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 Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]

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Rakuzan
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MessageSujet: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   21.10.15 15:09



feat. reo & miyu

Le silence est d'or, la parole est d'argent
Au basket comme dans ses études, Mayuzumi n'était pas l'élève qui ressortait du lot. Mais de toute évidence, il s'en sortait très bien et n'avait aucune difficulté particulière dans les cours. Rakuzan était réputé pour être une école très prestigieuse mais les cours n'étaient pas compliqués à suivre. Il s'en sortait sans problème et faisait même parti des 30 meilleurs élèves parmi les élèves de dernières années. Il arrivait à garder de bonnes notes sans avoir besoin d'être convoqué par ses professeurs. Il avait certaines facilités mais avaient beaucoup plus d'affinités avec les matières scientifiques. Personne ne dirait cela lorsqu'on le voyait constamment le nez dans un livre durant les pauses.

Si Chihiro aimait étudier ? Pas vraiment. Il le faisait sans en tirer aucun plaisir. Comme la plupart es jeunes à vrai dire. Il le faisait par obligation et il s'estimait chanceux de ne pas avoir de difficulté à assimiler les informations. Il se contentait de prendre des notes de ce qu'il entendait, de ce qu'il estimait important et essentiel. Il n'avait pas l'intelligence de son capitaine mais il savait qu'il n'était pas bête. Ses notes étaient organisées de telle sorte qu'il n'y avait que lui qui comprenne.

Pas comme le cahier coloré et ordonné inconnu au bataillon devant lui.

C'était bien la première fois qu'il le voyait. Heureusement pour lui, il y avait le nom et la classe du propriétaire sur la première page. Ai Miyu. Comment son cahier avait-il atterri dans ses affaires ? La dernière fois qu'il l'avait vue s'était la veille. Un orage avait éclaté alors qu'il étudiait à la bibliothèque du lycée. L'orage avait été tellement fort que le courant fut coupé, plongeant la salle dans l'obscurité. Sur le coup, Miyu avait prit peur et s'était réfugiée dans les bras de son aîné, cherchant un peu de réconfort. Sous l'effet de surprise, Mayuzumi n'avait pas réfléchi et l'avait gardé contre lui pour ne pas qu'elle se mette à pleurer. Aussi dans la précipitation, il avait sans doute du embarquer l'un de ses cahiers sans le vouloir.

Aujourd'hui, comme la veille, il pleuvait des cordes. Le temps n'avait pas du tout changé depuis la veille. Il n'allait pas pouvoir lire sur le toit de l'école et allait devoir se rabattre comme à la bibliothèque. En espérant que cette fois-ci qu'il n'y ait pas de coupures de courants. Il aurait très bien pu aller directement la voir dans sa salle de classe mais il n'avait pas eu le temps aujourd'hui et, il ne se voyait pas trop se pointer chez les premières années mêmes s'il se doutait que personne ne ferait attention à lui. Si la manager s'était rendu compte de l'absence de l'un de ses cahiers, peut-être arrivera-t-elle à la conclusion qu'elle l'avait laissé à la bibliothèque. Dans ce cas, tout ce qu'il avait à faire était d'attendre sagement au lieu en question.

Après les cours, le fantôme de Rakuzan partit donc à la bibliothèque et s'installa à la table où il travaillait la veille. Il ressortit ses affaires et mit bien en évidence le cahier de la jeune fille sur le côté. Il ne lui restait plus qu'à attendre. Aujourd'hui encore, il n'y avait pas entraînement et pour l'instant, il n'avait pas envie de braver la pluie à l'extérieur. De toute façon, il pleuvait beaucoup moins que la dernière fois, il n'allait rester qu'une heure ou deux, pas plus.

Mais Chihiro n'attendit pas très longtemps. Une vingtaine de minutes, tout au plus, il n'en savait rien, trop absorbé par ses révisions, il détacha son regard de son cahier et remarqua la chevelure verte pale de la manager à travers les rayons. Sans se presser, il se leva et dirigea vers la jeune fille qu'il attendait depuis tout à l'heure.

-Bonjour, Ai. Hm... C'est ça que tu cherches ? Lui demanda-t-elle en lui tendant son cahier.

Se grattant la nuque, il détourna une fraction de son attention de la jeune fille et fronça brièvement les sourcils en voyant un visage plus que familier dans le coin. Il feignit l'indifférence et se concentra sur la manager de Rakuzan.


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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   22.10.15 21:01




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La cloche sonnait tandis que Reo-sama nee, se levait comme ces camarades. La journée a été longue et cette fois-ci, c'était la fin des cours. Bien évidemment, l'entraînement de basket n'avait donc pas eu lieu, c'est pour cette raison que Reo rentrait en prenant le chemin le plus long vers sa maison. Ce n'était pas quelqu'un de très paresseux, malgré que l'intelligence d'un être humain, aurait voulu prendre le plus court. Mais non, on aurait dit qu'il voulait vraiment marcher, en tout cas Yaksha était d'une plutôt bonne humeur. Arrivé dans sa maison, il passait les salutations à ses parents et à sa sœur avant de monter dans sa chambre à l'étage.

