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 avril ; it hurts to grow up

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MessageSujet: avril ; it hurts to grow up   09.01.16 13:35



Kobayashi Avril
Red, such a rose, passionately, such as blood






  • Nom : Kobayashi-Dubois
  • Prénom : Avril
  • Surnom : lol nope (la folle ?)
  • Age : 16 ans
  • Date de naissance : le 24 décembre
  • Nationalité: franco-japonaise
  • Taille : cent soixante-et-onze centimètres
  • Poids : soixante huit
  • Orientation sexuelle : en sait rien, s'y est jamais intéressée. donc désintéressée disons.
  • Statut social : mioche adoptée d'un mec qui a réussi dans la vie, dirons nous
  • Poste au basket : //
  • Situation familiale : Deux frères par adoption. Un avec lequel elle vit, l'autre elle sait tout juste qu'il existe...
  • Etablissement : Kaijou
  • Double Compte : NON
  • Avatar : Kagura + GinTama


© art Pixiv Id 4277119 ; edit kingyo


CARACTERE
Dis moi que t'as mal Avril, dis moi que tu hurles, dis moi que tu crèves ; pleures, tapes, mais cesses de fuir. T'es plus une enfant, tu sais ? Tu me dépites un peu, en vérité. Tu te tournes promptement, tournoies un peu sur toi-même, ta longue chevelure danse autour de toi et un sourire sauvage écorche ton visage ; et puis tu chutes, tu te relèves et cours, encore et encore. Et jamais, ô grand jamais, tu regardes derrière toi ; tu veux pas te souvenir de ce que t'as perdu, tu veux pas regarder les choses en face, tu fuis, tout le temps. Tu veux pas dire que t'as peur, parce qu'au fond, t'as pas vraiment peur ; ou alors t'as peur d'avoir mal. C'est humain, tu sais ?

Parce que c'est ce que t'es : une humaine. Tu te prends pour qui pauvre conne ? Tu te tiens droite, fièrement, tu avances et tu gardes le regard fixe ; mais ça, c'est ce qu'on voit, pas vrai ? Dis moi ce que toi tu vois dans la glace, quand tu te regardes ? Une idiote sans doute. Une menteuse, une fille qui se comprend pas, une fille qui a tendance à zapper qu'elle en est une. Qu'elle est une humaine, et pas un surhomme.

Avril, t'es pas une fille dans ta tête, pas vraiment ; mais ce que t'aimerais pourtant ! Tu dis que non, tu t'en branles au pire, mais en fait, tu te regardes là dans ta glace, dans cette petite salle d'eau au dessus d'un évier plein à craquer d'affaires en vrac, et tu te mets à te contempler. Les filles, elles disent qu'elles aiment bien leurs yeux, un coup de mascara et elles rendent fous les mecs, toi, tu vois deux billes bleues qui te fixes sans flancher, sans comprendre. Elles disent qu'il faut être fin dans ses mots et subtil, moqueur et simple. Toi, tu vois une fille vulgaire et honnête, qui ne sait mentir, qui ne sait être subtile et délicate. Elles disent que les jupes ça met en valeur leurs jolies gambettes, elles disent qu'un petit décolleté discret ça fait fille mais pas fille facile. Toi tu comprends rien, t'es devant ta glace et tu sais pas ce que « être femme » signifie ; t'es sapée en vrac et tu crois que tu t'en fous, ça n'a pas vraiment d'importance, si ? T'es pas comme ces filles, formatées par une société de faux et de superficiel, t'es vraie, authentique, alors où est l'importance de porter de la jolie dentelle... ? Pourtant, t'aimerais, tout au fond, être comme elles. T'aimerais être jolie et pas cette espèce de bombasse qui se comprend pas elle-même, t'aimerais être autre chose que la camionneuse dans un corps de danseuse de cabaret ; mais c'est ce que t'es. T'es pas « jolie », t'es « bonne », mais ça, tu le remarques pas, tu le comprends pas. Tu te regardes juste dans la glace en te demandant ce que c'est d'être « normale » ; mais tu vois Avril, ça, ça prouve que toi aussi, t'es formatée par cette société.

