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 The secret side of me [PV Nijimura]

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Seirin
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MessageSujet: The secret side of me [PV Nijimura]   24.01.16 7:26

The secret side of me


with nijimura shuuzo

Tout était noir. Ou rouge. Difficile de savoir.

Mais une chose était certaine. Tsubaki était vraiment en colère.

Ça avait été léger au début. Comme des fourmillements dans son ventre. Et lorsque son regard pourpre eut un aperçu des nombreux bleus sur la peau pâle de Nijimura, une puissante l'avait complètement chamboulé. Jamais elle n'avait ressenti quelque chose comme ça. Si pour certain, la colère faisait trembler leur membre, Tsubaki s'était tout l'inverse. L'éclat dans ses yeux brillait d'une lueur menaçante. Rien ne transparaissait sur son visage. Sa colère émanait directement de son corps. Comme coupée du monde, la rosette n'avait qu'une idée en tête : venger Nijimura. Et elle était prête à se salir les mains pour ça. Plus aucun bruit ne semblait l'atteindre, même pas le hurlement de douleur du chef de la bande qui se tortillait lamentablement sur le sol à ses pieds.

Si aucun son ne lui parvenait, sentir une main sur son épaule sembla la ramener à la réalité. Elle sursauta légèrement en reconnaissant la paume de Nijimura. Les geignements de douleur revinrent assaillir ses oreilles et Tsubaki le contempla, légèrement abasourdi par le spectacle pitoyable qu'il donnait.

-Kumako… je… je pense qu’il a eu son compte…

Son regard était redevenu le même qu'avant, quoi que légèrement perdu. Elle croisa brièvement le regard de Shuuzo mais ce petit instant lui suffit pour percevoir ce qu'il ressentait : de la peur. Comme les enfants de son école. Ceux qui savaient de quoi elle était capable la fuyaient automatiquement. Est-ce que ce sera le cas pour son âiné ? Lui aussi allait-il fuir et la laisser ? La traiter de folle ? De monstre ? Est-ce qu'elle allait encore se retrouver seule ?

Non, elle ne l'était pas. Tetsuya et Shigehiro étaient là. Ils n'avaient pas peu. Elle n'était pas seule. Même si le brun décoloré l'évitait, elle ne le sera pas. Mais ça l'attristerait beaucoup. Elle n'allait pas le blâmer de vouloir s'éloigner d'elle. Qui sait de quoi elle était capable... Il suffisait de voir ce pauvre type rampant douloureusement à terre pour le comprendre.

Nijimura s'agenouilla près du corps pathétique, commençant à parler, sa voix ne montrant aucune trace de compassion.

-Je n’ai pas ton argent. Mais tu vois… On arrive toujours à trouver un arrangement. Prend ça comme un acompte au paiement de ma dette pour ta moto.

Il s'empara d'une mèche de cheveux pour l'obliger à le regarder.

-Un conseil : Ne m’approche plus, ne me touche plus et ne cherche surtout pas à toucher à elle. Tout ça, ce n’est qu’un avant-gout de ce qui vous attends si vous cherchez une quelconques vengeance.

Sur ces derniers mots, il lui prit finalement la main et ils quittèrent finalement la ruelle sombre d'un pas calme. Comme si rien ne s'était passé. Très vite, les bruits de pas, les klaxons remplacèrent les gémissements d'agonie et l'effacèrent complètement de sa tête. Tous ses sons la ramenèrent brusquement à la réalité. Elle avait la sensation d'avoir rêvé. Mais tout c'était passé si vite. Elle pouvait encore sentir le genou plié sous son coup. Elle voyait encore le visage du colosse tordu par la douleur et l'effroi. Avait-elle vraiment fait cela ? Avait-elle fait du mal volontairement à quelqu'un ? L'ours enragé en elle avait réussi à se libérer l'espace de quelques minutes. Qui sait ce qui se serait passé si Nijimura n'avait pas été là pour la stopper.

Le nom de la famille Kumako aurait été sali, sans l'ombre d'un doute.

Alors qu'ils avaient marché un bon bout de chemin – Tsubaki ne s'en rendait même pas compte – Shuuzo s'était finalement arrêté et contemplait silencieusement son reflet dans les vitrines dans un magasin. Une petite fille propre sur elle-même et un garçon aux cheveux décolorés et aux vêtements froissés. En voilà un étrange duo. Duo qui ne tarda pas à attirer l'attention. Ils devaient rentrer maintenant avant que quelqu'un n'appelle la police pour signaler leur errance dans les rues de Tokyo à une heure bien trop tardive pour des jeunes de leur âge. Et connaissant son père, la punition n'allait pas être légère.

La rosette s'apprêtait à tirer sur la main du brun pour l'obliger à avancer lorsqu'elle assista à un spectacle qu'elle n'aurait jamais cru voir.

Nijimura pleurait.

Et elle en eut le cœur déchiré. Lui qui était si fier, qui se tenait toujours la tête haute, le voilà la tête basse, accablé de honte et de regret. Tous ses propres soucis s'étaient soudainement dissipés. Sans prononcer un seul mot, elle emmêla ses doigts aux siens et l'obligea doucement à la suivre. C'était son rôle de le guider et, cette fois-ci, de le consoler. Elle ne pouvait décemment pas le prendre dans ses bras en pleine rue. Il ne fallait traverser que quelques rues pour que l'animation de la ville s'amenuise pour ne devenir qu'un léger murmure. Ils arrivèrent finalement dans une zone résidentielle et n'attendirent pas très longtemps pour arriver devant la maison familiale des Kumako qui se situait en réalité de l'autre côté du dojo.

Tsubaki sortit les clés de sa poche, ouvrit le portail en fer et entra, Shuuzo toujours à sa suite, toujours sans le lâcher. Elle ferma la porte à clé derrière elle et s'approcha de la porte du garage qu'elle souleva puis referma derrière eux. La voiture n'était pas là, signe que ses parents n'étaient pas encore rentrés. Tant mieux. Ils passèrent par la porte de la cuisine et une fois à l'intérieur, elle put enfin le prendre dans ses bras, et laissa sa tête se reposer contre son épaule. Ses larmes mouillaient son pull à capuche mais ça n'avait pas d'importance. Pour le rassurer, sa main droite caressa doucement son dos tandis que son autre main se mêlait à ses mèches sombres.

Ils restèrent ainsi de longues minutes, sans bouger. Une fois les pleurs de Nijimura taris, Tsubaki s'éloigna de lui sans brusquerie et, tenant sa main, le dirigea vers la salle de bain qui était juste en face de sa chambre.

-Senpai peut prendre une douche... Je vais chercher des vêtements et installer le lit...

Elle le laissa dans son intimité, refermant la porte derrière elle. Elle patienta quelques secondes sur le pas de la porte avant de se diriger vers la chambre de ses parents pour récupérer un futon ainsi que des couvertures qu'elle installa dans sa chambre. Puis elle prit un vieux t-shirt et un bermuda de son frère de lorsqu'il était au collège et ramena le tout devant la porte de la salle de bain.

-J'ai posé les vêtements... devant la porte, prévint-elle en frappant contre la porte.

Les préparations faits, la jeune fille partit à nouveau dans la cuisine et prit un paquet de pocky au chocolat dans le placard. Elle s'installa dans le salon, assise par terre contre le canapé blanc et regarda dans le vide, sans fixer un point précis. À part le bruit de l'eau qui coule, la maison était silencieuse. Comme souvent.

Mais ce silence lui rappela brusquement ce qui s'était passé un peu plus tôt. Le craquement de l'os, les hurlements de douleurs qui se transformèrent en gémissements. La jeune martialiste ferma les yeux et se recroquevilla sur elle-même. La sensation avait été infime, brève mais bien réelle. Elle avait bel et bien éprouvé un bref plaisir, de la satisfaction face à ce qu'elle avait fait.

À cet instant, plus que jamais, Tsubaki se sentait comme un monstre. Plus qu'honteuse, elle avait peur. Peur d'elle-même. Peur pour les autres.

Elle entendit finalement des bruits de pas qui venaient dans sa direction.

-Ne... ne t'approches pas, articula-t-elle difficilement d'une voix tremblante. Laisse... moi...

Elle aurait tellement aimé ne jamais montré cette part d'elle à qui que ce soit.



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   24.01.16 14:12

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki



Jamais Shuzo Nijimura n’avait eu autant de regrets. Habituellement, il vivait sa vie un peu égoïstement sans réellement se soucier des conséquences que ses actes pouvaient avoir sur les personnes qu’il croisait. C’était valable pour les membres de sa famille… Il se fichait que sa mère soit triste lorsqu’elle l’accueillait avec le sourire et qu’il ne lui répondait pas pour s’enfermer dans sa chambre. C’était valable pour Saeko et Naoki, ses frères et sœurs qu’il s’appliquait à fuir comme la peste. C’était valable pour ses enseignants au collège Teiko. C’était valable pour elle aussi… pour Kumako…

Lorsqu’il avait croisé son reflet dans la vitrine d’une boutique, Shuzo avait eu l’impression de se prendre en pleine face toutes les erreurs qu’il avait accumulées depuis quelques années. La montée en puissance de sa délinquance… Il avançait sur un chemin de plus en plus hasardeux, il le savait, et jusqu’alors il l’avait toujours fait en se fichant pas mal des conséquences que cela pouvait engendrer.

Voler dans une supérette. Voler une moto… Etre prêt à voler chez une amie… Il n’avait plus de limite.

Son apparence négligée lui montrait à quel point il avait fait le vide autour de lui. Les gens qu’ils croisaient les regardaient étrangement. Shuzo dénotait à côté de Kumako. Bien coiffée, bien habillée. Elle donnait l’image d’une jeune fille normale pour son âge. A côté d’elle Shuzo était débraillé. Ses vêtements étaient abimés et salis par la terre et le sang. Son jeans était troué au niveau du genou et ses cheveux blonds platine décolorés, un peu trop longs, encadraient un visage triste. Il réalisa qu’il était en train de pleurer que lorsqu’il sentit les larmes rouler sur ses joues encore un peu rondes.

Tsubaki glissa sa main dans la sienne et ce fut pour Shuzo comme le déclencheur qui fit s’effondrer le barrage qui retenait encore ses pleurs. Il passa son bras sur ses yeux pour se ressuyer et il ne put s’empêcher de renifler. Kumako l’entrainait à sa suite et il marchait à côté d’elle sans rien dire, laissant juste ses quelques sanglots rompre le silence qui s’était installé entre eux.

Au bout de quelques minutes de marche, ils arrivèrent chez les Kumako et Shuzo ne rit rien. Il resta muré dans son silence de tristesse. Il avait la tête baissée et il ne regardait pas ce qui se passait autour de lui. Il devinait juste. Un portail…. Encore un peu de marche et puis une porte….

Kumako alluma la lampe et shuzo la suivit en s’essuya une éniéme fois le visage aves son bras. Ha il devait être beau à voir comme ça ! Il devait faire pitié surtout…. Que diraient les garçons de la bande en le voyant pleurnicher comme une fillette ? Certains seraient inquiets… Shuzo était un peu leur protégé. Le petit dernier auquel ils étaient fiers d’apprendre leur savoir pas très glorieux. Na-chan, elle, serait triste…. Elle ne supportait pas de le voir dans cet état la.

La bras de Kumako l’encerclèrent et Shuzo plongea sa tête dans le creux de son cou. Il n’arrivait plus a contenir sa tristesse, sa honte et ses pleurs. Il sentait son corps trembler contre celui de la jeune fille. Ses larmes roulaient sur son visage pour se perdre dans la nuque de la demoiselle…. Et puis finalement, il arriva doucement a se calmer. Plus de tremblement, plus de sanglots, plus de larmes… Combien de temps était-il resté contre elle ? Il ne le savait pas…

Il la sentit s’éloigner un instant et Shuzo hésita à relever la tête pour la regarder. Ses yeux gris devaient été rouges et ses joues encore humides. Une nouvelle fois elle glissa sa main dans la sienne et le garçon se laissa entrainer dans cette maison où il pénétrait pour la toute première fois. Il n’avait qu’à peine prit le temps de laisser son regard se poser dans le décor qui l’accueillait. Visiblement, ils étaient entrés directement dans la cuisine et après avoir emprunté un petit couloir, elle lui indiqua une porte qui était la salle de bain.

-Senpai peut prendre une douche... Je vais chercher des vêtements et installer le lit...

Shuzo la regarda en silence puis il pénétra dans la pièce. La salle de bain était grande, spacieuse et moderne. Lumineuse aussi. Cette lumière vive lui faisait presque mal aux yeux.

Une nouvelle fois il croisa son regard dans le grand miroir qui surmontait le lavabo. Il ne se supportait plus. Cette couleur de cheveux blonde jaunâtre surtout. C’était affreux. Ils étaient trop longs aussi… Non… Un passage chez le coiffeur s’imposait. Il y en avait un pas trop loin de l’appartement de ses parents. Le salon de coiffure et barbier Hyuga, c’était la bas que son père allait. Il irait prendre rendez-vous…

Un long soupire lui échappa et Shuzo retira ses vêtements qu’il laissa tomber au sol. Il se faufila sous la douche et commença à régler la température de l’eau sous laquelle il prit place. Ni trop froid, ni trop chaud. Juste ce qu’il fallait pour retirer cette crasse dont il avait l’impression d’être recouvert. Il baissa la tête pour regarder son corps maculé d’hématomes et d’éraflures. Etrangement, ses blessures ne lui faisaient plus aussi mal qu’avant. A part peut-être ce large bleu sur son abdomen. Mais c’est comme tout, ça passerait…

Une fois sa toilette effectuée, il s’extirpa de la douche et la voix fluette de son amie se fit de nouveau entendre

-J'ai posé les vêtements... devant la porte,

Shuzo prit une serviette avec laquelle il commença à se sécher, insistant particulièrement sur ses cheveux gorgés d’eau. Il entrouvrit ensuite la porte et glissa sa main pour se saisir des vêtements préparés à son intention. Un short et un t shirt. Il ne lui en fallait pas plus. Il les enfila et soupira en voyant qu’ils lui allaient parfaitement. A qui appartenaient-ils ? Sans doute au frère ainé de Kumako dont le prénom avait échappé à Shuzo. Il n’avait d’ailleurs jamais rencontré ce dernier. Peut être n’habitait-il plus dans le domaine familial…

Shuzo rangea un peu la salle de bain pour ne pas laisser cette dernière en désordre. Il avait un minimum d’éducation et souiller les affaires des autres ne faisaient pas parti de ses habitudes. Il étendit donc la serviette sur le séchoir afin qu’elle ne moisisse pas, toute humide qu’elle était, dans le panier à linge sale. Il fit une boule avec son maillot et son jeans qu’il jeta dans une poubelle. Ils étaient irrécupérables de toute façon. Il emprunterait les vêtements de Kumako pour rentrer chez lui et il les lui rendrait quand il les aurait lessivés.

Nijimura sorti de la salle de bain pour prendre la direction du couloir. Où était son amie ? Il ne savait pas. Les portes des pièces étaient fermées et il songea qu’elle ne devait pas se trouver dans l’une d’entre elles. Il remonta donc le couloir jusqu’à aller au salon de la maison où il se félicita de trouver la rosette.

