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 * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi

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Rakuzan
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MessageSujet: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   21.01.14 1:12


















 ❝ CE MONDE QUI EST LE TIEN ❞




~ Ce matin-là, le réveil de Miyu sonna à huit heure. C'était assez tôt pour un samedi matin mais la jeune demoiselle ne voulait pas prendre le risque de se réveiller tard. En effet, ce jour-là, Akashi-senpai l'emmenait au centre-commercial. D'après lui, c'était sa façon à lui de s'excuser pour ne pas avoir retrouver son écharpe. En demoiselle naïve et innocente qu'elle était, Miyu n'avait pas pensé une seule seconde que ça aurait pu être une excuse du capitaine de l'équipe de basketball pour, par exemple, passer du temps avec elle. Après tout, une écharpe, ça se trouve très facilement dans un petit commerce du coin. Mais pour la jeune fille aux cheveux verts pâles, ce n'était ni plus ni moins qu'un moyen de se racheter de la part de Seijuro – se racheter de quoi, d'ailleurs ? Il n'y était pour rien dans la perte de l'écharpe. Miyu n'avait qu'à être plus soigneuse avec ses affaires …

Elle quitta donc son lit en bâillant, s'étirant de tout son long avant d'ouvrir ses volets. Un timide soleil d'hiver l'accueillit et la jeune fille constata qu'une fine couche de neige recouvrait les toits et la rue. La nuit avait du être neigeuse. Cela donna le sourire à Miyu. Elle avait toujours adoré la neige. Petite, elle avait fait beaucoup de bataille de boule de neige avec Hinata et ses frères. Bien sûr, elles gagnaient toujours puisque Ichiro,  Masato, Giichi, Iwao et Akito ne voulaient en aucun cas leur causer du tord. Quand elle y repensait, Miyu ne pouvait s'empêcher de rire. Ses frères ont toujours été trop prévenants avec Hinata et elle. Ils les avaient tous élevés, leurs frères étaient comme des pères pour Miyu et Hinata. La lycéenne leur en devait tant …

Après avoir fait son lit, Miyu rejoignit la cuisine. Ichiro était déjà là, encore en pyjama, lisant tranquillement le journal. Il salua gaiement sa jeune sœur qui se hâta de s'asseoir à table, l'estomac criant famine. La semaine, c'était la lycéenne qui s'occupait des repas. Puisque son frère payait un loyer pour eux deux, elle trouvait cela normal de s'occuper des tâches ménagères. Elle s'occupait donc du repas – même s'il arrivait que Ichiro le fasse -, du ménage et des lessives. Bien sûr, son frère n'était pas un feignant et l'aidait souvent dans ses tâches. Ainsi, une véritable harmonie baignait l'appartement, au plus grand plaisir des deux occupants. Ce matin-là, justement, c'était Ichiro qui s'était occupé du petit-déjeuné. Il avait toujours été du genre matinal, alors le voir lever à cette heure-ci un samedi n'étonnait pas du tout Miyu. Ils déjeunèrent en bavardant gaiement avant que la lycéenne ne fausse compagnie à son frère pour rejoindre la salle de bain.

Après une bonne douche et un bon brossage de dent, Miyu retourna dans sa chambre. Elle devait maintenant se trouver une tenue. C'était la première fois que son aîné la verrait dans une autre tenue que son uniforme scolaire et elle tenait à lui montrer que, malgré ses faibles moyens financiers, elle avait de jolies tenues. Elle fouilla donc dans son placard et jeta son dévolu sur une robe d'hiver blanche. De jolis nœuds étaient cousus sur sa poitrine, et les coutures étaient en belles dentelles noires. Miyu ne l'avait encore jamais mise : c'était un cadeau des triplets avant son départ pour Kyoto. Elle avait enfin l'occasion de la mettre ! Toute contente, elle la déposa sur son lit avant de fouiller dans ses tiroirs à la recherche de collants noirs épais. Il se saisit ensuite d'un petit chapeau noir et admira sa tenue. Parfait !

▬ Miyu-chan est tout en beauté ! Elle a un rendez-vous galant ?


La lycéenne se sentie rougir jusqu'aux oreilles. De toute évidence, son grand-frère aimait sa tenue. Bien évidemment, Miyu l'avait tenu au courant de son escale au centre-commercial avec son senpai. D'abord méfiant, le blond l'avait assaillit de questions concernant Akashi. La demoiselle y avait répondu du mieux possible, réfutant la thèse du rendez-vous amoureux mais Ichiro n'y croyait pas franchement. Le professeur aurait voulu rencontrer Akashi plus personnellement avant de le laisser partir avec sa petite sœur, mais il avait à faire ce samedi et ne pouvait donc pas cuisiner le rouge. Et heureusement d'ailleurs, Miyu ne voulait pas que son senpai ait une image négative de son grand-frère …

Ichiro et Miyu quittèrent l'appartement en même temps – puisqu'il devait passer devant le lycée pour son propre rendez-vous avec des collègues, le blond avait décidé d'accompagner sa sœur. Ils discutèrent gaiement sur le chemin, Ichiro ne se retenant pas de glisser de petites mises en garde sur comment agir si, par exemple, son senpai essayait de l'embrasser. Bien qu'embarrassée, Miyu était aussi amusée. Son frère se faisait vraiment des films ! Ils allaient juste au centre-commercial acheter une écharpe, pas compter fleurette. Mais la prévenance de son aîné était appréciée et Miyu le laissa penser ce qu'il veut – à condition qu'il n'essaie pas de coincer Akashi un de ces jours dans le lycée afin de s'assurer que le rouge n'avait rien fait à sa petite sœur cherie d'amour.

Arrivés un peu en avance au lieu de rendez-vous, Miyu s'installa sur un petit muret, serrant son petit sac entre ses mains tandis que Ichiro réajustait son écharpe – il lui avait prêté la sienne, ne tenant pas à ce que sa sœur prenne froid. Parfois, le blond traitait un peu trop Miyu pour une petite fille, mais comme cela semblait lui faire plaisir, elle ne disait rien. Parfois, la lycéenne se disait que son frère ferait un merveilleux papa, quand il aura trouvé son âme-sœur. Ichiro était un vrai bourreau des cœurs mais ses relations ne duraient jamais longtemps. Apparemment, l'amour que le blond portait à sa famille effrayait ses petites-amies qui ne voulaient pas passer leur temps avec les triplets, ce qui était assez compréhensible quand on connaissait ces trois-là …

Quand une magnifique limousine noire s'arrêta sur le parking du lycée, Ichiro coula un regard à Miyu. Cette dernière dégluti. Akashi ne l'avait pas prévenu de … ça ! Une limousine ! Elle en avait vu beaucoup depuis qu'elle était arrivée à Kyoto, mais imaginer monter dedans ne lui avait jamais enfleuré l'esprit. Pourquoi son senpai ne pouvait pas prendre le métro comme tout le monde ? …. Ah oui, parce que Akashi Seijuro n'était pas comme tout le monde, justement. Souhaitant une bonne journée à son frère, elle s'approcha de la limousine, pas vraiment rassurée, resserrant les pans de son caban noir contre sa poitrine. Cette journée promettait d'être riche en émotion ….



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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   21.01.14 13:14

En cette magnifique journée Akashi Seijuro était de bonne humeur. Et cela ne lui arrivait pas si souvent. Pas qu'il soit malheureux d'habitude, mais à vrai dire il n'était ni heureux ni malheureux. Il ne ressentait pas grand-chose. Il gagnait toujours. C'était aussi simple que de respirer, acquis, inévitable. C'était son unique objectif. Gagner toujours. Être le meilleur partout. Au basket bien sûr, mais aussi dans sa vie entière. Il avait été éduqué pour être le meilleur et à force il s'était approprié pleinement ce but.

Son père n'avait même pas besoin de le lui rappeler. Mais le bonheur n'avait pas sa place dans la perfection. On n'avait pas besoin d'être heureux quand on était le meilleur. Et ça Seijuro l'avait oublié. Même aujourd'hui il ne faisait pas attention à la précieuse sérénité et à la joie qui l'envahissait. Les paroles de son ex petite-amie et toujours amie Kumako Tsubaki lui revinrent en tête comme bien souvent depuis leur dernière rencontre. Il avait perdu quelque chose d'après elle...

Agacé il chassa cette pensée. Il ne savait pas ce que c'était et n'y croyait pas. Mais il ignorait que cette chose qu'il avait perdu était peut-être tout simplement le bonheur. Car après tout il ne jouait pas au basket par plaisir. Il jouait pour gagner. Il ne ressentait même plus cette joie qui le prenait autrefois quand il avait un ballon dans les mains. Il était absolu point. Le rouge descendit les escaliers déjà habillé et prêt pour sortir de la maison.

Ce samedi était spécial. Il devait emmener sa manager et kouhai, Ai Miyu, au centre commercial pour qu'elle se rachète une écharpe. Il n'avait pas retrouvé celle qu'elle avait perdu et avait pris cette excuse pour passer du temps avec elle. En dehors de celui qu'ils passaient ensemble pour le boulot.  Remplir des formulaires et parler basket était important, mais aujourd'hui il souhaitait juste passer du temps avec la petite Ai qu'il appréciait beaucoup. Il avait du mal à croire qu'il faisait ça pour se détendre et pour s'empêcher de culpabiliser, il n'était pas censé faire quelque chose pour une autre raison que la victoire absolue, il se disait qu'il veillait juste sur sa manager comme il se l'était promis. Et d'ailleurs il lui était même difficile de ne pas y croire. Compliquée la famille Akashi...

Arrivé au bout de l'imposant escalier de la demeure paternelle tout aussi imposante, la villa de sa mère était quand même beaucoup plus modeste - même si elle restait luxueuse, le fils Akashi leva la tête. Son père l'attendait au bas des marches. Le visage de marbre de l'héritier ne montra rien, mais à l'intérieur il n'était pas satisfait du tout de voir son père maintenant.

Comme ils étaient distants, ne se souciant pas en général des activités de l'autre, il ne lui avait pas parlé de sa sortie. Il connaissait déjà la réaction de son père et sa désapprobation. Mais il aurait dû se douter que le chauffeur l'informerait de l'escapade de son fils. Les yeux intimidants même pour lui se posèrent sur Seijuro qui ne broncha pas et se contenta de s'incliner légèrement. Il devait faire bonne figure.

- Père.
- Seijuro. Je peux savoir où tu te rends ?
- Je pensais que vous me faisiez confiance, père.
- En temps normal oui. Mais je viens d'apprendre que tu as l'intention de te rendre au centre commercial... Accompagné.
- Et alors ? Je ne fais rien de mal. Cela concerne le club de basket vu que j'y vais avec ma manager.
- Affirmes-tu que cela est pour une raison strictement professionnelle ?

Le rouge ne cilla pas devant le regard perçant de son père. Mais pour une raison inconnue son coeur se serra quand il répondit d'une voix sans émotion.

- Parfaitement.

Le senior Akashi observa son fils avec intensité avant d'acquiescer d'un air satisfait. Il le laissa partir ne le quittant pas des yeux jusqu'au dernier moment. Sa voix retentit dans le vestibule avant que la porte ne se ferme sur l'héritier de la puissante famille.

- Rappelle-toi que les Akashi ne sont pas des menteurs, Seijuro.

Dehors ce dernier ferma les yeux et souffla un instant. Ses yeux or et sang se fixèrent ensuite sur le chauffeur qui l'attendait et ce dernier sentit un frisson le traverser. Contrarier le fils Akashi n'était jamais agréable, mais le père était encore pire. Travailler pour une telle famille relevait du suicide et le pauvre homme se demanda ce qu'il faisait encore là. Ah il se souvenait des temps anciens quand Dame Akashi était encore là... Le petit Seijuro était agréable à vivre quand sa mère était présente. Maintenant... C'était bien différent. Mais peut-être restait-il uniquement pour Seijuro ?

Installé confortablement dans la limousine noire Seijuro fixait le paysage urbain à travers la vitre teintée. Il aperçut bientôt son école et la silhouette familière de sa manager devant cette dernière. Il esquissa un sourire. Cette journée serait très agréable malgré le mauvais début. Il demanda au chauffeur de baisser la vitre de la voiture se doutant que Miyu serait intimidée par le moyen de transport.

Il lui adressa un sourire rassurant et ouvrit lui-même la portière sortant pour l'accueillir. Il aperçut l'homme en arrière qui le fixait avec intensité et lui adressa un signe de tête poli se doutant de son identité. Il se tourna ensuite vers sa kouhai ne faisant attention qu'à elle désormais.

- Bonjour Miyu. J'espère qu'aller au centre en limousine ne te dérange pas... Le voyage sera plus agréable et il va durer un moment. Tu es très jolie...

C'était la première fois que Seijuro voyait sa manager sans son uniforme et il devait avouer qu'elle était très mignonne dans ses habits civils. La tenue avait une certaine classe pour des vêtements... normaux. Enfin elle était mignonne tout le temps de toute façon. Il lui adressa un sourire charmeur à la Akashi avant de désigner la voiture avec une rare élégance l'invitant à entrer la première.