Tu fais la rebelle, tu fais la fille qui s'en fout ? Lol. Tu m'fais marrer, tu sais pas à quel point ! Pourtant Avril, si tu peux pas être totalement toi-même, c'est parce que les autres te regardent, et que le poids de leur regard sur tes épaules te pèse. Avoue, le lolita, tu trouves ça « trop mignon », avoue, t'aimerais bien être « mignonne » ; avoue, t'adores les mangas et t'aimerais te saper comme une vraie otaku. Pourtant, tu l'fais pas. Pourtant, tu te conformes, tu te fermes dans cette image que l'on t'a donné, dans cette image que l'on donne à chacun. Et quand tu le fais pas, quand tu sors du moule, c'est pas en bien ; oh non Avril, pas en bien...

Tu es violence, tu es sang, tu es feu, tu es cette tornade, ce séisme qui détruit tout, cette flamme qui anime, qui dévore ; t'es cette passion qui te bouffe, t'es une mèche, une mèche qui brûle petit à petit et qui finira par s'éteindre tôt ou tard, cette mèche qui parfois s'enflamme subitement et te ronge un peu plus vite encore. T'es violence, Avril. Tu souris, puis subitement, tu t'énerves ; et les coups partent bien plus vite que les mots. Ton corps n'a pas plus oublié, il en est sans doute incapable ; parce que de nouveaux bleus apparaissent tous les jours, parce que t'as de nouvelles blessures de guerre à afficher. Parce que t'es conne. Et pas très stable, peut être. T'es versatile un truc de fou ; t'es gentille tout plein, et deux minutes plus tard, tu pètes la gueule d'un type qui a eu le mauvaise idée de vivre sur le même plan d'existence que toi. T'es bien tranquille, dis moi ?

Tu sais pas vraiment. T'es humaine, mais en même temps, t'es p't'être pas normale. Non c'est sûr, tu l'es pas ; mais est-ce que t'en es fière ou est-ce que ça fait mal à en crever, t'en sais rien. Tu veux pas départager, tu regardes ta vie se jouer sous tes yeux et tu recules. T'es courageuse ? Non, téméraire ; tu réfléchis pas, tu t'jettes dans la mêlée. Pourtant, dès que c'est important, tu trembles ; dès que ta vie tangue, ton regard se baisses, et tu fuis. Et tu fuis, encore et encore. Parce que t'as peur, tu te souviens ? Les gens ne voient pas ça de toi, Avril. Eux, ils voient la fille un peu beaucoup cinglée, qu'il est bon d'avoir de son côté parce qu'elle a moins de chance de te péter le nez dans ce cas, qu'on la voit un peu comme la bombe à envoyer, même pas comme une fille, comme un pote plutôt, un pote sympa et qui aime la déconne. Les fêtes, aussi, c'est ton truc ; ou du moins, ça te rapproche de ces clichés américains qui te bourrent le crâne. On te voit comme ça, mais aussi, comme la fille qui s'en fout des autres. Oh ce que l'on se trompe sur toi, Avril...

Si tu pouvais être douceur maternelle, tu le serais ; que l'on place un gamin devant toi, et l'on tombe des nues. Toi qui est passée de familles en familles sans jamais trouver de point d'ancrage, tu as peur de tout perdre à nouveau, d'accepter cette nouvelle vie comme acquise, t'as peur de te casser la gueule encore une fois. Mais de l'amour, t'en as à revendre, tellement ! Les liens du sang ne veulent rien dire pour toi, gamine baladée de visages en visages, de foyers en foyers. Tu n'es juste pas très empathique ; oh tu sais reconnaître la douleur, la solitude, entre milles tu les verras. Mais tu ne t'approcheras pas, tu te figeras sans pouvoir détourner ton regard, tu flipperas mais tu resteras là, paralysée que t'es. Parce que tu fais tout mal. T'es tellement pas empathique que tu comprends pas les gens, t'es à côté de la plaque et tu blesses plus qu'autre chose ; c'est pas que t'aimes pas les autres, que tu les vois pas et que t'es qu'une putain d'hautaine, c'est juste que tu ne ressens pas les choses aussi bien que l'on en attendrait de toi. C'est juste que t'es pas douée, ma pauvre.

