absorbé dans sa tâche – la Kumako entra finalement dans le bureau, l'observant fouiller partout, tellement occupé qu'il ne remarqua pas sa présence. Et finalement, il s'arrêta de chercher. Il venait de mettre la main sur une enveloppe marron assez épaisse. Il cherchait de l'argent et il l'avait trouvé. Nijimura glissa son larcin dans son pantalon mais se figea aussitôt lorsqu'elle fut enfin dans son champ de vision.

-Quoi ? Tu vas me balancer à ton père ?

Des mots de colère. Et pourtant... Tsubaki pouvait clairement sentir la panique et le désespoir dans sa voix. Dans son regard. Ses pupilles pourpres le scannèrent rapidement et notèrent son état pitoyable dans lequel il était. Son t-shirt était sale avec des tâches de sang. Une blessure à l'arcade sourcilière était visible. Il s'était foutu dans la merde une nouvelle fois. Et il s'était enfoncé jusqu'au cou pour être obligé de voler de l'argent ici.

Maintenant qu'il parlait de son père, elle se demandait bien où il était. Et il songeait que Shuzo était bien chanceux que ce soit elle qui l'avait prit la main dans le sac. Les secondes s'écoulèrent sans qu'elle ne dise quoi que ce soit, rendant l'atmosphère lourde un peu plus à chaque fois. Mais elle finit par ouvrir la bouche alors qu'elle ferma la porte du bureau.

-Je ne dirais rien si Nijimura-senpai... remet l'enveloppe à sa place... Et puis...

Elle leva la main vers le plafond et pointa du doigt un petit globe noir accroché au plafond dans le coin.

-C'est Nijimura-senpai qui va se balancer tout seul...

Et pas seulement ici mais un peu partout dans le dojo, il y avait des caméras de surveillance. Le système avait été placé très récemment. Il avait été imprudent sur ce coup-là. Tsubaki devait garder son calme, puisque, de toute évidence, c'était son unique chance de l'aider et de le faire revenir de l'autre côté de la ligne. Encore fallait-il qu'il accepte son aide. Et connaissant le tempérament de celui qui était face à elle, elle avait un peu peur...




(c) fiche codée par kumako tsubaki



Merci jumelle <3
Merci Tatsu :3:
 


J'écris en #ff9999 :3


Dernière édition par Kumako Tsubaki le 23.10.15 12:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   14.09.15 20:18

Prends ton mal en douceur...
avec Kumako Tusbaki




Depuis quand tout avait commencé ? Comment est ce que Shuzo en était arrivé à un tel état de rage, de colère, de dégoût. Il n'était pourtant pas différent des autres enfants. Tout comme eux Shuzo aimait jouer. Il adorait les petits animaux lorsqu'il était gamin. S'inventer des histoires hautes en couleur. S'imaginer un monde sans règles autres que les siennes. Il aimait les livres aussi. Il avait apprit rapidement à lire et sa mère l'avait toujours encouragé en lui faisant la lecture dés son plus jeune âge. Il se souvenait parfaitement des bagarres avec Noaki et Saeko pour savoir lequel des trois enfants aurait la plaisir de choisir l'album illustré du soir.

Tout comme les autres enfants, Shuzo aimait les bonbons aussi. Ceux très sucrés qui procurent du bien être. Ceux acidulés qui piquent et font grimacer. Ceux au chocolat et au caramel qui fondent dans la bouche. Les sucettes, les confiseries à quelques yens que l'on achetait à l'unité chez le marchant. Shuzo Nijimura était comme tous les autres enfants. Alors qu'est ce qui n'allait pas chez lui ? Pourquoi se sentait-il à ce point différent et incompris ? Comme si le monde dans lequel il vivait était trop petit pour lui. Trop étriqué.

Depuis quand tout avait commencé ? Quand il avait commencé à prendre conscience de la place que prenait ses frères et sœurs au sein de la famille ? Quand il avait commencé à aller à l'école pour s’apercevoir qu'il lui était désormais impossible de voir son père autant qu'il l'aurait souhaité ? Le travail, le travail. Toujours le travail. « Les mangakas ne prennent pas de vacances alors leurs éditeurs non plus, Shuzo. Tu comprendras quand tu seras grand ». Il avait grandis mais il n'avait toujours pas compris. Comment être capable de comprendre que son propre père passe plus de temps auprès de ses auteurs qu'auprès de son propre fils ? Ce n'était pas manque d'avoir demandé du temps près de lui ? Ce n'était pas faute d'avoir réclamé ne serait-ce qu'une heure par ci ou par la. « Une autre fois Shuzo », « Désolé mon grand, je ne peux pas », « Promis, une autre fois d'accord ? » Toujours les mêmes promesses non tenues. Les mêmes phrases vides de sens....

La colère avait commencé à naître lentement mais sûrement chez le jeune garçon de huit ans. Il ne voulait plus entendre ses camarades de classe raconter tout ce qu'ils avaient fait durant le week end écoulé. « Et toi, tu as fait quoi Nijimura ? ». Rien.... Je suis resté chez moi et alors ? Ca vous dérange ? Qu'est ce que j'en ai à faire moi de vos sorties au cinéma ? De vos parcs d'attractions et de vos promenades en forêt ! Comme ci ça me donnait envie.... la belle affaire....

La rage, le dégoût, la jalousie. Tout s’emmêlait. Tout et surtout lui, son père absent. Mais peut être suffisait-il t'attirer son attention ? Shuzo avait commencé à faire des bêtises. Son père ne répondait pas. Il séchait la classe. Mais pas plus de présence au résultat. Il commença alors à voler, à fréquenter ses copains. Toujours rien. Il s'est teint les cheveux en blond et a commencé à fumer. Ha ! Réaction.... Son père était furieux. Mais il avait au moins relevé le nez du Shonen Jump dans lequel il était continuellement plongé. Même si c'était pour lui hurler dessus que son comportement commençait à bien faire. Même si c'était pour critiquer ses fréquentations et ses mauvaises habitudes.

Et puis il y avait eut le karaté aussi. Shuzo ne voulait pas y aller. Braquage complet il ne voulait même pas en entendre parler. Il prenait ça comme un moyen supplémentaire que son père avait trouvé pour se débarrasser de lui. Il prenait ça comme une punition aussi. Le canaliser, lui apprendre la discipline et le respect.... Il espérait seulement le faire revenir dans les rangs. La bonne blague. Mais se remettre en question, ça son père en était pas capable !

Plein de mauvaise volonté, Shuzo avait fini par s’entraîner bon gré mal gré. Il avait fini par découvrir un sport qu'il aimait tout autant que le basket. Il avait surtout fait la rencontre de Kumako. S'il s'était montré revêche avec elle au premier abord, Il avait fini par s'adoucir et devenir au fil des ans son ami.

Ha ce que ça l'énervait d'admettre que son père avait raison. Quand il était au dojo, Shuzo se sentait bien. Apaisé, loin de ses tourments et de sa rage. Loin de sa haine parentale et de ses habitudes délinquantes.

Comme il regrettait d'être allé si loin.... Comme il regrettait d'en être réduit à ça. Voler chez les Kumako, dans cette propriété qu'il aimait. Dans cette famille qui l'avait toujours soutenu malgré ses antécédents peu glorieux.... Ce havre de paix qu'il avait trouvé et où il aimait venir se défouler et se ressourcer.

Tsubaki Kumako était là, devant lui, devant la porte du bureau qui bloquait l'unique sortie possible. Elle avait tout vu. Elle avait vu l'enveloppe qu'il avait mit sous son maillot tâché de saleté et de sang. Elle avait vu tel qu'il était vraiment : un voleur.... Rien de plus que ça....

Shuzo paniquait. Ça se voyait dans ses yeux qui dévisageaient la jeune fille aux cheveux roses. Il paniquait. La peur que Kumako-sensei aille le conduire devant la police. Encore et toujours cette peur de voir la déception dans le regard de Tsubaki. Elle lui avait toujours fait confiance.... Il ne voulait pas ça. Il n'avait jamais voulu en arriver là. Mais qu'est qu'il pouvait faire maintenant ? Il était terrorisé

-Je ne dirais rien si Nijimura-senpai... remet l'enveloppe à sa place... Et puis...

Pourquoi fallait-il toujours qu'elle s'obstine à l'appeler senpai ? Parce qu'il était né un an avant elle ? Shuzo n'était le senpai de personne! Et encore moins d'une fille qui lui mettait des raclés à chaque entraînement ensemble qu'ils faisaient.

Il se renfrognait et recula de quelques pas. Ses mains étaient crispées sur l enveloppe cachée sous son maillot. Il la dévisageait tout en reculant encore jusqu'à se heurter à la commande située juste derrière lui. Il donnait l'impression d’être un animal sauvage blessé.... Et il n'avait qu'une seule envie : s'enfuir. Loin... vite.... Loin du dojo, loin de Tokyo, lui de ces garçons qui lui faisaient du chantage et loin de tous ses tracas aussi. Pour la toute première fois depuis qu'il avait commencé ses conneries, Shuzo avait peur.

« Je.... je ne peux pas faire ca ! Tu peux pas comprendre ! Tu comprendras jamais de toute façon ! »


Tsubaki leva les yeux vers le plafond en direction d'un globe noir qui y était suspendu. Le peu de couleur qui restaient sur le visage de Shuzo disparurent instantanément. Il blêmit et du accrocher sa main au meuble derrière lui pour le pas que ses jambes se dérobent sous son poids

-C'est Nijimura-senpai qui va se balancer tout seul...

Une caméra..... Une caméra avait tout filmé ! Comment avait-il pu être assez stupide pour ne pas y penser ! La panique l'avait fait agir de façon déraisonnée et maintenant le piège s'était refermé sur lui sans qu'il ne puisse rien faire pour en réchapper. Kumako sensei verrait tout.... la façon avec laquelle il avait retourné le bureau... l'argent volé.... tout...