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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   30.01.14 23:47


















 ❝ CE MONDE QUI EST LE TIEN ❞




~ Miyu était intimidée. Depuis qu'elle était scolarisée à Rakuzan, elle en voyait souvent défiler des limousines. Elle les voyait toujours de loin néanmoins, comme pour lui rappeler le fossé qui la séparait des autres élèves du lycée. Jamais elle n'aurait cru qu'un jour, elle puisse mettre ne serait-ce qu'un pied dans un de ces véhicules luxueux. Et pourtant, là, devant elle, la magnifique voiture luisante était là, pour elle. C'était à la fois impressionnant et déstabilisant, magnifique et menaçant … Elle qui ne connaissait que la petite voiture grise de son frère se sentait étrangement ridicule à côté du véhicule de son senpai.

Ce dernier sorti alors de la limousine, lui servant un regard rassurant. Il devait bien se douter que pour la lycéenne, c'était carrément impressionnant. Miyu senti le regard que lançait Ichigo à Akashi – il se méfiait du rouge et était prêt à lui arracher les cheveux un à un s'il osait faire du mal à sa Mimi-chan d'amour. Heureusement, le blond resta calme et courtois, se contentant d'observer les deux jeunes. Miyu savait pertinemment que son frère ne partirait qu'une fois sa sœur dans la voiture et qu'il se retiendrait pour ne pas aller les espionner plutôt qu'aller à son rendez-vous. Ichigo était si protecteur avec elle …

▬ Bonjour Miyu. J'espère qu'aller au centre en limousine ne te dérange pas... Le voyage sera plus agréable et il va durer un moment. Tu es très jolie ...


La jeune demoiselle se senti rougir, et rentra sa tête dans ses épaules afin de cacher ses rougeurs sous l'épaisse écharpe noire que lui avait prêté Ichigo. En vérité, elle était plutôt ravie que Seijuro apprécie ses vêtements. Après tout, elle n'avait pas vraiment l'occasion de s'acheter de nouveaux vêtements et n'en avaient pas énormément dans ses placards. D'ailleurs, si elle n'avait pas eu cette robe, elle aurait du sortir avec un vieux jean et un sweat trop grand pour elle. C'était une chance que son senpai ne la voit pas comme ça … Et elle espérait qu'il ne le découvre jamais. Pour rien au monde elle voudrait faire mauvaise impression à Akashi.

Invitée à grimper dans le véhicule, Miyu jeta un dernier regard à Ichigo histoire de le rassurer puis se hissa dans la limousine, allant s'asseoir sur la banquette incroyablement confortable. L'habitacle sentait bon, preuve que tout était souvent nettoyé. Installée face à Akashi, la demoiselle senti le stresse grimper en flèche et elle baissa les yeux, préférant tripatouiller son petit sac noir. Elle se sentait plutôt mal à l'aise à vérité. Ca, ce n'était pas son monde. Comment une fille comme elle pouvait-elle monter dans une limousine ? Ce n'était pas normal. Complètement décalé. Inacceptable.

Prenant une grande bouffée d'air, Miyu essaya de se calmer. Si Seijuro remarquait à quel point elle se sentait mal, il la questionnerait et là, la demoiselle perdrait définitivement tout ses moyens. Elle n'était pas assez forte pour supporter les émotions qui s'accumulaient en elle. Les vitres teintées de la limousine lui donnaient l'impression qu'aucune échappatoire n'était possible, qu'elle était prisonnière d'un monde qui n'était pas le sien. Miyu n'était pas claustrophobe, mais l'inconnu l'effrayait. Elle se sentait présentement comme un un chaton dans la jungle – elle n'était pas dans son élément.

Tout ce qu'elle espérait, c'est que le voyage dur le moins longtemps possible. Elle n'avait aucune idée du temps que prendrait le trajet et cela ne l'aida qu'à plus paniquer encore. Resserrant sa prise sur son sac, elle jeta un regard timide en direction de son aîné. Il était si intimidant … Même hors du lycée, il dégageait toujours cette aura de puissance et de domination. Pour une personne aussi timide et effacée que Miyu, Akashi était comme la personnalisation même de la présence, de l'intimidation. La première fois qu'elle l'avait rencontré, la demoiselle avait été impressionné et intimidé. Maintenant qu'elle le connaissait mieux il ne lui faisait plus peur, mais il continuait de l'impressionner.

▬ Est-ce que le trajet va durer longtemps, senpai ? Je ne me sens pas très bien …


En effet Miyu était livide, blanche comme un linge. Pourquoi diable n'avaient-ils pas prit le métro ? Akashi aurait du se douter quand la lycéenne se sentirait mal. Après tout, ne clamait-il pas haut et fort qu'il savait tout ? Ravalant la bile qui lui remontait le long de la gorge, la demoiselle essaya de se détendre en jetant un regard vers l'extérieur, mais la vision urbaine que cela lui offrait ne la calma pas pour deux sous. Elle se sentait un peu pitoyable de perdre tout ses moyens juste pour un voyage en limousine mais Miyu était comme ça, et ce n'est pas demain la veille qu'elle parviendra à se réformer ...



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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   02.02.14 13:16

Seijuro était assis en face de sa manager, confortablement installé sur la banquette en cuir de la limousine. Le bras posé nonchalamment sur le haut du dossier, les jambes croisées et légèrement étendues il semblait parfaitement à son aise. L'habitude sans doute. Après tout depuis tout petit il se déplaçait en limousine.

Enfant il lui était quand même arrivé de prendre les transports publics avec sa mère. Il se souvenait de lui avoir tenu la main debout dans le métro surchargé légèrement inquiet à l'idée de se faire écraser ou de tomber....

Mais ces souvenirs étaient à présent bien lointains. Cela faisait longtemps qu'il ne prenait plus que la limousine. Déjà à Teikou il allait au collège dedans. Ah ces bourgeois. Enfin tout cela ne l'empêchait pas de remarquer que sa protégée semblait fort mal à l'aise. Déjà elle était livide et semblait ne pas apprécier du coup. Le rouge se traita d'idiot quand elle prit la parole. Il connaissait les origines modestes de Miyu et aurait dû se douter de son malaise.

De plus lui rappeler que lui était riche contrairement à elle n'était pas du tout gentleman. Il lui prit doucement la main et prit la parole d'une voix rassurante et toujours aussi sûre d'elle.

- Ne t'inquiète pas. On sera bientôt arrivés.

Il lui adressa un sourire rassurant et charismatique avant de s'adresser au chauffeur lui ordonnant d'accélérer. Le trajet ne serait pas très long heureusement. Il invita son invitée d'un geste de la main à regarder par la fenêtre qu'il ouvrit afin qu'elle prenne un peu d'air et qu'elle se concentre sur le paysage plutôt que sur le moyen de transport luxueux.

Lui-même regarda à travers l'autre vitre le menton posé sur sa main. Pensif il regarda le paysage urbain défiler. Sans savoir pourquoi ses pensées se tournèrent vers Tsubaki et il les chassa agacé. Pourquoi devait-il penser à son ex maintenant ? D'abord son rendez-vous avec Miyu n'était pas un rendez-vous amoureux. Il lui rendait service c'est tout. Du moins c'est ce qu'il se répétait sans cesse depuis sa brève discussion avec son père...

Mais dans ce cas pourquoi se sentait-il aussi bien en compagnie de sa manager ? Et pourquoi son coeur se serrait-il à chaque fois qu'il niait ce bien-être ? Il ne savait plus vraiment où il en était. Si ses coéquipiers et plus particulièrement Reo, le plus perspicace de Rakuzan, le voyaient en ce moment nul doute qu'il se ferait charrier. Enfin encore fallait-il qu'ils osent le faire.

Akashi junior sortit de ses pensées et se tourna vers la demoiselle aux cheveux verts espérant qu'elle n'avait rien remarqué et qu'elle ne lui avait pas adressé la parole. Car il n'avait rien entendu. La limousine ralentit bientôt et s'arrêta en silence. Le chauffeur s'empressa d'ouvrir la porte et invita Miyu à sortir. Le jeune homme sortit ensuite, remercia froidement son domestique et lui demanda d'attendre son coup de fil pour revenir les chercher. Il avait quartier libre en attendant. Posant une main douce sur l'épaule du petit bout de femme qui l'accompagnait Seijuro lui dit doucement.

- Allons-y. On devrait pouvoir trouver ton bonheur dans une boutique. Reste près de moi surtout. Tu risquerais de te perdre.

Son oeil de l'Empereur allait lui être très utile encore une fois. Pas question qu'il perde Miyu de vue. Il n'avait pas envie de se faire tuer par son frère non merci. Et puis il avait une réputation à tenir. Il fronça les sourcils en entendant les sarcasmes imaginaires de Tsubaki.

Ces deux-là ne devaient jamais se rencontrer... Il en frissonna rien que d'y penser et entraîna gentiment sa kouhai dans la foule. Ils allaient pouvoir acheter l'écharpe et probablement quelques autres bricoles, le rouge voulait la gâter un peu sans savoir pourquoi et ensuite ils pourraient sans doute déjeuner dans un des nombreux restaurants du centre. Enfin de toute façon ils avaient tout le temps devant eux...





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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   01.03.14 21:25


















 ❝ CE MONDE QUI EST LE TIEN ❞




~ Miyu se sentait pitoyable. Sérieusement, se mettre dans tous ses états parce qu'elle était dans une limousine, c'était assez minable. Mais c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait pas se contrôler. Lorsqu'Akashi ouvrit la fenêtre, l'air frais lui fit le plus grand bien. Elle jeta ses yeux dans le paysage urbain, s'imaginant à l'arrière d'un bus et non sur les sièges en cuir d'une limousine. Devant son regard pomme se succédaient les immeubles et les boutiques, les pâtés de maison et les bureaux. Miyu n'était vraiment pas une fille de la ville. Quand elle passait ses vacances chez sa grand-mère à la campagne, elle se sentait vraiment à sa place. Lorsqu'elle tentait de se faire une petite place dans le métro bondé, elle comprenait qu'elle n'était pas faite pour ce monde.

Malgré tout, Miyu avait des plans de carrière pour le moins urbains. En effet, la demoiselle visait des études de droit afin de devenir avocate. Avec ses excellents résultats scolaires, sa réussite était presque promise mais elle savait pertinemment qu'elle devrait habiter en ville et non en pleine campagne. Mais dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut et si on veut avoir de quoi acheter son pain, il faut savoir faire des concession. C'est difficile parfois pour les parents de Miyu de voir ce que leur fille serait prête à faire pour réussir : réviser la nuit entière, faire des exercices sur internet, passer des heures à la bibliothèque … Miyu a toujours été comme ça, même enfant.

La demoiselle sortie de ses pensées lorsque le véhicule ralenti pour s'immobiliser. Elle n'avait même pas remarqué qu'ils étaient arrivés : finalement, le temps était passé assez vite. Sortant de la limousine, elle remercia le chauffeur d'un sourire timide, s'étonnant néanmoins que Akashi s'adresse aussi froidement à lui. Il pouvait être reconnaissant envers l'homme qui avait prit le volant pour lui, même s'il s'agissait de son employé. Parfois, Miyu était heureuse de sa condition : les riches devenaient méprisables et traitaient les personnes plus modestes avec tant de dédain qu'ils la rendait malade. Si ça n'avait pas été Seijuro, sûrement lui aurait-elle faussé la compagnie pour exprimer son mécontentement.

Les deux adolescents s'engagèrent alors dans le centre-commercial grouillant de monde. Un brouhaha incessant s'élevait de la foule où se mélangeaient groupes de jeunes à famille avec enfants. De part sa petite taille, Miyu se sentie immédiatement comme une toute petite fourmi dans une fourmilière. La main chaude qu'Akashi sur son épaule la rassura un peu : elle ne risquait pas de se perdre si elle ne s'éloignait pas de lui. Il était sûrement habitué à progresser au milieu d'une telle foule – les gens devaient même s'aplatir contre les murs pour le laisser passer ! Miyu en serait même pas étonné …

▬ Allons-y. On devrait pouvoir trouver ton bonheur dans une boutique. Reste près de moi surtout. Tu risquerais de te perdre.



Miyu hocha doucement la tête. Oui, elle ne voulait pas se perdre, sinon elle risquerait de paniquer et je ne vous explique pas ce qui se passera. Elle se rapprocha donc instinctivement de Seijuro, serrant son petit sac blanc entre ses mains. Avec lui à ses côtés, elle ne risquait rien. Elle en était certaine. Le rouge allait prendre soin d'elle … ou Ichigo et les triplets allaient le découper en morceaux et éparpillé ses membres. Ouai, c'est glauque mais la verte était persuadée qu'ils en seraient capable … Sister complex, quand tu nous tiens …

Les lycéens se mêlèrent ainsi à la foule compact de gens, se faisant bousculer, pousser, cogner. Miyu sentait son corps voguer au rythme des passants et perdit Seijuro de vu pendant deux bonnes minutes, la plongeant dans la terreur. Heureusement, les cheveux rouges du capitaine de Rakuzan étaient voyants et elle se hâta de fendre la foule afin de le rattraper. Pour ne plus le perdre, elle se saisit de sa manche et la serra fort. Ça faisait un peu petite fille qui s'accrochait à son papa, mais tant pis : Miyu ne voulait pas prendre le risque de le perdre de nouveau.