Pas douée, exactement ; et ce en tout. T'es de ces gens qui n'essaient même pas, parce que de toute manière, tout échouera ; de ceux dont la confiance se voit jusqu'à la tenue, la posture, en vrac et je-m'en-foutiste. T'as aucune putain de confiance en toi, en vrai. T'en as pas l'air, avec ta grande gueule et ton air sauvage, ta posture fière et ton regard qui ne faiblit jamais ; pourtant, l'amour-propre a un peu dégagé le plancher, pourtant, tu doutes, tu hésites, tu vacilles. Mais l'on ne te voit pas, pas vrai ?

Moi, je te vois, Avril. Je te vois t'accrocher à cette vie qui n'a jamais voulu de toi, finalement, je te vois hésiter, douter, flipper ; être humaine tout simplement. Repose toi sur moi mon ange, tu verras, tu le trouveras enfin, ton éden.


HISTOIRE
I. « Une âme errante, voilà ce que t'es, Avril. »


Tu refais tes lassés, une grimace douloureuse tirant tes traits ; et même ça, ça fait mal.

« Elle s'est encore battue. Je suis désolé, mais on ne peut vraiment rien faire de cette fille... »

Tes mains sont douloureuses, tes articulations ne saignent plus, mais elles sont rougies. Comme tes yeux, sans doute. Nan t'as pas pleuré, t'as pas envie de pleurer. T'es rodée, maintenant. C'est de ta faute, tu le sais ; mais t'arrives pas à te corriger, c'est plus fort que toi. Et p't'être qu'au fond, tu veux pas le faire. T'as pas la motivation de le faire, t'es trop paumée, tu comprends pas grand chose. Tout ce que tu retiens de cette vie chaotique qu'est la tienne, c'est que tu dois continuer de t'accrocher. Allez Avril, tu verras, tu la trouveras, ton échappatoire. Tu te redresses, t'étires un peu ; mauvaise idée. T'en as donné des coups, mais ce que t'en as reçu en échange ; combien de bleus cette fois ? Qu'est-ce qui est cassé, aujourd'hui ? Rien sans doute, tu arrives à marcher correctement, à ouvrir la main et à bouger les doigts. Ça fait mal, mais t'y arrives. Donc c'est que t'as rien de cassé.

« Elle s'est encore battue. »

T'es un échec sur toute la ligne et tu le sais. À l'école t'as même pas la moyenne, niveau social tu fais peur à tout le monde. Il faut dire aussi que changer d'école quasi tous les mois, ça n'aide pas. T'es un de ces gamins de la DASS, de ces oubliés d'une société bien rangée qui vous balaye dans un coin à attendre. Attendre, t'as toujours fait que ça, attendre ; et maintenant, t'attends tes dix-huit ans, pour te retrouver à la rue sans rien, pour sortir de ce système que tu parasites ; encore quatre petites années Avril, quatre putain d'années, et cette échéance te bouffe. Tu comptes les jours, t'écris dans un petit carnet tes doutes et tu pleures, et t'attends. Et tu tapes, tu tapes, encore et encore.

C'est fini d'espérer, ça sert à rien. T'es passée de famille d'accueil en famille d'accueil, sans jamais te poser, sans jamais être aimée. T'es rien de plus qu'un fardeau, Avril. Née sous X, élevée dans un orphelinat, baladée à droite à gauche ; t'as jamais rien eu, t'as jamais été personne. T'es personne gamine, quoi de plus qu'une égarée, là, avec ton sac sur l'épaule, ta vie dans un petit sac de misère ? Parce que toute ta vie rentre, toute ta vie ne se limite qu'à ce sac de voyage, rouge et noir, acheté en vrac dans un magasin discount, dessiné de partout au feutre indélébile, de ces traces d'une vie de solitude.

Qu'y a-t-il dans ce sac, Avril ? Quelques fringues, rien de bien extraordinaire, quelques jeans troués, deux trois mangas... et puis ce petit carnet. Ce petit carnet sur lequel tu inscris tes doutes, ce petit carnet sur lequel tu pleures quand la douleur est trop écrasante, ce petit carnet que tu aimerais jeter loin, très loin ; seulement quand tu ne seras plus seule. Ce petit carnet qui représente tellement, tellement plus qu'un simple paquets de pages noircies par l'ennui.