La main de Shuzo ne lâchait pas cette enveloppe maudite mais son cerveau tournait à deux cent à l'heure. Perdu.... il ne savait plus quoi faire

« Je.... Je ne peux pas.... Si je n'apporte pas la somme d'argent qui vont s'en prendre à moi... a ma famille. Je sais que j'ai déconné sérieusement mais qu'est ce que tu veux que je fasses ? »

Shuzo renifla bruyamment et releva le regard vers son amie. Il ancra ses prunelles grises dans les siennes sans plus les lâcher

« Aide moi.... S'il te plaît Kumako... »

Il sorti l'enveloppe du maillot et en quelques enjambées lui colla l'enveloppe de force dans les mains avant de se reculer le plus loin possible d'elle. Il gardait la tête baissée,honteusement, n'osant plus affronter son regard et son jugement. Que devait-elle penser de lui à cet instant ? Que toute la confiance qu'elle lui avait donné venait d’être saccagée ?

« Qu'est ce que je dois faire..... Dis mois.... Qu'est ce que je dois faire ? »


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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   19.09.15 17:14

Prends ton mal en douceur


with nijimura shuzo

Dès leur rencontre, Tsubaki le savait. Nijimura et elle ne faisaient pas partis du même monde. Pas uniquement d'un point de vue social. C'était bien plus que ça. Ils avaient tous les deux une vision du monde complètement différente. Ils n'en avaient jamais discuter jusqu'ici, elle sentait bien qu'il ne voyait pas les choses de la même manière. Ils ne ressentaient pas les mêmes choses. Il suffisait de les mettre côte à côte pour comprendre. D'un côté, la très calme et discrète Tsubaki, de l'autre la colérique et turbulent Shuzo. Même en étant éloigné de lui, elle pouvait le sentir.

Colère. Dégoût. Jalousie.

Tout cela était en lui. Souvent. Et c'était bien pour ça que son père l'avait désigné comme son mentor. Au début, il venait aux entraînements sans aucune conviction. Mais petit à petit, il avait fini par prendre le karaté au sérieux. Sûrement parce qu'il n'avait pas supporté de se faire battre en moins de quelques secondes par sa cadette. Son esprit de compétition s'éveillait dans ces moments-là et il se concentrait au maximum pour ne pas se faire latter trop rapidement. Il devenait plus calme une fois qu'il entrait au dojo. Et c'était un exploit. Tsubaki pensait avoir atteint son but. Mais visiblement non.

Très sincèrement, elle l'avait trouvé ridicule avec ses cheveux blonds la première fois qu'il était venu avec sa décoloration. Elle s'était retenue de ne pas rire devant lui mais elle avait fini par pouffer, le plongeant une colère noire. Il venait de moins en moins souvent au dojo. Elle avait eu vent des délits qu'il commettait à l'extérieur. Son père avait déjà essayé d'établir la discussion avec lui mais rien n'y fait. Il continuait. Et Tsubaki, qui était censé le remettre sur le droit chemin, ne savait pas quoi faire.

Elle avait l'impression d'être face à un étranger parfois.

La colère. Le Dégoût. La jalousie.

Toute était revenu au galop. Mais avec plus d'intensité. On lui avait souvent l'éloge de sa puissance. Mais face à la détresse de son ami, elle se sentait complètement impuissante et inutile. Tout simplement parce qu'elle n'arrivait pas à comprendre ce qu'il ressentait. Elle avait oublié ce qu'était la colère, le dégoût, la jalousie. Elle avait grandi dans un monde où on lui demandait de garder la tête froide à chaque instant de sa vie. Son père avait effacé toutes émotions négatives chez elle. Elle n'arrivait pas à se mettre en colère contre Nijimura. Alors que c'est ce qu'il aurait le plus besoin : une bonne claque – non – un bon coup de poing pour le réveiller. Elle était tout bonnement incapable de lever la main sur lui.

-Je.... je ne peux pas faire ca ! Tu peux pas comprendre ! Tu comprendras jamais de toute façon !

Les mains qu'elle avait gardée dans son dos, tenant la poignet de la porte, se serrèrent un peu sur celle-ci. Il avait raison. Elle n'allait jamais comprendre ce qu'il traversait. Tel un animal pris au piège, il se recula, se heurtant contre un meuble derrière lui. Il voulait paraître fort mais en réalité, il était complètement paniqué. Comment ne pas l'être lorsque la fille du maître du dojo venait de vous prendre en plein délit de vol ? Il était visiblement dans de sales draps pour venir jusqu'ici expressément voler de l'argent. Et il avait besoin d'une grosse somme d'argent, à ne pas en douter. Le problème pour lui n'était pas réellement de le rapporter au père Kumako mais bien au père Nijimura. Comment allait-il réagir en apprenant que son fils avait osé piller chez ceux qui l'aidaient à remonter la pente doucement ? Sûrement très mal...

-Je.... Je ne peux pas.... Si je n'apporte pas la somme d'argent qui vont s'en prendre à moi... a ma famille. Je sais que j'ai déconné sérieusement mais qu'est ce que tu veux que je fasses ?

Shuzo était terrifié. Et c'était bien la première fois qu'elle le voyait dans cet état. Plein d'assurance, en colère, sûr de lui. D'habitude, il était ainsi. Mais pas aujourd'hui. Percevoir la panique dans les pupilles grises de son aîné lui fit comprendre à quel point il était désespéré. À quel point il avait besoin d'aide plus que jamais.

-Aide moi.... S'il te plaît Kumako...

Elle n'était qu'une enfant, que pouvait-elle bien faire ?

Cette pensée lui traversa l'esprit une fraction de secondes mais elle la chassa bien vite lorsqu'elle le vit s'approcher de lui et lui rendit un peu brusquement l'enveloppe contenant l'argent volé. Il s'éloigna finalement, mettant le plus de distance possible, le visage rivé au sol, sans doute honteux de ses actes.

-Qu'est ce que je dois faire..... Dis moi.... Qu'est ce que je dois faire ?

Son regard passa du brun jusqu'à l'enveloppe qu'elle tenait désormais. Elle balaya du regard le bureau mis sans dessus-dessous en silence. Le plus important était de tout remettre en ordre et de remettre l'enveloppe à sa place. Elle savait que son père ne regardait pas souvent les enregistrements des caméras de vidéo de surveillance, alors il y avait tout de même une infime chance pour que Nijimura s'en sorte sans problèmes. Mais elle allait devoir faire quelques petites choses avant de s'occuper du cas de son aîné.

Tsubaki quitta finalement sa place et posa l'enveloppe sur le bureau puis s'approcha de lui. Elle lui prit doucement ses deux mains et l'obligea à le suivre à l'extérieur. Une fois dans le couloir, elle le lâcha et le posta contre le mur.

-Senpai m'attend là... Et il doit se mettre en seiza jusqu'à ce que j'ai fini...

La fillette attendit qu'il se mette en position assise correctement. Le seiza... Il en avait l'habitude puisqu'il se devait d'être dans cette position avant chaque début d'entraînement, pendant et après. Si on était pas habitué, la position devenait très vite inconfortable. Elle demandait beaucoup de souplesse et de concentration pour ignorer la douleur. À force de le faire, on finissait rapidement par s'y habituer. La demoiselle le faisait depuis toujours et était capable de tenir une cérémonie de thé du début jusqu'à la fin ainsi.

Une fois assurée de sa bonne posture, elle retourna dans le bureau.

-Et interdiction de bouger, le prévint-elle avant de fermer la porte derrière elle.

Le calme revint finalement dans la pièce. Adossée contre la porte, Tsubaki tenta de réfléchir à ce qu'elle pouvait faire pour l'aider. Il avait besoin de l'argent. Mais pourquoi ? Dédommager quelqu'un semble-t-il, au risque de se faire latter. Et les personnes en question devaient être beaucoup plus grandes que lui pour accepter un tel accord. Elle devait lui demander les raisons exactes, ensuite elle avisera. Pour l'instant, elle avait du rangement à faire.

La rosette n'avait pas vu le temps passé. Dix, vingt ? Trente minutes peut-être ? Elle ne savait pas trop mais Nijimura avait vraiment foutu le souk là-dedans et il fallait tout remettre comme il faut. Satisfaite de son travail, elle remit l'enveloppe à sa place, c'est-à-dire dans le tiroir et sortir finalement du bureau. À sa grande surprise, il était toujours là et n'avait pas bougé d'un pouce. Et personne n'était passé dans le coin semble-t-il.

-J'ai fini... Senpai peut se lever...

Quelle ironie tout de même ! Elle l'appelait ainsi car il était d'un an son aîné mais cela ne l'empêchait guère de le traiter de la sorte, jusqu'à lui imposer un seiza. L'avantage d'être la fille du maître était que la plupart des personnes l'écoutaient. En général. Ça n'avait pas été évident avec Nijimura mais petit à petit, il avait fini par prendre en compte ses conseils. La plus jeune attrapa finalement un bout de son t-shirt et tira dessus, l'obligeant à la suivre alors qu'il quittait le bâtiment pour aller ailleurs. Et quelques minutes, ils rejoignirent la bâtisse consacrée à l'aikido, celle la plus en retrait. Il n'y avait pas âme qui vive. C'était parfait.

Elle le relâcha finalement et plongea ses pupilles pourpres dans son regard gris acier. Elle garda le silence quelques secondes et, sans crier gare, elle lui administra une pichenette sur la blessure à son arcade sourcillière, le sang ayant déjà séché.

-On va soigner ça... et senpai me racontera...

Sans lui laisser le temps de répondre, elle s'éloigna et partit chercher une petite trousse de premier soin dans une pièce voisine et revint avec. Elle sortit du coton, du désinfectant et commença à le soigner, lui prêtant une oreille attentive aux bêtises qu'il avait faites.