Elle était là, assise au pied du canapé, son dos reposant contre le cuir blanc de ce dernier. Une boite de Pocky dans ses mains, elle avait le regard hagard et l’air plus songeuse que jamais. Nijimura la regarda un instant. Les images de ce qui s’était déroulé dans la ruelle lui revenait à la mémoire. Jamais il n’aurait pensé que la belle Kumako était capable de déployer une telle force. Un tel sang-froid. Comme si plus rien autour ne comptait. Comme si elle était dans un état second…

Kumako ne bougea pas mais elle remarqua malgré tout l’arrivée de son ainé puisque sa petite voix remonta jusqu’aux oreilles de Shuzo.

-Ne... ne t'approches pas. Laisse... moi...


Sa voix était tremblante. Si Shuzo avait été perturbé de la voir entrer dans un tel état de transe, ça devait également avoir eu un certain impact sur la jeune fille elle-même. Etait-ce la première fois que ça lui arrivait ? Qu’avait-elle ressentie à cet instant-là ? quand le genou du pauvre type avait craqué sous le coup qu’elle avait donné ? Comment se sentait-elle maintenant ? Est-ce qu’elle avait honte aussi ? Est-ce qu’elle avait peur ?

Shuzo fit un premier pas vers elle pour jauger sa réaction. Il n’y en eut aucune. La voir dans cet état là lui faisait mal. Si Tsubaki était si malheureuse à cet instant-là, c’était à cause de lui. Si elle n’était pas venue l’aider, elle n’aurait pas déployée cette force redoutable et elle n’aurait donc pas eut à se prostrer de la sorte ensuite.

Le jeune garçon s’approcha d’elle jusqu’à venir s’assoir à ses côtés. Il l’imita en posant ses fesses directement sur le sol. Il replia ses jambes contre son torse. Il n’avait pas peur de Tsubaki. Pourquoi aurait-il dû avoir peur d’elle ? Tout ce qu’elle avait fait, c’était pour le protéger. Pour le venger. Elle l’avait fait parce qu’elle tenait à lui. Parce que d’une certaine façon, elle l’aimait. Il n’avait donc aucune raison de se méfier ou de ressentir de la peur. Aucune.

Shuzo tendit sa main vers le paquet de Pocky au chocolat qu’elle tenait. Il en extirpa un bâtonnet et il commença à grignoter le bout de ce petit biscuit. Puis il tourna la tête vers elle et, doucement, déposa un baiser dans les cheveux rosés de la demoiselle. Elle lui avait dit de ne pas la toucher. Mais lui, il avait pourtant compris le contraire. Il avait l’impression que les paroles de Tsubaki étaient l’inverse de ce dont elle avait tellement besoin.

« Merci…. Merci pour tout ce que tu as fait aujourd’hui. Tu n’étais pas obligée et tu m’a aidé…. »


Il lui adressa un petite sourire. Sa main passa dans les cheveux de Tsubaki pour chercher à la rassurer

« Je ne comprends pas trop ce qui s’est passé là-bas…. Mais j’ai eu peur. J’ai eu peur pour toi…. »

Nijimura avait l’impression que Tsubaki était soudainement accablée. Dans cette position, elle donnait l’impression de porter sur les épaules un fardeau bien trop lourd pour elle seule. Il avait l’impression d’avoir assisté à quelque chose d’important. Important pour elle…. Quelque chose de grave…. Il ne savait pas exactement de quoi il s’agissait mais si il pouvait, de par sa présence, ses paroles ou même qu’un sourire, réussir à l’aider ou à l’apaiser et bien il le ferait volontiers. C’était la moindre des choses. Et ce même si elle ne l’avait jamais aidé. Kumako comptait pour lui.

« Je ne te forcerai jamais à en parler. Mais tu en ressens le besoin… Sache que tu peux te confier à moi. Je n’ai peut-être pas été… et bien… Très intelligent ces dernières années. Je n’ai pas été non plus très attentif avec toi… Mais si je peux t’aider à te soulager de ce… secret… alors n’hésite surtout pas, il sera bien gardé »




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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   26.01.16 19:20

The secret side of me


with nijimura shuuzo

Le pire adversaire que l'on peut avoir... c'est nous avant tout.

Ses mots étaient ceux de son grand-père paternel, quelques jours avant sa mort. Tsubaki n'avait que six ans à l'époque, alors elle n'avait pas très bien compris de quoi il parlait ou ce qu'il sous-entendait par là. Elle avait demandé naïvement comment on peut être son propre adversaire.

Tu comprendras en grandissant, lui avait-il simplement répondu avant de lui tendre un daifuku.

Une fois la friandise en main, Tsubaki avait complètement oublié ce qu'il avait dit. Du moins, ses mots étaient restés au fin fond de son cerveau, attendant sagement qu'ils soient utilisés un jour. Pourquoi maintenant ? Peut-être parce qu'elle en prenait pleinement conscience. Que l'avertissement de son grand-père avait prit tout son sens, ce soir-là. Loin d'être schizophrène – on en était pas encore là – Tsubaki venait d'explorer des émotions qu'elle n'avait jusqu'alors jamais ressenti. Et, on dit souvent que les personnes habituellement les plus calmes sont les plus difficiles à maîtriser lorsqu'ils sont en colère. Et chaque membre du dôjo pouvait vous l'affirmer : Tsubaki était la personne la plus calme qui puisse exister. Takumi et Tora se mettaient rarement en colère, mais lorsque cela se produisait, il était conseillé de ne pas être présent dans un rayon de 500 mètres. Sans exagération.

Alors que Tsubaki... peu importe le nombre de fois où Shuuzo était absent, ratait des cours ou lui manquait de respect, elle n'avait jamais haussé le ton avec lui ou avec les autres. Certains la disaient trop gentilles, trop laxistes... Mais c'était sa façon à elle de procéder. Elle savait que si elle se mettait en colère contre lui, il se braquerait automatiquement et partirait pour de bon. D'ailleurs, la rosette n'avait jamais osé le dire à qui que ce soit, mais elle savait très bien pour la délinquance de plus en plus évidente du brun. Elle l'avait entr'aperçu une fois, dans un parc, cigarette au bord des lèvres, riant avec des garçons sans doute bien plus âgés que lui sur un banc. Elle se demandait bien pourquoi il agissait ainsi. Mais ce qui était sûr, c'est qu'il était en colère. Contre tout. Contre le monde entier. Et peut-être contre lui-même. Un petit peu. La rosette n'avait rien fait au début, et le laissa faire. Elle s'était dit que, le jour où il aurait de gros soucis, il arrêterait.

Et ce jour était finalement arrivé.

Ce qui aurait du être une page tournée pour l'un, était une révélation pour l'autre. La jeune Kumako savait qu'elle avait une force hors du commun. Mais elle n'avait jamais osé explorer tout son potentiel de peur de blesser quelqu'un. Mais aujourd'hui, elle l'avait fait. Volontairement. Elle avait brisé les ligaments, les os d'un pauvre type. Bien fait pour lui, pensait la petite voix au fond de sa tête. Ce n'était pas la peine d'aller aussi loin, se disait-elle. En protégeant la vie d'un autre, elle avait peut-être ruiné celle d'un autre.

La culpabilité commençait à la ronger lentement. Et ce n'était pas les gestes tendres qui allaient l'aider à se sentir mieux.

-Merci…. Merci pour tout ce que tu as fait aujourd'hui. Tu n’étais pas obligée et tu m’a aidé…

Ce n'était pas ses mots de remerciements – aussi sincères et pleins de gratitudes soient-ils – qui allaient alléger son cœur.

-Je ne comprends pas trop ce qui s’est passé là-bas…. Mais j’ai eu peur. J’ai eu peur pour toi…

Ce n'était pas son inquiétude pour elle qui allait effacer tout ça.

-Je ne te forcerai jamais à en parler. Mais tu en ressens le besoin… Sache que tu peux te confier à moi. Je n’ai peut-être pas été… et bien… Très intelligent ces dernières années. Je n’ai pas été non plus très attentif avec toi… Mais si je peux t’aider à te soulager de ce… secret… alors n’hésite surtout pas, il sera bien gardé.

Rien de tout cela n'allait changer quoi que ce soit. Qu'est-ce qu'elle pourrait bien lui confier ? Qu'elle était un monstre caché ? Qui irait raconter ça ? Pas elle. Pas une enfant de 11 ans. Et qu'est-ce qu'un enfant de douze ans pouvait bien y faire ? Pas grand chose quand on réfléchit bien.

Si tu veux protéger les autres, apprends à te protéger d'abord.

Tsubaki s'entraînait sans relâche sans cette unique but. Protéger Tetsuya... Shigehiro... et Shuuzo. Si elle se battait, c'était pour eux. Elle n'avait pas le temps d'être vulnérable ou apeurée. Ou c'était Game Over pour elle. Être aussi vulnérable, bizarrement, elle n'aimait pas ça. C'était peut-être parce qu'elle était habituée à être confiante en elle-même, peu importe la raison.

J'enfermerais mes sentiments loin, très loin.

Elle s'était jurée ses mots, enfant, après avoir blessé un camarade de classe qui embêtait quelqu'un d'autre. Ça l'avait tellement énervé de voir ce garçon voler le goûter de l'autre qu'elle n'avait pu s'empêcher de le frapper. Le côté positif était le garçon n'avait plus du tout recommencé – trop honteux d'avoir pleuré comme une fillette – mais le revers de la médaille était que les autres enfants la craignaient maintenant. Jusqu'à ce qu'elle rencontre Tetsuya, elle jouait seule durant les récréations. Aujourd'hui, il était temps reprendre en main cette promesse qu'elle s'était faite.

Et pour ça, elle devait redevenir la Tsubaki d'avant.

Tout doucement, elle releva finalement la tête et leva timidement les yeux vers son aîné – qui avait osé chaparder dans sa boîte de pocky.

-C'est pas grand chose, dit-elle tout bas.

L'endroit était tellement silencieux qu'il pouvait bien l'entendre, même si elle chuchotait.

-J'aimerais que ça reste... entre senpai et moi...

Elle planta ses pupilles pourpres dans ses yeux gris perle.

-... promis ?

Après qu'il lui ai donné sa réponse, elle brisa le contact visuel lorsque le téléphone fixe brisa le silence de la maison. Elle se leva sans plus attendre et partit répondre. À l'autre bout du fil, c'était son père qui voulait s'assurer que tout allait bien. Vous as bien mangé ? Personne n'est venu sonné ? N'ouvre pas aux inconnus. Faites attention. Ne vous couchez pas trop tard. Maman aimerait te parler aussi. Tout va bien, ma chérie ? Maman rentre bientôt pour te border un peu. Je t'aime, mon ange. Prends bien soin de Shuu-kun. Tsubaki avait répondu laconiquement, en s'efforçant de ne pas paraître trop troublée. Ce qui sembla marcher puisqu'on ne lui posa pas la question « Il s'est passé quelque chose ? ». Peut-être que son père allait poser des questions. Ou peut-être pas. Il fallait attendre demain pour ça.

La conversation prit finalement fin et Tsubaki raccrocha. Entendre la voix de ses parents l'avaient aidé un peu à se calmer. Elle se tourna vers Nijimura qui avait attendu.

-Senpai peut toujours y aller... Je vais prendre ma douche et j'arrive...

Sur ces mots, elle se dirigea vers sa chambre, emporta son pyjama et s'enferma dans la salle de bain pour ne ressortir que dix minutes plus tard, propre et fraîche dans son kigurumi ours. Comme elle avait placé le futon près de son lit, elle dut marcher dessus, en prenant soin de ne pas écraser le brun et s'installa confortablement dans le lit. Emmitouflée sous sa couette, sa petite tête couvert de cheveux roses dépassant seulement, elle observa longuement Shuuzo qui avait prit place.

-Nijimura-senpai... ne fumera plus... ne fera plus de bêtises... et...

Elle cligna des yeux avant d'ajouter.

-... redeviendra brun. C'est moche le blond sur senpai.

Le blond ne lui allait vraiment pas.



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   27.01.16 22:14

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki


Il régnait comme une certaine tension dans le salon de la famille Kumako. Maintenant que Shuzo y pensait, c’était la première fois qu’il venait dans les quartiers privés, loin du Dojo qui constituait jusqu’à présent le seul endroit où il avait été autorisé à mettre les pieds. La maison était d’un style moderne qui contrecarrait complétement avec l’extérieur et l’aspect général du domaine. Il aurait été tenté de laisser son regard gris se promener dans le reste de la pièce mais sa jeune amie, prostrée à ses côtés, occupait déjà toutes ses réflexions et ses préoccupations.

Il n’aimait pas la voir comme ça…

Kumako n’était pas la fille la plus exaltée que Nijimura avait rencontré, loin s’en faut, mais elle regorgeait malgré tout d’une certaine énergie. C’était le cas lorsqu’elle s’entrainait au Dojo. Son regard avait beau paraitre souvent vide, il savait qu’à l’intérieur elle n’était pas ainsi. Un peu comme cette maison tiens d’ailleurs !

Mais là, Tsubaki paraissait plongée dans une sorte de léthargie. Elle n’avait même pas réagit quand il avait subtilisé l’un de ses biscuits fétiches. Sans les évènements de la soirées, Shuzo aurait été certain de se prendre une remarque ou un petit coup de la part de la rosette afin de le dissuader de voler encore l’un des bâtonnets chocolatés ! Tsubaki pas partager ses pockys !!

Il avait parlé, laissant libre court à ses pensées… Il ne savait pas si elle prenait bien ou mal ses quelques paroles mais il espérait que ces dernières auraient un impact bénéfique sur Tsubaki. Qu’elle se sentirait au moins soutenu dans cette crise délicate qu’elle semblait traverser… à cause de lui.

Elle lui répondit finalement. Sa voix n’était qu’un murmure et il dut même se pencher légèrement vers elle pour distinguer chacun de ses mots.

-C'est pas grand-chose. J'aimerais que ça reste... entre senpai et moi..... promis ?

Shuzo lui sourit. Comme si elle avait besoin de lui demander de promettre ce genre de chose. Cela semblait évident qu’il n’allait pas crier sur tous les toits avoir été témoin de la force spectaculaire de la belle rosette. On pouvait reprocher toute sorte de chose à Nijimura mais pas celui de trahir un secret. Il était un ami loyal et fidèle. Un ami qui savait écouter et à qui on pouvait se confier. Tsubaki pouvait dormir sur ses deux oreilles, il emporterait le secret de cette soirée jusque dans sa tombe, c’était une certitude absolue

Shuzo la regarda avec sérieux. Il tendit sa main vers elle et replia tous ses doigts excepté le plus petit. N’était-ce pas comme ça que l’on scelle une promesse ? En crochetant les doigts en signe de mutisme complet ?

« Promis ! Croix de bois, croix de fer ! »

Le téléphone se mit à sonner et Tsubaki se leva pour aller répondre. Vu les brides de conversation auxquelles il assistait, il ne pouvait s’agir que des parents de la demoiselle. Ces deniers devaient sans doute s’inquiéter de la bonne santé et sécurité des deux enfants.

Alors qu’elle était en train de les rassurer, Shuzo laissa son regard se promener dans le reste de la pièce. C’est une vitrine remplie de trophées et de médailles qui attira son attention. Il se releva pour s’en approcher et la contempler un peu plus près. Il y avait de tout…. Des trophées pour des arts martiaux variés au nom de son père, de son frère… des trophées de basket au nom de sa mère…. C’était impressionnant et Shuzo ne pouvait que rêver posséder un jour une vitrine similaire pour honorer son palmarès de basketteur et de karatéka.