Le basketteur observa son emploi du temps en se rendant compte qu'il devait se rendre au Comité de la santé. Un bref délai passe, le jeune homme redescend l'escalier en ressortant une fois encore. Quelle bêtise avait-il encore fait. Non seulement, il allait arrivé en retard, mais aussi, il avait oublié d'apporter un livre médical pour le Comité.

Ce n'était pas son genre d'oublier quelque chose, c'est donc pour ça qu'il se pressa de peu, afin que le temps d’absence raccourcisse. De toute façon, une chose était claire, il devait obligatoirement amener ce livre. Sans oublier qu'aujourd'hui, il ne faisait pas chaud. Il pleuvait des cordes et forcément, ça devenait de plus en plus dur d'avancer. Mais pourtant, Reo n'était pas habillé très lourdement, il n'avait qu'une écharpe et a présent, il ressemblait à un caniche mouillé.

Elle n'etait pas très loin encore un effort et il y était déjà. À se balader dans les grands étages de livres, il en oubliait presque le point principal : ce livre, ce fameux livre de médecine. Par hasard, en fouillant les catégories puisqu'un humain a besoin d'une minimum de curiosité, il trouve une littérature assez classique, ce qu'il apprécie beaucoup, il l'emmène finalement, en recherchant son bonheur. En avançant dans l'un des couloirs, c'est là qu'il accroche de la main son trésor. Les yeux de Mibuchi sont concentrés ailleurs que sur le support de lecture. C'est même à ce moment précis que Yaksha croise le regard de Mayuzumi Chihiro, accompagné de la charmante Ai Miyu.

Bonjour, Ai. Hm... C'est ça que tu cherches ?

Les sourcils froncés de Chihiro, Mibuchi compris qu'il n'était pas forcement le bienvenu dans cette discussion pourrons-nous dire assez personnelle. Quoi qu'il en soit, l'adolescent s'approchait des bavards en esquissant un long sourire signalant une très, même trop bonne humeur au roi sans couronne, tel qu'on dirait qu'il jouait la comédie. Cependant, l'heure courait toujours et il allait arriver en retard. Mais ça, il l'avait oublié et commençait de cet oubli, a discuté.

- Ciaossu vous deux ! J'avais bien compris que vous étiez en train de vous échanger des choses, mais mon instinct m'a dit d'aller passer le bonjour à mon camarade et à mon manager !




Dernière édition par Mibuchi Reo le 24.10.15 15:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   24.10.15 9:56





Le silence est d'or, la parole est d'argent





❝ Il n'était pas dans les habitudes de Miyu de perdre ses affaires. Très ordonnée et limite maniaque, elle rangeait toujours tout avec un sérieux de secrétaire. Son bureau ne croulait jamais sous les cahiers ou les polycopiés. Ses livres étaient rangés par taille dans son placard. Même ses shampoing, gel douche et autre produits de beauté s'alignaient parfaitement et selon les hauteurs de bouteille sur l'étagère ou l'évier. Les casseroles plus petites s'emboîtaient dans les plus grandes, comme les poêles, bols et autre récipient. Inutile de vous faire un dessin, je pense que vous avez compris. Miyu était de celle qui mettait un point d'honneur sur le rangement et l'harmonie. Sa chambre ressemblait davantage à un décor pour un catalogue d'ameublement qu'à une réelle pièce habitée tant tout semblait rangé au millimètres près.

De ce fait, perdre ses affaires était impossible pour elle. Étant donné qu'elle rangeait toujours tout avec sérieux, elle remarquait très facilement s'il lui manquait quelque chose et se hâtait de remettre la main dessus illico presto. Pourtant, la veille au soir, lorsqu'elle avait ouvert son sac de cours, Miyu s'était retrouvée face à un fouillis dont elle n'avait pas l'habitude. Cependant, il y avait une raison très logique à ce capharnaüm. La coupure de courant à la bibliothèque. Terrifiée par la soudaine obscurité mêlé aux éclairs zébrant le ciel sombre, elle s'était littéralement jetée dans les bras de son aîné, Mayuzumi Chihiro, afin de trouver un semblant de sécurité auprès de quelqu'un. Le reste s'était enchaîné dans la hâte : la bibliothécaire avait rassemblé les élèves afin de les faire sortir et les deux élèves avaient rempli leurs sacs à la va-vite histoire de suivre le mouvement.

Ainsi, lorsqu'elle était rentrée ensuite, Miyu avait du vider son sac afin de le ranger. Elle n'aurait pas supporter de le laisser dans un tel état plus longtemps. Cependant, encore fébrile, elle n'avait pas remarqué qu'il lui manquait son cahier de note pour son cours de littérature ancienne. Elle réalisa sa disparition que le lendemain, lors du fameux cours. Paniquée, elle avait fouillé son sac cinq fois avant de le vider entièrement sur son bureau pour finalement se rendre compte de l'évidence : elle l'avait égaré. Heureusement qu'elle gardait toujours des feuilles volantes dans une pochette cartonnée, elle avait put y griffonner ses notes malgré l'absence du cahier mais cela la perturbait. Qu'en avait-elle fait ? Où s'en était-elle servi pour la dernière fois ? Elle passa l'heure à se creuser la cervelle, ne parvenant pas vraiment à se concentrer sur le cours.