La foule commençait à rétrécir au niveau des escalators. La foule était en fait créée par les gens qui venaient et qui sortaient sans prendre garde aux autres. Dans l'escalator, Miyu relâcha la manche d'Akashi : il y avait encore un peu de monde, mais pas assez pour qu'ils risquent d'être séparés par la foule. D'après le plan du centre commercial affiché en gros sur le mur, ils étaient à l'étage destinés aux petits commerces. Ils pourraient commencer par là ! Il devait sûrement y avoir un petit magasin d'accessoires qui vendait des écharpes. Miyu attrapa une petite brochure qui faisait le résumé des boutiques de l'étage avec leur emplacement. La lycéenne trouva bien vite une boutique susceptible de l'intéresser.

▬ Senpai, regarde. Cette boutique propose des accessoires et des vêtements pour fille. Ca ne t'intéressera peut-être pas mais … Je pense trouver quelque chose d'intéressant.


Elle se doutait bien qu'une boutique pour fille ne serait vraiment pas passionnant pour Akashi mais c'était justement dans ce genre de boutique qu'elle aurait le plus de chance de trouver une écharpe à son goût. Il fallait qu'elle soit jolie et pas trop cher. Miyu ne pouvait pas se permettre de débourser trop de yens pour une écharpe, quand bien même ça lui serait utile. Elle était du genre très économe et préférait garder son argent pour acheter un truc à manger de temps en temps pour dépanner Ichigo. Elle se sentait déjà mal quand son frère payait les courses pour eux deux sans qu'elle ne puisse participer alors si en plus elle usait son argent de poche pour des broutilles …

En attendant la confirmation d'Akashi, Miyu jeta un regard à la vitrine de la boutique devant laquelle ils s'étaient arrêtés pour consulter le plan. Elle proposait de superbes vêtements à la mode et aux prix exorbitants. Miyu se demandait comment certaines personnes pouvaient se permettre de mettre autant d'argents pour des vêtements. Rien que la veste grise que portait le mannequin coûtait un mois de loyer ! Ce genre de boutique arrivaient-elles vraiment à marcher en affichant des prix pareils ? Rien que de les lire, Miyu en pâlissait. Certes, les gens de la haute société pouvaient se le permettre … Les gens comme Akashi.

Miyu prolongea sa contemplation en jetant un regard à la seconde vitrine du magasin – elles étaient séparés par un léger murs en pierre pour aller de paire avec la devanture aspect temple grec du magasin – qui se concentrait sur les robes. La lycéenne resta bouche-bée devant l'une d'entre elle. Elle était mi-courte, arrivant à peu près aux genoux. Le col et les manches étaient en voile transparent piqué de petits ronds noirs. A partir du haut de la poitrine, du tissu noir redescendait jusqu'aux genoux, cintré à la taille par de la dentelle blanche alors que deux lignes blanches épaisses décorait le bas du vêtement.  C'était à 100% le style de Miyu, autant dire qu'elle était en admiration devant.

Néanmoins, la robe perdit toute sa magie et sa beauté lorsque les yeux verts de Miyu tombèrent sur le prix … Il y avait décidément trop de nombre, ça lui en donna presque mal à la tête. A quoi s'attendait-elle après tout ? C'est une boutique pour ceux qui ont une baignoire en or et trois piscines creusées, par pour des personnes vivant dans un petit appartement à peine doté d'une douche. Miyu poussa un très long soupir. Il fallait qu'elle arrête de se torturer : quand elle sera avocate et qu'elle gagnera assez d'argent, elle pourra se permettre d'acheter au moins un article dans cette boutique. C'est tout de même la mort dans l'âme qu'elle se détourna de la vitrine, attendant désormais son senpai toute impatience envolée.




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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   02.05.14 13:09

Un centre commercial. Un endroit parfaitement banal. Seijuro n'y venait pas si souvent que ça, mais cela lui arrivait, comme à n'importe qui. Surtout que celui-là contenait pas mal de boutiques luxueuses. Le rouge se souvenait avoir acheté un cadeau pour sa mère l'année passée dans une de ces mêmes boutiques. Un collier hors de prix... Enfin ce n'était pas le sujet. Le rouge voyait bien que sa protégée n'était pas à l'aise. Sa famille ne devait pas fréquenter ce genre d'endroits. Surtout que ce commercial était un des plus chers de la région.

Mais le rouge savait qu'ici elle trouverait son bonheur, les boutiques de vêtements ne manquaient pas après tout. Et si elle n'avait pas assez d'argent et bien il utiliserait son argent de poche. Le climat à Kyoto en cette saison n'était pas si douce et la manager de Rakuzan ne pouvait se permettre de tomber malade. Elle avait un rang à tenir après tout.

Le rouge s'arrêta net et agacé se rendit compte qu'il avait perdu la jeune Ai. Franchement cela ne faisait que cinq minutes qu'ils étaient là et elle se perdait déjà ? D'accord la foule était assez nombreuse, mais ce n'était pas une raison. Il allait devoir la surveiller encore plus attentivement. Il se sentait responsable d'elle en tant que capitaine et senpai sans compter qu'elle se débrouillait plutôt bien en tant que manager pour une débutante en basket. Il n'allait pas la perdre maintenant. Et il ne tenait pas à devoir expliquer à son frère les raisons de la disparition de sa petite-soeur. Il avait autre chose à faire comme de préparer son équipe pour la Winter Cup par exemple.

Gagner était comme de respirer pour le rouge. C'était quelque chose d'inné. Il n'avait même pas besoin de réfléchir. On ne réfléchissait pas pour respirer n'est-ce pas ? Et bien pour gagner non plus. Mais ce n'était pas une raison pour ne pas s'entraîner. Après tout ce serait méchant pour les autres équipes qui suaient eau et sang pour espérer vaincre leurs adversaires... Un fin sourire apparut l'espace d'une seconde sur les lèvres de Seijuro. La confrontation totale entre la Génération des Miracles allait bientôt avoir lieu. Ryota, Daiki, Shintarou, Atsushi et... Tetsuya. Il vaincrait ses anciens coéquipiers les uns après les autres, sans pitié, s'il le fallait.

Une petite main agrippa bientôt sa manche et le fils Akashi jeta un bref regard vers Miyu. Il l'avait vue venir bien sûr. Il lui lança un regard indéchiffrable et décida de ne plus la quitter du regard. Il se remit en marche sans un mot la petite manager collée à lui. C'était amusant. Surtout qu'elle semblait intimidée par le reste de leur équipe. Pour Eikichi c'était compréhensible. Mais Reo était un gentleman et avait beaucoup de succés auprès des filles de leur école, les pauvres si elles savaient, Kotaro était une bombe d'énergie et de malice, mais n'était pas méchant du tout et Chihiro était la gentillesse même. Et c'était à lui, Akashi Seijuro, qu'elle faisait confiance ? Quelle ironie. Enfin cela ne dérangeait pas le rouge. Bien au contraire. Cela l'arrangeait.

Ils arrivèrent bientôt en haut et le rouge balaya la place du regard avant de tourner la tête vers sa protégée. Une boutique pour filles... Bien sûr. Il hocha simplement la tête. Cela ne l'intéressait pas certes, mais pas question qu'il la laisse y aller toute seule. Elle se perdrait encore ou risquerait de faire une mauvaise rencontre, on ne savait jamais. Il la suivit, les mains dans les poches dans une attitude décontractée. Ses yeux vairons fixaient le dos de Miyu. Il l'observa tandis qu'elle admirait une robe dans une vitrine. Trop cher pour elle visiblement. Elle semblait vraiment la vouloir pourtant. Parfois être riche avait des avantages. Le rouge en était parfaitement conscient. Il esquissa un sourire en coin. Il n'allait pas rater l'occasion. Il s'approcha jusqu'à être à la hauteur de la petite manager le regard fixé sur la robe. Même un humain normal aurait pu voir la déception du brin d'herbe à côté de lui. Il prit la parole d'une voix neutre, l'air de rien.

- Dis-moi Miyu. C'est quand ton anniversaire ?

Soudain il entendit des ricanements et tourna légèrement la tête. Ses sourcils se froncèrent. Des hommes un peu plus âgés qu'eux, en troisième année probablement, avaient les yeux rivés sur Miyu. Le rouge n'aima pas leur regard. Miyu lui appartenait depuis l'instant où elle avait accepté d'être sa manager. Et puis ce n'était pas une façon de regarder une demoiselle. Le rouge n'hésita pas avant de passer son bras autour de la taille de sa brindille et de jeter un regard plus qu'effrayant vers ses aînés qui ne firent pas long feu. Satisfait le rouge souffla dans l'oreille de la benjamine Ai sachant parfaitement qu'elle allait être gênée, mais l'ignorant.

- Alors Miyu... Ton anniversaire ?

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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   11.05.14 20:45


















❝ CE MONDE QUI EST LE TIEN ❞




Miyu n'a jamais été une personne très coquette, qui aimait les articles de luxe et les vêtements de grands couturiers. En vérité, n'importe quel vêtement lui convenait tant que c'était dans le style kawaii. En effet, la jeune manager affectionnait des manteaux duveteux à oreille d'ours, au t-shirt à motif chaton et aux bottes roses. Ca se voyait également dans ses accessoires : elle collectionnait les sacs en forme d'animaux – surtout de chats – et aimait accrocher des nœuds et d'autres décorations du genre dans ses cheveux. Évidemment, elle faisait selon ses moyens. D'ailleurs, la plupart de ses beaux vêtements qu'elle emmenait à Kyôto étaient ceux que ses frères lui offraient. Ils se plaisaient à lui offrir des tenues toujours plus mignonne, histoire qu'elle les fasse craquer encore et encore.

La jeune lycéenne n'était donc jamais rentré dans une boutique de luxe. Elle décidait de mettre un pied ou non dans une boutique selon les prix qu'elle voyait en vitrine. Si ça commençait à frôler trop de yens, elle faisait demi-tour et n'entrait pas. Elle se contentait des boutiques plus petites, où la qualité n'était peut-être pas mirobolante mais où elle pouvait s'acheter beaucoup de chose sans trop dépenser. Bien sûr, il lui arrivait de se faire plaisir et de dépenser plus, mais ça restait toujours raisonnable. Après tout, Miyu n'est pas quelqu'un d'irraisonnable, n'importe qui la connaissant peut en témoigner.

Miyu n'avait donc pas l'habitude de se retrouver ainsi, devant une pièce magnifique, complètement abasourdie. D'habitude, elle évite ce genre de boutique. Elle a développé comme un don qui la dissuade de s'approcher de près ou de loin des magasins trop chers. Mieux vaut ne pas tenter le diable, se disait-elle tout le temps. Mais ce jour-là, elle avait été attiré comme un aimant, comme si, quelque part, elle avait espéré que cette robe ne soit pas trop cher et qu'elle puisse l'acheter. Elle s'imaginait déjà la porter fièrement dans les rues de Kyôto, l'air de dire « vous voyez, je ne suis pas riche, mais je ne suis pas une pauvre non plus. ».

Malgré son caractère timide et naïf, Miyu était néanmoins une personne ambitieuse, qui voulait toujours prouver ce qu'elle valait. Elle n'hésitait pas à réviser des heures entières pour obtenir les meilleurs résultats possibles, quitte à ne pas dormir une nuit entière. Depuis son entrée à Rakuzan, son objectif était resté inchangé : elle voulait prouvait à ses filles et fils à papa qu'elle valait largement mieux qu'eux, qu'elle pouvait réussir dans la vie par la seule force de sa détermination, et non pas grâce au compte en banque de ses parents. Pour une jeune fille au caractère si doux, une telle ambition était parfois incomprise, surtout par ses parents.


▬ Dis-moi Miyu. C'est quand ton anniversaire ?



La question de Akashi fit sursauter la manager. Tout à sa contemplation, elle avait oublié le capitaine de l'équipe masculine de basketball qui l'accompagnait. N'étant pas du genre bruyant, il avait tendance à se laisser oublier quand on se focalisait sur autre chose. Pas qu'il n'avait pas de présence – Seijuro était la définition même de la présence – mais son calme et son sang-froid le rendait silencieux. Et Miyu était le genre de personne qui pouvait facilement oublier une personne si elle ne se faisait pas remarquer. Assez étrange venant d'une jeune fille qui ne supporte pas que l'attention d'un groupe soit focalisée sur elle …

Cependant, la question du rouge l'étonna. Son anniversaire ? Pourquoi lui posait-il la question soudainement ? Parfois, elle avait du mal à suivre le fil des pensées du rouge. En fait, elle avait toujours du mal. Akashi était un être complexe, baignant dans le mystère. Miyu ne savait d'ailleurs presque rien de lui. Sa vie, sa famille, ses loisirs, son émission préférée, son film préféré, son groupe préféré, son jeu préféré, son berceuse étant petit, son doudou d'enfance, son meilleur ami, son meilleur souvenir … Elle ignorait tout ça. Elle ignorait tout de Akashi Seijuro. Sauf sa passion pour le basketball, son statut social, ses résultats scolaires et sa fâcheuse habitude de toujours tout réussir.