-Senpai peut toujours y aller... Je vais prendre ma douche et j'arrive...

Shuzo sursauta en entendant la voix de son amie. Il était tellement absorbé par sa contemplation qu’il n’avait pas remarqué que la conversation téléphonique venait de s’interrompre

Elle venait de lui dire d’y aller…. Mais où ? Il voulait lui demander mais elle était déjà partie. Il trottina alors pour la suivre mais la jeune fille était partie dans la salle de bain, refermant la porte derrière elle et laissant Shuzo un peu perdu dans cette maison inconnue

Dans le couloir, une porte était restée ouverte. Il s’en approcha et passa sa tête à travers l’embrasure. Un lit et un futon posé sur le sol. Ce devait être la chambre de Kumako. Quant au matelas qui reposait au pied du lit, ce devait sans aucun doute être pour lui !

Shuzo n’hésita pas plus longtemps. Il alla dans le futon et se lova sous la couette qu’elle avait préparée à son intention. Un long soupire de bien être lui échappa alors. Dieu ce que ça faisait du bien d’être allongé comme ça ! Tout son corps était encore endolori et le stress intense de cette journée chargée l’avait fatigué bien plus que d’habitude.

Shuzo bailla sans prendre la peine de mettre la main sur le bouche. De toute façon il n’y avait personne à part lui dans cette chambre. Il laissa d’ailleurs son regard fouiner par ci par là pour s’imprégner de l’ambiance et de l’atmosphère de cette pièce qui appartenait à sa camarade.

Un mouvement se fit ressentir sur le futon et Shuzo sursauta une nouvelle fois. Il ne l’avait pas entendu arriver, encore une fois. Ça devenait une habitude ? Ou bien il était trop distrait ces derniers temps… Tusbaki l’enjamba en prenant soin de ne pas l’écraser puis elle se glissa dans son propre lit. Elle portait une espèce de pyjama qui lui faisait davantage penser à un cosplay d’ourson. Elle était amusante et ça lui allait plutôt bien.

-Nijimura-senpai... ne fumera plus... ne fera plus de bêtises... et...

Au moins… ils était d’accord. Il n’avait pas attendu qu’elle lui formule tout ça à haute voix pour s’être déjà convaincu de prendre ces bonnes résolutions dès le lendemain. Cette soirée avait suffi à le dissuader de toute autre bêtise. Plus de vol, plus d’école buissonnière… plus de cigarettes…

-... redeviendra brun. C'est moche le blond sur senpai.

Heiiiiiin !!!!

Shuzo se redressa dans le lit en position assise ! Il la regarda un instant en clignant des yeux et en se passant la main dans ses cheveux d’un jaune douteux

« Je suis pas moche ! Na-chan me trouve très bien comme ça ! »

Il se rallonga finalement après avoir croisé ses bras derrière sa tête. Il fixait un point immobile sur le plafond de la chambre

« T’y connais rien à la mode… le blond c’est classe…. ! »

Bien sûr il ne pensait pas cette dernière phrase et l’avait dire rien que pour la taquiner un peu. Mais quand même ! Le fait qu’elle lui dise qu’il était moche… Shuzo était touche dans sa virilité masculine !

Il aurait eu tout un tas de questions à poser à Tsubaki par rapport à ce qui venait de se passer. Mais Shuzo n’en avait pas envie… parce qu’il était certain qu’elle ne devait pas vouloir revivre ce moment-là et qu’elle préférait sans doute parler d’autre chose ou se changer les idées

« Tu sais quel collège tu choisiras l’année prochaine ? Tu sais…. Ça pourrait être super si tu venais à Teiko ! On a une équipe de basket qui déchire, le proviseur est plutôt cool et puis.. bah.. c’est un collège réputé quand même… »

Il ajouta ensuite

« Moi… j’ai la chance d’y être rentré grâce aux bourses que j’ai obtenu sinon mes parents pourraient pas payer une telle école. Je me suis même fais engueuler… si je remonte pas mes notes je vais me faire virer je crois… »

Il pivota sur le côté afin de pouvoir la regarder. Elle était perchée dans son lit et Shuzo devait légèrement lever la tête pour la voir, caché dans son pyjama d’ourson

« Tu en penses quoi ? Ca te dirait ? »

Il lui fit un clin d’œil amusé

« Je t’apprendrai toutes les cachettes secrètes et les bonnes combines pour sécher les cours sans te faire pincer ! »




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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   28.01.16 19:16

The secret side of me


with nijimura shuuzo

Son regard avait changé.

Pas spécialement coquette, Tsubaki ne passait pas des heures devant le miroir pour se rendre jolie. Les seuls moments de la journée où elle le faisait étaient le matin, lorsqu'elle se brossait les dents et se brossait les cheveux, et le soir, lorsqu'elle se brossait une nouvelle fois les dents et les cheveux pour ne pas qu'ils soient trop emmêlés dans la nuit – bien qu'elle ne bouge pas énormément dans son sommeil. Elle n'avait pas envie de perdre son temps le matin pour se défaire les nœuds. Ce qui arrivait fréquemment à Tetsuya, et ceux depuis tout petit. Elle avait vu des photos de lui bébé et le nid de poule dans ses cheveux étaient déjà là alors qu'ils étaient encore dans son berceau.

Tsubaki avait changé.

Il y a quelques années encore, elle avait encore besoin d'un petit tabouret pour pouvoir se voir dans la glace. Elle avait désormais onze ans et, elle avait déjà une petite poitrine qui se développera un peu plus dans les années à venir. D'ailleurs, sa mère devait bientôt l'emmener faire les boutiques pour acheter de nouveaux soutien-gorge. Les anciens ne rentraient plus déjà...

Si les changements physiques ne lui faisaient pas peur, ceux psychologiques, elle redoutait un peu. Jusqu'à présent, elle avait toujours été une enfant calme et posée, discrète et peu bavarde. Il lui arrivait de passer parfois inaperçue comme Tetsuya, tellement elle était silencieuse. Peu d'émotions passait sur son visage rond et enfantin qui s'affinait au fil des années. Mais ça ne voulait pas dire qu'elle ne ressentait rien du tout ! La joie, la tristesse, l'isolement... Tout cela, elle l'avait déjà vécu. Quand à la colère... c'était une émotion qu'elle maîtrisait encore mal et cette nuit, elle avait été plus forte et virulente que jamais. Si Nijimura n'avait pas été là, elle aurait sans doute franchi la ligne et n'aurait pu jamais faire marche arrière.

Bien sûr, cette ligne, elle allait devoir la franchir tôt ou tard. Quand, elle l'ignorait. Elle savait qu'avec toute la volonté qu'elle pouvait mettre, elle basculerait immanquablement de l'autre côté. Dans cinq ans, dans dix, vingt... Personne ne pouvait prévoir cela. Seul le temps le lui dira.

Dans son regard pourpre, un étrange éclat avait fait son apparition. Mais elle n'arrivait pas à mettre de mots dessus pour l'instant. Elle brisa finalement le contact visuel avec son reflet et observa sa main. Cette même main qui avait scellé une promesse – la promesse du petit doigt – celui de garder les évènements de cette nuit secrète, pour toujours et à jamais. D'ailleurs, elle se demandait si Nijimura savait que si l'un d'eux briserait cette promesse, ils devront se couper le petit doigt ? Extrême ? C'est ce qu'on raconte pourtant...

Un dernier rapide coup d'oeil dans le miroir puis elle se brossa finalement les dents et prit une rapide douche, ne voulant pas faire attendre son invité. Après cela, elle s'installa finalement dans son lit et s'y installa confortablement, non sans oublié de lâcher une remarque bien sentie sur la coloration plus que foireuse de son aîné. Ce dernier n'était évidemment pas du même avis et réagit au quart de tour.

-Je suis pas moche ! Na-chan me trouve très bien comme ça ! T’y connais rien à la mode… le blond c’est classe…. !
-Peut-être... mais pas sur senpai... surtout que c'est pas très bien réussi, ajouta-t-elle en s'allongeant sur le dos, fixant ainsi le plafond.

Tsubaki était prête à s'endormir lorsque la voix de son aîné reprit à nouveau la parole.

-Tu sais quel collège tu choisiras l’année prochaine ? Tu sais…. Ça pourrait être super si tu venais à Teiko ! On a une équipe de basket qui déchire, le proviseur est plutôt cool et puis.. bah.. c’est un collège réputé quand même…

Le collège Teiko... Peut-être. Elle ne savait pas encore. Ils n'étaient qu'à la moitié de l'année quand même ! Elle avait encore le temps d'y réfléchir. De base, elle voulait intégrer le même que Tetsuya. Pourquoi ? Parce que lorsqu'ils s'étaient rencontrés, ils s'étaient faits la même promesse, celle du petit doigt. Ils s'étaient juré de ne jamais se quitter et de toujours rester amis, quoi qu'il advienne, qu'ils seraient toujours là pour l'autre. Alors, si Tetsuya allait à Teiko, elle ira à Teiko... Dans le cas contraire, elle n'irait pas.

-Moi… j’ai la chance d’y être rentré grâce aux bourses que j’ai obtenu sinon mes parents pourraient pas payer une telle école. Je me suis même fais engueuler… si je remonte pas mes notes je vais me faire virer je crois…

Alors, c'était vrai que ses notes n'étaient pas fameuses. S'il sortait et faisait l'école buissonnière toute la semaine, normal que ses notes n'approchent pas la moyenne.

-Tu en penses quoi ? Ca te dirait ?

Tsubaki tourna la tête pour le regarder car il lui fit un clin d'oeil.

-Je t’apprendrai toutes les cachettes secrètes et les bonnes combines pour sécher les cours sans te faire pincer !
-Si c'est pour sécher les cours... je viens pas...

Elle s'allongea à nouveau sur le côté et sortit sa main pour lui montrer son petit doigt.

-En plus... senpai a dit qu'il serait sérieux maintenant...

Elle savait qu'il disait tout cela pour la taquiner mais elle ne pouvait pas s'empêcher de faire de même en retour. Surtout que, maintenant qu'elle y faisait attention, c'était bien la première fois qu'ils avaient une conversation aussi légère. Habituellement, Shuuzo était ronchon, grincheux ( et simplet ) et n'écoutait pas tout ce qu'elle disait ou répondait souvent.

Elle ramena finalement sa main sous la couette sans pour autant se détourner de lui.

-D'ailleurs, senpai sait... ? Quand on fait la promesse du petit doigt.. celui qui brise cette promesse... devra se couper le petit doigt, expliqua-t-elle finalement.

Elle ferma les yeux et fredonna doucement.

-Uso tsuitara, hari sen bon nomasu, yubikitta...( si je mens, j'avalerai 1000 épines, et me couperai le doigt )

Elle ouvrit à nouveau les yeux et le fixa, attendant sa réaction.

-Alors, senpai doit tenir sa promesse, conclut-elle en levant le bras, tous ses doigts repliés sauf l'auriculaire qu'elle plia et déplia.



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   28.01.16 22:37

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki



Il avait beau faire ce qu’il voulait les faits étaient là : Shuzo Nijimura était un enfant. Un enfant de douze ans qui se plaisait à chercher sa place dans la cours des grands. C’est vrai que Shuzo avait toujours apprécié la compagnie de personnes plus âgées. Les gosses de son âges lui paraissaient tellement stupides avec les dessins animés, leurs jeux vidéos, leur manga… tout ça, ça ne l’interessait pas ! Pire, il ne voulait pas en entendre parler ! Il se souvenait encore qu’une fois il avait tagué à la bombe fluo, un arrêt de bus qui comportait de la publicité pour une série manga dont son père était le responsable de l’auteur. Cette information aurait pu émoustiller n’importe quel otaku mais Nijimura s’en battait les steaks royalement ! Un mangaka qu’est-ce que c’est ? Un mec payé à faire des dessins toute la journée ? Un abrutit qui gâche sa vie en bossant comme un forcené… voilà ! Rien de plus !

Shuzo avait beau fumer, il avait beau voler… il n’en demeurait pas moins qu’un gamin. Tout ça, ce n’était que de la poudre aux yeux. Un moyen stupide comme un autre pour attirer l’attention. Que ce soit celle de ses parents ou celles des autres. Oh ! Si vous veniez à lui dire tout ça il aurait sans doute réfuté en bloc mais pourtant la vérité était bien là. Shuzo était un enfant en manque d’attention. Un enfant en chercher permanente d’affection….

Dans son malheur il pouvait encore s’estimer heureux d’être tombé sur une bande de copains qui le respectaient et qui ne profitaient pas de son jeune âge et de son côté influençable pour lui faire faire n’importe quoi. Non…. Les garçons de sa bande étaient des chics types. Leur casier judiciaire pouvait être plein à ras bord cela ne changeait rien à leur façon d’être avec lui.

Il pouvait se féliciter aussi d’avoir rencontré Tsubaki. C’est vrai que Shuzo n’avait jamais montré un réel entrain à pratiquer les arts martiaux. Il aimait le karaté mais simplement pour opposer une résistance à son père, il prenait un malin plaisir à de plus aller au cours. Mais lorsqu’il venait, le sourire qui arborait son visage ne pouvait pas mentir. Nijimura aimait ça ! Et il était plutôt doué en plus.... Il n’obtiendrait jamais le niveau de Kumako mais il gardait en tête l’objectif qu’il s’était fixé : gagner contre elle. Dans un an, cinq ans ou quinze ans ! Il y arriverait !

La jeune fille venait justement de prendre place dans le lit juste à côté du futon où Shuzo s’était installé. Maintenant qu’il y réfléchissait vraiment, c’est la première fois qu’il découchait pour dormir chez une amie comme le faisait sans doute souvent les autres enfants de son âge. Il lui été déjà arrivé de fuguer et de ne pas rentrer dormir chez lui… Mais en général cela était consécutif à une dispute avec l’un de ses parents. Or, cette fois, cela n’était rien à voir. Malgré ce qu’ils avaient vécu un pu plus tôt, Nijimura caressait l’illusion d’être un enfant… normal. Et pour la toute première fois, cela ne lui paraissait pas si désagréable

Il s’était mis à lui faire la conversation spontanément. Il lui parlait du choix de son futur collège. Teiko… Shuzo n’avait pas spécialement choisit d’aller là-bas. Lorsqu’il avait réussi à obtenir des bourses d’étude lui permettant d’y accéder, ses parents l’avait inscrit sans lui demander quoique ce soit ! Il n’avait pas eu le choix. Ils avaient décrété que c’était le meilleur pour lui et qu’il irait donc là-bas. Point barre !

Grrr ! Qu’il avait horreur quand ses parents faisaient ça ! Il, il s’en foutait pas mal de Teiko ! Il aurait préféré aller au collège de son quartier avec ses copains de primaire et pas dans ce collège de bourge qui coute la peau des fesses et où il n’y a que des fils à papa !

Il avait toutefois révisé son jugement dès qu’il avait mis un pied dans le club de basket. C’était…. Parfait. Un coach organisé, une équipe bien rodée, des entrainements strictes… presque professionnels. L’équipe était forte et Shuzo n’avait pas eu de soucis à s’intégrer. Son potentiel et ses qualités de jeu furent rapidement remarqués par le coach qui le hissa dans le groupe A en quelques semaines à peine. Fait rarissime.

-Si c'est pour sécher les cours... je viens pas...