Un éclair la transperça soudain au beau milieu de son cours de mathématiques. La bibliothèque ! La veille, elle avait sorti son cahier de littérature ancienne afin de revoir quelques notions avant de passer à autre chose. Elle l'avait très certainement laissé sur le bureau et, dans la hâte suite à la coupure de courant, l'avait oublié avant de partir. La bibliothécaire – ou un autre élève - l'avait donc très certainement retrouvé la veille ou au cours de la journée. Miyu le retrouverait donc très probablement auprès de la documentaliste. Rassurée, la petite lycéenne termina sa journée de cours le cœur léger, certaine de retrouver son cahier en fin de journée. Puisqu'il n'y avait pas d'activité de club ce soir, elle n'aurait qu'à passer à la bibliothèque à la fin des cours.

Lorsque la sonnerie annonçant la fin de la journée retenti, Miyu rangea ses affaires – toujours avec son sens de l'organisation habituel – et prit directement la direction de la bibliothèque. Elle tenait à récupérer son cahier avant de rentrer chez elle, puisqu'elle comptait bien y retranscrire ses notes, n'appréciant pas que ses cours s'éparpillent sur plusieurs supports différents. Elle fit doucement coulissé la porte de la bibliothèque lorsqu'elle arriva devant et salua la bibliothécaire qu'un signe de tête. Elle s'avança d'ailleurs vers elle afin de lui demander si elle n'avait pas retrouvé son cahier. La femme au chignon serré vérifia dans une pile près d'elle avant de secouer la tête. Miyu se décomposa : où son cahier était-il passé, dans ce cas ?

La bibliothécaire lui conseilla alors de vérifier si un élève dissipé ne l'avait pas rangé dans l'une des étagères. Après tout, il y en avait partout des petits malins qui se croyaient drôles, même dans un lycée aussi huppé que Rakuzan. Miyu la remercia et parti immédiatement en quête de son cahier disparu. De son regard émeraude, elle fouilla les étagères à la recherche de la tranche bleue et blanche de son cahier. Si elle ne le retrouvait pas ici, elle n'avait aucune idée d'où il aurait bien pu passer. Personne ne se serait amusé à lui voler, tout de même … ? Ce serait un comble de se faire subtiliser des notes de littérature ancienne. Mais ce n'était pas impossible non plus. Elle en avait étonné plus d'un lors des premiers examens en se classant troisième du podium. Quelqu'un cherchait peut-être à savoir comment elle organisait ses notes afin d'atteindre de tels résultats … ou alors simplement à lui nuire en l'empêchant de réviser convenablement.

La boule au ventre à l'idée que l'on puisse lui vouloir du mal, Miyu commençait à se grignoter les lèvres de stresse lorsqu'elle se retrouva face à Mayuzumi. Immédiatement, la scène de la veille – lorsqu'elle s'était jetée, apeurée, dans ses bras – lui revint en mémoire, la faisant rougir brutalement. Elle baissa aussitôt la tête, se maudissant d'avoir fait des tresses qui l'empêchaient que se cacher derrière sa chevelure verte. C'est alors qu'un petit cahier bleu rayé de blanc apparut sur ses yeux. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaître son fameux carnet manquant à l'appel. Mayuzumi l'avait-il retrouvé en arrivant ici ou l'avait-il embarqué avec lui la veille sans s'en rendre compte ? Les deux théories étaient possibles, mais dans tous les cas, Miyu était vraiment rassuré de le retrouver.

Bonjour, Ai. Hm... C'est ça que tu cherches ?
Oh, merci beaucoup Mayuzumi-senpai. Je commençais à penser que je ne le retrouverai jamais.

Elle saisit délicatement son bien et se hâta de le serrer contre sa poitrine, comme si elle venait de retrouver quelque chose lui tenant très à cœur. Ce qui était le cas : les cahiers de Miyu lui était très précieux, car les études étaient quelque chose de vraiment très important pour elle. Si elle voulait entrer dans l'université de ses rêves, elle devait travailler sans relâche afin d'obtenir des résultats excellents. Elle savait déjà que le nom seul de son lycée était un argument de poids pour la suite de ses études mais elle tenait également à prouver qu'elle valait la peine que l'on s'intéresse à elle, qu'elle travaillait dur pour se garantir un excellent cursus. Être diplômé de Rakuzan était une chose, mais réussir ses examens d'entrée en était une autre. Miyu en était encore loin, mais ce n'était pas une excuse pour se reposer sur ses lauriers.

Alors qu'elle ouvrait la bouche afin de reprendre la parole, une voix familière retenti à sa droite, lui coupant la parole avant même qu'elle ne la prenne. Miyu n'eut aucun mal à reconnaître Mibuchi Reo, un titulaire du club et le vice-capitaine le surcroît. Il salua Mayuzumi et Ai le plus naturellement du monde, d'une bonne humeur qui ne lui était pas étrangère. Même si Miyu ne le connaissait pas plus que cela, elle avait bien remarqué que son aîné semblait du genre frivole. Contrairement à la plupart des autres, il n'avait visiblement pas vraiment peur de Akashi et se permettait même de le surnommer « Sei-chan » … Chose que personne d'autre ne consentait à faire, préférant s'adresser au capitaine en des termes plus respectueux afin de ne pas s'attirer ses mauvaises grâces.