Elle senti alors la main du rouge faire pression sur sa hanche. Il venait de passer son bras autour de sa taille, comme le ferait un couple. Un geste qui se voulait protecteur et affectif. Miyu en rougit jusqu'aux oreilles. C'est en détournant légèrement le regard qu'elle aperçu les deux grands dadets qui les épiaient en la fixant comme si elle était une pièce de premier choix. Elle ignore si c'est la main d'Akashi sur sa hanche qui fit s'enfuir les deux adolescents, mais l'important était qu'ils étaient parti. Miyu détestait ce genre de garçon, qui prenait les filles pour des gibiers à rajouter à leur tableau de chasse. Ils lui donnaient froid dans le dos.

▬ Alors Miyu … Ton anniversaire ?


Miyu sursauta. Le souffle de Akashi chatouillant son oreille l'avait prise par surprise. Elle dégluti : leur proximité la dérangeait, elle ne se sentait pas à l'aise ainsi. Ils ne formaient pas un couple, ils n'avaient pas à être si proche. Et même si c'était pour se débarrasser des deux garçons, Seijuro pouvait la relâcher désormais. Il n'avait pas besoin de demeurer ainsi. Cependant, Miyu n'avait pas les tripes pour lui dire tout ça. Elle avait trop peur de sa réaction, de la manière dont il allait interpréter ces mots. Akashi était conscient comme elle qu'ils ne formaient pas un couple. Elle n'avait donc aucunement besoin de le lui rappeler.

▬ Euh … C'est le trois Janvier. Mais … Pourquoi, Akashi-senpai ?


Le trois Janvier, c'était encore loin. Et avant cela, il y avait la WinterCup. Akashi aurait sûrement oublié cette date, le basketball ayant occupé son esprit tout l'hiver. Elle était donc bien curieuse de savoir pourquoi ça l'intéressait. Ce n'est pas comme si c'était très important. Néanmoins, Miyu sait que Seijuro ne fait jamais les choses par hasard. Que, s'il lui a demandé quand était son anniversaire, ce n'était pas par simple curiosité. Il y avait quelque chose derrière tout ça. Comme à chaque fois que Akashi prend la parole. Jamais de mots inutiles, jamais de paroles pour rien. Ça pourrait presque être sa devise.

Se rappelant finalement le but de leur présence au centre commercial, Miyu se dégagea doucement de l'étreinte du jour pour pointer la boutique dont elle lui avait parlé un peu plus tôt. Ils étaient venu là pour trouver une nouvelle écharpe à Miyu, pas pour faire du lèche-vitrine. C'est donc presque en sautillant que la jeune fille se rendit devant la boutique d'accessoire. La devanture, ultra féminine, était rose flashy et le nom du magasin clignotait en blanc. Les prix affichés en vitrine étaient déjà plus abordables pour Miyu. Elle promettait d'ailleurs très intéressante pour la jeune fille. Quand son aîné l'eut rejoint, elle s'engouffra dans la boutique, aussitôt transportée dans une monde de poupée.

Tout, absolument tout dans la boutique était dans le style kawaii. Il y avait des sacs, des bijoux, des vêtements, des babioles, des accessoires ... Bref, c'était un paradis pour Miyu. Ses yeux en brillaient de plaisir. Pour peu, elle en oublierait presque qu'elle n'avait pour projet que de s'acheter une écharpe et rien d'autre. Mais n'importe l'objet sur lequel elle posait les yeux, ça lui plaisait. Elle craqua d'ailleurs pour un chemisier blanc et noir à motifs musicaux. Il était très joli et pas très cher, en plus de ça. Récemment, Ichigo lui avait acheté une très jolie jupe noire. Elle irait parfaitement avec ce chemisier. Attrapant le vêtement, elle l'observa sous tous les angles, conquise. Quelque chose lui disait qu'elle n'allait pas repartir qu'avec une écharpe ...





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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   29.06.14 16:50

Seijuro suivit du regard sa manager alors qu'elle entrait dans le magasin. Ses yeux vairons ne quittèrent pas un instant la petite silhouette sautillante alors qu'il lui emboîtait le pas d'une démarche lente, mais assurée. Il ne s'attarda pas vraiment sur la marchandise féminine de la boutique se contentant de jeter de furtifs regards ici et là sans quitter pour autant Miyu de vue. Il ne voulait pas la perdre une deuxième fois. Il n'avait toujours pas répondu à sa question. S'il continuait il allait finir par être impoli. Hors Akashi Seijuro ne pouvait pas être malpoli. Du moins pas avec une demoiselle. On lui avait enseigné un minimum de bonnes manières quand même.

Cependant il était persuadé que sa manager n'accepterait pas la réponse de la curiosité. Elle semblait assez douée pour percer les gens à jour. Comme lui. En moins efficace par contre. Il ne fallait pas non plus exagérer. Lui avait après tout l'oeil de l'empereur qui, mine de rien, était utile pour déchiffrer les autres. Il s'approcha de la demoiselle par derrière avec suffisamment de présence pour ne pas la faire sursauter avant de lâcher brièvement, mais avec son assurance habituelle.

- Savoir l'anniversaire d'une personne est importante pour lui faire des cadeaux, Miyu.

Cette réponse laconique lui arracha un fin sourire. La jeune Ai allait probablement être troublée voir gênée, mais il ne pouvait pas en dire plus sans se dénoncer. Et connaissant la modestie de sa manager elle refuserait son cadeau s'il lui en parlait trop en avance. Il ferait en sorte de ne pas lui laisser le choix. Il ne savait pas pourquoi il tenait à la gâter, mais ce n'était pas si grave. Elle faisait beaucoup d'efforts en tant que manager. Même lui s'en rendait compte. A vrai dire c'était une des raisons qui l'avait poussé à la choisir. Il n'avait pas manqué de remarquer en classe cet acharnement à se maintenir au niveau de Rakuzan et ses efforts en général. Cela l'avait impressionné malgré lui. Cette robe serait en quelque sorte un moyen de le lui dire.

Son regard se posa enfin sur le chemisier que contemplait sa protégée. Et bien. Il haussa légèrement un sourcil. Il ne s'y connaissait pas vraiment en vêtements et encore moins en vêtements pour fille. Ce chemisier était joli, mais difficile à dire si c'était à son goût ou pas. D'ailleurs s'il avait été quelqu'un d'autre il aurait même pu en être gêné. Mais voilà Akashi Seijuro n'était jamais gêné. Il esquissa un autre sourire malgré lui en imaginant la réaction de ses coéquipiers actuels et passés. Nul doute que le spectacle aurait été amusant. Mais en même temps il voyait parfaitement leurs réactions choquées s'ils apprenaient qu'il avait amené une fille faire les boutiques. Un frisson parcourut son échine. Ils ne devaient pas savoir. A aucun prix. Il perdrait toute crédibilité. Déjà que son autorité n'était pas très bonne sur Daiki, Tetsuya et Shintarou... Il sortit de ses pensées et déclara à sa protégée du jour.

- Je veux bien payer ton écharpe si tu veux en plus ce chemisier. Je ne pense pas que tu aies de quoi payer les deux...

La franchise c'était un des traits de caractère des Akashi. Et la galanterie ce n'était pas toujours leur fort. Il avait de grands risques de vexer Miyu, mais il pensait sérieusement qu'elle n'aurait pas assez d'argent. Et il était gentil de se proposer de lui payer. Bref si Reo avait été présent nul doute qu'il se serait fait gentiment sermonné. Il entendait son reproche comme si son "meilleur ami" avait été physiquement présent... Contrairement à Kotaro l'arrière Roi sans Couronne n'avait pas peur de lui même s'il le respectait tout autant. Quelle plaie. Faire peur était bien pratique parfois après tout...

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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   12.07.14 17:23


















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Même si l'argent de poche de Miyu n'était pas très élevé – ses parents lui donnait quelques centaines de yens par mois pour qu'elles puissent se faire plaisir. De plus, elle gagnait un peu d'argent grâce à sa bourse. Alors évidemment, elle participait aux frais avec Ichigo : il lui arrivait souvent de payer les courses et de donner un peu pour le loyer, mais le plus souvent son aîné préférait qu'elle garde son argent pour se faire plaisir. Trouvant qu'elle gagnait trop, la jeune fille avait décidé d'économiser pour que, dans le futur, elle n'ait pas forcément à demander à ses parents. A ceci s'ajoutait les quelques yens qu'elle gagnait en gardant des enfants ou des animaux. Pour résumé, Miyu savait très bien gérer son argent.

Le plus souvent néanmoins, elle préférait utiliser l'argent qu'elle ne mélangeait pas à ses économies pour s'acheter des fournitures scolaires ou des objets dont elle avait réellement besoin. Elle essayait au maximum de dépenser pour rien. Il arriverait cependant à ce que Miyu craque pour des articles comme les vêtements et les accessoires. Le style qu'elle affectionnait faisait parti des plus chers, c'est donc toujours en pensant longtemps le pour et le contre que la verte décidait d'acheter ou pas. Sa garde-robe à Kyoto était très garnie grâce à ses frères, mais elle avait toujours ses vieux vêtements d'occasion à Tokyo. Ramener quelques uns d'entre eux chez ses parents ne serait pas mal. Et ce chemisier en faisait parti.

Comme une véritable professionnelle, la jeune fille observa le vêtement sous tous les angles, vérifiant les coutures, les boutons et tout le toutim. Si le chemisier n'avait pas un minimum de qualité, elle ne voulait pas l'acheter. A quoi servirait-il d'acheter un vêtement s'il rendait l'âme au bout de deux mois ? Miyu préférait encore y mettre un peu plus de yens afin d'avoir un article de qualité qu'elle pourra porter plus longtemps. Au final, ça revient à plus cher de s'acheter très régulièrement des vêtements à bas prix plutôt que s'acheter de temps en temps un article de bonne qualité. Du moins, c'est ainsi que Miyu voyait les choses. Économie avant tout.

▬ Je veux bien payer ton écharpe si tu veux en plus ce chemisier. Je ne pense pas que tu aies de quoi payer les deux...

Miyu sursauta quand la voix calme et placide de son aîné résonna derrière son dos. Pendant un instant, elle devait l'avouer, elle l'avait complètement oublié. Comme devant la robe quelques instants plus tôt. Décidément, la petite verte avait la fâcheuse habitude de se laisser facilement distraire. Évidemment, ça n'arrivait pas en cours, elle était toujours très concentrée en classe. Mais pour les autres choses, sa concentration n'était pas aussi optimale. Bah, personne n'est parfait après tout. Et c'est beaucoup plus important d'être attentif en cours plutôt qu'ailleurs. Si Miyu voulait continuer à briller, elle ne devait pas fléchir.

Cependant, la remarque de son aîné quant à sa capacité à payer elle-même son vêtement la vexa. Était-elle si pauvre que ça à ses yeux ? Certes, sa famille ne roulait pas sur l'or mais ça ne voulait pas dire qu'elle vivait sous les ponts non plus. Depuis que ses quatre aînées subsistaient eux-même à leur besoin, sa situation de ses parents s'était nettement arrangée et ils voyaient enfin la lumière au fond du tunnel. Ce n'était plus qu'une question de temps avant qu'ils ne se sortent enfin de ce calvaire. Il restait certes beaucoup de prêts à payer, mais au moins, ils pouvaient nourrir convenablement les deux enfants qui vivaient encore sous leur toit.

Bref, tout cela pour dire que Miyu avait la capacité de se payer elle-même son chemisier en plus de l'écharpe qu'elle était venue acheter à la base. Elle n'avait pas besoin des élans de solidarité de ce fils à papa. Ses doigts se contractèrent sur le tissu blanc à en blanchir les extrémités de ses doigts. Elle était en colère mais, surtout, profondément vexée. Miyu faisait de son mieux pour ne pas être vue comme la petite prolétaire chanceuse, la petite brebis au milieu des loups. Mais apparemment, quoi qu'elle fasse, cette étiquette était collée à sa peau comme une tâche de naissance.

▬ Je … Akashi-senpai a tord. J'ai assez d'argent pour m'acheter une écharpe et ce chemisier. Senpai pense … pense-t-il donc que je suis si pauvre que cela ?

Sa voix tremblait un peu mais son visage montrait sa détermination. Même si elle faisait face à Akashi Seijuro, Miyu se sentait capable de lui tenir tête. Ce qui était très étrange, car elle craignait moins le capitaine de Rakuzan que ses autres membres, pourtant moins intimidants et plus sympathiques. C'était peut-être une histoire d'aura. Parfois, nous sommes destinés à bien nous entendre avec une personne, même si elle fait partir de la pire espèce. Miyu ne sous-entendait pas par là que c'était le cas de son aîné, mais il existait bien plus sympathique que lui dans l'équipe de basketball.

Les joues rouges malgré tout, la plus petite se détourna de son aîné et chercha fébrilement sa taille parmi le rayon. Elle avait un peu honte de sa réaction – sa voix tremblante partant dans les aiguës n'avait rien d'intimidant, Akashi avait du bien en rire – mais elle ne regrettait pas. Parfois, ça fait du bien de dire ce que l'on a sur le cœur. Certes, Miyu n'avait pas déverser le flot de pensées qui l'avait envahi suite à la proposition de son aîné mais le peu qu'elle avait dit suffisait à la soulager. Jamais elle n'oserait lui cracher ses quatre vérités au visage, de toute façon. Et le rouge devait bien sûr s'en douter. Il pourrait jouer avec elle comme avec une poupée qu'elle ne s'en plaindrait pas ou peu.