C'est ton boulet, ce poids à ta cheville que tu dois te traîner, quand t'essaies d'avancer – mais qui paraît incroyablement léger quand tu recules. La douleur est juste différente. T'aimerais le jeter, mais c'est ta vie ; c'est ce qui reste, immuable, alors qu'autour de toi tout le reste change bien trop vite. Alors s'il disparaît, qu'est-ce qui te restera ? Juste ton âme écorchée, ton regard égaré et ton corps émietté ; juste cette enfant qui attend. Une âme errante, voilà ce que t'es, Avril. Et aujourd'hui, t'as quatorze ans, et tu regardes l'aiguille tourner, et t'angoisses ; et tu tapes encore. Tu sais rien faire à part te battre, après tout !

T'as jamais eu d'attache, t'as jamais rien eu. À la naissance même, t'étais pas désirée, tu le sais ; née sous X, élevée dans un orphelinat, baladée à droite à gauche, tu sais même pas si « Dubois » est ton vrai nom de famille et si « Avril » était un nom réfléchi. P't'être que ta mère a su qu'elle était en cloque en avril et elle a pas eu envie de plus s'emmerder que ça... t'en sais rien. Tu ne sais rien de toi, de tes origines ; tu ne sais rien de l'affection et du calme, de la chaleur qu'apporte un foyer et de l'attention que porte un parent. Tu sais pas d'où tu viens, comment comprendre qui tu es ?

Et puis y a la peur, encore et toujours présente, en plus de cette impression de ne savoir qui t'es toi-même, d'être incapable de savoir comment tu fonctionnes. Y a l'imagination qui travaille un peu trop, des milliers de scénarios qui pleuvent, la panique et l'espoir, y a ces fois où tu te dis que ta mère était p't'être juste mineure, cette fois où t'espères qu'elle était p't'être juste morte ; tu te sens horrible d'espérer pareilles choses Avril. Mais c'est tellement moins douloureux que de te figurer une gamine en pleurs, prise entre deux rues sales ; c'est tellement moins douloureux que de te figurer fruit d'une action ignoble, tellement moins douloureux que de te dire monstre... ce serait sans doute plus simple d'arrêter d'imaginer. Mais t'y arrives pas. Mais c'est ces rêveries qui pallient à ton manque d'informations, de réalité sur laquelle t'appuyer.

Avril, t'as quatorze ans, et t'es paumée.


II. « Tu es belle, quand tu pleures, t'es tellement, tellement plus humaine. »

Tu respires fort, ça fait mal dans ta cage thoracique. T'as jamais couru aussi vite, pas même quand on te courait après pour te péter une dent ou deux ; mais c'est ta vie qui s'échappe, c'est ton bonheur potentiel qui se fait la malle. Alors c'est tellement plus qu'un coquard ou deux. Tu veux pas qu'il s'en aille, t'as peur, peur comme jamais ; oui Avril, tu flippes ta race. Tu frôles de te casser la gueule mais continues de tracer, tu bouscules deux/trois abrutis au passage, et alors tu le vois, au loin, ce dos qui s'éloigne encore plus, alors tu sens ta vie te filer entre les doigts. Tu peux pas. T'y survivras pas.

« SORA ATTENDS !! »

T'as gueulé, non, hurlé ; t'as paniqué, tu pouvais pas le voir d'avantage s'éloigner. Tu respires difficilement, t'as mal mais ton cri a au moins eu le mérite d'écarter quelques personnes, individus qui te regardent étrangement, à présent. Ce que tu t'en branles, de ces gens-là. Elle est là ta lumière Avril, elle est là la fenêtre vers un ciel lumineux que tu ne connaissais pas. T'y as goûté Avril, t'as goûté à l'attention, aux sourires et à la présence ; t'y as goûté Avril, au regard paternel et un poil autoritaire, à la présence de quelqu'un qui veille sur toi. T'y as goûté Avril, d'être une gamine normale un peu, d'être juste une enfant aimée. Aimée putain, aimée, protégée, observée, chahutée ; aimée, pas mise dans un coin et ignorée, envolée la lueur de dégoût et de crainte, juste un brin de fierté et de chaleur que tu n'as jamais connu. Alors tu t'en fous, si tu dois te briser tous les os tu le feras, mais tu ne le laisseras pas s'envoler ; si tu dois crever tant pis, mais tu ne veux plus être seule.