Mibuchi-senpai … ! Nous ne … Enfin … Je … Nous ...

Elle en perdait ses mots. Reo ne s'imaginait pas des choses fausses, au moins ? Tout le monde savait que Miyu ne discutait que rarement avec les membres du club à cause de sa timidité maladive. Le seul qui échappait à la règle était Akashi : étant donné qu'ils étaient dans la même classe et qu'il avait été celui l'ayant recruté, elle lui parlait avec un peu plus de facilité – aussi étrange que cela puisse paraître. Il n'était donc pas habituel de la voir en compagnie de qui que ce soit et surtout des titulaires de l'équipe masculine de basketball. Mibuchi n'allait pas se faire des fausses idées, n'est-ce pas … ? Il était bien trop sensé pour ça … En espérant qu'il ne pense pas qu'ils s'échangeaient des mots doux ou des choses comme ça. Oh, ce serait tellement gênant ! Rouge jusqu'aux racines, Miyu resta bêtement plantée sur place, son cahier serré contre sa poitrine, le regard fuyant et dirigé vers le sol, comme si ses chaussures étaient soudainement devenues la chose la plus intéressante au monde. ❞


(c) Moona Neko


AI MIYU
{  Une petite brebis parmi les loups }

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   03.11.15 13:53



feat. reo & miyu

Le silence est d'or, la parole est d'argent
Tout aurait pu se passer à merveille. Mais malheureusement, les choses dérapaient comme à chaque fois. Pour l'instant du moins, la situation n'était pas catastrophique. Pour l'instant.

S'il avait su, Mayuzumi serait revenu un peu plus tard pour ne pas à croiser Mibuchi Reo alors qu'il était en compagnie de Miyu, la manager. Même s'il savait qu'il ne faisait rien de bizarre – rendre un cahier n'avait rien de bizarre, du moins selon lui – il ne pouvait s'empêcher d'imaginer que le Shooting Guard de Rakuzan serait capable de raconter n'importe quoi à leur capitaine. Quelque chose du style que le fantôme aurait une relation bien particulière avec la plus jeune. N'importe quoi.

Vraiment, il n'aurait pas du lever les yeux et croiser le regard de Reo lorsqu'il tendit son cahier à Miyu. Cette dernière le remercia et tint son cahier contre sa poitrine, comme si c'était la chose la plus importante à ses yeux. Peut-être était-ce le cas. Il avait entendu dire qu'elle était parmi les cinq meilleurs de l'établissement pour les examens d'entrée. Lui avait eu bien plus qu'il ne fallait pour être accepté mais personne ne l'avait accepté. Rakuzan était une école d'élite mais également rempli de gosses de riches. Sa famille était aisée certes mais il ne se mettait pas au même niveau que les autres. Sans compter que ces autres l'ignoraient royalement ou ne le connaissaient même. Mais moins on le connaissait, mieux il se portait. Il pourrait vivre ses années lycée sans aucun souci.

Du reste, c'est ce qu'il croyait jusqu'à très récemment.

Il s'apprêtait à ajouter quelque chose lorsque Reo s'était finalement rapprochée, un sourire mielleux purulent sur les lèvres. Casse-toi, bordel...

-Ciaossu vous deux ! J'avais bien compris que vous étiez en train de vous échanger des choses, mais mon instinct m'a dit d'aller passer le bonjour à mon camarade et à ma manager !

Venant de lui, les quiproquos, il y en avait à la pelle avec cette simple phrase. Si Mayuzumi avait été seul, il l'aurait ignoré sans état d'âme et serait retourné à sa place. Mais un proverbe dit que celui qui ne nie pas consent. S'il ne disait rien, les choses allaient empirer et s'ils tentaient de se justifier, le résultat serait le même. Mais il pourrait toujours essayer de dissiper le doute mais connaissant la personne en face, tout est prétexte pour un bon gossip.

-Mibuchi-senpai … ! Nous ne … Enfin … Je … Nous ...

Miyu était rouge pivoine après avoir entendu les paroles du brun, tentant désespérement de se justifier mais en vain. Fallait dire qu'avec sa petite taille, il y avait de quoi être intimidé par deux personnes de plus de 180cm. Du peu qu'il avait observé, la verte n'était pas spécialement à l'aise avec 99% des membres du club de basket. Il n'y avait qu'avec Akashi où elle n'avait pas l'air d'une brebis effrayé prête à prendre ses jambes à son cou. Mais actuellement, elle était incapable de fuir, terriblement gênée de la situation. Qu'est-ce qu'il était censé faire dans ses moments-là ? Chihiro n'en savait fichtrement rien ! C'était bien la première fois qu'il était une potentielle pour des ragots.