Olalaaaaa Kumako était toujours si… sérieuse. Elle ne souriait presque jamais et il se demandait s’il avait déjà eu l’occasion de l’entendre rire. A la réflexion… non… Dommage, il était persuadé qu’elle serait encore plus mignonne avec un sourire sur son visage rond et adorable.

-En plus... senpai a dit qu'il serait sérieux maintenant...

Evidement qu’il n’allait pas sécher les cours et qu’il allait être exemplaire maintenant. Il venait de le lui promettre alors il n’allait pas piétiner cette bonne résolution qu’il venait tout juste de prendre. Il voulait s’y tenait. Il ne voulait plus jamais revivre une journée comme celle-là. En encore il s’estimait chanceux dans son malheur

Que serait-il advenu si Shuzo s’était introduit dans la grosse propriété des médecins pour laquelle il avait hésité avant de se rabattre chez les Kumako ? Est-ce qu’il se serait fait prendre ? Est-ce qu’on l’aurait conduit jusqu’au poste de police ?

S’il avait trouvé l’argent, est ce qu’il l’aurait donné au mec de la bande ? Quelle garantie avait-il que ce mec ne le ferait pas chanter par la suite ou ne le tabasserait pas à nouveau juste pour le plaisir ?

Jusqu’au aurait pu aller l’escalade délinquante de Nijimura ? Il y avait des domaines auxquels il n’avait encore jamais touché. Le trafic d’arme, de drogue… tout ça, il ne voulait pas. Ce n’était pas manque d’entendre parfois les gars de la bande en parler pourtant…. Peut-être que s’il ne s’arrêtait pas avant il aurait fini comme eut : à 20 ans, sans travail, marginaux et déjà quelques années de taule au compteur…

Finalement il avait peut-être bien fait de voler cette moto…. Il avait peut-être bien fait de venir cambrioler les Kumako… Il se prenait la dure réalité en pleine face et il comprenait qu’il devait stopper impérativement ses agissements avant que cela ne l’entraine bien trop loin

« Je plaisantais…. Je t’ai dit que je serai sérieux ! Je ne suis pas stupide tu sais…même si je suis blond ! C’est pas naturel de toute façon ! »


Comme si elle ne l’avait pas écouté elle continua sur sa lancée comme pour le dissuader de vouloir sécher. Shuzo s’allongea sur le côté, il se redressa un peu et s’accouda sur le matelas, laissant sa tête reposer dans sa main

-D'ailleurs, senpai sait... ? Quand on fait la promesse du petit doigt.. celui qui brise cette promesse... devra se couper le petit doigt,


Le regard de Shuzo s’élargie et il retomba allongé sur le dos en tendant la main avec laquelle il avait fait cette promesse à la jeune fille. Il regardait ses doigts avec une lueur de panique dans le regard

« Tu déconnes !? Et non hein ! Je veux pas qu’on me coupe un doigt, même le petit, j’en ai besoin pour jouer au basket moi !!! »

-Uso tsuitara, hari sen bon nomasu, yubikitta...( si je mens, j'avalerai 1000 épines, et me couperai le doigt ). Alors, senpai doit tenir sa promesse,


Shuzo déglutit difficilement avant de ranger ses mains sous la couette cherchant à les garder loin de la portée de Kumako. Il tourna la tête vers elle en fronçant les sourcils légèrement

« Arrête ! Tu me fais flipper ! »

Le jeune garçon tourna la tête sur le côté et il lui sourit. C’était étonnant de discuter comme ça avec Kumako. Il se rendait compte qu’il avait beau la fréquenter depuis quelque temps maintenant, il ne savait pas beaucoup de chose d’elle… Elle n’était pas le genre de personne à beaucoup se mettre en avant et son côté un peu timide suffisait souvent à l’enfermer dans un silence qu’elle ne brisait qu’en de rares occasions

« Je suis sérieux tu sais… pour Teiko… Je me dis… que ça serait super d’avoir une amie telle que toi là-bas…. »

Shuzo se passa la main sur le visage

« Je te montrerait peut-être pas comment sécher les cours… mais … tu pourrais venir me voir au basket…Peut être que ça te donnera envie de jouer toi aussi… enfin je dis ça… si ça se trouve tu joues déjà… »


Il tourna la tête vers elle et ancra ses yeux gris aux siens

« Je dis ça… parce que j’ai vu les trophées dans la vitrine du salon quand tu étais au téléphone… ta mère était basketteuse si j’ai bien lu le nom. C’est ça ? Franchement c’est la classe si ça se trouve elle pourrait t’apprendre des tas de techniques ! »



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   30.01.16 12:27

The secret side of me


with nijimura shuuzo

Malgré sa nature calme et silencieuse, Tsubaki aimait bien taquiner les gens. Surtout ceux dont la réaction étaient prévisibles. Comme Nijimura par exemple. Même s'il se donnait des airs de gros dur, il avait tout de même un côté petite nature qu'il cachait comme il le pouvait. Ô, bien sûr, elle ne l'avait jamais vu faire la mijorée mais elle sentait qu'il pouvait être ainsi. C'était, sans le savoir à l'instant, un début de sadisme aux allures innocentes. Comme quoi, l'habit ne faisait pas la moine.

Alors, quand elle lui avait parlé de cette histoire de se couper le petit doigt s'il brisait sa promesse, la réaction ne se fit pas attendre et ne fut pas du tout surprenante.

-Arrête ! Tu me fais flipper !

C'était un peu le but mais elle se garda bien de le dire à voix haute. Qui sait, il essayerait sans doute de se venger par la suite. Mais il se calma bien vite au final et reprit un ton un peu plus sérieux.

-Je suis sérieux tu sais… pour Teiko… Je me dis… que ça serait super d’avoir une amie telle que toi là-bas… Je te montrerait peut-être pas comment sécher les cours… mais … tu pourrais venir me voir au basket…Peut être que ça te donnera envie de jouer toi aussi… enfin je dis ça… si ça se trouve tu joues déjà…

Oui, elle y jouait déjà avec Kuroko et Ogiwara après l'école, lorsqu'ils avaient fini leurs devoirs. Le parc qui était à cinq minutes à pied étaient leurs terrains de jeu : aussi bien le terrain de basket que les installations comme la cage à poule ou les balançoires, ou même le tunnel qui servait de cachette secrète. C'était leur zone, la base du trio en quelque sorte. C'était d'ailleurs sur ce même terrain qu'ils avaient fait la connaissance de Shigehiro. Ils s'étaient approchés des deux bambins et leur demanda s'il pouvait se joindre à eux. Tsubaki et Tetsuya n'avaient aucunes raisons de refuser et c'est ainsi qu'ils formèrent un trio inséparable. D'ailleurs, ils avaient prévu d'aller à la piscine pendant les vacances d'été parce qu'il allait bientôt faire chaud et ils devaient songer également à changer leurs ballons de basket dont le cuir se faisait de plus en plus en lisse à force d'être utilisé sur les terrains extérieurs.

La rosette savait que Nijimura pratiquait du basket et pourtant... elle ne lui en avait jamais parlé, qu'elle en faisait aussi... Que sa mère avait été membre de l'équipe nationale féminine du Japon... En fait... Tsubaki n'avait jamais raconté rien d'elle à Shuuzo. Et maintenant, elle se demandait bien pourquoi ? Bien sûr, elle n'était pas du genre à étaler sa vie et à embêter les autres avec ses soucis. Elle préférait être une oreille attentive pour les autres, plutôt que déverser son malheur sur autrui. Sans doute pour se donner meilleure conscience...

Les seules personnes qui savaient réellement des choses sur elle étaient Tetsuya et Shigehiro. Elle les considérait comme des amis, des frères même. Mais qu'en était-il de Nijimura ? Il était ami, c'est sûr. Mais les amis, on devait avoir confiance en eux alors... pourquoi est-ce qu'elle ne lui avait jamais rien dit jusqu'à présent ? Et l'excuse « parce qu'il n'a jamais rien demandé » ne comptait pas vraiment...

-Je dis ça… parce que j’ai vu les trophées dans la vitrine du salon quand tu étais au téléphone… ta mère était basketteuse si j’ai bien lu le nom. C’est ça ? Franchement c’est la classe si ça se trouve elle pourrait t’apprendre des tas de techniques !

Lorsque sa mère le pouvait, elle venait voir les deux amis d'enfance et leur donnait quelques conseils. Si pour la fille Kumako, le dribble passait crème, Kuroko avait eu de réels difficultés... Aujourd'hui encore, il avait du mal ! Et Kumako Aya – dite Choko Aya avant son mariage – avait fait de son mieux et les encourageait. Il était certain que sa fille avait hérité de ses talents et de son amour du basket. Même si Tetsuya n'était pas aussi doué que son ami d'enfance mais il aimait tout autant ce sport.

Tsubaki le regarda quelques secondes puis s'allongea sur le flanc se tournant face au mur, faisant en sorte que Nijimura ne voit pas son visage.

-J'en joue... avec deux garçons du quartier, expliqua-t-elle finalement. Maman a pas vraiment le temps de m'apprendre des techniques... juste les bases... jusqu'à présent...

Elle attrapa une peluche en forme de lapin de couleur blanc et joua avec le bout de ses oreilles.

-Pour Teiko... Je verrai...

Elle ne pouvait pas lui promettre qu'elle intègrera ce collège. Mais peut-être en parlerait-elle à Tetsuya. D'ailleurs, c'était bientôt les journées portes ouvertes pour tous les élèves de sixième année en école primaires. Ils iraient visiter bon nombre de collège pour faire le choix avant le début du prochain semestre. Peut-être visiteront-ils Teiko à ce moment-là...

Tsubaki ne put s'empêcher de bailler.

-On devrait dormir...

Elle se releva légèrement et prit une télécommande qui était liée aux lumières de sa chambre qui diminuèrent petit à petit après qu'elle ait appuyé sur un bouton.

-Bonne nuit, senpai...



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   31.01.16 10:45

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki



Non vraiment Shuzo ne voulait pas qu’on lui coupe le petit doigt ! Déjà parce que ça devait faire affreusement mal mais aussi parce qu’il en avait besoin. Si plusieurs personnes pouvaient penser que de tous les doigts de la main c’était le moins utile, Shuzo, lui, ne partageait pas cet avis. Le petit doigt permettait une meilleure tenue du ballon et une meilleure stabilité de celui-ci dans les passes et les shootes !

Et puis non quoi ! Il n’était tout simplement pas envisageable qu’on lui coupe l’auriculaire pour une promesse qu’il aurait faite et pas tenue. De toute façon, même sans menace de doigt coupé, il avait prévu de tout mettre en œuvre pour la tenir. A commencer par aller se faire teindre les cheveux en brun pour retrouver sa couleur naturelle dès le lendemain. Rien à voir avec le fait que Kumako lui dise qu’il était moche ! C’était simplement une volonté pour cesser d’être… provocant. Ce qu’il avait toujours voulu jusqu’à présent.

Maintenant qu’il réfléchissait à sa relation avec Kumako, il n’aurait pas été capable de la définir correctement. Elle n’était pas une amie, pas une confidente…. Elle était juste une personne avec qui il faisait du karaté. C’est du moins comme cela qu’il l’avait vu jusqu’à aujourd’hui. Si il ne savait pas grand chose d’elle, la rosette ne pouvait pas se vanter d’en savoir beaucoup plus sur lui non plus. Tout juste était-elle au courant de la crise familiale qui ébranlait la famille Nijimura en raison du comportement déviant du fils ainé.

Et puis finalement elle avait été témoin de cette tentative de vol… elle l’avait vu au plus mal de son être et de sa personnalité. Il n’était pas fier… Mais cela lui avait permis de se confier un petit peu à elle comme s’il avait voulu décharger une partie du poids du fardeau qui écrasait ses frêles épaules. Depuis qu’elle l’avait aidé, Shuzo se sentait mieux. Plus serein dans sa tète. Plus déterminé. Il avait un regard dépoussiéré sur ce que devait être son avenir et la sens qu’il souhaitait lui donnée. Il voulait se raccrocher aux choses qu’il adorait pour réussir à passer outre sa colère, son incompréhension, sa jalousie….

Les choses qu’il aimait… Les gars de sa bande. Na-chan et ses pâtisseries. Le karaté. Le basket…. Oui… Dieu ce qu’il aimait ça le basket ! Courir sur le parquet, sentir la balle rebondir sans la paume de sa main pour la voir ensuite traverser le filer… Quand Shuzo jouait il était… bien. Il était heureux. Il ne pensait à rien d’autre, son esprit était déjà suffisamment accaparé par la stratégie qu’il devait mettre en place durant le match. Shuzo était heureux…. Et particulièrement quand l’un de ses parents réussissaient à dégager un peu de son temps pour venir assister aux matchs de Teiko. Il se sentait fier et radieux. Il avait beau s’époumoner à répéter que c’était naze, que c’était la honte, d’avoir papa, maman, frère et sœur dans les gradins… la vérité était toute autre. C’est lorsqu’ils étaient là que Nijimura se donnait encore plus à fond. Saeko et Naoki donnaient souvent de la voix pour encourager leur « nii-san » et ce dernier, bien que bourgeonnant, était réellement content de pouvoir leur montrer ce dont il était capable dans cette équipe constituée exclusivement de joueurs plus âgés que lui.

Le basket…. Si on aurait demandé à Nijimura quelle était la passion, il aurait répondu ça sans l’ombres d’une hésitation. Alors oui, il avouait avoir été impressionné de voir tous les trophées dans la vitrine du salon des Kumako. Il était admiratif et il se prenait à rêver posséder pareille étagère dans son futur chez soi…. Un peu frimeur peut-être ? Non…. Surtout rêveur en fait.

-J'en joue... avec deux garçons du quartier. Maman a pas vraiment le temps de m'apprendre des techniques... juste les bases... jusqu'à présent...

Oh ?

Voilà une information que le garçons ignorait. La belle rosette s’était tournée sur le côté et il ne pouvait maintenant voire plus que son dos. Elle jouait au basket ! C’était chouette. Ça leur faisait un nouveau point commun ! Shuzo se demandait toutefois si elle était aussi douée sur un parquet que sur un tatami… Il espérait que non ! Pour une fois, son orgueil et son égo auraient aimé avoir le dessus. Si elle avait toujours était sa « professeur » de karaté, il aurait aimé à son tour pouvoir lui apprendre des choses et l’aider à se perfectionner.