Une fois le chemisier caler contre son bras, Miyu se détourna pour se diriger vers les écharpes. Il y en avait de toutes les couleurs et imprimées de nombreux motifs différents. Néanmoins, même parmi ce choix varié, la verte n'en trouva pas une semblable à celle qu'elle avait perdu. Son écharpe mauve à motif chat était un cadeau de sa jumelle, Hinata, et la verte s'en voulait beaucoup de l'avoir perdu. Peut-être même lui avait-on volé. Le fait est qu'elle n'avait plus d'écharpe et, en cette période fraîche de l'année, elle ne pouvait pas s'en passer au risque d'attraper un rhume. Elle n'avait donc pas le choix de s'en acheter une autre.

Ses yeux émeraude se déposèrent alors sur une écharpe juste adorable. En forme de nyan cat, la longueur de l'accessoire était au couleur de l'arc en ciel tandis qu'une adorable peluche du célèbre chat-tartine pendait à l'extrémité droite. Ce n'était certes pas discret – elle n'oserait jamais se ramener au lycée avec une telle écharpe – mais elle venait d'avoir son second coup de foudre de la journée. Par chance, l'article disposait qu'une promotion : si le client achetait cette écharpe, elle en avait une autre à moitié prix parmi les articles porteurs de l'offre. Miyu se permit donc de prendre l'écharpe nyan cat et une autre blanche à pompom.

En se dirigeant vers la caisse, elle jeta un petit regard vers son aîné et aussitôt, elle se sentit coupable. Il avait bien voulu l'accompagner jusqu'ici, elle ne pouvait donc pas se permettre de le snober toute la journée. Les joues rouges et la démarche hésitante, Miyu se rapprocha de lui et regarda ses articles pour cacher son malaise. Trouvant ses pieds incroyablement intéressants, elle chercha ses mots sans trouver quoi dire. Aussi décida-t-elle d'attendre que ce soit lui qui prenne la parole, afin de ne pas se couvrir davantage de ridicule.




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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   31.08.14 16:52

Seijuro était parfaitement à l'aise dans le magasin. Les regards étonnés, amusés ou intéressés des clientes ou du personnel ne lui faisaient ni chaud ni froid. Le fait de se retrouver dans une boutique féminine ne semblait pas du tout le déranger. Au contraire son assurance habituelle n'avait pas disparu. Passant entre les étalages, effleurant les étoffes, observant tout de ses yeux vairons il semblait parfaitement à sa place. Il n'avait même pas besoin d'ordonner aux gens de s'écarter de son chemin ils le faisaient d'eux-même. Son aura d'autorité naturelle faisait qu'il lui suffisait d'un simple regard pour qu'on lui obéisse en général. Et quand cela ne suffisait pas de simples mots suffisaient. Il n'avait jamais eu de peine à diriger les autres.

La preuve était que même Reo, Kotaro et Eikichi qui possédaient pourtant leur fierté de Rois l'avaient laissé devenir capitaine à leur place alors qu'il était plus jeune qu'eux. Même à Teikou il n'avait eu aucun mal à se faire obéir des autres membres de la Génération des Miracles et ce malgré la fierté de ses ex-coéquipiers. Ryota et Tetsuya étaient les plus dociles, Shintarou l'était déjà un peu moins et ensuite Atsushi et Daiki étaient moins enclins à obéir à autrui. Mais même eux avaient dû finir par s'incliner devant lui quand il avait échangé sa place avec celui qui avait été leur capitaine jusqu'à ce fameux jour... Atsushi avait peut-être regretté de l'avoir provoqué et poussé hors de ses limites qui sait. Car s'il ne l'avait pas fait il ne serait jamais sorti. Un fin sourire s'étira sur ses lèvres l'espace d'un instant à ce souvenir. La surprise de Tetsuya quand il était revenu après sa conversation avec Daiki revint ensuite. Le pauvre il avait eu l'air tellement choqué. Pourtant il n'y avait pas de quoi. Akashi Seijuro avait toujours été deux personnes après tout. Ils avaient simplement échangé de place quand cela s'était avéré nécessaire. Aussi simple et évident que ça.

Il aurait probablement perdu ce match s'il ne l'avait pas fait après tout. Hors la défaite était inenvisageable pour l'héritier Akashi. Son père lui avait appris à être fort. Les faibles perdaient et les forts gagnaient. Leur famille était forte elle devait donc toujours gagner. Il ne pouvait perdre que ce soit au basket, au shogi ou dans ses études. Et d'ailleurs il n'avait jamais perdu. Le trophée de la Winter Cup était pour lui. Son équipe était plus forte que jamais. Ses coéquipiers étaient tout autant motivés que lui. Avec trois Rois sans Couronne, le fantôme de la nouvelle génération et lui-même Rakuzan ne pourrait pas perdre. D'ailleurs il avait hâte de voir la tête que ferait Tetsuya en découvrant sa trouvaille... Il n'était pas peu fier d'avoir entraîné son aîné à la faible présence. Surtout qu'il était moins faible physiquement que son prédécesseur et donc moins inutile. Oui vraiment Chihiro était plus utile que l'ancien coéquipier du rouge. Et il ne se gênerait pas pour l'utiliser afin de remettre Seirin à sa place. Ou n'importe quelle autre équipe d'ailleurs.

La puissance et le pouvoir faisaient tout dans ce bas-monde. Seuls ceux qui possédaient richesse et pouvoir pouvaient survivre. C'était la loi du plus fort. C'était autant valable pour des tournois comme l'Inter-High et la Winter Cup que dans la vraie vie. Rakuzan avait gagné l'Inter-High parce qu'ils étaient l'équipe la plus forte. Et ils gagneraient la Winter Cup de la même façon pour la même raison. C'était inévitable. Mais pour être fort ils y avaient plusieurs façons.

La plus simple était de naître fort. Les membres de la Génération des Miracles et les Rois sans Couronnes en étaient les meilleurs exemples. Même si les premiers surpassaient les seconds soit dit en passant. Mais on pouvait devenir fort en s'acharnant également. Même si parfois c'était inutile. Ceux qui devenaient forts avec des efforts ne pourraient jamais battre ceux qui étaient nés en l'étant et qu'on appelait génies. Tetsuya en était un parfait exemple. Il s'était peut-être entraîné plus que n'importe lequel de ses coéquipiers de Teikou, mais même aujourd'hui il ne leur arrivait pas à la cheville. Et pourtant il s'acharnait à essayer de les battre... Il avait battu Ryota et Shintarou ce qui était surprenant et admirable, mais il avait dû s'incliner, et de loin, devant son ancienne lumière. Forcément Daiki n'était pas l'as de leur groupe pour rien. Et le bleuté avait cru pouvoir le battre ? Pathétique. Seijuro reconnaissait les efforts, mais pas quand ils étaient perdus d'avance. Son ex-coéquipier et peut-être protégé ferait mieux d'ouvrir les yeux.

S'il ne le faisait pas il s'en chargerait pour lui en écrasant son équipe sans se retenir. Cela pouvait paraître cruel, mais il faisait ça pour le bien du bleuté. D'ailleurs à force de vouloir devenir aussi forts que les cinq membres de la Génération des Miracles il risquait d'avoir une très mauvaise surprise... Seijuro aurait pu lui en parler à Teikou pour le prévenir, mais il n'en avait pas vu l'intérêt. Si Tetsuya était assez stupide pour oublier sa place tant pis pour lui. Les ombres devaient rester dans l'ombre après tout. Si celui qu'il avait reconnu comme fantôme s'acharnait à devenir une lumière il ne vaudrait alors plus rien...

Le rouge sortit de ses pensées pour revenir vers Miyu. Il s'était éclipsé en silence et avec discrétion quelques instants et il ne fut pas étonné de la voir sursauter quand il prit la parole. Même s'il ne possédait pas le talent particulier du Fantôme de la Génération des Miracles il savait se faire oublier quand il le souhaitait. Ironique d'ailleurs étant donné qu'il était de toute évidence plus lumière qu'ombre.. Seijuro fronça légèrement ses fins sourcils quand Miyu lui posa une question avant de le snober et de s'éloigner sans attendre sa réponse. Il la suivit du regard observant ses moindres faits et gestes avant d'esquisser un sourire en coin qui dévoilait son amusement. Oh elle lui avait tenu tête ? Même si sa voix tremblante n'avait pas de quoi l'impressionner il lui fallait quand même reconnaître qu'elle avait eu le courage et le cran de lui répondre.

Tout le monde n'avait pas ce courage face au rouge. Surtout chez les demoiselles. Cette petite gagnait son estime de jour en jour... Il arriverait peut-être à en faire une excellente manager. Intéressant. Même si elle ne pourrait pas atteindre les capacités d'analyse de Satsuki elle pourrait s'avérer fort utile. Il avait bien fait de la remarquer et de la recruter. Oui vraiment elle était digne d'être la manager de Rakuzan et ce malgré son inexpérience. De toute façon l'expérience était quelque chose qui se gagnait au fil du temps. Elle avait beaucoup à apprendre, mais nul doute qu'elle y parviendrait avec un peu d'aide. Toujours amusé le rouge la regarda choisir ses écharpes, payer ses achats et le rejoindre sans oser le regarder. Oh elle était gênée maintenant ? Seijuro se retenait de rire pour ne pas aggraver le malaise de sa cadette, mais il avait du mal. Il lui sourit doucement d'une façon légèrement charmeuse avant de prendre la parole.

- Excuse-moi Miyu. Je ne voulais pas te blesser. C'était fort malpoli de ma part. Pour me faire pardonner je t'invite au restaurant d'accord ? Et inutile d'insister pour payer ta part cette fois j'insiste. J'espère que tu aimes la cuisine française mon restaurant préféré du Centre n'est pas très loin. Ah et j'ai hâte de te voir porter ce chemisier tu seras encore plus mignonne avec.

Il se retourna sans même attendre sa réponse pouffant mentalement en imaginant les joues rouges de la jeune fille. Le compliment était sincère et n'était pas une simple moquerie. Mais il devait avouer qu'il aimait aussi la taquiner... Son côté sadique ressortait la pauvre. Mais il ne lui avait pas menti pour autant. Il n'était pas hypocrite à ce point quand même. Sortant du magasin il l'attendit avant de l'entraîner vers le restaurant de luxe un peu plus loin. Il se présenta à l'entrée et demanda une table pour deux sans même décliner son identité. C'était inutile le personnel le connaissait depuis qu'il était tout petit après tout à l'exception des nouveaux bien sûr. Se doutant que Miyu ne serait pas à son aise dans un tel endroit il prit soin de rester près d'elle et de lui sourire pour la mettre à l'aise. Sa main était d'ailleurs posée sur l'épaule de la jeune fille afin de montrer au personnel et aux autres clients que c'était sa propriété. Autrement dit interdiction de toucher.

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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   14.10.14 13:30


















❝ CE MONDE QUI EST LE TIEN ❞



Tandis que la caissière scannait les codes barres des articles, Miyu regardait distraitement autour d'elle, de peur de croiser le regard mi-or mi-sang de son aîné. Elle s'en voulait de lui avoir parler de la sorte : un homme comme lui pouvait se débarrasser d'une fille comme elle d'un claquement de doigt. Il aurait également très bien pu la laisser-là, livrée à elle-même dans cette immense centre commercial et repartir dans sa limousine, dans tout le confort dont pouvait jouir un enfant né avec une cuillère en or dans dans bouche.

Ainsi donc décida-t-elle de faire face à ses erreurs et à ses propres réactions en s'avançant vers le rouge une fois ses articles payés. Néanmoins, rien ne parvint à sortir de sa gorge, comme si du goudron gluant lui empêchait toute chance de s'exprimer. Elle se sentait aplatie, ratatinée par l'aura naturellement puissance et oppressante que dégageait Akashi. Même s'il ne cherchait pas à se montrer menaçant en ce moment, cela ne changeait rien au fait qu'il possédait ce petit plus qui donnait aux autres l'impression que n'être que des moucherons.

De ce fait, la jeune fille à la chevelure verte resta silencieuse et tête baissée devant son aîné. Elle devait avoir l'air bien misérable. Elle serra son sac plastiques roses entre ses doigts, entendant nettement le bruit du froissement tant le silence pesait entre les deux adolescents. Miyu n'allait pas ouvrir le dialogue, c'était chose certaine. Il ne tenait qu'à Akashi d'apaiser les tensions – ou les alourdir, selon son humeur. Ainsi, la cadette attendit que son aîné décide de la suite de la journée, choisissant d'y mettre fin automatiquement ou non.

▬ Excuse-moi Miyu. Je ne voulais pas te blesser. C'était fort malpoli de ma part. Pour me faire pardonner je t'invite au restaurant d'accord ? Et inutile d'insister pour payer ta part cette fois j'insiste. J'espère que tu aimes la cuisine française mon restaurant préféré du Centre n'est pas très loin. Ah et j'ai hâte de te voir porter ce chemisier tu seras encore plus mignonne avec.