Le fantôme de Rakuzan jeta un rapide coup d'oeil vers Miyu puis à nouveau vers Reo qui ne s'était pas défait de son sourire jusqu'aux oreilles, attendant visiblement une réponse. Ce même sourire qui, pour une raison qui lui échappait, l'agaça au plus haut point. Très sincèrement, il ne savait pas ce qu'il faisait, mais son corps bougeait de lui-même. Alors, sans vraiment réfléchir, il posa sa main sur l'épaule de Miyu et l'attira le plus doucement possible vers lui. Il avait retrouvé son visage d'impassibilité habituel.

-Ca ne te regarde pas ce qu'on fait Mibuchi alors si tu pouvais nous laisser tranquille, ça nous ira parfaitement, lâcha-t-il en faisant un pas en arrière.

Sa main passa de l'épaule jusque dans le dos de Miyu et exerça une légère pression dessus pour l'inviter à avancer. Rectification. À s'éloigner de Reo. Rester près de lui lui pompait franchement l'air et il n'avait qu'une envie, c'était de retourner à sa table. Malheureusement, il ne pouvait décemment pas laisser la verte seule avec lui, au risque d'être cuisiné jusqu'à ce qu'elle dise quelque chose. Lui comme elle savait qu'il n'y avait rien entre eux mais sait-on jamais.




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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   14.11.15 13:50




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La bibliothèque était silencieuse et elle était l'une des meilleurs pour tous les bon livres qu'on y trouvait. Pour l'une des premières, en ce moment, des bavards troublaient légèrement ce silence. Des mots étaient prononcés de la part du Big Sis et rien de très bon en suivait. Il avait fait bégayer Miyu et avait énervé Mayu. Placé devant eux comme un lampadaire, Reo ne se gêna pas d'enlever ce sourire presque sarcastique, qui l'a rendu un peu plus sérieux.

Ai était prise de frissons, entourés de deux gaillards balèzes et il y avait de quoi avoir la frousse puisque l'un deux avait décroché son sourire. On l'avait mal reçu et les intentions de Reo se lisaient dans la détermination de son visage. Ayant passé des moments ensemble, il ne pouvait écarter l'hypothèse d'une quelconque relation entre ces deux-là. Cette hypothèse se renforça, quand un geste de main du fantôme de Rakuzan, rapprocha la manager vers soi. Mibuchi était très surpris et ça aussi, on pouvait le lire sur son visage.

Ce serait impoli de demander s'ils sont en couple. Reo n'est pas n'importe qui, il n'ira jamais raconté de bobards. C'est la vérité ou rien, mais la vérité, il n'avait point moyen de la découvrir. Cette rencontre sonnait à peu près du "j'ai perdu quelque chose, il me l'a donné". Le roi sans couronne réfléchissait en quelques secondes avant de se rendre compte qu'il était l'élément perturbateur du dialogue. Ce qui était bizarre c'était que Reo était présent la veille. Oui, oui, comment quelqu'un comme Reo ne pourrait pas traîner à la biblio' ?

Dans le passé, il les avait remarqué, assis là même table, leurs affaires posés tranquillement jusqu'à la coupure de courant. La luminosité des éclairs flamboyants qui grondait suffisait à Reo pour voir que Mayuzumi était en train de rassuré Miyu... Dans ses bras.

- Ça ne te regarde pas ce qu'on fait Mibuchi alors si tu pouvais nous laisser tranquille, ça nous ira parfaitement

Moi-même sa conscience ne comprenait pas. Pourquoi bégayait-elle s'il ce n'était qu'un simple échange ? Bref, Mayuzumi avait réparti toutes ses idées en lui adressant la parole. Reo remarqua sur son visage que ce n'était pas la peine de la jouer relax. Les minutes passent et Reo est toujours à la bibliothèque, avec l'un de ses livres en mains. Le Comité l'attendait avec patience.

Plus concentré à faire la commère, Yaksha se trouvait dans une position où il ne pouvait ajouté un mot sous peur d'être encore une fois reprendre par Chihiro. Mais tout de même...

- Ne me parle pas sur un ton aussi agressif Mayuzumi Chihiro, dit-il comme une mère voulant le respect ,N'allez pas croire que j'ai les idées aussi déplacées mais quelque chose me tracasse... ajouta-t-il

Des regards s'échangent et la tension monte, Mibuchi dévoile un air hautain envers son coéquipier. Effectivement, ça ne le regardait pas, mais il put observé tranquillement le livre de Miyu. La pluie tape le sol avec violence, telle qu'on en entend presque les bruits. Les nuages sont gris comme l'humeur de Mayuzumi qui avait soudainement reculé d'un pas. Je ne sais pas s'il a essayé de snober Yaksha mais, ce qui est sûr c'est que le feeling ne passe pas. Tourne les talons, place les mains derrière le dos et observe l'extérieur par la fenêtre de la bibliothèque, tant d'action que Big Sis exécute sans se soucier d'eux.

"Sei-chan, si tu étais là, cette petite scène serait déjà terminée et tout redeviendrait normale. Tu nous dirais quelque chose du genre "solidarité". Et nous irions vers le gymnase en reprenant notre vie quotidienne. Mais, tu es occupé et ce qui me déplaît le plus, c'est qu'on ne s'est pas encore revu."