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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   21.09.15 10:42

Prends ton mal en douceur...
avec Kumako Tusbaki




Jamais Shuzo ne s'était senti si..... honteux. Il avait pourtant fait dans sa courte vie bien des choses qui méritaient d’être réprimandées. Répondre à ses parents.... Dans la culture japonaise ou le respect de ses aînés était le fondement même des relations humaines, oser répondre à ses parents était quelque chose d’impensable et d'impardonnable. Pourtant les relations de Shuzo avec ses parents semblaient avoir atteint un point de non retour. Une rupture avait eut lieu sans que l'une ou l'autre des parties n'arrivent ( et ne souhaitent, dans le cas du jeune homme ) à recoller les morceaux.

De l'avis du jeune garçon, ses parents n'avaient jamais rien fait pour lui. Enfin... Son père surtout vu que c'était en premier lieu envers lui que la colère du garçon était dirigée. Oui il travaillait difficilement pour réussir à apporter de l'argent au foyer pour payer loyer, factures et nécessaire pour vivre. Oui il était passionné par son travail d'éditeur qui lui offrait un épanouissement. Et ? Et sa famille dans tout ça ? Et son fils ? Shuzo se souvenait que quand il était tout petit, la famille arrivait à avoir du temps ensemble. Aller se balader au parc, aller au cinéma voir un dessin animé, s’arrêter déjeuner dans un fast food ou même prendre des bentos et des sandwichs pour pic niquer sous les cerisiers au moment du Hanami....

Au fur et à mesure du temps qui passe, le travail avait prit de plus en plus de place dans la vie de son père. Les moments familiaux étaient grignotés par son absence.... Et même si leur mère se donnait corps et âme pour pallier ce vide, continuant la tradition des sorties dominicales au parc ou des pic niques sous les arbres, le manque de leur père se faisait de plus en plus ressentir... Principalement pour Shuzo qui était le plus âgé des enfants de la famille et qui avait peut être besoin d'un peu plus d'attention que les deux autres....

Alors oui... Oui il avait commencé à se laisser gagner par l'incompréhension et la colère. Oui il avait commencé à répondre, à désobéir, à s'enfermer dans sa chambre, à hausser la voix et à user des poings sur ses petits camarades de classe pour faire passer sa frustration ou sa jalousie... Oui il avait commencé à être écœuré de cette vie dont il ne comprenait pas le sens. Naître pour passer tout son temps à travailler sans avoir la possibilité d’être auprès de ceux que l'on aime... et subir ça durant des années ? Et devoir rentrer dans les rangs sans moufter jusqu'à la retraire où on n'est plus qu'un vieux croulant invalide ou au mieux malade et bon pour le cercueil et les vers de terre ? C'était ça la vie vraiment ? Très peu pour lui, merci ! Il en profiterait tant qu'il était encore tant..... Et quand son heure serait venue de manger les pissenlits par la racine, il pourrait partir sereinement sans avoir le moindre regret sur sa jeunesse écoulée...

Mais tout s'était compliqué. Sécher les cours pour rejoindre sa bande de copains était devenue quelque chose de quasiment journalier. Ah ce qu'il aimait passer du temps avec eux. Pour la première fois il avait l'impression d'avoir trouvé des personnes qui le comprenaient. Na-chan était présente pour l'écouter, pour le rassurer et, même si elle ne pouvait pas alléger sa colère, ses sourires et son oreille attentive suffisaient à l'apaiser.

Kumako.... Shuzo passait beaucoup de temps avec elle au Dojo. Elle était si forte, si douée.... Mais si éloignée de lui aussi. Pouvoir lui parler librement était impossible. Elle vivait dans sa petite bulle retranchée du temps. Elle avait un père présent.... Elle ne pourrait jamais comprendre ce qui rongeait Shuzo et ce qui le rendait si aigris... Mais malgré tout, elle n'avait jamais cessé d’être présente pour lui. Elle ne le grondait pas quand il séchait les entraînement de karaté. Elle se contentait d’être présente quand il revenait....

Shuzo avait honte.... il aurait aimé disparaître et être n'importe ou ailleurs que dans ce bureau qu'il avait retourné pour trouver de l'argent... Il aurait voulu qu'elle ne le regarde pas de cette façon. Il aurait voulu qu'elle ne le surprenne pas dans cette posture si pitoyable.... Qu'allait-elle pensé ? Si son absence du dojo de ces dernières semaines n'avait pas déçue le belle rosette, nul doute que son comportement kleptomane devait l'avoir touché d'une façon certaine.

Le regard de Shuzo était terrifié. Il n'avait pas envie d'aller au poste de police. Il avait peur que son père vienne le chercher là bas. Le déshonneur se serait abattu sur la famille et nul doute que l'engueulade que Shuzo avait subit après le vol de la moto ne serait rien comparé à la tristesse et à la déception qu'il pourrait lire dans le regard de son papa...

Shuzo pouvait l'insulter. Il pouvait dire ce qu'il voulait de son « vieux »... La vérité en fait, c'est qu'il l'aimait et qu'il avait un profond respect pour lui... pour son abnégation … pour son investissement dans le travail...

La vérité c'est que Shuzo l'aimait tellement qu'il ne pouvait que le détester de ne pas réussir à avoir autant de temps avec lui qu'il le désirait. On disait souvent que la frontière entre haine et amour est parfois bien mince. Shuzo l'avait franchit sans même s'en rendre compte...

Recroquevillé, apeuré et perdu.... Shuzo n'osait même plus lever le regard vers Tsubaki qu'il avait supplié de l'aider. Elle n'était obligé à rien. Elle pouvait très bien le prendre par la main pour le conduire vers son père et tout lui raconter, caméra de surveillance à l'appui... Mais au lieu de ça, elle s'approcha de lui et Nijimura tourna la tête sur le coté en fermant les yeux fortement, s'attendant à recevoir une gifle qu'il aurait largement mérité. Aucune claque n'arriva sur sa joue et quand elle prit ses mains dans les siennes il sursauta légèrement de surprise et d'affolement. Qu'est ce qu'elle allait faire ?? Elle le conduisait à son père finalement ? Non... Shuzo ne voulait pas ! Il voulait partir ! Il voulait se débattre et fuir mais il n'y arrivait pas...

La petite voix de Tsubaki rompit le silence

-Senpai m'attend là... Et il doit se mettre en seiza jusqu'à ce que j'ai fini...

Shuzo la regarda avec des yeux écarquillés. Est ce qu'il avait bien entendu ? Elle ne l'emmenait pas voir son père ? Ou.... peut être qu'elle allait finalement le chercher et le ramener jusqu'ici pour lui faire constater l'état du bureau ? Les pensées du jeune garçon filaient à mille à l'heure. Il n'arrivait plus à penser de façon raisonnée

-Et interdiction de bouger,

Comme un enfant que l'on prenait en flagrant délit de bêtise ( mais n'était-ce pas son cas après tout?), Shuzo obéit à sa cadette sans mot dire. Il resta dans le couloir et s'assit sur ses jambes repliées sous ses fesses, ses mains sur ses genoux qu'il serrait un peu nerveusement.

Elle était désagréable cette position. Elle faisait mal aux jambes, mal aux cuisses et au dos... Des fourmis ne tardèrent pas à se faire ressentir dans ses pieds mais Shuzo ne bougea pas d'un millimètre, tel une statue de pierre. Il avait l'habitude de cette position pour la pratiquer souvent en cours de karaté. Mais ça faisait tellement de fois qu'il n’était plus venu au dojo qu'il en avait perdu l'habitude.... Vengeance de son corps pour lui rappeler qu'il était mal de ne pas être assidu pour ce sport que Shuzo aimait pourtant.

Le tête baisée vers l'avant, les mèches jaunâtres de ses cheveux venant chatouiller ses joues, Shuzo ne pouvait s’empêcher de penser à tout ce qu'il venait de commettre. S'il n'avait pas volé cette moto, jamais les mecs l'aurait retrouvé pour le tabasser et lui taxer de l'argent... Jamais il ne se serait introduit dans le dojo avec l'idée de dérober du liquide.... Non.... il y avait pas à dire, il était tombé bien bas... au fond du trou même... Et pour l'heure il avait aucune idée de comment réussir à se sortir de cette situation qui lui paraissait inextricable.

Combien de temps s'écoula avant que Tsubaki ne revienne ? Il n'aurait pas su le dire mais ses jambes étaient plus douloureuses que jamais. Elles étaient ankylosées et Shuzo était certain de ne pas réussir à se lever tout de suite tant elles allaient être engourdies.

-J'ai fini... Senpai peut se lever...

Shuzo releva la tête vers elle. Il déplia ses jambes devant lui et les bougea quelque peu pour que le sang puisse circuler librement. Un petit reniflement accompagna son mouvement alors qu'il se remettait lentement debout, comme s'il était un robot aux articulations mécaniques rouillées. Il posa sa main sur le mur du couloir pour prendre appui le temps de retrouver les sensations jusqu'au bout de ses pieds mais Tsubaki ne lui accorda guère le temps de s'attarder davantage. Elle agrippa le bas de son T.shirt tout dégoûtant et troué et elle tira dessus pour l'obliger à le suivre. Shuzo ne moufta pas. Elle aurait pu le conduire n'importe où qu'il l'aurait suivit avec résignation, acceptant la lourde sentence qui allait être la sienne et qui serait bien méritée.

Mais étonnement, Tsubaki prit la direction d'un battement que Nijimura connaissait de nom sans y avoir pour autant déjà mit les pieds. C'était celui réservé à l’aïkido, une discipline qu'il n'avait jamais pratiqué. Il avait immédiatement pensé que le père de Tsubaki devait se trouver là bas et qu'elle le conduisait à lui. Mais à son grand étonnement ce ne fut pas le cas. Elle l'emmena dans une pièce désaffectée. Elle lui lâcha la main avant que lui administrer une pichenette sur le front. Nijimura, surpris, se contenta de fermer les yeux et de sursauter un peu sans répondre.