Des excuses ? C'est bien la dernière chose à laquelle Miyu se serait attendu. Seijuro n'était pas franchement le genre à reconnaître ses erreurs et s'excuser, tout simplement parce qu'il estimait ne faire aucune erreur. Ainsi, de tels mots provenant de la bouche de l'ancien capitaine de la Génération des Miracles étaient assez étonnants et inattendus. Ça aurait plutôt été à la lycéenne de s'excuser, d'avoir oser défier quelqu'un de la trempe d'Akashi. D'avoir oser s'adresser à lui de la sorte.

Et en plus, il l'invitait au restaurant, puis lui parlait du nouveau chemisier qu'elle avait acheté. Cette accumulation de « choses positives » se révélait finalement plus terrifiante qu'autre chose. Etait-il seulement sincère ? Que cherchait-il ? Y avait-il quelque chose à y gagner, d'agir de la sorte ? Un flot de question qui laissa Miyu muette et immobile pendant quelques instants. Elle ne savait plus quoi penser de son aîné et de ses réactions toujours plus ou moins inattendues et déroutantes.

Néanmoins le départ du rouge la fit revenir sur terre et Miyu se hâta de sortir de la boutique après avoie remercier et saluer la caissière. Akashi l'entraîna alors jusqu'à un restaurant qui respirait le luxe et la finesse, donc le type même d'endroit qu'elle ne fréquentait pour ainsi dire jamais. Quand sa famille organisait des dîners en extérieur, ils avaient souvent lieu à la brasserie du coin. Certes l'établissement ne payait pas de mine mais les plats étaient bons et raisonnables au niveau du prix.

Cependant, devant ce restaurant, Miyu trouva la brasserie bien miteuse et dégradée d'un coup. Les parfums exquis qui titillaient ses narines n'étaient pas du au parfum d'intérieur mais bien à la cuisine, d'un tout autre univers. Déglutissant, elle se demanda un instant si elle avait le droit de toucher à ce luxe. Alors que sa famille devaient sûrement de contenter de nouilles instantanée, elle, elle avait offrir à son palais des saveurs exquises qu'elle n'aurait jamais imaginé même en rêve.

Néanmoins, Miyu ne put y penser davantage, car le personnel les accueillait déjà. A en changer par leur attitude, ils connaissaient tous Akashi et ne le traitait pas comme un client normal. Sûrement devaient-ils voir sa puissance et son argent bien avant tout. Cela désola un peu la lycéenne qui réalisait à quel point la vie d'un riche était fade, éphémère et malhonnête. On ne choisit pas ses amis, ils vous choisissent selon votre place dans l'échelle sociale et les yens à disposition sur les comptes plein à craquer.

Semblant noter le malaise de la petite demoiselle accompagnant leur invité de marque, les serveurs se hâtèrent de leur trouver une place à l'écart, où ils n'auraient pas à supporter les œillades curieuses des autres clients. Gentleman, l'un des serveur tira une chaise à Miyu et cette dernière s'installa, le remercia en rougissant sous l'attention. Alors qu'Akashi semblait aussi à l'aise qu'un poisson dans l'eau, sa cadette n'en menait pas large et observait son nouvel environnement avec une certaine angoisse.

La chaise sur laquelle elle était assise – surmontée d'un petit coussin – était en bois taillée de splendides motifs oiseaux. L'assise et le dossier étaient tellement confortables que Miyu jurerait pourvoir s'y endormir sans aucun soucis. Devant elle, la table ronde était nappée de blanc brodé à la main de petits oiseaux – l'emblème du restaurant à ne pas en douter. Un petit vase fin contenait une unique rose rouge, ce qui laissait deviner que ce genre de table était sûrement réservé au couple.

Miyu ne put étendre davantage son observation car un serveur revenait déjà avec les cartes qu'il tendit aux adolescents avant de s'effacer, les laissant choisir tranquillement. Le petit livret sépia joliment relié portait le nom du restaurant et son emblème en grand sur la première page. La lycéenne tourna doucement les pages, lisant les menues qui lui étaient tous inconnus. Elle se rappela alors qu'ils dînaient dans un restaurant français : n'ayant jamais goûté à la gastronomie française, elle resta un peu bête devant la liste de plats aux noms inconnus.

Lorsqu'elle leva les yeux, elle trouva Seijuro en pleine lecture. Ses yeux vairons semblaient glisser sur le papier, à la recherche du met de ces rêves pour ce midi. Son aisance n'avait pour effet que de rendre Miyu encore plus ridicule. Commençant à paniquer, elle songea à simuler une envie d'aller aux toilettes afin de se calmer mais cela ne lui permettrait que de fuir durant quelques instants. Ce qui se révélerait plutôt inutile. Aussi resta-t-elle à sa place, hésitante, confuse et honteuse.

Le serveur revint alors auprès d'eux, un petit calepin entre les mains, prêt à prendre leur commande. La politesse et la galanterie voulait que Miyu soit la première à répondre, ainsi donc l'homme darda son regard chocolat sur la jeune fille en attendant qu'elle se prononce. Silencieuse, Miyu laissait son regard voguer entre le serveur et Akashi, la bouche hermétiquement close, son cœur battant la chamade, les mains moites. Elle dégluti, ouvrit la bouche, la referma, baissa les yeux, dégluti. Même le plus fini des idiots comprendrait l'état de stresse dans lequel la demoiselle se trouvait.



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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   11.12.14 13:56

Si Seijuro était aujourd'hui ce qu'il était c'était en grande partie à cause de son père et de son nom. En tant qu'unique héritier de la famille Akashi il était destiné à reprendre les rênes de l'entreprise familiale un jour et à montrer l'exemple autour de lui. Son enfance donc avait été très difficile avec un père très sévère sur le dos qui lui avait appris à ne jamais perdre, à ne jamais échouer. Cette pression pesant sur les épaules du jeune garçon était éprouvante au possible. Mais il tenait bon. Il le devait. Il était Akashi Seijuro, fils unique de ses parents et comme son père le lui répétait sans cesse il devait être à la hauteur de son titre.

La seule personne qui lui permettait alors de souffler était sa mère qui l'avait autorisé à jouer au basket. C'était dans ces moments de jeu avec ce ballon orange qu'il pouvait se permettre de souffler, de respirer un peu, d'oublier ses devoirs et se permettre d'être un enfant comme les autres. Mais hélas cela n'avait pas duré. Sa mère avait été emportée par la maladie alors qu'il était en cinquième année du primaire.

Dès lors son père s'était montré encore plus sévère avec son fils probablement afin d'oublier son chagrin. Seijuro l'avait accepté de toute façon il n'avait pas vraiment le choix. La disparition de sa mère l'affectait bien plus que ce qu'il voulait bien admettre. Et plus il maîtrisait quelque chose et plus son père se montrait sévère l'amenant encore et toujours à le maîtriser davantage. Seijuro avait donc changé. Son père avait beau l'autoriser à jouer au basket il devait, là encore, toujours gagner. La défaite était inacceptable pour l'héritier de la grand famille Akashi. Il était alors rentré au collège Teikou et avait rencontré les futurs membres de la Génération des Miracles.

Ces trois années n'avaient en rien arrangé son état d'esprit modelé par son père. Entre autre il y avait eu sa nomination en tant que capitaine et son affrontement contre Atsushi et sa première défaite. L'autre lui avait alors fait surface afin de terrasser le géant violet et lui donner une leçon. On ne le battait pas. Il gagnait toujours. Il était absolu. Gagner était comme de respirer pour lui, tout simplement. Akashi Seijuro était au dessus de tous les autres. C'était aussi simple que ça il ne fallait même pas chercher plus loin.

Les autres devaient rester à leur place, s'agenouiller devant lui et sa puissance sans limite. Si Seijuro était déjà arrogant avant ce match, né d'une provocation de son coéquipier imposant, la comparaison avec l'après était impossible à faire. Sans nul doute que sans ce match il ne serait pas devenu celui qu'il était aujourd'hui. Atsushi aurait dû réfléchir à deux fois avant de le provoquer. Maintenant cette partie de lui n'allait pas laisser l'autre qui était bien plus faible revenir aussi facilement à la surface. Pour le meilleur comme pour le pire.

Sortant de ses pensées Seijuro porta à nouveau sa concentration sur Miyu et le restaurant. Satisfait de l'endroit choisi par les serveurs il s'installa en face de sa petite protégée, très à l'aise dans tout ce luxe. Après tout il y goûtait depuis son plus jeune âge. Au contraire de sa manager qui avait l'air d'un poisson en dehors de son élément. Enfin elle finirait par s'y habituer. En le fréquentant elle avait de grandes chances d'y goûter de nombreuses fois après tout. Oh bien sûr ils ne sortaient pas ensemble, mais Seijuro avait décidé d'en faire sa protégée et elle devait donc l'accepter.

Il ne lui laissait pas le choix. Le fils Akashi savait que Reo, Kotaro, Nebuya et dans une moindre mesure Chihiro s'étonnaient de sa proximité avec leur manager. Lui-même n'était pas sûr de savoir réellement les raisons de cet intérêt même s'il ne l'avouerait bien sûr jamais. Il ne pouvait s'empêcher de la trouver courageuse d'entrer dans une école aussi prestigieuse que Rakuzan grâce à une simple bourse. Nul doute que tout le lycée devait parler souvent de la boursière pauvre.

Ce n'était pas tous les jours qu'on entrait à Rakuzan de cette façon. Les rumeurs étaient donc nombreuses et la plupart du temps elles étaient loin d'être amicales. Miyu devait forcément en avoir entendu quelques unes. Seijuro en tant que président des élèves s'était efforcé discrètement d'en réduire le nombre. Il ne tenait pas à ce que sa manager prenne la fuite après tout. Son équipe avait besoin d'elle. Et lui aussi. Quant aux raisons de tout ça et bien elles ne regardaient que lui. Les yeux vairons du capitaine parcourraient les lignes de la carte avec rapidité et concentration. Il finit par la poser sur la table et par lever les yeux vers sa protégée.

Il se rendit alors compte qu'elle ne devait pas connaître un seul mot de français au contraire de celui qui l'avait invitée. Ce n'était toutefois pas grave il commanderait pour elle. Il soupira néanmoins légèrement la voyant en panique complète et posa sa joue sur sa paume ouverte avec le coude sur la table. La fixant il prit la parole d'une voix ferme et autoritaire, mais polie pour attirer son attention en ignorant superbement le serveur.

- Miyu. Calme-toi s'il te plaît. Tu as tout à fait ta place ici. Tu es avec moi cela suffit amplement. Respire je n'ai pas envie que tu me fasses un malaise.

Il se tourna ensuite vers le serveur et commanda pour lui-même une entrecôte parisienne accompagnée de pommes de terre sautées et de légumes verts. Il se détourna ensuite pour se concentrer à nouveau sur sa cadette.

- Dis-moi ce que tu aimes manger. Je choisirais pour toi ensuite. A moins que tu ne me fasses pas confiance bien sûr.

Un petit sourire espiègle se forma sur ses lèvres. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être aussi serviable, mais c'était vraiment plus fort que lui. La présence de cette petite le détendait vraiment.
Et puis ce n'était pas comme si on ne lui avait pas appris la politesse ou à être gentleman quand même.

Enfin si un seul de ses coéquipiers actuels ou passés le voyait aujourd'hui nul doute qu'il serait choqué... Il avait envie de rire rien qu'en imaginant la tête des miracles, Tetsuya ou celle de Reo et Kotaro. En tout cas il s'efforçait de mettre à son aise sa jolie cadette tout en restant lui-même. Une fois le serveur parti il lui posa une question qui lui trottait depuis un moment dans la tête.

- Parle-moi donc de ta famille. Je crois savoir que tu as plusieurs frères et soeurs, mais je ne connais pas les détails. Le seul que je connaisse après tout c'est ton frère aîné. Enfin je ne te force pas à m'en parler. C'est à toi de décider si tu le veux faire ou non.

Seijuro s'appuya ensuite contre le dossier de sa confortable chaise et adressa un sourire des plus charmants à la manager de son équipe. Cette journée était décidément fort agréable.

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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   18.12.14 22:14


















 ❝ CE MONDE QUI EST LE TIEN ❞



Il y a des moments dans la vie où l'on rêverait de se transformer en souris et de fuir dans le premier trou qui nous passerait sous le nez. Juste pour fuir, s'éloigner des situations qui nous mettent mal à l'aise ou nous embarrasse. C'était présentement le cas de Miyu, qui ne supportait ni le regard insistant du serveur, ni celui complètement détendu de son aîné. Pourquoi diable l'avait-il emmené dans un tel endroit ? Un petit fast-food, ça aurait été préférable … même si elle imaginait pas Akashi « déjeuner » dans un tel endroit. Quand on naît avec une cuillère en argent dans la bouche, on ne va pas manger des hamburger dans un fast-food de centre commercial.