Ca… Ça c’était le rêve de Nijimura ! Il ne l’aurait pas avoué à haute voix à n’importe qui bien sure et il n’y avait d’ailleurs que Na-chan qui était au courant. C’était leur rêve à eux deux d’ailleurs. Leur projet pour l’avenir. Ils voulaient s’occuper d’une équipe de basket ensemble. Former des jeunes et atteindre le niveau national ! La New Dream Team avait-il dit à Hideaki. Lui aux commandes des entrainements et elle à la logistique et au management. Leur rêve était parfait ! Plein d’idéaux, plein d’envie, plein d’innocence aussi…

Shuzo se redressa dans son lit. Il se mit assis en repliant ses jambes sous ses fesses pour avoir une meilleure vue de son amie qui était allongée

« C’est vrai ça ? Tu joues au basket ! Hey ! Dis ! Kumako ! Tu voudrais pas qu’on joue ensemble un jour ! Avec tes copains si tu veux ! Ca serait amusant hein ! Pis si ta mère a pas le temps, moi je veux bien t’apprendre des trucs ! Tu sais… j’ai plutôt un niveau pas mauvais ! Je fais partie de l’équipe A de mon collège… même si je suis pas encore dans le cinq majeur»


Voilà.. Shuzo était lancé. Dés qu’on lui parlait de quelque chose qu’il aimait, il pouvait rapidement se mettre à parler encore et encore et encore…. Il ne savait pas si la rosette partageait son enthousiasme à l’idée de faire quelques passes ensembles mais lui, en tout cas, en aurait été particulièrement ravi

Il posa sa main sur le bras de Tsubaki qu’il remua un peu pour attirer son attention. Il lui adressa un sourire sincère et …, avouons-le, encore un peu enfantin. Ses yeux pétillaient d’une malice et d’une joie de vivre qu’il n’était pas commun d’apercevoir dans le regard de Shuzo Nijimura, rebelle des bacs à sable…

« Alors tu en penses quoi ? Tu veux bien que je joue un jour avec vous ? J’apporterai mon ballon ! C’est un Spalding NBA ! Je l’ai eu pour mon anniversaire l’année dernière ! »

Un ballon…. Et une paire de baskets toute neuve. Ses parents l’avaient gâté et Shuzo avait été heureux de recevoir ces cadeaux là. C’était les cadeaux qui lui avaient fait le plus plaisir d’aussi loin que remontaient ses souvenirs. Il avait embrassé ses parents, créant ainsi une parenthèse dans leurs problèmes relationnels, et il avait couru dehors pour tester sa nouvelle balle toute fraichement gonflée. Les baskets ? Ha non ! Jamais dehors ! Il les gardait propres pour le parquet !

Finalement il retomba allongé sur son lit. Kumako lui expliqua qu’elle réfléchirait pour son inscription à Teiko mais que pour l’heure il était temps de dormir. Mais il n’était pas fatigué… Il ne cessait de penser encore et encore à cette journée. Elle avait été si mouvementée….

Il venait de parler de son anniversaire…. Shuzo était cancer, née début juillet. Il ne savait plus le jour exact de l’anniversaire de Kumako mais il savait qu’elle était de la fin du mois de juin. Cela n’allait donc pas tarder… Tout comme les vacances d’été.

« Dis…. Kumako…. »

La chambre était plongée dans le noir et il ne pouvait pas la voir. Sa voix venait de briser le silence une nouvelle fois. Les yeux grands ouverts sur les ténèbres qui l’entouraient, Shuzo continuait de parler d’une voix douce, chuchotant comme s’il ne devait pas réveiller les parents dans la pièce à coté

« Dis… c’est bientôt ton anniversaire non ? Moi le mien c’est le 10 juillet…. »


Il se tourna sur le côté et remonta sa couette jusqu’au-dessus de ses épaules. Bien qu’étant en été, il avait un petit peu froid avec un maillot à manches courtes sur le corps

« Tu voudrais pas qu’on fasse un truc ensemble pour fêter nos anniversaires ? Tu sais… On se voit que pour le karaté… moi… moi je pense que ça serait bien qu’on devienne amis… Pas toi ? »


Un petit silence retomba entre eux. Lui répondrait-elle qu’ils étaient déjà amis ? Ce n’était pas réellement ça de l’amitié. C’était quoi d’ailleurs ? Difficile à définir exactement… Shuzo tenait à elle mais elle était tellement distante et secrète que cela créait inévitablement une barrière entre eux. Le genre de barrière qui est immanquablement un frein à l’amitié. De son coté, Shuzo était en tors également. Il était comme l’air… il était insaisissable. Dès qu’elle avait cherché à se rapprocher un petit peu de lui, il s’en était allé comme effrayé par la perspective d’un attachement possible. Sauvage… Imprévisible… Shuzo n’était pas quelqu’un qu’il était facile d’apprivoiser.

« Tu en penses quoi ? Moi… Moi ça me ferait plaisir qu’on soit amis. On pourrait peut être se voir un peu plus en dehors des cours de karaté… enfin je t’oblige à rien hein.. C’est une.. une proposition comme ça »


Il ferma les yeux et attendit sa réaction.



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   31.01.16 20:07

The secret side of me


with nijimura shuuzo

Ayant tourné le dos à Nijimura, Tsubaki fixait simplement le mur peint d'un rose pastel. Sa chambre était spacieuse pour une petite fille de son âge mais ses parents l'avaient fait dans ses mesures pour qu'elle ne se sente pas trop à l'étroit, lorsqu'elle sera adolescente. Pratiquement décorée de rose et de blanc, dans un coin de la pièce se trouvait une bonne vingtaine de peluche qui étaient organisées autour d'une peluche lapin aux dimensions mesurées. On le lui avait offert alors qu'elle n'avait que six ans. Si au début, elle dormait avec, désormais il n'était qu'une décoration. Enfin presque. De temps en temps, elle venait se poser contre cette énorme lapin pour lire – enfin, c'était surtout Tetsuya qui s'y posait pour lire. D'ailleurs, ce dernier aussi était fan de lapin, tout comme elle. Celle qu'elle avait près de son oreiller était un cadeau du bleuté.

Tout était pratiquement féminin dans sa chambre. Du moins, au premier coup, c'est ce qu'on le pouvait penser. Il lui suffisait de baisser un peu les yeux et de voir le ballon de basket qui attendait sagement dans un coin pour qu'on joue avec lui. Si on ouvrait son armoire en bois blanc, on pouvait apercevoir des baskets de sport rangées soigneusement à côtés de ses ballerines noires vernies. Shorts et veste à capuches cohabitaient dans une autre section de l'armoire. L'habit ne fait pas le moine comme on le disait si bien. Ce n'était pas parce qu'elle avait l'air d'une petite fille exemplaire qu'elle ne pratiquait pas le sport. Elle en pratiquait même plusieurs !

Judo, Karaté, Aikido, Kendon Juji-tsu et bien d'autres... Et le basket... Son grand-père se retomberait dans sa tombe – enfin dans ses cendres – s'il savait que sa petite-fille plaçait le basket bien au-dessus des arts martiaux qu'il s'était évertué à lui inculquer. Contrairement aux arts martiaux, Tsubaki n'était pas seule. Elle ne se battait pas. Elle jouait. Et juste avec ça... Elle était heureuse. Elle n'avait pas de réelles ambitions dans ce sport, mais elle admirait beaucoup sa mère pour avoir fait ce qu'elle avait : choisir le basket plutôt que le kendo. Sa passion pour ce sport était tellement forte que ses grands-parents maternels finirent par renoncer à la ramener à la raison et – d'après sa mère – ils assistaient aux matchs de leur fille. En même temps, lorsqu'on faisait parti de l'équipe nationale, il y avait de quoi être fier.

Alors, si on lui demandait si elle aimait le basket, Tsubaki répondrait automatiquement « oui ». Et elle devait aimer autant que ses deux comparses.

-C’est vrai ça ? Tu joues au basket ! Hey ! Dis ! Kumako ! Tu voudrais pas qu’on joue ensemble un jour ! Avec tes copains si tu veux ! Ca serait amusant hein ! Pis si ta mère a pas le temps, moi je veux bien t’apprendre des trucs ! Tu sais… j’ai plutôt un niveau pas mauvais ! Je fais partie de l’équipe A de mon collège… même si je suis pas encore dans le cinq majeur.

La rosette n'en croyait pas trop ses oreilles mais ne se retourna pas pour autant. C'était bien la première fois qu'elle entendait Nijimura parler avec autant d'enthousiasme. Même le karaté – en fait, il ne parlait pas vraiment de karaté. Cette intonation lui rappelait presque Shigehiro lorsqu'il s'émerveillait devant un match de basket de la NBA. D'ailleurs Shuuzo voulait le rencontrer. Et pas de doute qu'ils allaient s'entendre. Au début, habituée au calme de Tetsuya, l'énergie et la vitalité d'Ogiwara avait été quelques peu troublantes mais elle s'y était fait et trouva cela plutôt rafraîchissant.

Et il voulait lui apprendre des trucs. Les rôles s'inverseraient. Tsubaki n'était pas une néophyte mais elle ne serait pas contre qu'on lui apprenne quelques trucs supplémentaires, comme il le disait si bien. Mais elle n'eut pas le temps de répondre qu'il vint la secouer par le bras, comme pour s'assurer qu'elle l'écoutait bel et bien ou qu'elle ne se soit endormi.

-Alors tu en penses quoi ? Tu veux bien que je joue un jour avec vous ? J’apporterai mon ballon ! C’est un Spalding NBA ! Je l’ai eu pour mon anniversaire l’année dernière !

Un Spalding NBA. Un ballon pour les pros. Ce n'était pas un peu trop grand pour ses mains ?

-J'essayerai de leur en parler... Il faut dormir maintenant...

Une fois la lumière éteinte, les paupières de Tsubaki se firent peu à peu plus lourdes et elle se sentit légèrement partir dans le royaume des songes. Le trop plein d'émotions l'avait réellement épuisé pour qu'elle s'endor-

-Dis…. Kumako…

Quoi encore ? La rosette faillit bien le dire à haute voix, ça. Plongés dans le noir, la voix de Nijimura l'avait ramené brutalement à la réalité. Il était vraiment bavard ce soir. Elle ne bougea cependant pas de sa position, fixant toujours le mur de sa chambre, attendant la suite de ses paroles.

-Dis… c’est bientôt ton anniversaire non ? Moi le mien c’est le 10 juillet…

Son anniversaire... Pourquoi est-ce qu'il parlait d'anniversaire tout d'un coup ? Elle ne comprenait pas pourquoi il passait du coq à l'âne comme ça et répondit machinalement :

-Le 25 juin...
Tu voudrais pas qu’on fasse un truc ensemble pour fêter nos anniversaires ? Tu sais… On se voit que pour le karaté… moi… moi je pense que ça serait bien qu’on devienne amis… Pas toi ?

Une fête d'anniversaire... pour eux deux ? C'était nouveau ça. Lui qui s'évertuait à la fuir comme la peste il y a encore quelques semaines. Il avait drastiquement changé en quelques heures. Quand on voit une personne brisée le genou d'une autre sans aucune difficulté... Surtout que ladite personne est son professeur... On se range rapidement dans les rangs !

-Tu en penses quoi ? Moi… Moi ça me ferait plaisir qu'on soit amis. On pourrait peut être se voir un peu plus en dehors des cours de karaté… enfin je t’oblige à rien hein.. C’est une.. une proposition comme ça.

Amis... Juste cette phrase lui confirmait que Shuuzo ne l'avait jamais vu comme une amie jusqu'à présent. Juste une enquiquineuse qui écoutait les adultes. C'était peut-être pour ça qu'il se révoltait tant contre elle. La rosette en eut un pincement au cœur, ses doigts serrant brièvement les draps qui la couvraient. Bah, au moins, il essayait de rattraper en voulant être... ami.

-D'accord...

Sa réponse pouvait donner l'impression qu'elle s'en fichait, qu'elle acceptait uniquement pour qu'il l'arrête de l'embêter. Hmm... peut-être un peu. Mais elle ne s'arrêta pas là.

-Enfin... si senpai a le temps... Parce qu'il doit remonter ses notes... Et avec toutes les absences que senpai a accumulées... ça sera difficile de sortir... pendant des semaines... voir des mois...

Quand on faisait l'école buissonnière, on ratait pas mal de leçons et cours. Et si elle avait bien comprit, Shuuzo avait plus fréquenté l'école buissonnière que le collège Teiko. Surtout que là-bas, le niveau était tout de même élevé. Anticipant une remarque de sa part, avant même qu'il n'ouvre la bouche, Tsubaki s'empara d'un oreiller et le lui envoya en pleine figure, lui rabattant le caquet.

-Maintenant, on dort.

Elle s'installa à nouveau dans son lit mais en rajouta une couche tout de même.

-Si senpai ouvre encore la bouche... il va dormir avec les carpes koï du dojo... Et je ne plaisante pas. 



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   01.02.16 9:47

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki



Certains diront que Nijimura n’était pas quelqu’un de très volubile et d’autres diront qu’au contraire, il pouvait se mettre à parler beaucoup quand il était lancé. Tout était une question d’intéressement. Le jeune garçon n’ouvrirait pas la bouche quand le sujet de conversation ne venait pas titiller un peu de son intérêt. C’était pourquoi dans son collège, il ne parlait que rarement avec ses camarades de classe. Il n’était d’ailleurs pas du genre à se faire beaucoup d’amis, préférant souvent la compagnie de la solitude. A quoi bon rester avec des gens qui ne sont pas intéressants. Si c’est pour parler de trucs sans intérêt comme les filles, les jeux vidéos, la musique ou la mode… désolé mais Nijimura préférait passer son chemin et rester dans son coin.

En de rares occasions, quelques sujets de conversation venaient gratouiller un peu sa curiosité et éveiller son intérêt. Le basket en était la preuve la plus flagrante. Il suffisait qu’on le lance sur le sujet pour que le gamin aux cheveux décolorés se mette à discuter avec sérieux et passion. Il pouvait rester longuement à évoquer le championnat collégien pour professionnel qu’il se plaisir de suivre à la télé lorsque les matchs avaient la chance d’être retransmis – ce qui n’était pas souvent le cas étant donné le peu de popularité de ce sport qui était loin d’être celui national contrairement au baseball par exemple.

Du coup, Tsubaki avait du être un peu surprise de le voir se montrer soudainement si enthousiaste et bavard. Sans doute que Shuzo n’avait jamais autant prononcé de mots à la suite pour dialoguer avec sa sensei de karaté. Comme quoi il n’était pas qu’un garçon taciturne qui passait son temps à râler ! Il lui arrivait aussi d’être comme tout le monde et capable de tenir une conversation de plus de trois mots.

-J'essayerai de leur en parler... Il faut dormir maintenant...


Hum… bah elle ne semblait pas si enthousiaste que ça. Peut être était-elle tout simplement fatiguée par les événements qui venaient de se passer ? Nijimura, lui, ne l’était pas. Le sommeil paraissait vouloir le fuir comme la peste et il était certain qu’il allait ruminer un sacré moment avant de trouver enfin les bras de Morphée.

Du coup, enfermé dans le noir et allongé sur son futon, il ne pouvait s’empêcher de réfléchir à différentes choses. La première étant la relation avec la rosette à couette qui dormait dans le lit situé à côté. Si on lui avait dit qu’il pioncerait un jour dans la même chambre qu’elle, Shuzo n’en aurait pas cru un mot et se serait même sans doute mit à rire. Et pourtant les faits étaient là ! Il ne savait pas très bien définir leur relation et lorsqu’il lui proposa d’officialiser leur amitié en fêtant ensemble leur anniversaire, la jeune fille lui répondit d’un ton plat qui ne soulevait une fois encore peu d’enthousiasme.

-Enfin... si senpai a le temps... Parce qu'il doit remonter ses notes... Et avec toutes les absences que senpai a accumulées... ça sera difficile de sortir... pendant des semaines... voir des mois...

Hé ???

Le prenait-elle pour un cancre ? Certes il avait souvent séché les cours ces derniers mois et certes il avait aussi pas mal de retard à rattraper mais il n’était pas stupide non plus ! Et puis ce que Kumako ne savait pas c’est qu’il étudiait déjà auprès de Na-chan pour essayer de remonter son niveau. Il n’allait certainement pas s’en vanter devant Kumako mais il avait reçu la visite du Principal du collège qui lui avait lancé un ultimatum : faire remonter sa moyenne ou ne plus avoir le droit de se présenter au club de basket.