-On va soigner ça... et senpai me racontera...

Shuzo ne la contredit pas. Il n'avait pas besoin d’être soigné... il avait juste besoin de s'en aller pour être tranquille et loin de sa gentillesse qu'il ne pensait pas mériter. Mais malgré tout il prit place sur le sol, ses fesses tombant sur un tatami. Il attendit que son amie revienne avec du nécessaire de premier soin tout en évitant de croiser son regard.

Il la regarda imprégner un morceau de coton avec du désinfectant. Soudainement, Kumako lui faisait penser à Na-chan... Combien de fois Shuzo l'avait-il vu faire ça ? Que ce soit pour lui ou pour un autre garçon du groupe d'ailleurs...

Elle approcha la compresse de la belle entaille qu'il avait au dessus de l’œil et Shuzo sursauta vivement en se crispant de tout son corps.

« Aie.... ca fait mal !.... Ça pique !... aie aie ... »

Les lèvres pincées et les yeux fermés, il la laisse continuer de passer la compresse antiseptique sur sa blessure. Il finit par s'habituer au picotement et garda les yeux penchés vers le sol. Tsubaki était gentille avec lui. Elle l'avait toujours été et Shuzo ne lui rendait pas souvent la pareille....

« Je.... »

Ses mains attrapèrent le bas de son maillot défraîchi. Il se mit à triturer nerveusement le textile sali alors qu'il essayait de trouver les mots pour expliquer à son amie la situation compliquée dans laquelle il venait de se noyer.

« Je... la dernière fois en me promenant j'ai vu une moto avec les clés sur le contact.... Je... je l'ai emprunté. Je l'ai pas volé ! Je voulais juste … juste essayer ! Je l'ai remise après et je l'ai pas abîmé ! Je te promet ! »

Il se mordilla sa lève. C'était un petit tique qu'il avait tendance à faire dés qu'il était stressé. Tout comme ses poings qu'il faisait craquer désagréablement.

« Mais le mec de la moto il m'a retrouvé... et il dit que je dois le payer 50 000 yens pour avoir emprunté sa bécane.... Je... dois lui donner ce soir à 22h.... sinon... il fera de moi de la pâté pour chat »

Shuzo releva enfin le regard vers elle, ancra ses yeux prunelles grises à celles si douces de Kumako

« Qu'est ce que tu veux que je fasse ? J'ai pas tant d'argent …. et je pourrai jamais en avoir assez d'ici ce soir... Je sais de quoi ils sont capables ces mecs la...c'est le genre à être capable d'attendre Naoki et Saeko à la sortie de l'école pour s'en prendre à eux afin de me faire payer.... »

Le regard de Shuzo se durcit alors que ses mains se crispèrent sur son maillot déjà déformé

« Ils y sont pour rien eux si j'ai fais des conneries ! C'est pas leur faute. Et puis je dois trouver cet argent.... je... je n'aurai pas du venir voler chez toi... je sais bien … mais mais... je dois faire quoi ? Tu ferais quoi toi à ma place hein ? »


Un petit rire nerveux lui échappa alors qu'il tourna la tête sur le coté. Il repoussa la main de Kumako sans vraiment de délicatesse et recula un peu pour mettre de la distance entre elle et lui.

« Laisse moi.... C'est bon je vais bien, je vais me débrouiller tout seul, je suis pas débile ni mourant... »


Et bim... son caractère emporté venait encore de sévir. Il regretta les mots dés qu'ils franchirent la barrière de ses lèvres. Kumako ne méritait pas qu'il lui parle ainsi. Elle prenait soin de lui, elle lui apportait l'aide dont il avait besoin... Mais Shuzo ne pouvait s’empêcher de se dire que malgré tout, elle ne comprenait rien et qu'elle n'aurait jamais à subir les choses que lui endurait depuis des années... Trop différents.... Qu'est ce qu'elle savait de la vie elle ? Petite écolière de bonne famille, aimée par des parents et un frère protecteur.... Il en avait la nausée.... et putain... putain ce qu'il l'enviait...

La main de Shuzo se posa sur sa blessure. Il grimaça et regarda ses doigts légèrement rougeâtres. Ca saignait encore un peu... Un pansement aurait sans doute suffit à finir le soin précautionneusement mais Nijimura ne voulait qu'on le dorlote et qu'on le couve comme un enfant... Enfin... si... il voulait ça.. Mais non... il ne voulait pas l'avouer... Alors il jouait les gros durs même si au fond de lui, la seule et unique chose à laquelle il aspirait était une étreinte. Qu'on le prenne dans les bras, qu'on lui dire que tout ira bien, qu'on lui caresse le dos et l'embrasse dans les cheveux... Il ne demandait pas grand chose... rien que ça....



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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   24.09.15 21:54

Prends ton mal en douceur


with nijimura shuzo

Tsubaki n'avait jamais manqué de rien depuis son enfance. Depuis sa naissance. Elle était née dans une famille assez traditionnelle et conservatrice mais plutôt aisée. Très aisée même. S'il considérait les richesses des deux familles, la rosette pouvait être considéré comme une personne de la haute société. Et pourtant, elle n'avait pas été élevée ainsi. Elle n'avait pas été poussée à bout dans les études pour obtenir la première place. Elle était libre d'aimer ce qu'elle voulait, de choisir ses amis sans regarder leur rang social. Ses parents étaient très compréhensibles sur ce point et n'allait jamais forcé la main à leur petite fille. Mais ce qui passait beaucoup moins, c'était les arts martiaux.

Avant de connaître Nijimura, la plus jeune des Kumako avait été fermement contre de partriquer un tel sport. Pour la simple bonne raison qu'elle ne voulait pas faire de mal à qui que ce soit. Au début, son père était persuadé que ce n'était qu'une petite phase, un simple caprice. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, il avait perdu patience et avait emmené de force sa fille jusqu'au dojo par la peau du cou. Du haut de ses six, elle n'était encore qu'une enfant et pourtant, elle était déjà très sensible même si elle ne le montrait pas.

Si les autres feront du mal à ceux qui te sont chers, qu'est-ce que tu feras ? Tu serais capable de les protéger ?

Tora Kumako avait touché la corde sensible et avait anéanti toutes oppositions chez la rosette. Par la même occasion, les sentiments négatifs qui l'habitaient avaient entièrement disparus. Comme envolés. Comme s'ils n'avaient jamais existé. Dès lors, les progrès de la petite fille avait été fulgurant. Presque surnaturelle. Ajoutée à son don qui se développa très rapidement – peut-être trop – par la suite et elle était devenue en à peine deux ans l'une des martialiste les plus redoutés et la plus respectée du dojo Kumako. Même si elle était couverte d'éloges là-bas, à l'école, elle n'en menait pas large. Filles comme garçons ne voulaient pas forcément jouer avec elle, pour des raisons obscures qu'elle ignorait à l'époque. Elle s'était alors imaginée qu'elle était différente – ce qui était le cas quelque part – qu'elle n'avait rien de normal. Avec le temps, elle avait fini par s'habituer à la solitude

Du haut de ses huit ans, elle fit la rencontre de Tetsuya. Ils avaient fréquenté la même école sans vraiment se croiser. Mais finalement, ils avaient été dans la même classe. Dès le premier jour, Tsubaki s'était demandé pourquoi les autres faisaient comme s'il n'était pas là, comme s'il était un fantôme. Au début, elle regardait de loin, dans son coin. Et finalement, elle s'était lancée. S'était approchée de lui et silencieusement, s'était assise à côté de lui, lui demandant quelle livre il lisait. Oui, le turquoise était déjà friand de lecture à l'époque. Et pour son plus grand bonheur, il ne l'avait pas rejeté ou repoussé. Il l'avait accepté comme elle l'était. Et lui était devenu un peu comme sa raison de vivre. Inséparables et toujours fourrés ensemble.

Petit à petit, au fil des années, les autres enfants commencèrent à s'intéresser à eux. Plus vers Tsubaki, surtout les garçons qui n'étaient pas insensibles à sa beauté de plus en plus grandissante. Mais elle, elle s'en fichait. Il n'y avait que Tetsuya qui comptait.

Jusqu'à ce qu'elle rencontre Nijimura.

Il était arrivé au dojo peu de temps après qu'elle se soit lié d'amitié avec Kuroko. Turbulent. Tête brûlé. Bagarreur à en juger les petits bobos qu'il avait souvent. Tout le contraire de son ami aux cheveux bleus. Tsubaki était chargée de lui apprendre les bases et de le remettre sur le droit. Ça devrait être le rôle d'un adulte, n'est-ce pas ? Et pourtant, c'était à elle qu'on lui incombait cette tâche. Comme toujours, la rosette ne protesta pas et affronta à maintes reprises le brun. Bien sûr, elle gagnait tout le temps. Toujours. Et ça ne faisait que l'obliger à se concentrer. Tant mieux.

Qu'est-ce qui n'allait pas ?

Tsubaki se le demandait encore lorsqu'elle pressa le coton imbibé de désinfectant sur l'arcade sourcillière ouverte de son aîné. Ce dernier se crispa automatiquement, se plaignant de la douleur. Très rapidement, le coton passa du blanc ou rouge. Elle du finalement changer de coton pour le remplacer.

-Je... la dernière fois en me promenant j'ai vu une moto avec les clés sur le contact.... Je... je l'ai emprunté. Je l'ai pas volé ! Je voulais juste … juste essayer ! Je l'ai remise après et je l'ai pas abîmé ! Je te promet !

Il ne l'avait pas volé, juste emprunté... sans demander, elle supposait. Cela revenait pratiquement au même mais elle ne disait rien, le laissant parler. Une petite pic allait sans doute le dissuader de parler.