Mais quand même, un petit sushi ou un restaurant un peu moins raffiné n'aurait-il pas fait l'affaire ? Ils ne sortaient pas ensembles, pas besoin donc de l'emmener ici. Ça rendait Miyu vraiment très mal à l'aise, elle ne se sentait pas à sa place et avait la mauvaise impression que tous les regards étaient braqués sur elle, la dévisageant comme une bête de foire. La verte se sentait comme si tout le monde ici se doutait de son rang social malgré les jolis habits qu'elle avait décidé de mettre. Sa paranoïa montait crescendo, la faisant presque suer. Vraiment, elle se sentait minable, ridicule, stupide et immature. Elle avait tellement honte d'elle …

En face, Akashi étudiait la carte avec une aisance qui lui était propre. Il finit néanmoins par remarquer le mal aise de la plus jeune et, faisant reposer sa tête sur son poing fermé, il la regarda d'un air presque placide. D'une voix ferme, autoritaire mais néanmoins polie, il lui ordonna presque de se calmer, qu'elle n'avait rien à craindre parce qu'elle était à sa place ici. Le pensait-il vraiment ou était-il agacé par son comportement, impossible pour Miyu de le deviner. Néanmoins, c'était plus facile dire qu'à faire : il avait été élevé dans ce luxe, pas elle. Ce n'était pas son monde.

Le plus naturellement du monde, il partagea sa commande avec le serveur qui se hâta d'écrire tout ça sur son calepin. Il lui ordonna même de partager ses goûts afin qu'il puisse choisir pour elle en circonstance. D'une petite voix, Miyu lui apprit qu'elle préférerait quelque chose de très simple, si possible à base de volaille et de légumes – de ce côté, elle n'était pas difficile car elle aimait tout. Côté viande par contre, elle ne supportait pas trop la viande rouge et était allergique à la plupart des poissons. Difficile de la nourrir ? Pas tant que ça malgré les apparences, car elle avait un appétit d'oiseau et ne mangeait toujours que de petites portions. Un bon plat pouvait lui tenir plus de trois jours.

Choisissant un plat en fonction de ses préférences alimentaires, Seijuro laissa le serveur s'en aller sans plus de cérémonie. Serrant les pans de sa robe entre ses poings, Miyu attendait que le temps passe, espérant qu'en cuisine ils ne mettent pas trop longtemps. Plus vite ils étaient servi, plus vite ils mangeaient et plus vite ils sortaient d'ici. Non pas qu'un déjeuner en tête à tête avec son senpai la dérangeait vraiment – en fait si, ça la mettait vraiment très mal à l'aise – mais elle n'aimait pas cette ambiance qui régnait sur les lieux. Ça puait le raffiné et la richesse. Et Miyu n'aimait pas ça.  

▬ Parle-moi donc de ta famille. Je crois savoir que tu as plusieurs frères et soeurs, mais je ne connais pas les détails. Le seul que je connaisse après tout c'est ton frère aîné. Enfin je ne te force pas à m'en parler. C'est à toi de décider si tu le veux faire ou non.

Miyu fut assez étonnée par la question. Lui parler de sa famille ? Cherchait-il un sujet de discussion « neutre » afin de la détendre un peu ? Sûrement, Miyu imaginait mal Akashi s'intéresser vraiment à sa famille, surtout qu'elle n'aura rien de bien extraordinaire – mis à part le nombres d'enfants. Ce n'est pas tout le monde qui peut se venter d'avoir cinq grands frères, après tout. Dans les familles riches comme celles d'Akashi, les gens avaient tendance à n'avoir qu'un enfant, deux au grand maximum. Vous avez déjà entendu parlé d'une famille renommée composée de plus de quatre enfants, vous ?

En tout cas, Miyu ne savait pas vraiment quoi répondre. Non pas qu'elle ne lui faisait pas confiance, mais elle avait tellement peur de paraître ridicule. Elle n'avait pas honte de sa famille, elle aimait profondément ses frères et sa jumelle, mais beaucoup avait jugé ses parents stupides. Pas un sous et sept enfants ? C'était tendre le bâton pour se faire battre. Mais ce qu'avait recherché ses parents avant tout, c'était l'amour d'une famille, un foyer chaleureux et remplit des rires de leur marmaille. C'était ça, leur richesse. Et Miyu était persuadée que cet or était plus rare et précieux que n'importe quel autre. Les grandes familles devaient en manquer – elle les plaignait tellement.

▬ Senpai connait déjà mon frère aîné, Ichi-nii. Après, il y a les triplets Masaro-nii, Giichi-nii et Izuru-nii. Masa-nii fait des études d'avocat et est assistant mangaka. Izuki-nii est romancier de livre jeunesse. Et Gii-nii … travaille un peu de tout. Il y a aussi Akito-nii, qui est en deuxième année à Seirin. Et ma sœur jumelle Hinata, encore au collège …

Elle ne voulu pas entrer davantage dans les détails, de toute façon il n'y avait rien de plus intéressants à dire. Sa famille avait beaucoup être nombreuses, elle n'avait pas une vie trépidante et mouvementée. Chacun vivait sa petite vie en semaine mais tous se retrouvait le week-end venu, afin de passer du temps ensemble. Miyu appréciait beaucoup ces fréquents retour à Tokyo et, plus d'une fois, elle se força à repartir. Elle aimait l'ancienne capitale mais savoir sa famille si loin, c'était pesant parfois. Heureusement que Ichigo était toujours là pour veiller au grain, en grand frère attentif qu'il était. Il représentait même une seconde figure paternelle aux yeux de Miyu.

Le serveur revint alors auprès deux avec deux plats. Par politesse, il servit d'abord la jeune fille qui écarquilla les yeux. C'était bien trop fourni pour elle ! Elle avait presque une moitié de poulet dans son assiette, entourée de haricot vert et de carottes coupées en rondelles. Un plat très simple, mais Miyu ayant un appétit d'oiseau, elle jugeait son assiette beaucoup trop garni pour elle. Bon, elle ferait son maximum pour gâcher le moins possible, mais ne voulait pas s'en rendre malade non plus. Souhaitant bon appétit d'une petite voix à son aînée, elle se saisit de sa fourchette et la planta dans un haricot qu'elle porta à sa bouche.

Exquis !



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{ HRP : J'ai pas osé faire plus au cas où Akashi veuille parler d'avantage de la famille de Miyu c: Si non, je te laisse faire l'ellipse pour ne pas qu'on reste 6 mois dans le restau c: }


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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   13.01.15 18:43

Seijuro écouta et enregistra avec attention les informations que lui fournissaient sa manager sur sa famille. Cela se révélerait peut-être utile à l'avenir. Celui qui savait détenait le pouvoir. Et celui qui détenait le pouvoir c'était lui et personne d'autre. Il était absolu il ne perdait jamais et gagnait toujours et ce depuis toujours.

Revenons à notre petite émeraude si vous le voulez bien. Cinq frères plus une soeur jumelle ? Et bien elle ne devait pas s'ennuyer lors des réunions familiales. Quelque chose au fond de l'esprit du rouge frissonna comme s'il avait un mauvais pressentiment pour le futur. Mais il le remarqua à peine se contentant de hocher pensivement la tête.

- Et bien le moindre qu'on puisse dire c'est que tes parents sont courageux. Et personnellement je suis fils unique comme tu le sais peut-être déjà.

Le regard du rouge s'assombrit légèrement alors qu'il pensait à sa mère disparue. Peut-être aurait-il eu un petit-frère ou une petite-sœur si elle n'était pas partie aussi tôt. Enfin cela ne le dérangeait pas vraiment d'être fils unique. Cela ne changeait rien à sa vie et du moment qu'il continuait à réussir dans ses études, à gagner ses matchs et à être le meilleur dans tout et n'importe quoi le reste n'avait aucune importance.

Relevant la tête le rouge accorda un signe de tête distant au serveur pour le service et l'ignora ensuite pour commencer à manger observant tout de même sa cadette du coin de son œil doré. L’œil de l'empereur était décidément pratique en toutes circonstances. Seijuro nota avec satisfaction la saveur du plat qu'il dégustait. Celui de Miyu avait intérêt à être tout aussi bon sans quoi le cuisinier risquerait gros. En attendant il fallait être poli et finir son assiette... N'est-ce pas ?

__________

Seijuro sortit du restaurant à la suite de Miyu qu'il avait fait passer devant. Histoire de ne pas la perdre à nouveau. Même si avec ses yeux elle n'aurait pas réussi à lui échapper on n'était jamais trop prudents. Et puis le rouge n'avait aucune confiance dans la nature humaine et n'aurait permis à personne d'approcher sa précieuse petite manager. Après tout elle était bien trop utile. Le fils Akashi regarda autour de lui cherchant du regard un endroit bien précis. Puis incitant Miyu à le suivre d'un regard il se dirigea vers un magasin de musique.

Pénétrant à l'intérieur en tenant la porte à son émeraude il referma ensuite la porte et observa l'endroit avec satisfaction. Son regard coula un instant vers des violons luxueux soigneusement rangés sur une étagère avant qu'il ne se dirige vers un membre du personnel qui s'inclina devant lui avec un sourire des plus aimables.

Seijuro venait souvent ici et ce assez régulièrement pour remplir les caisses du magasin de façon... satisfaisante. Même si c'était surtout pour des réparations cela restait suffisant pour qu'il soit un des clients les plus importants de l'établissement. Sans compter que le nom Akashi était connu de tous ici.

Tout en gardant un œil sur sa manager histoire qu'il ne lui arrive rien ou qu'elle ne fasse rien de fâcheux il demanda au jeune homme si sa commande était arrivée avec une voix froide et sèche notant ses coups d’œils vers la verte.

Quelques minutes plus tard il avait en main les nouvelles cordes pour son violon - les anciennes ayant cassées récemment - et satisfait remercia - toujours aussi froidement - le garçon lui indiquant de mettre la facture sur son compte. Revenant vers Miyu il la prit par le bras et la força presque à quitter le magasin voulant mettre le plus de distance possible entre ce type et elle.

Sans dire un mot, alors qu'il avait été plus bavard que l'habitude lors de cette journée, il la tint fermement encore un moment avant de la relâcher et de lever ses yeux vers le ciel azur. Ils étaient sortis du magasin sans qu'il prenne la peine de lui demander si elle voulait faire quelque chose d'autre. Ce type l'avait énervé et il ne voulait qu'une seule chose : rentrer chez lui.

Néanmoins il se tourna vers sa protégée et plantant ses yeux dans les siens demanda d'une voix polie, mais sans plus.

- J'espère que cela ne te dérange pas qu'on rentre. Mon chauffeur va venir nous chercher.






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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   14.01.15 14:23


















 ❝ CE MONDE QUI EST LE TIEN ❞



Évidemment que Miyu savait son aîné fils unique, ce genre de famille ne s'embarrassait jamais d'un autre enfant sauf si le premier était une fille. Néanmoins, la verte ne pouvait que plaindre ces fils destinés dès le berceau à reprendre les rênes de l'empire familial. Ils ne pouvaient pas se venter d'avoir une vie comme les autres car tout dans leur éducation contrastait avec ce que les autres familles modestes désiraient pour leurs bambins. Les parents de Miyu voulait qu'elle s'épanouisse dans une activité qui lui plaisait et choisisse son métier selon ses propres envies et préférences. Ceux de Seijuro ne lui avaient sûrement pas laisser le choix de marcher dans les traces de ses ancêtres.

Néanmoins, Miyu ne voulu pas y songer davantage. L'heure était au repas et elle savait que discuter davantage famille avec son senpai était inutile, puisqu'ils n'avaient pas grandi dans la même ambiance et le même milieu. Elle ne voulait pas dire que son mode de vie était supérieur à celui de son aîné mais en son fort intérieur, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver de la peine pour lui. Peut-être se voilait-elle la face en le cataloguant dans le cliché même du fils de riche mais quelque part, elle savait que c'était exactement ça. Ce que l'on raconte dans les livres est, malheureusement, souvent le reflet de la triste réalité ...

****


Elle ignore avec quelle force intérieure elle parvint à finir son assiette bien garnie, mais Miyu s'en félicitait. Elle ne pourrait sûrement plus rien avaler avant le lendemain mais son éducation voulait que, par politesse envers celui qui l'avait invité et celui qui s'affairait en cuisine, elle termine tout jusqu'à la moindre miette. Pour faire passer tout ça, la verte descendit – élégamment bien sûr – deux grands verres d'eau. Poliment, elle refusa d'un dessert. La cruche était pleine et ce n'était pas joli si elle venait à déborder. Autant finir sur cela, Miyu s'étonnait déjà que son estomac ait supporté autant de nourriture.

Contrairement à son aîné, la verte se montra très poli envers le serveur et le remercia au moins cinq fois. A son air étonné, elle imaginait bien que ça ne faisait pas parti de ses habitudes de se voir ainsi complimenté sur son service. La petite poussa même le vice jusqu'à envoyer les félicitations au chef et le jeune serveur lui promit de lui transmettre. Miyu quitta ensuite le restaurant, Seijuro à sa suite. Ce dernier, d'un regard, lui ordonna presque de le suivre et la demoiselle obtempéra, non sans un petit froncement de sourcil due à son attitude pour le moins désagréable. Il s'était montré sympathique en début de matinée, maintenant le réel lui refaisait surface.

Ils pénétrèrent dans une charmante boutique de musique, spécialisée dans les instruments à vent. Laissant le rouge se diriger vers le comptoir, Miyu elle s'approcha des violoncelles alignés sur la gauche de l'échoppe. Proprement vernie, ils brillaient sous la lumière presque tamisée du magasin. Ne voulant pas s'énerver davantage, elle fit de son mieux pour ignorer les mots de son aîné qui ne faisait aucun effort pour se montrer aimable vis-à-vis du personnel. Bien sûr, elle ignorait les regards insistants d'un des vendeurs à son égard étaient la cause même de la froideur de Akashi. Sûrement même ne le saurait-elle jamais.