Il laissa parole avec une dernière phrase, prise sur un ton ironique.

- Quelle belle journée...




Dernière édition par Mibuchi Reo le 14.11.15 13:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   23.11.15 15:00

Ai Miyu a écrit:




Le silence est d'or, la parole est d'argent





❝ Pétrifiée, Miyu ne savait plus quoi dire. Ni quoi faire. Mille et un scenarii tourbillonnaient dans sa tête, lui donnant le tournis. Elle n'aimait pas ce genre de situation, lorsqu'elle avait l'impression d'être aux prises avec un prédateur affamé. Après coup, la petite verte avait réalisé que sa réaction était encore plus suspecte, et cela la mettait encore plus mal à l'aise qu'elle ne l'était déjà. Et en plus, elle mettait également Mayuzumi dans l'embarra. Si elle avait un peu plus de courage, elle aurait pu s'adresser à son aîné sans bégayer et lui expliquer qu'il n'y avait strictement rien entre le blandin et elle. Qu'il lui rendait juste son cahier. Que, de ce fait, il n'y avait rien de suspect dans leur attitude. Mais voilà, Miyu n'était pas courageuse. Elle en était tout le contraire, même. Alors elle se contentait de demeurer tête baissée, les joues en feu, tandis que ses aînés se jaugeaient du regard, en chien de faïence.

Des secondes passent, mais elles semblent des heures pour Miyu. Les yeux rivés sur le sol, elle n'ose croiser ni le regard de Reo, ni celui de Chihiro. Pas après sa piètre tentative d'explications. S'il y avait eu un trou de souris dans le coin, aucun doute qu'elle s'y serrait faufilé. Pour échapper à leur regard. A leur présence. Lorsque la main de Mayuzumi vint se poser sur son épaule, elle sursaute comme une petite chose effrayée. Il la tire vers lui, comme pour l'éloigner du deuxième année. Miyu ne cherche pas à opposer la moindre résistance : de toute façon, elle n'a aucune raison de se défaire de son emprise. Chihiro aussi n'a sûrement pas envie que l'on imagine des choses fausses à son sujet. Ce qui était tout à fait compréhensible, après tout. Si des rumeurs venaient à se propager, il en serait la principale cible.

Ca ne te regarde pas ce qu'on fait Mibuchi alors si tu pouvais nous laisser tranquille, ça nous ira parfaitement .

La main sur l'épaule de l'adolescente descend dans son dos, alors que son aîné la pousse doucement, comme pour l'inciter à avancer. Mais où ? Vers cette table où il semble s'être installé ? Miyu reconnaît les affaires du troisième année. Cependant, elle ne comptait pas s'attarder, à la base. Juste retrouver son cahier. Mais elle préfère suivre les directives de Mayuzumi et avancer … Pourtant, elle a l'impression que cela les rend encore plus louches. Ils veulent faire comprendre à Mibuchi qu'il n'y a rien entre eux, n'est-ce pas ? Alors pourquoi le blandin la pousse vers sa table ? Ca paraît encore plus suspect ! Puis la phrase de son aîné retenti de nouveau dans sa tête … A aucun moment il n'a nié une probable relation. Il lui a seulement dit que tout cela ne le regardait pas. Qu'il devait les laisser tranquille … Miyu sent son cœur rater un battement, puis s'affoler. Mon dieu, ça ressemble tellement à une relation secrète !

La voix de Reo s'élève de nouveau. Il semble un peu agacé, il réprimande Chihiro comme un adulte le ferait à un enfant impoli. Visiblement, il ne les soupçonnait pas d'entretenir une relation amoureuse. Ce qui, déjà, rassure Miyu. Néanmoins, il ne s'arrête pas là. Il dit que quelque chose le tracasse … Mais quoi ? Et pourquoi est-ce qu'il se met soudainement à parler de Akashi ? Miyu lance un petit regard interrogateur à Mayuzumi. Elle ne comprend plus rien à la situation. Qu'est-ce que le capitaine du club de basketball vient faire dans cette histoire ? Quel rapport avec eux ? Hors du gymnase, ils ne sont tous que des élèves lambdas. La petite manager se sent étrangement troublée par tout ça. Elle ne sait pas ce qu'elle doit penser, ce qu'elle doit comprendre. Chihiro a-t-il comprit, lui ? En tout cas, son visage n'en laisse rien paraître. Impassible, comme à son habitude.

D-De quoi parlez-vous, Mibuchi-senpai … ?