-Mais le mec de la moto il m'a retrouvé... et il dit que je dois le payer 50 000 yens pour avoir emprunté sa bécane.... Je... dois lui donner ce soir à 22h.... sinon... il fera de moi de la pâté pour chat.

50 000 yens. C'était une sacrée somme. Elle comprenait un peu mieux la raison pour laquelle il était venue chercher de l'argent ici et pas ailleurs. Il devait y avoir une centaine de disciples, tout au plus et elle n'allait pas cacher que les frais d'inscriptions faisaient son poids. La plus grande partie des frais d'inscriptions partaient dans l'entretien du dojo. Puisqu'il avait gardé son aspect originel, les matériaux n'étaient plus aussi courants avant bien que plus accessible. Et changer les tatamis ainsi que les portes coulissantes coûtaient déjà pas mal.

-Qu'est ce que tu veux que je fasse ? J'ai pas tant d'argent …. et je pourrai jamais en avoir assez d'ici ce soir... Je sais de quoi ils sont capables ces mecs la...c'est le genre à être capable d'attendre Naoki et Saeko à la sortie de l'école pour s'en prendre à eux afin de me faire payer....

Naoki et Saeko... Ses frères et sœurs si elle se souvenait bien. Derrière ses airs de gros durs, Nijimura se faisait évidemment du mouron pour ses cadets. Comme n'importe quel aîné d'une fratrie comme elle le pensait. Elle ne savait pas trop ce que c'était d'avoir de jeunes frères et sœurs. Mais elle comprenait parfaitement le besoin de protéger quelqu'un qui lui était cher. Tetsuya et Shigehiro faisaient parti de cette catégorie là. Et maintenant...

-Ils y sont pour rien eux si j'ai fais des conneries ! C'est pas leur faute. Et puis je dois trouver cet argent.... je... je n'aurai pas du venir voler chez toi... je sais bien … mais mais... je dois faire quoi ? Tu ferais quoi toi à ma place hein ?

Et maintenant, Nijimura Shuzo était entré dans cette catégorie aussi. Peut-être depuis très longtemps mais là, plus que jamais, elle sentait bien qu'il avait besoin d'aide. Ses yeux le criaient à sa place.

Jugeant avoir suffisamment désinfecté la plaie, Tsubaki laissa de côté les cotons souillés et s'empara d'un pansement pour fermer la blessure. Mais avant qu'elle n'ait pu le faire, Shuzo avait repoussé sa main sans délicatesse aucune et s'éloigna vivement d'elle.

-Laisse moi.... C'est bon je vais bien, je vais me débrouiller tout seul, je suis pas débile ni mourant...

Voilà qu'il recommençait. Il y a à peine une minute, il lui demandait d'un air suppliant son aide et maintenant, il retournait sa veste et ne voulait plus rien. Ça aurait pu mettre n'importe qui en colère. N'importe qui ce serait offensé et vexé avec ses propos. Mais pas la rosette. Elle ne lui en tint pas rigueur. Elle le fixa quelques secondes, et sans rien dire, commença à ranger la trousse de premier secours. Elle plaça néanmoins le petit pansement dans la poche de son short, juste au cas où.

Que pouvait-elle bien faire maintenant ? Si elle quittait la pièce, nulle doute que Nijimura voudra partir. Et c'était bien la dernière chose qu'il devait faire. Partir d'ici sans avoir réglé ses problèmes n'étaient pas envisageables.

-Tsubaki.

Elle pouvait reconnaître cette voix entre milles. Celle de son père, Tora Kumako. Celle qui guidait ses pas inconsciemment. L'homme âgé qui tirait sur ses cinquante ans, était grand, très grand, avec une carrure imposante malgré son âge. Ni Tsubaki, ni Takumi n'avait hérité de la chevelure ébène de leur géniteur ou encore de sa peau légèrement hâlé. En ce moment même, il portait une tenue beaucoup plus décontracté, légèrement décalé avec le décor : un jean et une chemise.

-Je vois que Shuzo-kun est avec toi. Viens par ici.

Pas impressionné pour un sou, la demoiselle s'approcha de son père, se demandant s'il avait déjà vu les enregistrements. Mais l'air doux et désolé qu'il affichait semblait lui affirmer que non.

-Maman a encore un dîner important ce soir et je l'accompagne. Tu sauras te gérer toute seule ?
-Bien sûr...

Ce genre de choses arrivait de plus en plus fréquemment, laissant la jeune fille seule à la maison. Son grand frère étant occupé par ses habitudes, il ne rentrait pas souvent.

-Nijimura-senpai peut dormir à la maison... ? S'entendit-elle demander.

La question sembla tout autant étonné son géniteur puisqu'il hésita quelques secondes avant de répondre :

-Il faudrait demander à ses parents avant. Tu sais où est le répertoire, n'est-ce pas ?

Ça sonnait presque comme oui à ses oreilles. Elle hôcha doucement la tête, le regard rivé au sol tandis qu'il ébouriffa gentiment sa chevelure rose.

-Je vais aller me préparer. Ne tardez pas trop. Kobayashi-san se chargera de fermer le dojo.

Kobayashi-san était le gardien et veilleur de nuit. Un homme très gentil malgré sa carrure d'armure à glace. Il avait été évidemment formé ici même au dojo. Sur ces paroles, son père s'éloigna finalement pour rejoindre la demeure familiale de l'autre côté, disparaissant derrière le mur végétal qui séparait la villa de la propriété.

Finalement, elle se tourna vers le brun qui n'avait sans doute pas rater une miette de cette échange et se dirigea vers lui. Arrivée à sa hauteur, elle l'attrapa par un bout de son t-shirt et le força à se mettre sur ses pieds.

-Nijimura-senpai a entendu... alors on y va... Il n'a pas le choix de toute façon...

Le tenant fermement, ils rebroussèrent chemin et se retrouvèrent à nouveau devant le bureau qui avait été saccagé un peu plus tôt. Cette fois-ci, elle le fit entrer avec elle. Elle s'installa sur le grand fauteuil, trouva sans problème le numéro des Nijimura dans le répetoire et s'empara du téléphone pour les appeler.

Ce fut la mère qui répondit.

-Bonsoir Nijimura-san... Non, il va bien, il est avec moi... Je voulais savoir... s'il pouvait dormir à la maison... Papa est d'accord......... Oui... Oui, bien sûr...

Elle décolla l'appareil de son oreille et le tendit au brun.

-Elle veut te parler...

Elle s'éloigna un peu pour lui laisser un peu d'intimité sans pour autant le lâcher des yeux. Elle trouvait cela étrangement trop facile mais elle n'allait pas s'en plaindre. Tandis qu'il discutait avec sa mère, la rosette songeait à ce qu'ils pourraient faire pour régler le problème de Shuzo. Normalement, ils avaient largement de s'en occuper, ses parents rentrant habituellement aux alentours de minuit lorsqu'ils sortaient pour des dîners d'affaire. Ils seraient déjà au lit à ce moment-là, c'était sur et certain.




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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   06.10.15 15:34

Prends ton mal en douceur...
avec Kumako Tusbaki




Shuzo Nijimura était un garçon versatile. Tantôt capable de se laisser soigner sans broncher et le quart de seconde suivant, n'énervant et refusant l'aide qu'on pouvait lui proposer. Il fallait quelque fois être accroché pour réussir à suivre les changements de caractère du garçon. Il fallait aussi le connaître un peu pour anticiper à quel moment ils allaient survenir.

C'était vraiment gentil de la part de Kumako de le soigner de la sorte. Elle prenait de son temps pour le consacrer à lui. Ses gestes étaient doux lorsqu'elle passait la compresse sur les différentes blessures du visage de Shuzo. Elle était prévenante et délicate même si le produit désinfectant picotait désagréablement.

Pourquoi faisait-elle tout ça ? Parce qu'elle l'appréciait ? Parce qu'elle le considérait comme son ami ? N'importe quoi ! Kumako ne savait rien de lui ! Rien du tout ! Elle ne connaissait pas la vie de Shuzo et loin de lui l'envie d'aller s'épancher sur son épaules pour lui raconter ses tourments. A quoi bon de toute façon, elle ne comprendrait pas. Elle avait toujours vécu dans cette propriété merveilleuse, entourée par un père archi présent, une mère aimante, un frère aîné méga protecteur. Sérieux, de quoi pouvait-elle se plaindre ?

Alors, si Kumako ne connaissait rien de sa vie, pouvait-elle se considérer comme étant son amie ? Et si elle n'était pas son amie, pourquoi était-elle si gentille avec lui ? La vérité ( du moins celle que Shuzo cru interpréter ) lui sautait à la face avec horreur. Elle faisait tout ça parce qu'elle avait pitié de lui.....

Shuzo se recula brusquement en écartant la main de la jeune fille. Si c'était pour ça qu'elle le soignait, pas la peine de se donner autant de mal ! Il en voulait pas de sa pitié ! Il voulait pas qu'elle le regarde avec ses yeux de merlan frit larmoyant comme s'il était une pauvre petite chose perdue fragile ! Shuzo était ni l'un ni l'autre ! C'était son choix de vivre comme ça ! Du moins..... Il essayait de s'en persuader....

Shuzo la regardait et n'attendait qu'une seule et unique chose : qu'elle quitte la pièce pour pouvoir s'échapper lui aussi. Dés qu'elle aurait tourné les talons, Shuzo bondirait sur ses pieds et s'en irait en courant aussi vite que ses jambes le lui permettaient. Pas certain qu'il trouve le courage de revenir ici..... Pas certain qu'il trouve le courage d'affronter une nouvelle fois son regard.... Dommage.... il aimait bien ce dojo...

Mais Kumako ne bougeait pas. Elle restait en fasse de lui, se contentant de le regarder ou de réfléchir. Shuzo fronça les yeux alors qu'une vague de colère l'emporta de nouveau

« Quoi ? Tu veux ma photo ? »

Crétin !!! ferme la !!! idiot !!! baka !!! abruti !!