Sérieusement, quand il l’avait entendu prononcer ça, Shuzo s’était senti profondément révolté et en colère. C’était du chantage ! Rien de plus ! Et le Principal lui avait répondu en souriant qu’effectivement, le procédé était peut-être critiquable mais qu’il porterait sans doute ses fruits. Il n’y avait pas de meilleur moyen d’obliger Nijimura à étudier. Et même si Shuzo était écœuré et en colère, il ne pouvait pas nier que le Principal avait raison… il avait découvert son talon d’Achille et il en usait pour mettre le garçonnet face à ses responsabilités de collégien. Fais chier !

Shuzo allait répliquer quelque chose mais il n’en eut pas le temps qu’un oreiller moelleux lui atterrit sur la tête pour le faire taire.

-Maintenant, on dort.

Il entendit le froissement des draps qui signifiait qu’elle se remettait en place dans son lit. Shuzo fronça les sourcils et elle reprit

-Si senpai ouvre encore la bouche... il va dormir avec les carpes koï du dojo... Et je ne plaisante pas.


Non, elle ne plaisantait pas et il le savait très bien. Elle était capable de le foutre dehors et de le faire dormir dans le bassin ! Aussi, pour une fois, il décida d’obéir et de garder le silence non sans lâcher un long soupire. Il s’obligea à fermer les yeux et il se roula sur le côté gauche, son coté de prédilection, pour chercher enfin le sommeil. Les blessures sur son corps étaient encore un peu douloureuses. Il se doutait parfaitement qu’elles ne seraient pas parties demain d’un coup de baguette magique et qu’il allait devoir affronter ensuite ses parents pour leur expliquer grosso modo ce qui s’était passé… Il allait se faire engueuler… c’était certain et mérité…..


~~~~~~~~~~~~


Shuzo ne s’était même pas rendu compte qu’il s’était endormi. Le sommeil avait fini par lui tomber dessus pour l’emporter dans les méandres des songes et des rêves. Le lendemain matin, encore tout embrumé qu’il était, il mit un certain temps à reprendre conscience. Il avait bien dormi, trop même… Il ressentait une certaine difficulté à ouvrir ses paupières qui lui paraissaient soudain être faites de plomb. Il se roula sur le dos et frotta ses yeux de ses mains avant de refaire une nouvelle tentative, fructueuse cette fois-ci.

La chambre était encore à moitié baignée dans l’obscurité et il mit un certain temps à se souvenir de l’endroit où il se trouvait. La chambre… le dojo…. Kumako… le gars au genou pété… le vol d’argent… et lui rué de coups allongé par terre. Shuzo était parfaitement éveillé maintenant. Il se redressa assis sur le futon et jeta un coup d’œil à son amie pour voir si elle se trouvait encore dans le lit ou si elle était déjà levée….



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   04.02.16 19:34

The secret side of me

with nijimura shuuzo

Même si Tsubaki n'avait pas l'habitude d'être menaçante, sauf peut-être aujourd'hui, il semblerait qu'elle l'avait été suffisament pour que Nijimura rabatte enfin son caquet. Il était vrai qu'il n'était pas aussi bavard d'habitude et il faudrait en profiter mais là, elle était beaucoup trop fatiguée pour écouter ses jérémiades et complaintes. Il s'était passé beaucoup de choses, autant pour lui que pour elle. Mais le plus gros était à venir. Surtout pour Shuuzo. Demain, inévitablement, il allait devoir retourner chez lui et prendre enfin ses responsabilités.

La rosette ferma les yeux et se sentit partir dans le royaume des songes lentement. Dans la nuit, elle crut entendre le portail s'ouvrir, la voiture qui se gare. Puis des bruits de pas et quelqu'un qui vient déposer un léger baiser sur son front. Mais elle était beaucoup trop somnolente pour l'affirmer avec certitude.

.
.
.

Comme Tsubaki allait bientôt entrer au collège, elle apprenait à se lever tôt toute seule. À commencer par mettre son réveil. Mais comme c'était le week-end, elle pouvait dormir autant qu'elle le voulait. La veille, elle avait du s'endormir aux alentours de 23 heures, alors elle se lèverait sûrement vers neuf heures. Cependant, ce matin fit un peu exception à la règle puisqu'on vint la réveiller doucement. Sa mère secoua doucement son épaule et l'intime de se lever sans faire de bruit. Encore embrumée dans son sommeil, la rosette suivit sa mère, les yeux encore fermés, et réussit à aller dans le sallon, sans se prendre un seul mur. Il fallait dire qu'elle connaissait l'endroit comme sa poche désormais.

Kumako Aya lui demanda d'aller se passer un peu d'eau sur le visage pour la réveiller. Et elle s'exécuta, toujours sans regarder où elle marchait. Elle n'ouvrit les yeux qu'une fois que l'eau fraîche entra en contact avec sa peau. Un peu mieux réveillée, elle se regarda dans la glace et songea qu'un petit coup de brosse dans ses cheveux serait le bienvenue. Une fois ses cheveux bien coiffés, elle rejoint sa mère au salon qui l'attendait pour aller à la boulangerie du quartier. La meilleure boulangerie à ses yeux. Avec ses pains au chocolat et torsades aux pépites de chocolat... Tout ce qui était au chocolat était bon pour Tsubaki de toute façon. C'était son péché mignon après tout.

Les femmes de la famille Kumako quittèrent donc la maison, laissant le père mettre toujours la table. À peine qu'elles ouvrirent la porte de la boutique qu'une délicieuse vint les assaillir. L'estomac de la petite fille se mit immédiatement à gargouiller et comme il n'y avait exceptionnellement personne lorsqu'elles arrivèrent, elles purent directement passer commande.

Croissants au beurre et aux amandes, pains au chocolat, torsadés, brioches au sucre et pleins de viennoiseries en tout genre. Aya et Tsubaki ne repartirent pas les mains vides. Comme il y avait un invité, ce n'était pas le petit déjeuner traditionnel qu'ils mangeaient habituellement et ne connaissant pas réellement les goûts de Nijimura, elles avaient pris de quoi contenter tout le monde.

De retour à la maison, Tsubaki laissa ses sacs sur la table et fila dans sa chambre pour voir si son aîné était réveillé. Et effectivement, il l'était. Elle s'approcha de lui et s'accroupit du futon.

-Senpai... on va prendre le petit-déjeuner bientôt...

Elle le laissa répondre avant de se lever finalement et rejoint la salle à manger où la table était fin prête. Les viennoiseries étant encore chaudes, l'odeur se propageait dans toute la maison. Tsubaki prit sa place et laissa la chaise vide à côté d'elle pour le brun. Juste en face d'eux sont assis ses parents.

-Bonjour, Shuuzo-kun.
-Bonjour, Shuu-chan ! Tu as bien dormi ? Avec Tsubaki, nous sommes allés à la boulangerie pour le petit-déjeuner et comme on ne savait pas trop ce que tu aimais, on a pris pas mal de choses, alors n'hésites pas à te servir, d'accord ?

Contrairement à son mari et à ses enfants, Aya était un véritable rayon de soleil et... un moulin à paroles. Oh bien sûr, ils discutaient beaucoup en famille mais il était évident qui faisait ou lançait une conversation la plupart du temps. La cadette des Kumako avait profité que sa mère parle à son aîné qui venait d'arriver pour remplir son bol de fromage blanc, de céréale muesli et d'un peu de crème de marron ainsi que des fruits. Bien sûr, elle allait manger quelques pains au chocolat mais elle n'allait pas rater son bol fromage-céréale-marron-fruits pour rien au monde !

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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   08.02.16 14:53

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki


Shuzo Nijimura était encore un peu vaseux. L’esprit embrumé de cette nuit trop longue, il avait du mal à resituer les choses. Il lui avait fallu un certain temps avant de réaliser qu’il se trouvait dans la chambre de Tsubaki Kumako, sa camarade et amie. Les souvenirs de la veille lui revenaient sous forme de brides bien qu’il aurait préféré les oublier à jamais. Il n’était pas fier, loin de là…. Il était même carrément honteux de s’être livré à une intrusion par effraction dans le bureau du père de Kumako et d’avoir cherché à y dérober de l’argent.

Assis sur le futon, Shuzo se frotta les yeux de ses poings serrés. Ses cheveux aux mèches blondes étaient davantage hirsutes qu’à l’accoutumé. Les yeux gris du garçonnet étaient un peu rougis par la fatigue. Et aussi d’avoir pleuré la veille, sans doute. Il n’en revenait toujours pas de s’être montré si vulnérable face à elle. Il n’en revenait pas de s’être montré si faible et fragile lui qui passait son temps à proclamer qu’il était quelqu’un de fort que rien ne pouvait atteindre.

Kumako n’était déjà plus dans son lit. Shuzo tendit sa main pour la poser sur les draps mais ceux-ci étaient déjà froids. Cela faisait sans doute un certain temps que la jeune fille avait quitté sa couche en prenant soin de ne pas le réveiller. Son attention était délicate, il lui en était reconnaissant.

Finalement, Shuzo se laissa tomber pour se rallonger sur le dos. Il mit son bras en travers de ses yeux tout en cherchant à grappiller quelques précieuses minutes de sommeil supplémentaires. En réalité, il repoussait surtout l’instant où il serait confronté aux parents de Kumako. Il avait beau avoir confiance en son amie, il n’arrivait pas à se retirer de la tête la possibilité que son père ait découvert la tentative de vol de la veille.

Un bruit de porte se fit entendre mais Shuzo ne bougea pas. Il sentit une présence prendre appuie sur le futon avant que la voix douce de Kumako ne s’adresse à lui.

-Senpai... on va prendre le petit-déjeuner bientôt...

Senpai…. Pourquoi se sentait-elle toujours obligée de l’appeler ainsi ? Il n’était son ainé que d’une seule année et elle lui était supérieure dans bien des domaines autre que le karaté. Bah… Il lui avait déjà demandé un nombre incalculable de fois d’arrêter de l’appeler ainsi et elle n’y avait rien changé. Il n’allait donc pas gaspiller une fois encore sa salive pour une cause perdue d’avance. Il se contenta de grogner un peu

« J’arrive…. »

Il la sentit se relever et quitter la chambre aussi discrètement qu’elle s’y était introduite. Il repoussa les couvertures puis il se mit debout. Hors de question de laisser la chambre en mauvais état. Il n’était pas si mal élevé que ça. Il entreprit donc de défaire les draps qu’il replia comme il put – il n’était pas très doué pour ça- puis il replia ensuite le futon.
Son regard ne s’attarda pas trop sur la chambre de Kumako. Il préféra quitter la pièce pour ne pas faire attendre davantage ses hôtes. Dès qu’il entra dans le couloir, une agréable odeur envahit ses narines. Ça sentait bon le pain chaud comme dans la boulangerie devant laquelle il passait chaque matin pour aller à Teiko. Ça sentait le café chaud aussi…. Ça donnait faim et son estomac, qui émit un grognement, semblait entièrement d’accord avec son esprit affamé malgré la pizza engloutie la veille.

Shuzo entra dans la cuisine avec une certaine appréhension. Il était sur la défensive, se montrant plus réservé et taiseux qu’à son habitude. Pourtant, tout semblait allait à merveille et la famille Kumako l’accueillait comme si ce n’était pas la première fois qu’il passait la nuit ici.

-Bonjour, Shuuzo-kun.
-Bonjour, Shuu-chan ! Tu as bien dormi ? Avec Tsubaki, nous sommes allés à la boulangerie pour le petit-déjeuner et comme on ne savait pas trop ce que tu aimais, on a pris pas mal de choses, alors n'hésites pas à te servir, d'accord ?

Shuzo s’inclina un peu pour les saluer respectueusement

« Bonjour…. Merci beaucoup pour cette nuit… »

Il avança jusqu’à une chaise libre à coté de Kumako sur laquelle il s’assis. La maman de Tsubaki n’avait pas mentit. Sur la table un assortiment impressionnant de viennoiseries attendait patiemment d’être mangé. Shuzo n’en revenait pas. Il savait combien ce genre de choses coutaient cher dans un pays tels que le Japon où ce n’était pas la spécialité nationale. Il était tellement stupéfait qu’il ne savait pas quoi dire ni que choisir.

- Est-ce que tu veux boire quelque chose Shuu-chan ? Un chocolat chaud ? Un Thé ? un jus d’orange peut être ? Sers toi, n’hésite pas !


Shuzo lui fit un petit sourire avant de regarder son amie qui venait de se lever. Elle refit son apparition à côté de lui chargée d’un bol rempli de fromage blanc, de fruit et de céréales.

« Je… Je veux bien un verre de lait froid s’il vous plait… »

La mère de Kumako le regarda avec surprise. Sans doute ne s’attendait-elle pas à ça. Mais Shuzo adorait le lait froid depuis qu’il était tout petit et tant pis si ça faisait gamin et que ça brisait son image de bad boy ! De toute façon, il se l’était promis, il arrêtait dès maintenant les conneries. Loin de lui l’envie de finir avec un doigt en moins !

Un peu hésitant, la main de Shuzo se tendit vers un triangle aux amandes qui était sa viennoiserie préférée. Les Nijimura disposaient d’un budget assez serré pour faire vivre la famille. Il n’y avait que le père, éditeur pour le Jump, qui travaillait. Sa mère, elle, consacrait sa vie à l’éducation des enfants. Du coup, les viennoiseries n’étaient pas le genre de chose qu’on retrouvait souvent sur la table de la famille. Ses parents allaient toutefois en acheter lors des occasions particulières comme les anniversaires ! Pour celui de Naoki, c’était des escargots aux raisins. Pour celui de Saeko des pains au chocolat. Et pour le sien.... Les fameux triangles aux amandes identiques à celui qu’il tenait dans la main.

Assis en face des parents, Kumako installée juste à côté de lui, Shuzo avait l’impression de voir un vrai petit déjeuner en famille. C’était le genre de chose qui n’arrivait que trop peu souvent dans le foyer des Nijimura. Semaine ou week end, son père travaillait durement et la cadence imposée par un magasine aussi prestigieux que le Jump était très soutenue. Du coup, il était rare que son père prenne le déjeuner avec le reste de la famille. Il se contentait souvent d’un café sur le pouce ou d’un bento qu’il engloutirait entre deux visites à ses dessinateurs…

- Et voila pour toi Shuu-chan !

La mère de Kumako déposa un grand verre droit contenant le liquide blanc et froid juste devant lui. Pour une raison singulière, Nijimura se sentait soudain nostalgique et triste. Paradoxalement, il aimait aussi l’atmosphère chaleureux et familial de ce moment en famille… Même si ce n’était pas la sienne.

Les deux mains crispées sur son triangle aux amandes, il croqua dedans pour se donner contenance et éviter des nouvelles larmes de remonter le long de ses yeux. Ça serait vraiment nul de se mettre à chialer comme ça de bon matin devant tout le monde. Ça aurait surtout inquiéter la mère de Tsubaki…

Le triangle aux amandes était bon. Il était délicieux même. Le feuilleté de la pâte beurrée, la crème frangipane épaisse et onctueuse, le croquant des amandes effilées et la douceur du sucre glace…. Tout était parfait…. Et pourtant il avait l’impression qu’il manquait quelque chose. Il releva la tête un moment et regarda autour de lui avant de mordre une nouvelle fois dans son croissant. Oui… Il manquait quelque chose. Il manquait le regard maternel de sa mère, celui, inquiet, de son père. Les piaillements de Naoki et les petits coups de coude de Saeko quand il n’écoutait pas ce qu’elle lui racontait. Il manquait sa famille…. Tous réunis autour d’une corbeille de triangles aux amandes que sa mère aurait acheté spécialement à l’occasion de son anniversaire. Pour la première fois depuis des années, Shuzo avait envie de rentrer chez lui et de se laisser tomber dans les bras de ses parents. Même si, il s’en doutait, il allait devoir s’expliquer et sans doute se prendre la plus grosse engueulade de tous les temps.