Osa-t-elle d'une toute petite voix, à peine audible. Dissimulée en partie derrière la haute stature de Mayuzumi, elle guette la réaction de son aîné. Ce n'est pas dans ses habitudes de réagir de la sorte mais, pour une fois, elle n'avait pas pu se retenir. Miyu avait du mal à comprendre ce que sous-entendait Mibuchi et ça la troublait. Elle avait besoin de comprendre le sens caché derrière ces paroles assez mystérieuses. Car il y en avait forcément. Reo ne pouvait décemment pas lâcher de pareils mots dans le vide. Elle ne pouvait pas se venter de le connaître, mais elle avait de lui l'image de quelqu'un de sensé et d'intelligent … Assez pour ne pas déblatérer des âneries sans queue ni tête comme si rien n'était. Du moins, elle l'espérait. Quoi que … Peut-être fallait-il se contenter d'ignorer le sens de tout cela, au final ... ❞


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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   01.12.15 21:07



feat. reo & miyu

Le silence est d'or, la parole est d'argent
Un mauvais pressentiment lui nouait le ventre. Et c'était bien la première fois qu'il ressentait cela. Quelque chose dans cette situation le dérangeait franchement. Enfin, c'était surtout quelqu'un. Reo était arrivé au pire moment qui puisse exister. Il avait fallu qu'il le voit avec Miyu lui redonner son cahier. Pour Mayuzumi, Mibuchi était le genre de personne à aimer les ragots et potins en tous genres sur les couples et les histoires d'amour. Oui, c'était un cliché, mais il n'y pouvait rien. C'était plus fort.

Mais ce qu'il le dérangeait vraiment était sa réaction. Son corps avait bougé tout seul, posant sa main sur l'épaule de Miyu puis dans son dos, essayant de l'éloigner du brun. Qu'est-ce qu'il cherchait à faire en faisant cela ? Lui-même n'en avait aucune idée. Trop agacé par le comportement de Reo, il n'arrivait pas à réfléchir correctement. Et ce n'était pas du tout son genre. Il allait devoir se calmer et au plus vite. Ce n'était pas dans ses habitudes de montrer ses émotions aussi facilement.

-Ne me parle pas sur un ton aussi agressif Mayuzumi Chihiro. N'allez pas croire que j'ai les idées aussi déplacées mais quelque chose me tracasse...

Pour qui il se prend ? Se rapprochant plus de la grande sœur que de la mère sans doute. Et pourtant... Mibuchi comme les autres Rois sans couronne étaient tous les mêmes. Dès lors qu'il ne servirait plus grand chose, ils lui tourneraient le dos, sans aucune forme de procès. Qu'importe, ça lui était bien égal. Il ne jouait pas pour l'équipe mais pour lui-même après tout.

Mais si Chihiro avait autant de mal avec Reo, c'était depuis le jour où il était venu sur le toit pour soi-disant lire un recueil de poèmes. Mais le shooting guard n'était finalement pas resté, à cause du soleil ou du vent – il s'en fichait en fait de la raison. Mais juste avant de partir, il avait exigé qu'il s'entraîne avec lui pour ses passes. Ça semblait anodin de l'extérieur mais avec son sens de l'observation, le fantôme de Rakuzan avait bien senti cette hypocrisie, ce dédain émanant de lui. Il n'était pas dupe, ne se voilait pas la face : il n'était rien comparé aux quatres autres titulaires de l'équipe. Mais il avait tout de même eu sa place – avec l'aide d'Akashi – mais il était là. Il se tenait à leurs côtés, sur la ligne de départ, la tête haute, et personne ne viendra le lui gâcher ça.

À force, l'argenté commençait à avoir la migraine. Le besoin de se sentir seul se faisait de plus en plus urgent. Il devait se débarasser de cette histoire et au plus vite. L'espace d'un instant, il crut que son souhait avait été exaucé lorsque Reo tourna finalement les talons, regardant à l'extérieur et parla à voix haute, comme si Miyu et lui n'existaient pas.

-Sei-chan, si tu étais là, cette petite scène serait déjà terminée et tout redeviendrait normale. Tu nous dirais quelque chose du genre "solidarité". Et nous irions vers le gymnase en reprenant notre vie quotidienne. Mais, tu es occupé et ce qui me déplaît le plus, c'est qu'on ne s'est pas encore revu.

Qu'est-ce qu'il raconte... ? Ça n'a aucun sens... Par moment, il se demandait dans quelle équipe il était tombé. Entre la pile électrique Hayama, Monsieur-Muscle Nebuya, Mademoiselle Mibuchi et le petit Empereur Akashi, il se sentait étrangement normal. Ils étaient de véritables monstres, quand il s'agissait de basket. Mais Mayuzumi ne se laissait pas démonter pour autant et ne les laisser pas lui marcher sur les pieds. Mais là...

-D-De quoi parlez-vous, Mibuchi-senpai … ?

La manager Ai venait de parler d'une toute petite voix dans son dos. Elle parlait si doucement qu'il se demandait si elle avait vraiment parlé. « Ignore-le » aurait été sa question standard mais il aurait l'impression d'être un peu trop brute avec elle. Il voyagea son regard de Reo jusqu'à sa cadette et remarqua... qu'on les remarquait. Et il n'aimait pas spécialement même s'il n'aimait pas trop qu'on l'oublie. Mais là, ça impliquait quelqu'un d'autre, Miyu plus particulièrement, et il se sentirait coupable de la mettre mal à l'aise.

-Ne l'écoute pas, lâcha-t-il finalement en éloignant enfin sa main et en se tournant vers elle. Tu étais revenu récupérer ton cahier à la base, non ? Désolé de l'avoir pris par mégarde, l'autre jour.