La solitude, ça fait mal ; mais quand on a toujours connu que ça, est-ce réellement un poids ? Est-ce que tu souffrais tant avant de le rencontrer ? T'espérais mais t'avais rien ; maintenant, tu frôles du bout des doigts tout ce que tu n'as jamais fantasmé. Alors comment abandonner ?

Il se tourne et tu croises ses yeux d'encre – il ne s'attendait pas à te voir, visiblement. Et encore moins dans cet état là, sans doute. T'es en sueur, tu halètes, le regard brillant, rougis par des larmes tout juste refrénées. Tu trembles, là devant cet adulte qui ne comprend pas immédiatement.

« Avril ? Qu'est-ce que tu... »

Tu ne le laisses pas terminer ; au diable ta putain de fierté, tu ne veux pas perdre ce que tu n'as jamais pu même frôler. Alors t'avances, tu t'élances ; il fait plusieurs têtes de plus que toi mais osef. Tu le prends dans tes bras, cales ta tête dans son poitrail et tentes juste de pas trop trembler. Toi qu'il n'arrivait pas à toucher, toi qui l'évitait presque, c'est une première.

Sora n'était qu'un japonais en voyage d'affaire en France, qu'un type que tu n'aurais jamais regardé outre mesure ; s'il ne t'avait pas sauvée. C'était la troisième fois qu'il venait, et tu avais fini par comprendre que ce n'était pas vraiment « pour le boulot » s'il était encore là ; c'était « pour la gamine qui connaît même pas la politesse ». Et dire que t'avais failli lui foutre ton poing dans la gueule à votre rencontre... fort heureusement il a de bons réflexes. C'est lui qui t'avait cherché. Bon, certes, tu l'avais bousculé de base mais... c'est plus vraiment d'actualité alors qu'importe.

Tu sais que les japonais ne sont pas vraiment chaleureux – ou tu l'imagines, les clichés, tout ça, t'en sais rien ; pourtant tu sens sa chaleur, tu le sens te prendre dans ses bras. Et toi, tu fais quoi ? Tu chiales. Tu hoquettes, tu perds tes mots, t'arrives pas à produire des sons en peu plus cohérents, tu fais pitié. Mais non Avril ; c'est beau, tu sais ? Tu es belle, quand tu pleures, t'es tellement, tellement plus humaine. Il ne te repousse pas, il reste là, et son murmure t'apaise. Puis vient le moment où tu reprends à peu près contenance, où tu recules, rouge au joues et aux yeux, ce moment où ton regard lorgne sur le sol, ce moment où tu t'sens conne. Et puis elle arrive, ta lumière, Avril. Elle arrive enfin.

« Tu avais peur que je ne revienne jamais Avril ? », son accent te perturbe un peu, mais t'as fini par t'y habituer. « C'est comme la dernière fois tu sais, je reviendrais. Et je dirais même mieux ; je rentrerais. »

Tu le regardes, plisses des yeux – ça brûle. Tu comprends pas trop, ou t'as p't'être peur de comprendre ; peur d'espérer, pour tomber bien bas. Alors tu le vois ramener son attaché-case contre lien et l'ouvrir, sceptique. Il sort un papier, fièrement, et te le fous sous le nez. Et ton monde bascule.


III. « As-tu le droit de savourer ? Le droit d'espérer, encore ? »

« PUTAIN FAITH, OU EST-CE QUE T'AS MIS CETTE FOUTUE CLEF ?! »

Et rebelote, tu retournes encore l'appartement ; pas assez en bordel 'voyez. Ça fait huit mois que tu vis là, et ton frère et toi êtes toujours vivants. Fabuleux.