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   11.02.16 21:18

The secret side of me

with nijimura shuuzo

Tsubaki, une fois installée à table, plongea sa cuillère dans sa préparation et prit une première cuillère. L'onctuosité du fromage blanc, la croquant des céréales et la légère acidité de la confiture ravissaient les papilles de la petite fille. Depuis sa plus tendre enfance, la jeune Kumako avait des sens développés et celui du goût – qui se développait encore – en était presque exacerbée. Elle pouvait manger de tout pratiquement. Sauf ce qui n'était pas bon pour son palet. Comme le natto par exemple. C'était bien la seule chose qu'elle se refusait à avaler. Et ce n'était pas son père qui allait y réussir. Elle gardait la bouche obstinément fermée, signe évident qu'elle n'avalerait pas cette immondice puante.

-Je… Je veux bien un verre de lait froid s’il vous plait…

Si sa mère avait été surprise au début, sa fille n'avait pas cillé, ni son père d'ailleurs et c'était contenté de continuer à manger. Où était le problème s'il voulait boire du lait froid ? Elle aussi aimait ça ! Surtout si on trempait des cookies dedans ! C'était encore meilleure.

Toujours sans dire un mot, Tsubaki observa la main hésitante du brun qui se dirigeait vers les viennoiseries. Il opta finalement pour celles en forme de triangles : les fameux croissants au beurre et amandes. Sa mère déposa finalement son verre de lait devant Shuuzo et elle lui demanda par la même occasion si elle pouvait avoir la même chose.

À peine avait-elle terminé son bol pour prendre un pain au chocolat qu'elle remarqua la soudaine tristesse dans les yeux de Nijimura. Un peu panique de peur que son père ne le remarque et leur pose des questions. Tsubaki s'empara d'un pain au chocolat.

-Senpai aime bien les croissants ? Je préfère les pains au chocolat, déclara-t-elle en montrant sa viennoiserie. Mais les torsades aux pépites de chocolats sont bonnes aussi...

N'importe qui pouvait le deviner que Tsubaki aimait le chocolat par dessus. Tant qu'il y en avait, elle en mangerait. Que ce soit pour les gâteaux ou les bonbons. Son favori restait les pockys au chocolat mais de temps en temps, elle changeait de parfum. Enfin, quand elle n'avait pas le choix et qu'on lui achetait autre chose que des pockys au chocolat.

-J'aime pas trop les pains aux raisins, continua-t-elle en désignant la pâtisserie en forme de spirale. Les brioches aussi sont bonnes... Surtout avec le sucre qui craque par dessus...

Et elle était lancée. Quand il s'agissait de nourriture, la rosette pouvait devenir très, très bavarde quand elle le souhaitait. Au début, ça avait scotché ses parents sur place lorsqu'elle parla avec un vocabulaire plutôt développé de la cuisson des tonkatsu mais ils avaient vite compris qu'elle trouvait tous ses mots en regardant une émission de cuisine à la télévision. Depuis, on lui apprit à cuisiner des plats simples et basiques et petit à petit, Tsubaki se débrouillait de plus en plus sur des plats plus élaborés.

Si le chocolat était son favori pour les choses sucrées, elle avait également un amour inconsidéré pour le saumon. Cru, fumé ou cuit. Sous toutes ses formes, elle le mangerait. Et pour ce coup-ci, elle ne portait pas le nom Kumako pour rien. Elle lui arrivait d'agir comme tel, volontairement ou pas. Ça pouvait être autant mignon qu'effrayant. Kumako Tora avait eu droit à une démonstration d'un ourson en colère une fois. Sur le coup, ça avait été trop mignon mais plus tard, l'ourson allait devenir ours. Si ce n'était pas déjà fait...

-Et puis... ils servent des bagels salés super... Avec du saumon, de la crème fraîche...

Tora pouffa très brièvement de rire en voyant que sa fille venait de s'étaler sur ses goûts culinaires sans s'en rendre compte et cacha son visage derrière le journal qu'il lisait. Tsubaki se stoppa net en l'entendant et se mit légèrement à rougir, se rendant compte de ce qu'elle venait de faire. Les seules personnes avec qui elle parlait autant étaient Shigehiro et Tetsuya. C'était bien la première fois qu'elle parlait autant à Shuuzo... Etait-ce pour rattraper le coup de la nuit dernière lorsqu'il s'était enthousiasmé en apprenant qu'elle jouait du basket ? Il était vrai qu'elle avait été plutôt évasive sur le sujet... Mais pas sa faute ! Elle était fatiguée après une journée aussi pressante.

-Mais les croissants... je les préfère au chocolat, crut-elle bon d'ajouter pour en finir.

Après son petit monologue, elle croqua enfin dans son pain et mâcha silencieusement, buvant de temps en temps un peu de lait froid. Sa réputation de gloutonne n'était vraiment plus à refaire. Et il n'y avait pas qu'elle qui l'était dans la famille ! Il fallait toujours presque cuisiner pour une dizaine de personnes lorsque toute la famille était réunie. Aya était beaucoup plus réservée et, comme beaucoup de femmes de son âge, elle faisait attention à sa ligne.

Le maître du dojo referma finalement son journal et se leva de table pour rejoindre son lieu de travail. Il s'approcha de sa femme qu'il embrassa sur la joue et ébouriffa les cheveux des deux bambins.

-Soyez sages, vous deux, dit-il à leurs insu.

La rosette se crispa légèrement, se demandant s'il avait deviné qu'ils cachaient quelque chose. Normalement, il n'avait encore rien vu des enregistrements et... il ne les regardait jamais en fait. Et dans le pire des cas... elle endosserait la responsabilité. Sans le dire à Nijimura sinon il allait protester.

-Senpai... va rentrer chez lui après... ? Demanda Tsubaki lorsque sa mère s'éclipsa de la cuisine pour prendre une douche rapide.

Elle aussi avait du travail et ils seraient à nouveau seul à la maison...

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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   13.02.16 9:57

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki



Na-chan avait beau être une excellente pâtissière, il y avait certaines choses qu’elle n’apportait jamais aux garçons de la bande dont Nijimura faisait parti. Les viennoiseries. Ça, elle n’en faisait pas et c’était sans doute en raison de leur difficulté particulière que son amie pâtissière ne s’était pas encore lancée dans leur confection. Mais ce n’était pas spécialement important pour Shuzo. Certes il aimait en mangeait mais il préférait encore quand l’occasion de dévorer croissant, triangle et pain au chocolat restait ponctuel. Ça donnait encore plus d’importance à ces instants précieux.

Son verre de lait devant lui et son triangle aux amandes à demi entamé dans ses mains, Shuzo gardait le regard baissé sur la table de la cuisine des Kumako. C’était peut-être un moyen d’éviter de croiser le regard du père de famille. Qui sait…. Il était peut-être allé dans son bureau et avait vu les vidéos du vol d’argent dont Shuzo s’était rendu coupable. Il attendait peut-être juste le moment opportun pour déballer ça sur le tapis…. Peut-être même que Shuzo serait viré du club de karaté….

-Senpai aime bien les croissants ? Je préfère les pains au chocolat, Mais les torsades aux pépites de chocolats sont bonnes aussi...


Shuzo tourna la tête vers son amie qui tenait dans sa main une cuillère pour manger son bol de céréales et de fruits. Ça n’avait pas l’air mauvais non plus ce qu’elle mangeait là. Mais à choisir, il préférait son verre de lait froid et son triangle qu’il finit d’avaler avant de lui répondre

« C’est très bon oui. Merci beaucoup. Je mange pas souvent des viennoiseries. Chez moi, les petits déjeuners sont plutôt japonais…. Tu sais… du riz, du poisson grillé et de la soupe miso. Quand mon père mange avec nous il y a même du natto. »

Le natto. Des pousses de soja fermentées et dont la texture était gluante et filandreuse. Sans parler de leur odeur si caractéristique. Pourtant, Shuzo, tout comme son père et Naoki, aimait bien en manger tandis que les filles de la famille détestaient ça.

Le jeune garçon hésita un moment à prendre une nouvelle viennoiserie mais son regard croisa celui de Aya Kumako qui l’encouragea par un sourire et un petit signe de tête. Nijimura lui sourit à son tour avant de tendre la main pour prendre une torsade aux pépites de chocolat suivant ainsi les conseils de Tsubaki qui venait de vanter leur délice.

-J'aime pas trop les pains aux raisins, Les brioches aussi sont bonnes... Surtout avec le sucre qui craque par dessus...

Shuzo déchira un bout et s’amusa à défaire la torsade avant d’en couper un bout pour l’avaler. C’était pareil pour les croissants. Il n’en mangeait jamais un en croquant dedans. Il préférait le dérouler complétement avant de s’amuser à le mangeant, gardant précieusement les deux extrémités croquantes – le meilleur selon lui - pour la fin. Une fois sa torsade complétement… détorsadée, il coupa des morceaux avec ses doigts avant de les porter à la bouche. Il se ressuya cette dernière avec une serviette qu’on avait préparé à son attention avant de répondre à la jeune Tsubaki qui était bien volubile ce matin. C’était d’ailleurs la première fois qu’il la voyait si enthousiaste et bavarde ! Il lui découvrait un nouveau trait de caractère jusqu’alors insoupçonné.

« Les escargots aux raisins… C’est ce que mon petit frère préfère. Pour son anniversaire, ma mère va en acheter pour le petit déjeuner. Quand c’est celui de ma petite sœur, elle achète des pains au chocolat »


Les escargots aux raisins Nijimura aimait les manger en les déroulants complétement. En le voyant faire, Naoki l’avait imité et ne mangeait plus que ses viennoiseries de la même façon. Bien qu’encore jeune, le cadet de la famille prenait son grand frère pour modèle dans bien des domaines. Il voulait faire du basket. Il voulait aller à Teiko. Il voulait faire du karaté. Ça agaçait même souvent Shuzo qui ne supportait pas que Naoki veuille faire tout comme lui. Il n’avait qu’à rester dans les jupons de Maman à se faire dorloter comme il savait si bien le faire. Mais maintenant, en y réfléchissant bien, Nijimura se disait que ce n’était peut-être pas si mal que ça d’être prit pour modèle… Plutôt que de râler constamment sur Naoki, ils auraient pu partager des choses ensemble….

Shuzo bu un peu de son verre de lait et tendit une dernière fois la main vers le panier de viennoiseries. Son choix se porta sur l’un des fameux escargots aux raisins. En rentrant à la maison, si ses parents ne le tuaient pas sur place, il irait faire une partie de basket au terrain public avec Naoki…

-Et puis... ils servent des bagels salés super... Avec du saumon, de la crème fraîche...

Shuzo était en train de dérouler la pâte feuilletée de son escargot et il tourna la tête vers son amie. Elle semblait passionnée par la nourriture ! Et elle paraissait aimait le saumon. Elle avait choisi une pizza avec ce poisson rose dessus hier et vu la façon dont elle parlait de ces fameux bagels, il était évident qu’elle aimait ça. C’était peut-être même son aliment préférait. Quoique…. Le chocolat semblait attirer aussi ses faveurs. Shuzo n’allait pas la brimer pour ça, lui aussi adorait le chocolat !

-Mais les croissants... je les préfère au chocolat,

Parler de nourriture avait au moins eut l’effet bénéfique de chasser la tristesse et la mélancolie de Shuzo. Il était en train de finir de manger son escargot au raisin quand il répondit plein d’entrain à la jeune fille

« Ma mère cuisine un saumon en papillote super bon. Quand elle en fait, ça sent bon les épices dans tout l’appartement. Il faudrait que je puisse t’inviter un jour à manger à la maison pour te le faire gouter. Je suis sûre que tu aimerais ! »

Shuzo avait tourné sa tête vers les parents de Tsubaki, essayant d’y voir une acceptation ou un refus de cette invitation future. Kumako-sama avait relevé les yeux de son journal en faisant un petit signe de tête et la mère de Tsubaki, elle, répondit de son air toujours si enjoué

« Pourquoi pas si cela ne dérange pas tes parents, évidemment »

Shuzo était ravi ! Mise à part Na-chan, ça serait la première fois qu’il pourrait inviter une personne d’extérieure chez lui. Il savait que ses parents de se n’opposeraient jamais à la venue de Tsubaki à la maison. Son père la connaissait vu que c’était lui qui déposait souvent son fils au dojo pour les cours de karaté. Il savait donc qu’elle était une jeune fille sans problème et très bien élevée. Sa mère, elle, verrait d’un bon œil que Shuzo fréquente une amie qui ne faisait pas partie de sa « bande de mauvais garçons » qu’elle estimait peu fréquentable. Elle avait été soulagé lorsqu’il été venu pour la première fois avec Hideaki à l’appartement. Elle avait pu voir une jeune fille polie et de bonnes manières… si seulement sa mère savait qu’Akina aussi faisait partie de la bande qu’elle détestait tant…

Finalement, Kumako-sama replia le journal et il se leva. Il passa sa main sur la tête des Tsubaki et de Shuzo qui fut plus que surpris par ce geste affectueux. Si ça aurait été son père, il aurait grogné avant de repoussa sa main et de pencher la tête sur le côté pour l’esquiver. Mais là… il n’avait pas bougé et il avait même apprécié ce petit témoignage d’affection.

-Soyez sages, vous deux

Shuzo jeta un coup d’œil discret à son amie. Est là un petit mot qui faisait allusion aux méfaits accomplis la veille ? Une façon de leur dire qu’il avait vu les vidéos et qu’il leur déconseillait de recommencer ? Il ne savait pas et il aurait peut-être jamais la réponse. Dans tous les cas, Madame Kumako quitta elle aussi la cuisine pour laisser les deux jeunes enfants ensemble

-Senpai... va rentrer chez lui après... ?

Shuzo finit son verre de lait puis il se leva de sa chaise. Il alla mettre son verre dans le lave-vaisselle qui était ouvert et qui attendait sagement qu’on vienne le remplir. Puis il s’empara d’un sachet en papier kraft qui était plié sur le meuble de la cuisine. Il l’ouvrit et entreprit de remettre doucement les viennoiseries non mangées à l’intérieure afin qu’elle ne durcissent pas au contact de l’air.

« J’imagine que je vais pas devoir tarder à rentrer oui… »

Une fois toutes les viennoiseries dedans il s’appliqua à fermer le sachet correctement avant de regarder Tsubaki.

« Je ne peux pas passer ma journée à continuer de fuir mes parents…. Faudra bien que je rentre à un moment où un autre. »

Il continua de débarrasser un peu la table, rangeant les choses là où il savait qu’était leur place comme la bouteille de lait et le jus d’orange dans le frigo. Pour le reste, il laissa le soin à Tsubaki de les ranger comme il fallait afin de ne pas avoir à fouiller dans les placards.