Pourquoi fallait il toujours que les mots sortent de sa bouche avant que son esprit n'arrive à les filtrer ? Pourquoi s'emportait-il comme ça ? Pourquoi fallait-il toujours qu'il soit si mordant quand la colère et la peur l'envahissait ?

Il serra les poings et frappa de son poing serré sur le tatami sur lequel il était assis

« Excuse moi... désolé... je... »

« Tsubaki. »

Shuzo releva la tête et ses yeux s’écarquillèrent alors qu'il regardait la jeune fille en face de lui. Son cœur tambourinait avec force dans sa poitrine. C'était lui... C'était le père de Kumako.... Il allait venir.... il allait le voir.... il... il savait peut être déjà ce qui s'était produit grâce aux caméras dans son bureau.... Pour peu, tout était programmé ! Kumako l'avait peut être emmené ici pour que son père vienne ensuite les rejoindre afin d'avoir une explication avec lui.

Le shoji coulissa pour laisser entrer le maître des lieux. Shuzo garda la tête baissée avec l'envie irrépressible de se fondre dans le plancher. Il voulait être invisible.... Mais c'était sans compter sur l'homme qui ne manqua pas de remarquer sa présence

- Je vois que Shuzo-kun est avec toi. Viens par ici.

Lorsqu'il entendit son nom, Shuzo fit un salut poli comme ceux qu'on lui avait enseigné lors des cours de karaté. Il avait prit soin de gardé la tête baissée pour dissimuler ses blessures à la vue du père de Tsubaki. L'homme avait beau avoir un stature importante et un charisme impressionnant, il n'avait jamais fait la moindre remarque à Nijimura sur son attitude désinvolte ou son absentéisme. Cette fois encore ne dérogeait pas à la règle, il se contenta de discuter avec sa fille sans faire le moindre commentaire sur les blessures du jeune garçons qui étaient malgré tout visible

Kumako se leva et alla rejoindre son père. Ils laissèrent ainsi Shuzo seul dans la pièce et le premier réflexe du garçon avait été de chercher une issue par laquelle s'enfuir. Mais rien... La seule et unique sortie possible était celle devant laquelle Kumako père et fille étaient en train de discuter.

-Nijimura-senpai peut dormir à la maison... ?

Qu.... Quoi ???? Mais pourquoi voulait-elle qu'il dorme ici ? Ce n'était pas possible ! Il devait se rendre au rendez vous avec l'argent qu'on lui avait réclamé ! Hors de question qu'elle tente de le garder prisonnier du Dojo !

-Il faudrait demander à ses parents avant. Tu sais où est le répertoire, n'est-ce pas ?

QUOIIIII mais non !!!! non non non !!!! Bordel de.... non !

Shuzo fronça les sourcils davantage et grimaça quand cette mimique tira sur sa blessure encore fraîchement ouverte. Il s’essaya sur le sol, les jambes repliées devant lui et croisa les bras pour afficher son mécontentement quand Kumako fit son retour

-Nijimura-senpai a entendu... alors on y va... Il n'a pas le choix de toute façon...


Non il n'avait pas le choix ! Mais Nijimura garda sa mine des mauvais jour et bougonna malgré tout pour la beauté du geste !

« Pourquoi tu as fais ça !!!!! Je veux pas moi !!! Et tu m'as même pas demandé mon avis !!! »

Il soupira longuement avant de se mettre debout. Il fit craquer ses phalanges avant de croiser les bras de nouveau tout en regardant son amie. De toute façon, maintenant qu'elle avait demandé l'autorisation à son père, il n’avait plus d'autre choix que de rester ici.... Oui... oui il aurait pu profiter de l'absence du maître pour fausser compagnie à Kumako mais si les choses tournaient court avec les mecs qu'il devait rencontrer ce soir alors Tsubaki serait responsable et Shuzo n'avait pas du tout envie de lui imposer quelque chose comme ça....

Marmonnant dans sa barbe, Shuzo suivit la jeune fille jusqu'au bureau qu'il avait mit sans dessus dessous quelques minutes auparavant. Mais cette fois, le bureau avait retrouvé un ordre impeccable comme si jamais Nijimura n'avait pénétré à l'intérieur pour dérober de l'argent. Shuzo ne pouvait s’empêcher de laisser son regard passer sur chaque mur de la pièce, sur chaque meuble aussi. Un petit coup d’œil discret à la caméra lui arracha un soupire. Est ce que Tsubaki avait effacé les enregistrements ? En tout cas, une chose était sure : Tsubaki était de son coté. Elle n'avait nullement envie de le livrer aux flics ou de le balancer à son père. Elle voulait l'aider, vraiment..... Et Nijimura culpabilisait encore plus de s’être montré si odieux avec elle...

Tsubaki trouva sans problème le répertoire contenant les coordonnées de tous les membres du dojo. Elle alla jusqu'à la page des N et composa le numéro du domicile des Nijimura. Shuzo la laissa faire, se disant que c'était peut être mieux qu'elle s'adresse directement à ses parents...Lui, il n'aurait pas su quoi leur dire de toute façon... et il n'avait pas envie de les entendre critiquer une nouvelle fois ses fréquentations ou son comportement

-Bonsoir Nijimura-san... Non, il va bien, il est avec moi... Je voulais savoir... s'il pouvait dormir à la maison... Papa est d'accord......... Oui... Oui, bien sûr...


Shuzo soupira et se laissa tomber dans un fauteuil qui faisait face au bureau derrière lequel Tsubaki s'était installée. Un dernier petit coup d’œil à la caméra. Comment avait-il fait pour oublier la présence de cette dernière dans la pièce ?

-Elle veut te parler...

« Hein ? »

Shuzo hésita un instant puis il prit le combiné qu'il posa à son oreille. La voix de sa mère coula dans l'appareil pour lui parvenir de façon éloignée. Elle paraissait inquiète. Ce n'était pas la première fois que son fils découchait mais c'était la première fois qu'il prévenait quand il le faisait..... Habituellement, Shuzo était du genre à ne pas rentrer de la nuit sans prendre le temps de rassurer ses parents. Il se fichait complémentent des nuits blanches qu'ils passaient à angoisser les faits et gestes de leur fils.... Il se fichait que sa mère s'invente mille et un scénario catastrophe sur son précieux garçon.... Oui... il s'en fichait

« Shuzo.... Est ce que tu vas bien ? Je me suis inquiétée, tu es parti si vite ce matin...

- Maman.....

- S'il te plaît.... Il s'est passé quelque chose ?

- Mais non ... Ca va bien... »


Un moment de silence avant que sa mère ne reprenne la parole

« Prends soin de toi … s'il te plaît..... Et remercie la famille Kumako pour leur hospitalité d'accord ? »

Un nouveau soupire.

« Oui... Merci... »

Il raccrocha rapidement avant de rendre l'appareil à son amie. Voila …. Il allait dormir ici alors.... Mais il n'avait même pas de fringues de rechange et puis il y avait toujours le soucis du rendez vous nocturne à résoudre.... Ca... Ca c'était un énorme problème et Shuzo ne voyait pas comment il serait possible de le résoudre. Se planquer chez les Kumako n'était pas une solution. Les mecs le retrouveraient à un moment ou un autre

Shuzo releva les yeux vers Tsubaki, ancra ses iris d'un gris profond à celles si roses claires. Que devait elle penser ? Pourquoi elle avait fait tout ça ? Pourquoi elle avait demandé qu'il dorme ici ? Honnêtement, Nijimura ne comprenait pas

La présence de la caméra le mettait mal à l'aise, aussi il se leva de sa chaise et sortit de la pièce. Il regarda son amie depuis le couloir et lui fit un signe de tête

« Tu viens..... On devrait pas rester dans le bureau.... »

dixit le mec qui avait volé de l'argent dedans un peu plus tôt.....

Il attendit qu'elle le rejoigne avant de prendre la direction du jardin. Shuzo l'aimait ce jardin. Il s'y sentait bien. Il s'approcha du bassin à carpe et se mit assis dans l'herbe juste dedans. Là, personne ne pouvait les embêter....

« Pourquoi tu as demandé que je dorme chez toi ? C'est gentil... J'apprécie ce que tu fais.... Mais je te l'ai dis, je dois allez voir ces mecs »


Il releva la tête et la regarda

« Je sais ce que tu veux faire..... Tu veux aller leur régler leur compte.... et moi je refuse ! Je veux pas te mêler à ça ! Aussi forte que tu sois ! Il pourrait se passer plein de trucs ! J'ai pas envie que tu sois blessée, pas envie qu'il t arrives malheur ! »

Il prit un petit air boudeur avant de poursuivre

« En plus.... si tu étais blessée... ton père me tuerait... »



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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   09.10.15 18:15

Prends ton mal en douceur


with nijimura shuzo

Bizarre.

C'était ce qu'avaient dit les enfants dans sa classe alors qu'elle entrait tout juste à l'école primaire. Elle avait voulu jouer avec quelques uns d'entre eux, ils lui avaient proposé pourtant, mais à cette époque, elle n'arrivait pas encore à maitriser cette force grandissante. Alors, ce n'était pas étonnant qu'elle ait blessé un de ses camarades de classe en l'attrapant un peu trop fort. Après ça, plus personne n'avait voulu jouer avec elle, l'évitant comme un paria, filles comme garçons. Pendant deux ans, elle restait dans son coin à la récréation. Elle n'avait jamais raconté cela à qui que ce soit, même pas à sa famille. À force d'entendre qu'on lui dise qu'elle était bizarre, elle avait fini par être convaincue qu'elle l'était vraiment.