Vingt minutes et quelques trucs cassés plus tard, vous sortez enfin de votre logement. Tu t'étires et te diriges tout naturellement vers les escaliers, tandis que la bonne larve va prendre l'ascenseur – faut dire qu'il y a BEAUCOUP de marches. Vous êtes... hauts. Mais t'as besoin de te dépenser dès le lever – après avoir retourné l'appart' oui oui – après tout !

T'as pris tes p'tites habitudes, t'as ton petit quotidien ; c'est presque normal à présent. Presque. Faut avouer que le Japon, c'est carrément pas comme la France – notez la philosophie profonde dans cette remarque. T'as encore quelques problèmes avec la langue, d'ailleurs ; à l'école t'es encore plus une branque qu'avant (oui, c'est possible) et il t'arrive de comprendre des trucs de travers, mais tu... t'adaptes. Deux ans à apprendre le japonais de manière intensive a déjà pas mal aidé.

Sora est régulièrement venu te voir, après t'avoir annoncé qu'il allait t'adopter. Il allait t'adopter. Le plus beau jour de ta vie, sans nul doute. Il est revenu avec pleins de bouquins, t'as eu un tuteur pour pas vivre toute seule quand il était pas là, t'avais un appart'... un seul. Pas une successions de foyers tous plus différents les uns que les autres, t'avais un logis. Ça t'a fait tout drôle ; ça t'a fait du bien. Même si t'as toujours du mal à y croire, en réalité. As-tu le droit de savourer ? Le droit d'espérer, encore ? T'as peur que tout te glisse entre les doigts, encore ; mais tu es obstinée, obstinée à ne rien perdre cette fois, pas vrai ? Tu veux plus tomber. T'y crois Avril ?

Tu vas peut être enfin le jeter, ce petit carnet.


TEST RP
Elle avait toujours peur de le sortir, même dans sa chambre.

C'était étrange, sur sa langue, « sa chambre » ; c'était exotique et unique, c'était chaleureux et agréable. Puis ça brûlait un peu les yeux aussi, pour le côté un peu moins agréable. C'était encore assez frais, mine de rien ; c'était encore trop proche, le temps de cette douce France dont elle ne savait exactement si elle allait lui manquer ou si elle ne voudrait jamais plus y retourner. La France, c'était cette vie qu'elle avait laissé au placard, c'était des pleurs et des douleurs à n'en plus finir ; mais c'était aussi un premier vrai sourire, une main tendue et un bonheur inespéré. Le Japon, c'était l'inconnu, c'était « l'ailleurs », c'était étrange ; c'était une nouvelle vie donnée, une seconde chance inattendue. Elle savait qu'elle devait savourer, mais en même temps, elle en était toujours un peu effrayée.

Encore est-il qu'elle avait peur de le sortir, même dans sa chambre.

C'est des doigts tremblants qu'elle tendit vers son sac, son vieux sac de voyage dont elle n'avait, lui aussi, pas été capable de se débarrasser, mais qu'elle avait courageusement planqué au fond d'un placard. Promptement elle l'en sortit, comme si soudain son courage était (un peu) revenu, et ce de façon un peu trop brusque. Puis une double poche à l'intérieur, sa main qui se glisse et l'en sort. Juste un paquet de pages reliés, juste quelques mots gribouillés, juste un petit carnet.

Elle ne relisait jamais ce qu'elle avait écrit par le passé. C'était presque une sorte de superstition ; ça porterait malheur. Et niveaux malheurs, Avril avait déjà suffisamment de quoi faire, pas besoin d'en rajouter. Alors chaque fois qu'elle en ressentait le besoin, elle ouvrait une nouvelle page pour immortaliser quelques douleurs trop acides. Aujourd'hui, elle n'en avait pas l'intention, pourtant. Pour marquer quoi ? « Toujours aussi paumée, mais plus orpheline ! » Ça fait pitié. Elle avait enfin ce qu'elle avait tant désiré ; pourtant, elle était toujours aussi larguée sur elle-même. Il lui faudrait sans doute des années pour se construire, se comprendre, mais elle avait l'impression que c'était peine perdue. Elle était pas normale, elle était bizarre et marginale ; un homme l'avait aimée sur Terre et elle avait la sensation que ça lui suffirait. Pourtant, au fond, elle avait envie qu'on l'apprécie, malgré tout. On se construit, on vit avec les autres. Si elle en était incapable, quel avenir pour elle ?