« Tu veux bien me raccompagner jusque chez moi ? »



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   17.02.16 11:00

The secret side of me

with nijimura shuuzo

Les yeux de Tsubaki s'illuminaient à chaque fois qu'on lui parlait de saumon. Ou lorsqu'elle pensait au saumon. Ou bien quand elle reconnaissait l'odeur du saumon. C'était une grande fan de saumon ! À un tel point qui lui arrivait de piquer en morceau dans l'assiette de son grand frère lorsqu'il ne regardait pas. Enfin, quand son père n'était pas là pour la remarquer. Tora Kumako levait rarement la voix ou la main sur elle mais un simple regard désapprobateur, et un petit rappel à l'ordre à l'appelant par son ordre était largement suffisant pour qu'elle remette le butin de son larcin à sa place. Comme ils étaient une famille aisée, il pouvait se permettre de dépenser mal de sous le budget nourriture. Autant dire que madame Kumako avait eu bien des regards interrogateurs lorsqu'elle allait au supermarché et passait en casse avec au moins deux charriots...

-C’est très bon oui. Merci beaucoup. Je mange pas souvent des viennoiseries. Chez moi, les petits déjeuners sont plutôt japonais…. Tu sais… du riz, du poisson grillé et de la soupe miso. Quand mon père mange avec nous il y a même du natto.

Tsubaki retint une grimace en entendant le mot natto. Parmi tous les membres de sa famille, elle était bien la seule et unique personne qui ne supportait pas ça. Et durant les repas de famille Kumako-Chouko, c'était une véritable torture de devoir ingurgité... ça. Même sa mère en mangeait ! Plus d'une fois, la rosette s'était fait réprimandé pour son refus d'en manger mais son frère aîné la justifiait souvent en insistant que sa cadette avait le palais fin et l'odorat trop développé pour supporter ça.

La fillette continua de parler encore peu, jusqu'à ce que Nijimura propose qu'elle vienne chez lui pour goûter le saumon en papillote de Madame Nijimura. Tsubaki n'en avait jamais mangé mais rien qu'à l'entente du nom, ça devait être succulent. Les deux enfants braquèrent leurs regards sur les adultes, qui acceptèrent sans y voir aucun inconvénient. Tsubaki aurait pu sauter de joie mais elle se contenta de balancer joyeusement ses jambes dans le vide et de manger un peu plus, désormais toute contente.

Mais une fois seuls, l'ambiance joyeuse et chaleureuse se refroidit un peu, surtout lorsqu'elle demanda à Shuuzo s'il allait partir. Évidemment qu'il s'en irait. Il ne pouvait pas dormir ici pour toujours. Elle le suivit du regard alors qu'il déposait son verre de lait froid dans la lave-vaisselle et qu'il commençait à ranger les viennoiseries dans un sachet en papier kraft.

-J’imagine que je vais pas devoir tarder à rentrer oui…  Je ne peux pas passer ma journée à continuer de fuir mes parents…. Faudra bien que je rentre à un moment où un autre.

Tsubaki acquiesça et termina de boire son propre verre de lait qu'elle déposa ensuite dans la lave-vaiselle également. Elle débarrassa entièrement la table et finit par passer un coup de chiffon pour retirer les éventuelles miettes.

-Tu veux bien me raccompagner jusque chez moi ?

Le raccompagner jusqu'à chez lui... La jeune Kumako zieuta l'horloge murale de la cuisine en forme de pomme. Il était bientôt 9 heures et à 9 heures, elle devait rencontrer Ogiwara et Kuroko sur le terrain de basket, non loin de là. Si elle l'accompagne, elle sera très en retard et elle n'aimait pas spécialement ça.

Elle ne répondit rien pour l'instant et l'invita à le suivre en lui prenant la main et l'emmenant jusqu'à la porte d'entrée. Elle enfila une paire de ballerines noires, attendit qu'ils enfilent également des chaussures et sortit finalement, rejoignant le petit portail en fer noir.

Il faisait très beau aujourd'hui. C'était un bon signe.

Elle lui lâcha finalement la main et planta son regard pourpre dans ses yeux gris.

-Si senpai veut réellement changer... il devra rentrer seul, expliqua-t-elle finalement, lui montrant qu'elle n'allait pas venir avec lui. J'ai fini ce que j'avais à faire... Maintenant, c'est au tour de senpai... [/color]

Elle plongea ses petites mains dans ses poches, repensant l'espace d'un instant à ce qui s'était passé hier soir.

-Ca va être difficile... mais ça ira beaucoup mieux après...

Elle brisa finalement le contact visuel et regarda ailleurs, sans pour autant fixer un point précis.

-Senpai... n'a plus le droit de fuir... d'accord ?

Elle le regarda et lui adressa un petit sourire avant de reprendre son air stoïque habituel.

-Et je peux pas marcher dans la rue en pyjama et aussi...

Tsubaki pointa du doigt le brun décoloré.

-Senpai ne posera pas un pied dans le dojo tant qu'il aura cette horrible couleur de cheveux.

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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   21.02.16 9:54

The secret side of me
avec Kumako Tsubaki


Shuzo n’avait pas pris la peine de demander à ses parents l’autorisation d’inviter un jour Kumako à venir manger chez eux le fameux saumon en papillote que sa mère cuisinait délicieusement. Il savait qu’aucun de ses parents s’opposeraient à cette invitation. Tsubaki était une jeune fille bien élevée et issue d’une bonne famille. Pas comme les jeunes de la bande que Shuzo fréquentait dans leur QG du parc. Quoique ses parents ne s’étaient jamais opposés à la venue chez eux de Na-chan… Bah… Ils ne savaient pas qu’elle faisait partie de la bande et ils pensaient même qu’elle pouvait avoir une influence positive sur leur garçon qui partait à la dérive.

Ses parents…. Shuzo savait que cette fois il n’échapperait par à la remontrance qu’il méritait. Il n’allait d’ailleurs même pas essayer de l’esquiver en s’enfermant à double tour dans sa chambre. Non… Il avait largement pris conscience du danger qu’il avait encouru et dans lequel il avait même entrainé Kumako. Et puis cette histoire de vol…. Shuzo espérait du fond du cœur que jamais le père de Kumako aurait l’idée d’aller regarder les vidéos de surveillance du bureau. Si c’était le cas… Peut être allait-il le chasser du dojo ? Ne plus pouvoir faire de karaté allait lui manquer…. Ha que la vie était amusante. Frustrante même. Quand il avait la possibilité de faire du karaté Shuzo se plaisait de sécher les cours. Et maintenant qu’il était à deux doigts de se faire virer, il désirait plus que tout pouvoir reprendre les entrainements…. Esprit de contradiction…

La cuisine était parfaitement remise en ordre et Shuzo regarda son amie qui lui prit la main et qui le conduisit jusqu’à l’entrée de la maison qui se situait juste à côté de la cuisine. Il était déjà presque 9h et Shuzo ne pourrait pas remettre indéfiniment le moment fatidique où il devrait rentrer chez lui et affronter ses parents et leur regard courroucé.

Malgré tout, Shuzo avait espéré que Kumako pourrait le raccompagner jusque chez lui. Non pas qu’il n’irait pas s’aventurer dans la ville seul ou qu’il ne connaissait pas le chemin. C’était simplement l’envie de pouvoir passer un peu plus de temps avec elle qui l’avait poussé à faire cette demande.

-Si senpai veut réellement changer... il devra rentrer seul, J'ai fini ce que j'avais à faire... Maintenant, c'est au tour de senpai...

Shuzo la regarda avec un peu de surprise. Il se n’attendait pas à un refus à vrai dire. Mais Kumako avait peut être ses raisons et elle n’était pas à son entière disposition. Elle avait déjà fait tellement pour lui qu’il ne pouvait pas lui tenir rigueur de ne pas pouvoir l’accompagner. D’autant plus qu’elle avait raison. Il devait rentrer seul et affronter seul ses parents.

-Ca va être difficile... mais ça ira beaucoup mieux après... Senpai... n'a plus le droit de fuir... d'accord ?


Plus le droit de fuir…. Ha comme ses paroles faisaient mal à Shuzo. Fuir était devenu la spécialité depuis bien longtemps. Il préférait s’enfermer dans sa chambre ou quitter l’appartement dès que ses parents commençaient à hausser le ton. Il préférait sécher les cours qu’il jugeait trop ennuyeux plutôt que d’affronter les professeurs et leur baratin soporifique mais si instructif….

Nijimura prit une inspiration avant d’enfoncer ses mains dans les poches du short que Tsubaki lui avait prêté. Une mine grognon et renfrognée sur le visage, Shuzo tourna la tête sur le côté pour éviter son regard

« Ouais… ouais… d’accord j’ai compris… »

Un long soupire s’échappa de ses lèvres alors qu’il s’agenouilla pour enfiler ses baskets l’une après l’autre. Il ne réclama même pas le reste de ses vêtements de la veille à son amie. Ils étaient dans un état catastrophique et bon à jeter à la poubelle de toute façon. Et à choisir il préférait autant que sa mère ne voit pas l’état du maillot de son fils. Troué, sali , arraché et taché de sang… elle se serait forcément inquiétée. Elle allait déjà être dans tous ses états quand elle verrait les hématomes qu’il avait sur son corps. Là pour le coup Shuzo ne pourrait pas lui mentir et elle comprendrait rapidement qu’il avait été passé à tabac malgré son jeune âge. De toute façon, Shuzo n’avait pas prévu de mentir… là… il dirait toute la vérité. Il raconterait la moto qu’il avait emprunté, le chantage qu’on lui avait fait, la tentative de vol chez les Kumako…. La seule et unique chose qu’il ne dirait pas ça serait l’implication de Tsubaki dans le conflit de la veille au soir. Ça… c’était rien qu’entre eux. Leur secret.

-Et je peux pas marcher dans la rue en pyjama et aussi... Senpai ne posera pas un pied dans le dojo tant qu'il aura cette horrible couleur de cheveux.

Nijimura leva les yeux et attrapa une mèche de ses cheveux blonds entre ses doigts. C’était vrai que ce n’était peut-être pas l’idée du siècle d’avoir voulu faire cette couleur… Une nouvelle fois un soupire lui échappa et il se redressa après avoir fini de boucler ses lacets correctement. Il regarda Tsubaki

« Dommage, je m’étais habitué à ce blond »

Il se pencha et déposa un petit bisou sur la joue de sa camarade

« Merci encore pour tout…. Vraiment… Je ne sais pas si j’aurai un jour l’occasion de te rendre la pareille mais en tout cas… J’ai une immense dette envers toi. Je ne te remercierai jamais assez, Tsubaki »

Shuzo se redressa et lui patpata doucement les cheveux. Il ouvrit la porte de la maison et sortit sans plus de formalité. Sans se retourner, il lui adressa un signe de la main avant d’enfoncer ces dernières de nouveau profondément dans ses poches

« Entraines toi parce que je te promets que je finirai par gagner un de nos duels au karaté ! »

Il stoppa sa marche et tourna la tête dans sa direction pour la regarder une dernière fois

« J’étais sérieux pour Teiko…. Je serai content si on était dans le même collège »

Un sourire et il reprit sa marche pour sortir de la propriété et affronter ses responsabilités face à ses parents.



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MessageSujet: Re: The secret side of me [PV Nijimura]   25.02.16 17:55

The secret side of me


with nijimura shuuzo

Tsubaki n'était pas affectueuse en général. Ou du moins, elle initiait rarement les marques d'affection et uniquement quand elle ressentait l'envie. Ou surtout le besoin. Si on oubliait ses parents et son grand-frère, Tetsuya et Shigehiro étaient les uniques privilégiès des câlins et bisous de la fillette. Comment savoir si on était suffisament proche d'elle pour se permettre se genre de familiarités ? Si un jour vous recevez des pockys de sa part – sans que vous le lui demandez – c'est dans la poche. Parce qu'après Tetsuya, les pockys étaient la deuxième chose la plus importante à ses yeux. Et on ne touchait pas impunnément à ses bâtons chocolatés favoris sans sa permission. D'ailleurs, la veille, Nijimura s'était servi sans rien demander. Mais la rosette était encore trop perturbée par les évènements pour s'en être rendu compte.

Aussi, quand Nijimura lui avait fait un bisou la nuit dernière, cela l'avait tout de même surpris... et ça lui as fait bizarre aussi. Parce que depuis toujours, le brun évitait toutes sortes de contact physique ( si on oubliait lorsqu'ils s'affrontaient au karaté ). Ca ne l'avait pas déranger que Tsubaki elle-même lui fasse un câlin pour la réconforter... mais l'inverse... Non vraiment, c'était vraiment étrange maintenant qu'elle y pensait. Pourquoi l'avait-il fait d'ailleurs ? Parce qu'elle avait l'air perdue ? Elle aimerait bien lui poser la question mais s'était ravisée lorsqu'il recommença alors qu'ils étaient sur le pas de la porte.

-Merci encore pour tout…. Vraiment… Je ne sais pas si j’aurai un jour l’occasion de te rendre la pareille mais en tout cas… J’ai une immense dette envers toi. Je ne te remercierai jamais assez, Tsubaki.

Tsubaki... Il venait de l'appeler Tsubaki ?! Lui qui s'évertuait à ne pas faire comme les autres, à l'appeler sèchement Kumako, venait de l'appeler par son prénom ?! Pas de doute, les évènements de la veille l'avait vraiment retourné pour qu'il devienne aussi... docile en quelques sortes. Il était clair qu'il n'allait pas recommencer de sitôt en tout cas. Et si c'était le cas, la rosette allait lui donner deux bonnes claques pour le remettre dans le froit chemin. Ou avant même qu'il n'y pense en fait.

Finalement, il ouvrit la porte de la maison et commença à s'éloigner.

-Entraines toi parce que je te promets que je finirai par gagner un de nos duels au karaté !

Un fin sourire se dessinna. Elle n'était pas du genre à se vanter, loin de là, mais ça n'arriverait pas, elle était certaine de ça. Il avait prit bien trop de retard dans ses entraînements pour espérer la rattraper un jour. Mais elle n'allait pas le lui dire à voix haute. Quoique... Peut-être que si. Une petite pic de ce style avait tendance à le motiver et il y mettait un peu plus de hargne si on touchait la corde sensible de sa dignité.

-Senpai peut toujours essayer...

Nijimura se retourna une dernière fois avant de lancer d'un ton plus sérieux :

-J’étais sérieux pour Teiko…. Je serai content si on était dans le même collège.

Sans même lui laisser le temps de répondre, il s'en alla enfin, quittant la propriété familiale. Elle fixa quelques secondes le petit portail en fer noir par lequel il était parti. Teiko... Elle se demandait bien si Tetsuya serait tenté si elle lui en parlait.

-Tsubaki... tu es encore en pyjama ?

Quand on parlait du loup tiens ! Kuroko Tetsuya, un ballon sous le bras venait s'arriver au niveau du portail et regardait d'un air perplexe son amie d'enfance encore apprêté avec son kigurumi d'ours. Ni une ni deux, elle se dépêcha de retourner à l'intérieur pour se changer et enfiler une tenue plus confortable pour jouer au basket et se précipité à l'extérieur pour rejoindre le turquoise.

Ce jour-là, Shigehiro les annonça qu'il allait bientôt déménager pour une autre ville, à cause du travail de son père. Et Tsubaki avait oublié de parler de Teiko depuis.



(c) fiche codée par kumako tsubaki



Merci jumelle <3
Merci Tatsu :3:
 


J'écris en #ff9999 :3
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The secret side of me [PV Nijimura]

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