Ce qui avait provoqué une certaine réticence à pratiquer davantage les arts martiaux. Pendant un long moment, elle ne s'était pas montré aux entraînements. Mais son père en avait eu assez de ses caprices et la remit sur le droit chemin. Et ça, au prix de ses propres émotions.

Au fond, ça ne la dérangeait pas plus que cela.

Elle avait fini par s'habituer à sa solitude à l'école. Et même si on la couvrait d'éloges au dojo, elle se sentait mal à l'aise par moment lorsqu'on l'appelait Tsubaki-sama, surtout lorsque c'étaient des personnes plus âgées qu'elle. Elle n'avait pas l'impression d'avoir le droit de porter un tel suffixe. Elle ne dégageait pas ce sentiment de profond respect comme son père. Du moins selon elle.

Deux ans s'étaient donc déroulées ainsi, sans qu'elle n'ait de véritables. Jusqu'à ce qu'elle fasse la rencontre de Tetsuya à l'école. Tout comme elle, personne ne venait jouer avec lui et elle s'était bien demandé pour quoi. Pour la simple et bonne raison que personne ne le voyait. Ce qui paraissait étrange aux yeux de la rosette, puisqu'elle voyait clairement. Au final, ils s'était attachés l'un à l'autre, pour ne plus être séparé.

Et peu de temps après ça, elle rencontra Nijimura. Il était différent, complètement différent des autres disciples. Il tenait tête et n'en faisait qu'à sa tête. Contrairement aux autres, il ne l'appelait pas Tsubaki-sama mais Kumako. C'était peut-être ça qui l'avait attiré chez lui. Parce qu'il n'était pas comme les autres, c'était peut-être ça qu'elle voulait être son ami. Mais elle sentait que ce sentiment était à sens unique par moment. Même si son père l'avait mis sous sa tutelle, elle avait parfois, pour ne pas dire souvent, du mal à communiquer avec lui. C'était une boule de contradiction concentrée, à la recherche de quelque chose. Mais ça, elle ne savait pas ce que c'était.

Farouche et borné. Mais surtout blessé. Voilà comment était Nijimura à ce moment-là.

Elle ne rata pas d'ailleurs l'expression de panique qui traversa son visage lorsque son père l'avait appelé. Elle n'avait même pas besoin de le regarder au final. Tandis qu'elle discutait avec son père, elle devinait sans peine l'envie pressante qu'il avait de s'enfuir mais malheureusement pour lui, l'unique sortie était bloquée par les Kumako.

Une fois son père parti, Shuuzo sortit de ses gonds comme elle s'y attendait.

-Pourquoi tu as fais ça !!!!! Je veux pas moi !!! Et tu m'as même pas demandé mon avis !!!

C'est vrai qu'elle n'avait pas demandé mais il n'avait pas le choix maintenant. Ne protestant pas davantage, ils se dirigèrent donc à nouveau vers le bureau de son père et Tsubaki appela la maman du brun. Celle-ci décrocha presque immédiatement et elle lui expliqua sa demande. Puis elle laissa le combiné à son fils aîné et les laissa discuter, elle n'entendit pas ce que disait sa mère à l'autre bout du fil mais il voyait bien son air ennuyé, signe qu'il se serait bien passé de ce coup de fil. Après quelques minutes, il raccrocha finalement et elle reposa le combiné à sa place. Leurs regards se croisèrent à nouveau et la rosette sut qu'il se posait tout un tas de question : pourquoi faisait-elle tout ça ? Qu'est-ce qui lui passait par la tête ?

-Tu viens..... On devrait pas rester dans le bureau...

Ils sortirent finalement et se dirigèrent sans mots dire vers le jardin. Un immense jardin mélangeant flore verdoyante et jardin traditionnel avec les pierres. Il avait même plusieurs bassins remplis de carpe koï. Un véritable havre de paix. Shuzo s'était assis près de l'un d'eux et regarda les gros poissons nager paisiblement dans l'eau.

-Pourquoi tu as demandé que je dorme chez toi ? C'est gentil... J'apprécie ce que tu fais.... Mais je te l'ai dis, je dois allez voir ces mecs.

Il détacha son regard des poissons et la regarda.

-Je sais ce que tu veux faire..... Tu veux aller leur régler leur compte.... et moi je refuse ! Je veux pas te mêler à ça ! Aussi forte que tu sois ! Il pourrait se passer plein de trucs ! J'ai pas envie que tu sois blessée, pas envie qu'il t arrives malheur !   En plus.... si tu étais blessée... ton père me tuerait...

Et tout ça avec une petite mine boudeuse. Elle garda le silence quelques secondes avant de venir s'asseoir à ses côtés, fixant également les carpes. Tsubaki tendit la main et posa simplement le bout de son index sur la surface de l'eau, la dérangeant un peu.

-J'ai entendu dire... que senpai n'allait plus trop à l'école... Du coup, senpai est devenu bête à ce que je vois...

Des petites piques par-ci par-là, il avait l'habitude depuis le temps. Il allait sans doute prendre la mouche mais qu'importe. Elle lui allait la vérité et ce qu'elle avait prévu pour la même occasion. Pas question de s'enfuir ou de faire marche arrière désormais.

-Senpai m'a demandé de l'aider alors je l'aide... Même s'il ne veut pas m'y mêler c'est déjà trop tard... C'était trop tard dès l'instant où senpai avait décidé de voler l'argent ici...

Elle retira finalement sa main et les posa sur ses genoux, de détachant pas ses yeux de l'eau. Oui... aussi forte qu'elle soit, il y avait tout de même des chances qu'elle perde. Elle n'avait pas encore été vaincu jusqu'ici mais ce jour arrivera forcément. Quand, elle n'en savait rien. Mais une chose était sûre. Elle n'allait pas perdre face à des types qui faisaient du mal à son ami.

Si les autres feront du mal à ceux qui te sont chers, qu'est-ce que tu feras ? Tu serais capable de les protéger ? 

Ses pupilles pourpres fixèrent finalement ses mains. Quelqu'un avait fait du mal à Nijimura, quelqu'un qui lui était cher. Et elle n'avait pas été capable de le protéger. Mais maintenant, on lui redonnait cette chance. Et elle n'allait pas la gâcher.

-Et senpai dit n'importe quoi...

Elle releva finalement la tête, tandis la main vers son visage et infligea une bonne pichenette sur sa blessure à l'arcade sourcilière.

-Si même senpai qui est fort ne peut me blesser...

Fouillant dans ses poches, elle en ressortit un pansement qu'elle posa délicatement sur la blessure encore fraîche...

-... Alors « ces mecs » n'auront pas le temps de bouger qu'ils auront déjà perdu... pas vrai ?

Elle lui adressa un léger sourire, se rappelant de leurs premières confrontations. Nijimura n'avait même pas eu le temps d'attaquer qu'ils s'était déjà retrouvé à terre, battue à plates coutures. Avec le temps et de l'entraînement, il se débrouillait très bien et tenait même tête face à plus âgés que lui parfois. Elle se leva finalement et épousseta son short.

-On devrait y aller... Ca ne dérange pas senpai si on mange de la pizza ce soir... ? Demanda-t-elle finalement.

Elle l'attrapa la manche de son t-shirt et l'obligea à en faire de même.

-J'expliquerais tout à senpai comment on va faire... pour ce soir...



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MessageSujet: Re: { FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]   21.10.15 9:56

Prends ton mal en douceur...
avec Kumako Tusbaki




Il ne la voyait pas comme ça sa vie..... Il ne se voyait pas en en bad boy aux petits ennuis. Il ne se voyait pas en garçon pas bien, mal dans son corps, dans sa tête ou avec les siens. Il ne se voyait pas en mec paumé qui sèche les cours et fugue pour ne pas pleurer. Il ne se voyait pas comme un petit délinquant de quartier, une terreur des bacs à sable au regard maussade, prêt à frapper. Il ne se voyait pas comme un élève rebelle, qui sèche les cours et qui se fait la belle

Comment se voyait il alors ? Quel était le rêve de vie qu'il avait fait quand il était enfant ? Qu'est ce que Shuzo voyait pour lui, pour son futur. Comme tous les enfants, s'était-il un jour vu devenir pompier, gendarme, héro qui sauve la ville et se bat pour la justice ? Il se voyait plutôt en chanteur sur scène, guitare à la main et chanson trop bien. La vie que Shuzo s'était imaginé enfant n'avait plus rien a voir avec celle qu'il vivait maintenant. Adieu la guitare et les micros. Bonjours les emmerdes et les bastons. Au revoir les chansons aux texte joyeux, que l'on chante sur scène et qui rendent les gens heureux

Shuzo se souvenait encore qu'il allumait la radio et que devant le miroir de l’armoire de sa chambre il se plaisait à imiter les guitaristes qu'il entendait jouer. Gratte invisible autour des épaules, ses mains parcourait ses cordes que lui seul visualisait. Il dansait, il jouait, il rêvait...... Il vivait.

Que s'était-il passé pour que tout dérape ? A quel moment le décrochage avait-il eut lieu. Quel était l’élément déclencheur. Pourquoi Shuzo avait -il abandonné ses rêves de jeunesse pour suivre une voie bien plus délicate et contestable aux yeux de bien des gens. Ciao guitare et jeu d'enfant. Ciao voitures, légo, gugusse.... Shuzo prenait le sentier de l'école buissonnière et des mauvais garçons. Sa descente lente vers cette forme de délinquance s'était faite progressivement. D'abord un cours auquel il n'allait pas.... puis une journée complète à zoner dehors, traîner dans les parcs sans but réel, shootant dans des petites boites en fer par terre ou des cailloux pour passer le temps. Un vol une fois... l'adrénaline qui tient au corps et cette sensation à la fois pleine de remord et de satisfaction de voir que l'on a réussi sans se faire chopper. Alors on prend confiance, son s'engaillardit et on essai de voler quelque chose de plus gros, de plus visible, de plus dangereux... Rien que pour voir si on en est capable, rien que pour ressentir cette soudaine montée d’adrénaline parcourir notre corps et faire battre plus fort notre cœur. Plus gros.... toujours plus gros..... Même cette moto paraissait pas bien difficile à voler.... la sensation de l'air dans les cheveux, les mains crispées sur les poignées... grisant. Vraiment grisant ! Et douloureux aussi..... Lorsque Shuzo s'était fait rattrapé un peu plus tôt dans l’après midi et qu'on l'avait rué de coups avant qu'il ne comprenne la merde profonde dans laquelle il s'était enlisé...