J'aurai du commencer par ça, peut-être...




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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   14.12.15 15:18





Le silence est d'or, la parole est d'argent





❝ Miyu ne l'avait pas encore remarqué. Son attention toute prise par la situation actuelle et donc par les deux garçons de l'équipe de basketball, elle n'avait pas réalisé que les autres élèves présents dans la bibliothèque commençaient à les regarder d'un drôle d'air. Ils étaient dans un lieux qui prônant le silence et le calme. Et quand bien même ils ne parlaient pas si fort, il n'en fallait pas beaucoup pour troubler le travail des élèves présents. Tandis que certains se contentaient de les observer, d'autres chuchotaient entre eux en lançant des regard dans leur direction. Les potins commençaient déjà sûrement à se propager entre les élèves, voyageant de tables en tables. École de bourges ou pas, les adolescents restent les mêmes : friands de commérages et de ragots, toujours prêts à inventer des histoires toujours plus loufoques sur leurs camarades.

Heureusement, la petite manager ne se doutait encore de rien, sinon elle aurait prit ses jambes à son cou. Elle n'aimait pas être au centre de l'attention, la cible des regards et des moqueries. Elle préférait rester discrète, dans l'ombre, à l'abri de ce monde de charognards. Elle ne réalisait donc pas que la pire chose qui pourrait lui arriver était sûrement en train de se produire. Avec un peu de chance, on ne l'avait pas vu, d'ailleurs. Après tout, elle était toute riquiqui et ridicule à côté des deux garçons. D'autant plus qu'elle était cachée par Mayuzumi en ce moment-même. Enfin, pour le moment elle ignore tout ce qui se passe autour d'elle – sûrement n'en saura-t-elle jamais rien d'ailleurs, étant donné qu'elle est loin d'être une commère et qu'elle évite de laisser traîner ses oreilles n'importe où – et c'est sûrement mieux ainsi.

Ne l'écoute pas. Tu étais revenu récupérer ton cahier à la base, non ? Désolé de l'avoir pris par mégarde, l'autre jour.

Mayuzumi venait de se tourner vers elle tout en éloignant sa main. Visiblement, il tenait à couper court cette conversation sans queue ni tête. Lui, très sûrement, avait remarqué que l'attention générale était tournée vers eux. Et généralement, le troisième année n'aimait pas forcément se faire remarquer non plus. Une chose qu'il avait en commun avec la plus jeune. Cette dernière hocha timidement la tête, serrant davantage son cahier contre sa poitrine, comme si elle craignait de l'égarer de nouveau. Elle se demandait bien pourquoi Chihiro ne désirait pas davantage d'explications de la part de Mibuchi mais n'osait pas le lui demander directement. Sûrement a-t-il ses raisons. Ou alors ça ne l'intéressait pas du tout. Ce qui n'était pas impossible étant donné la relation qu'il entretenait avec les autres titulaires de l'équipe.

C-Ce n'est pas grave, senpai. Merci encore.

C'est alors que son regard tomba sur la petite montre au bracelet fin encerclant son poignet. Il était déjà si tard ? Le temps défilait bien trop vite ! Elle n'avait aucun cours ensuite mais elle avait prévu de rentrer tôt chez elle afin de retranscrire sur son carnet les notes de son cours de littérature ancienne. Elle souhaitait ensuite réviser quelques leçons et faire quelques fiches de révision. D'autant plus qu'il fallait également faire des courses, parce que le réfrigérateur commençait à résonner … En bref, beaucoup de travail attendait Miyu chez elle. Elle ne pouvait donc pas se permettre de traîner davantage. Surtout si elle voulait avoir la chance d'arriver à temps pour le prochain bus. Si elle se fiait à sa montre et sa mémoire, le prochain passait dans cinq minutes. Elle devait donc rejoindre l'arrêt le plus rapidement possible si elle ne voulait pas rentrer à pied.

Désolée, je dois y aller. Merci beaucoup senpai et … et bonne soirée !


Ni une ni deux, elle tourna les talons et s'enfuit presque vers la sortie. Elle se sent mal de partir aussi sur les chapeaux de roue mais elle les avait vu. Miyu avait vu les regards des autres. Et elle se sentait mal, très mal. Il fallait vite qu'elle les fuit et s'éloigne d'eux. Elle quitta la bibliothèque en trombe, saluant à peine la bibliothécaire un peu étonnée par son attitude, et dévala les escaliers sans ralentir. Il ne lui fallut pas longtemps pour atterrir dans la cours intérieure du lycée et c'est d'un rythme toujours aussi rapide que Miyu rejoignit les grilles. Elle quitta ainsi l'enceinte de l'établissement et se dirigea sans ralentir vers l'arrêt de bus où une petite mamie attendait patiemment avec son caddy à motif vichy. La manager la salua poliment d'un signe de la tête avant de se laisser tomber sur le banc. Elle n'avait qu'une hâte désormais : que le bus arrive et l'emmène jusque chez elle ... ❞


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MessageSujet: Re: Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]   

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Le silence est d'or, la parole est d'argent [PV Reo-nee & Miyu]

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