Deux années, encore deux années avant la majorité française ; mais cette échéance n'avait plus aucune importance. D'au moins ce poids elle avait été libérée ; mais d'autres épreuves arriveraient bien vite. Elle resterait une gamine larguée, Avril.

Soudain, elle doute – pour changer - ; et pourquoi ne pas regarder ? Pourquoi ne pas trahir cette règle qu'elle s'était elle-même imposée ? Au fond elle rêverait de le brûler, au fond elle flippe de relire ces mots tels des couteaux, elle flippe de se blesser à nouveau. Mais l'on est attiré par ce qui nous fait peur, par ce qui nous fait mal ; alors, est-ce qu'elle regarde ou pas ? Sa main tremble, légèrement, ses paupières se ferment, lentement. Et puis finalement, bien sagement, elle range son petit carnet, éloigne ce sac de sa vue, refout sa vie d'antan au placard ; cesse de te faire souffrir Avril, regarde, t'as le droit à une seconde chance ! Dis moi, à quoi tu t'accroches ? T'as rien laissé derrière toi, même pas le moindre souvenir.






  • Pseudo : Au choix Kingyo, Morphée. Brioche par le frérot et Oreo par... quelqu'un ♥ :D /out
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  • Comment avez-vous découvert le forum ? Partenariat héhé ♥ puis j'ai suivi Faith. Et je connais des gens. Voilà voilà. :3
  • Votre avis sur le forum ? Je dois avouer être COMPLEMENT larguée, mais j'vais m'en sortir (je crois) xD mais il a l'air cool huhu ♥
  • Votre présence sur le forum ? ...Alors. Je suis en L2 de droit. Et sur trois autres fo. Donc. TRES aléatoire. /dies
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Dernière édition par Kobayashi Avril le 11.01.16 11:31, édité 14 fois
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Yosen
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   09.01.16 13:41

Toi et Lyria... Ici ?!!!!!!!!!! *retient un cri de fangirl* *saute dessus*

Bon je crois qu'avec mon avatar tu sauras qui je suis vu qu'on en a déjà parlé *out*
Bienvenuuuuuuuuuuuuuuuue ;; (oui je suis heureuse *out*)

Bon courage pour ta fiche tout ça tout ça :3 <3




Let's go !

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Seirin
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   09.01.16 13:46

Ça n'en finit plus les nouveaux 8D

Comme Faith, bienvenue ~
Pendant un instant j'ai cru qu'on aurait des jumeaux. Bref ouille, tu as jusqu'au 23 janvier pour terminer ta fiche ~



Merci jumelle <3
Merci Tatsu :3:
 


J'écris en #ff9999 :3
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Momoi
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   09.01.16 14:01

Bienvenue Kobayashi-kun ! *va essayer de pas se perdre entre le frère et la soeur*

Avec un vava de Kagura, même sans ta fiche, tu gagnes déjà des points ! ♥

Bon courage pour ta fiche, amuses-toi bien ici !



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Shutoku
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   09.01.16 14:02

....................OREEEEEOOOOOOOOOOOOOOOO ♥♥♥♥♥♥ JDIOEDJUEHFDUEIHU.


.... tout est dit. ♥



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Himuro
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   10.01.16 15:49







    TOI, ICI ???

    PFDGKPXFRHKYP%DML ;;

    Sérieux, avec Lyria, vous me prenez tellement de court là ! xD Mais je suis troooop contente de vous accueillir sur mon forum, vraiment ;___; Hâte de lire ta fiche, krkrkrkr (jotem) ♥


HIMURO TATSUYA
{  Keep a hot heart and a cool head, think before you act, and never give up }

YOSEN BISHIES !!!

Cuteness lvl 100 ♥ :
 
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Seirin
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   10.01.16 17:16

Et vaziii y'a pleins de nouveaux ici et tout et je sais meme pas si je les connais ;-;
BIENVENUE

oui vos surnom me disent des trucs kjzeipgkj,v




When you come to hate something you liked, it is incredibly painful...