Assis dans le petit jardin qui jouxtait le dojo et la demeure des Kumako, Shuzo gardait son regard sur le bassin dans lequel les poissons nageaient avec une insouciance qu'il leur enviait. Pauvres animaux stupides qui ne connaissaient pas la douleur des remords, de la peur …. Ni même l'anxiété de voir ceux que l'on aime blessés ou mal menés. Non vraiment... Elles avaient de la chance ces carpes débiles qui passaient leurs journées à tourner en rond dans le marre ridicule...

Mais la décision de Shuzo était prise. Elle était gentille tout plein, Kumako, mais jamais il ne la mettrait en danger en allant l'exposer face aux brutes qui lui extorquaient de l'argent. Elle avait beau être la plus forte du dojo, Kumako-sama, Nijimura n'était encore pas le genre d'ordure prêt à mettre la vie de ses amis en danger ! Ça viendrait peut être avec le temps vu la pente glissante sur laquelle il s'était engagé mais pour le moment, il tenait à sauver ce qui lui restait de conscience et de considération pour l'amitié.

-J'ai entendu dire... que senpai n'allait plus trop à l'école... Du coup, senpai est devenu bête à ce que je vois...


Shuzo releva brusquement la tête pour la regarder. La surprise passa dans ses prunelles grises avant qu'il ne plisse davantage les paupières et ne fronce les sourcils dans une expression manifeste de sa contestation. Bête ? Et puis quoi encore, elle se prenait pour qui Kumako ? Il ne lui permettait certainement pas de lui parler comme ca ! Il allait d'ailleurs ouvrir la bouche pour le rabattre le caquet quand elle lui faucha l'herbe sous le pied pour s'exprimer la première

-Senpai m'a demandé de l'aider alors je l'aide... Même s'il ne veut pas m'y mêler c'est déjà trop tard... C'était trop tard dès l'instant où senpai avait décidé de voler l'argent ici...

Le visage de Shuzo se radoucit immédiatement après qu'elle ait fini sa phrase. Avec l'air coupable d'un enfant prit en flagrant délit, il baissa la tête pour fuir le regard rose de celle qui était son amie. Comment avait-il pu vouloir voler dans cette propriété ? Comment en était-il parvenu à cette fin là ? Sa capacité de jugement et de déduction avaient sans doute été faussé par la peur de ne pas trouver la somme d'argent dans un délai si restreint... Il était allé au plus facile... il était aussi allé au plus délicat. Il n'en prenait conscience que tardivement mais vouloir voler les Kumako s'était comme s'il piétinait la confiance que les Kumako père et fille avaient toujours eut en lui.

Mon dieu ce que ça faisait mal.... Cette douleur au ventre. Cette boule qui ne cessait de grossir et qui lui tordait les boyau à tel point qu'il en aurait presque eut la nausée. Ça faisait mal.... Mal de constater que malgré sa tentative honteuse de vol, Kumako était toujours là, présente prés de lui et prête à aller braver le danger juste pour l'aider.

Finalement elle avait raison. Il était devenu bête.... Inconscient.... irresponsable....

-Et senpai dit n'importe quoi...

Shuzo gardait la tête baissée. Elle pouvait dire tout ce qu'elle voulait. Elle en avait bien le droit n'est ce pas ? C'était elle qui avait fait en sorte qu'il ne se fasse pas prendre par son père. Non seulement Shuzo avait piétiné la confiance et l'amitié qu'elle ressentait pour lui mais en plus, malgré tout ça, elle continuait de vouloir le protéger comme si le geste qu'il avait fait n'était rien de bien grave, à peine qu'une petite anecdote sans importance

Un léger choc que sa blessure à l'arcade le tira de sa torpeur et lui arracha un petit gémissement de surprise et de douleur. Il releva la tête pour comprendre que Tsubaki venait de lui donner une pichenette avec, sans doute, l'intention de le réveiller et de lui faire reprendre ses esprits

-Si même senpai qui est fort ne peut me blesser...

Il ne dit rien et la regarda plonger sa main dans sa poche pour en ressortir un petit pansement qu'elle avait sans doute préparé un peu plus tôt lorsqu'elle avait fait ses soins

-... Alors « ces mecs » n'auront pas le temps de bouger qu'ils auront déjà perdu... pas vrai ?

Hum..... bah..... Après tout ce qu'elle disait n'était pas faut. Jamais Shuzo n'avait vu quelqu'un d'aussi fort que Kumako. A part son père peut être..... La jeune fille aux cheveux roses, sous ses aires candides et innocents, dissimulait une force et une technique parfaites. Elle avait des réflexe monstrueux capables de tenir en respect les plus grands combattants du Dojo, toute discipline confondues... Dans ces conditions, peu de chance donc pour que les agresseurs de Shuzo s'en sortent indemne

Elle la laissa accrocher le petit pansement sur son front sans rien dire. Il se contentant de la regarder un instant, noyant son regard gris dans celui d'un rose clair précieux de son amie. Pas besoin de parler, pas besoin de mot.... Le regard de Shuzo suffisait à lui faire à exprimer toute la gratitude et le remerciement qu'il lui devait.

- On devrait y aller... Ca ne dérange pas senpai si on mange de la pizza ce soir... ? J'expliquerais tout à senpai comment on va faire... pour ce soir...

Elle ne lui laissa pas le choix de refuser. Elle se redressa sur ses pieds et tira la manche de Shuzo pour l'inviter à en faire de même. Son pauvre maillot était dans un piteux état. Troué et taché de sang, sa mère allait piquer une crise monstrueuse quand elle verrait ça. Oh... Oh pas pour le vêtement ! Ça, ce n’était accessoire. C'est pour Shuzo qu'elle se serait fait du tracas. Pour son fils qu'elle aimait mais qu'elle n’arrivait plus à comprendre. Pour son petit garçon qu'elle tenait dans ses bras et qu'elle pouvait câliner autrefois alors que maintenant il refusait tout contact et toute étreinte affectueuse, préférant s'enfermer dans sa chambre dés qu'il mettait un pied à l'appartement.....

Un long soupire accompagna les gestes de Shuzo qui se remettait debout. Il épousseta l’arrière de son pantalon avant d'enfoncer ses mains dans ses poches. Il releva la tête vers la jeune fille fille et lui adressa un petit signe de tête

" Une pizza oui..... je peux même te l'offrir pour te remercier. Avec mes sous... je les ai pas volé ceux la, promis...."

Il la suivit silencieusement vers la sortie de la propriété qui était gardée par un grand mur d’enceinte et une porte épaisse en bois comme on en voyait que rarement de nous jours dans la ville moderne de Tokyo. Les deux jeunes gens se retrouvèrent sur le trottoirs et Shuzo cala ses pas à ceux de Tsubaki. Il ne savait pas si elle avait une idée de l'endroit exact où elle souhaitait manger des pizzas mais lui en tout cas, il connaissait un restaurant agréable et pas très cher qui proposait des spécialités italiennes super bonnes et un large choix de pizza. Si Kumako n'avait rien contre, il la conduirait jusque là bas.

« Alors je t'écoute ? C'est quoi ton plan pour ce soir ? Les mecs seront quatre je pense.... enfin s'il ne ramènent pas leurs potes de la bande.... »

Il semblait important à Nijimura de donner quelques détails supplémentaires pour que leur opération ne soit pas un échec. Il se mit donc à réfléchir un petit moment avant de prendre la parole tandis qu'ils traversaient à un passage piéton pour rejoindre le trottoir d'en face

« Le boss du groupe s'appelle Hojo. C'est un mec que je connaissais déjà de nom et de vue car il s'est embrouillé une fois avec le frère d'une amie de ma bande. C'est un crétin. Tout dans les poings et rien dans la tête.... Mais... enfin... je crois qu'aujourd'hui je suis tout aussi crétin que lui... »

Un petit rire nerveux lui échappa alors qu'il continuait de marcher sur le trottoir

« Il est toujours accompagné de deux autres mecs. C'est un peu comme ses gardes du corps. Moi je les appelle les « toutous » parce qu'ils sont toujours derrière son cul à faire tout ce qu'il veut.... Tu sais où tu veux qu'on aille manger ? »

Il la regarda pour attendre une réponse de sa part avant de reprendre succinctement ses explications en vu d'ériger un plan d'action bien précis. C'était marrant en définitive. Shuzo avait l'impression d’être un commando secret qui mène une mission des plus importantes. Pour le coup, il avait l’impression de retomber un petit peu en enfance même si la situation n'avait rien d'amusante....

« L'un de ces « toutous » et grand et mince.... Il se bat super bien, faudra faire attention »

Il soupira une nouvelle fois et se mit face à Kumako. Il hésita un petit instant puis il se pencha en avant pour déposer un petit baiser sur sa joue. Un bisou délicat qui n'avait rien de sous entendu. Il se redressa et lui fit un sourire

« Merci... Merci de n'avoir rien dit à ton père et de m'avoir protégé... Merci aussi de... de bien vouloir m'aider pour ce soir.... »

Il baissa la tête et reprit sa place à coté d'elle

« Je ne sais pas si je pourrai te rendre la pareille un jour... mais si c'est possible, alors je le ferai volontiers »



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{ FLASH BACK } Prends ton mal en douceur... [ feat Kumako Tsubaki ]

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