Rainbow-sempai~ & Tsuya~ :
 

Merci Tsukiya C::
 


Shota~:
 
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   10.01.16 17:43

OK TOI. LDSJFLSJF
SDLMFKSLFKSMLDFKSMDF

BIENVENUE. *se châtie pour la crise de casplock*
Alors comment te dire à quel point le caractère est juste parfait ? Voila voila, je suis en amour, ça gère, ton style d'écriture est hypeeeer agréable à lire, j'adore. ça se mange tout seul. *grignote la fiche* (allezjeveuxmondessert*attendslasuite*). et puis kagura va tellement bien avec :haha:
Bref bref.

BONNE CHANCE POUR LA FIN DE TA FICHE.
ET ENCORE BIENVENUE PARMI NOUS. (le "tu" c'est la vie.)
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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   10.01.16 22:32

FICHE TERMINEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥ (en un weekend, j'ai jamais fait aussi rapide/dies)
(oh et, j'ai pas mis la rencontre avec Faith parce qu'on va la faire en rp voilà voilà ♥)(et j'ai teeellement baclé ma fin pardon ;_; )(et test rp chelou)(voilà voilà)(j'arrête avec mes parenthèses/out)

Amy ; ET DONC VOILA TA P'TITE AMY 8DD Je te réserve un lien lovlov keurkeur /out/
& Merciiii >wwww< T'as vu ça on a popé en mode sauvage ohoh %D

Tsubaki ; ok. alors. ok. TA BAAAAASE YGFSUDYFGIYUEDFRHGUYEFR -crise de fangirlisme hardcore- ;AAAAAAAAA; C'TE FILLE C'EST LA CUTITUDE STP. Bref j'me calme promis (jecrois) & merciiiiiiii >www< ouais on arrive en bandes t'vois. minimum en duos. donc là on est en duo *out*

Momoi ; merciiiii ♥♥ ouiii Kagura est fregez c'trop une base que je voulais jouer depuis un baaaail xD

Chocolatine ; ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥ c:

Tatsuya (j'ai eu envie de mettre "Nono") ; HEHEHEHEHE lov ♥ 8D ta réaction m'a killée xDDDDD Contente que tu sois contente (...enfin c'est mieux quoi /porte/) :B et bonne lectuuuuure /out/ ♥♥♥♥♥♥♥

Kuroko ; ...alors. sans vouloir faire de pub. vu qu'on est dans les top partos tout ça... (au pire j'édit et j'enlève après promis), je viens de Pokémon Rebirth ! xD donc tu nous connais p't'être de là :B (Owen sur PR pour ma part ~) ET SINON MERCIIIIIIIIIII ♥

Yuusuke ; ...mon ego a promptement, comment dire... explosé ? *OUT* merciiiiiii ;w; je je je je sais pas quoi dire ;o; j'tenvoie plein de lov voilà. et de cœurs. ♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥♥ voilà. ;w; (j'écris quasi toutes mes fiches en "tu" x'D mais vive le tu quand c'est bien fait wééé :B) encore merciii ;w;

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MessageSujet: Re: avril ; it hurts to grow up   11.01.16 20:31

TU ES VALIDE(E)
Avis de Momoi : J'aime énormément ta façon d'écrire ! Ta Miss est torturée, ça fait un bon duo avec Faith, j'ai hâte de vous voir RP ensemble ! Donc, aucune raison de te refuser une validation: bon RP parmi nous ♥

Avis de Kumako : C'était... incroyable ! c'est quoi ce high level, sérieux?? -a honte- franchement, je n'ai rien à dire pour ta fiche sinon, qu'elle est très bien écrite c: Bref, bienvenue parmi nous ~


Avis de Himuro : uifgbopfùt. Validay.


Non, sérieusement, je vais un peu plus détailler quand mêmê :B J'adore ton style, il est vraiment agréable à lire puis tu nous fais toujours de ces persos toi, j'te jure =w= J'ai hâte de voir la rencontre Avril/Faith inRP, vraiment 8D Bwef, bon jeu à toi ! ♥

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avril ; it hurts to grow up

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