Un colis entre les mains, Seijuro sembla décréter qu'il était temps de s'en aller car il saisit plutôt brusquement le bras de Miyu pour la tirer hors du magasin avec lui. Elle eut à peine le temps de saluer les vendeurs que les portes automatiques se refermaient. La verte voulue protester mais à l'air fermé de son aîné, elle jugea plus prudent de ne rien dire. Elle se laissa donc faire sans piper mot mais n'en pensant pas moins. Ils atteignirent rapidement la sortie et atterrirent dehors la minute d'après. Aveuglée par la vive lumière du jour qui n'avait rien à envier aux ampoules du centre commercial, Miyu entendit Akashi plus qu'elle ne le vit.  

▬ Non, ça ne me dérange pas …

De toute façon, le mal était fait. Elle avait acheté ce dont elle avait besoin, donc pas besoin de s'attarder davantage. D'autant plus que cette matinée « shopping » lui laissait un goût quelque peu amer dans la bouche. D'abord gentleman, Akashi s'était petit à petit renfermé, bâtissant un mur solide entre eux. Miyu savait que le lycéen à la chevelure vermeille n'était pas un saint car il était craint par ses propres coéquipiers de basketball, mais elle s'était attendu à davantage de douceur à son égard, comme il l'avait toujours fait jusqu'à maintenant. Avait-il réalisé qu'ouvrir ainsi son cœur le rendait vulnérable ? Pourtant, il n'avait rien à craindre de Miyu …

La limousine apparue finalement au loin, attirant le regard de nombreux passants se pressant sur le trottoir. Miyu fit de son mieux pour cacher son trouble, restant droite et naturelle. Néanmoins, un mouvement à sa gauche attira son attention. Quelque chose venait de bouger dans l’amoncellement de cartons entassés à quelques pas d'elle. Ni une ni deux, davantage poussée par sa curiosité que par sa raison, Miyu s'approcha et jeta un coup d’œil dans le premier carton venu. Elle trouva ce dernier vide. Alors qu'elle allait mettre tout ceci sur le compte de son imagination, un réflexe inconscient lui fit soulever la boîte marron.

Ce qu'elle y découvrit vola un battement à son cœur définitivement trop sensible. Roulés en boule l'un contre l'autre, deux adorables chatons s'amusaient avec un papier quelconque. A vu d'oeil, ils devaient avoir trois ou quatre mois. Amoureuse des chats depuis sa plus tendre enfance, elle ne put que craquer devant leurs adorables petites frimousses. Le plus gros des deux était d'un roux flamboyant, légèrement plus foncé aux extrémités et au regard jaune perçu. Le deuxième, plus frêle, portait une robe blanche et des orbes couleur ciel. Tout deux arborait un pelage sali par leur vie urbaine.

La partie raisonnable de Miyu lui souffla de se détourner et de s'en aller avant de commettre un acte irresponsable. Sa partie sensible lui interdit de laisser ces pauvres animaux dans la rue, où ils ne survivraient pas longtemps. En grand débat intérieur avec elle-même, la verte se trémoussait, se donnant à elle-même des arguments qu'elle rejetait par la suite. Finalement, la sensibilité l'emporta sur la raison et elle plongea ses mais dans le carton pour attraper tout doucement le premier chaton, qu'elle installa dans son sac – heureusement assez grand pour cela - , rapidement suivi du deuxième. Elle ne pouvait tout simplement pas les laisser ici.

▬Je … Je ne peux pas les laisser ici. Alors si ça dérange Akashi-senpai … alors je rentrerai à pied.

Son appartement se trouvait à plus d'une heure de marche mais Miyu était prête à le faire s'il le fallait. Ce n'était pas la première fois qu'elle recueillait des animaux abandonnés – c'était seulement une première à Kyoto – qu'elle soignait de son mieux avant de leur trouver des propriétaires. Elle ne faisait que rarement intervenir un vétérinaire, n'ayant pas les moyens pour cela, mais elle faisait de son mieux pour les nourrir et pour guérir les petites plaies avant de les céder à des personnes capables de prendre leur cas en charge plus sérieusement. Ces deux-là ne semblaient pas blessés, seulement mal-nourri. Et Miyu s'y était déjà attaché ...



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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   16.01.15 17:06

Seijuro était conscient de ne pas être dans son état normal. Il ne savait pas pourquoi le fait que ce simple employé ait eu des vues sur Miyu le mettait dans un tel état de rage intérieur. Il n'y avait aucune raison pour que cela le mette dans cet état. Après tout il se fichait bien de savoir qui la manager fréquentait n'est-ce pas ?

C'était probablement juste parce qu'il était responsable d'elle et qu'il ne voulait pas devoir expliquer à son frère qu'il l'avait laissée en compagnie d'un inconnu ou quelque chose de ce genre... Oui c'était la meilleure explication possible. La plus logique.

Il n'avait pas pu être jaloux. Impossible. Akashi Seijuro n'était jaloux de personne. Car personne n'était supérieur à lui dans quoique ce soit. Et ce serait idiot d'être jaloux de quelqu'un d'inférieur on est d'accord. Aussi il n'y avait aucune raison de se questionner davantage.

Le rouge sortit de ses pensées pour regarder sa limousine qui venait d'arriver. Il se tourna vers Miyu pour l'inviter à y pénétrer quand il l'aperçut plus loin en train de fixer quelque chose. Plissant les yeux Seijuro s'approcha, curieux malgré lui de savoir ce qui avait attiré ainsi son attention. Il ne la croyait pas capable de faire un caprice et elle devait donc avoir une bonne raison de s'éloigner ainsi.

Mais il s'était attendu à tout sauf à ça. Ses sourcils se froncèrent, ses yeux se plissèrent encore davantage alors qu'il fixait les deux chatons dans le sac de sa protégée. Cette dernière semblait déterminée à les prendre avec elle quitte à devoir rentrer à pied. Ce qui était strictement ridicule. Ils étaient à plus d'une heure de marche de l'appartement de la verte.

Elle ne pourrait jamais faire un tel trajet toute seule. Pas avec tous les danger qu'il était possible de rencontrer en chemin. Sentant l'agacement lui monter à la tête Seijuro continua à la fixer ainsi que ses protégés. Le fils Akashi pesait les pour et les contre cherchant la meilleure solution.

Il ne voulait pas de ces animaux dans sa voiture. Il ne savait pas quelles maladies ils pouvaient avoir et ils étaient bien sales. Même s'ils restaient dans le sac la petite manager aurait du mal à les retenir tous les deux s'ils cherchaient à s'aventurer en dehors et le rouge n'allait certainement pas l'aider.

Mais il ne pouvait pas laisser Miyu faire le trajet toute seule, à pied qui plus est. Elle était sous son entière responsabilité en tant que sa manager et élève de Rakuzan. Seijuro était après tout non seulement capitaine de l'équipe de basket, mais également président des élèves. Et en tant que tel il devait assurer la sécurité de tous les membres du club et du lycée.

La meilleure solution serait de se débarrasser des chatons, mais d'après ce qu'il voyait et entendait Miyu n'accepterait jamais une telle chose. Décidément elle le surprenait un peu plus chaque jour... Il ne l'aurait pas pensé aussi déterminée. Il en aurait presque été amusé s'il n'était pas aussi exaspéré.

Certes il préférait les félins aux canidés, mais ce n'était pas une raison pour en accepter deux dont il ne savait rien dans la voiture familiale. Son père ne manquerait pas de lui passer un savon et Seijuro n'avait aucune envie de se battre avec lui aujourd'hui. Il détestait surtout plus que tout céder. Miyu gagnerait s'il acceptait les animaux. Et lui perdrait. Ce qui était absolument inconcevable. Mais visiblement cette fois il n'avait pas le choix. Aussi lança-t-il un regard agacé à sa protégée avant de répondre sèchement.

- Je suis responsable de toi jusqu'à ce que tu rentres saine et sauve. Il est donc hors de question que je te laisse rentrer seule. Monte. Tu peux prendre ces bestioles avec toi, mais elles ont intérêt à se tenir tranquille et à ne pas salir l'intérieur de la limousine compris ?

Seijuro attendit qu'elle soit montée avant de faire pareil en ignorant superbement les faibles protestations de son chauffeur qui parlait de son père, de sa colère et d'autres choses du genre. L'employé n'insista pas et tout en priant pour garder son poste referma la portière avant d'aller s'installer derrière le siège du conducteur.

Seijuro tourna la tête vers la fenêtre teintée et regarda le centre commercial sentant un mal de tête lui monter au nez. Une fois Miyu chez elle il irait peut-être s'entraîner un peu afin de ne pas garder cette désagréable impression de ne pas avoir tout gagné aujourd'hui... Peut-être que Reo accepterait même de l'affronter quitte à ce que soit une défaite d'avance.





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MessageSujet: Re: * Ce monde qui est le tien ~ PV. Akashi   16.01.15 22:59


















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A l'expression faciale d'Akashi, ce dernier ne semblait pas ravie de l'initiative de Miyu. Mais cette dernière s'en fichait un peu, en vérité. Cette journée n'avait déjà pas été très agréable alors une chose de plus ou de moins ne ferait pas trembler la balance. De plus, entre son aîné et les chatons, le choix était vite fait. Si le rouge n'avait pas le cœur sur la main, c'était son soucis, mais ce n'était pas le cas de Miyu. Elle ne voulait pas laisser des êtres vivants livrer à eux-même dans un habitat où ils n'étaient vu que comme des indésirables. Mais sûrement ne devait-il pas voir au delà de leurs pelages crasseux … comme tous ceux comme lui. On a beau dire que l'habit ne fait pas le moine, certaines personnes jugent seulement à l'apparence des gens.

Jetant un regard dans son sac, Miyu aperçu les chatons qui, curieux, observaient autour d'eux. Il faisait bien plus chaud là-dedans que dans ce carton. La journée était particulièrement fraîche pour un jour d'été. Une raison de plus pour ne pas laisser ces adorables petites créatures dans la rue. Le chat étant l'animal préféré de la verte, elle ne pouvait tout simplement pas rester de marbre devant leurs adorables bouilles friponnes. Le rouquin osa un regard à l'extérieur mais jugeant le sac davantage à son goût, il disparu aussitôt. Miyu les sentait remuer, fouiller cet endroit inconnu et à l'odeur étrangère.  

▬ Je suis responsable de toi jusqu'à ce que tu rentres saine et sauve. Il est donc hors de question que je te laisse rentrer seule. Monte. Tu peux prendre ces bestioles avec toi, mais elles ont intérêt à se tenir tranquille et à ne pas salir l'intérieur de la limousine compris ?

Le ton employé par son aîné ne lui plut guère mais Miyu préféra ne rien dire. Dans un sens, ça l'arrangeait qu'il la ramène, ainsi elle pourrait plus rapidement s'occuper de ses petits protégés. Elle grimpa donc dans la voiture sans piper un traître mot et s'installa près de la fenêtre la plus éloignée. Posant son sac sur ses genoux, elle y glissa l'écharpe qu'elle venait d'acheter pour que les chatons dorment dessus. Ne voulant pas qu'ils mettent ne serait-ce qu'une patte sur le cuir du véhicule, elle devait s'assurer qu'ils n'essaient pas de lui fausser compagnie.

Ainsi, pendant tout le voyage, Miyu occupa les petites créatures en les caressant ou en agitant ses clés au dessus de leurs têtes. Les chatons se prenaient aux jeux et ne tentèrent pas une seule fois de s'enfuir du sac. Ils ne prêtaient d'ailleurs aucune attention à Akashi et Miyu non plus. Elle avait été déçue par son comportement et comprenait maintenant pourquoi les gens préféraient se tenir à l'écart. Elle comptait d'ailleurs en parler avec Tsubaki pour savoir si ce comportement était normal ou s'il s'était montré aussi désagréable et rude au collège. En espérant pour son aînée à la jolie chevelure rose que ce n'était pas le cas.

Le temps passa plus vite qu'à l'allée et, bientôt, la limousine s'immobilisait en bas de l'appartement à Miyu. Le chauffeur se hâta d'aller ouvrir la porte à la demoiselle et cette dernière le remercia chaudement. Attrapant son sac et le refermant un peu pour ne pas que les chatons n'en saute, elle se glissa glisser hors du véhicule. Néanmoins au moment de sortir, elle se ravisa et se réinstalla. Certes son aîné à la chevelure vermeille ne s'était pas montré très sympathique mais elle devait tout de même le remercier. Après tout il l'avait emmené jusqu'au centre commercial et lui avait payé le restaurant. Et son éducation voulait qu'elle le remercie pour ces services rendues à sa personne.

▬ Merci beaucoup Akashi-senpai. On … on se revoit au lycée lundi.

Sur ces mots, elle s'inclina légèrement puis quitta définitivement le véhicule. Une fois encore, elle remercia le chauffeur pour son service et après s'être inclinée au moins trois fois devant lui, finit par tourner les talons pour se diriger vers son immeuble. Les chatons commençaient à vraiment s'agiter et elle ne tenait pas à en prendre un dans le hall. Elle n'était pas sûre que les autres habitants apprécient de tomber sur des chatons sur le pallier de leur porte. Miyu se hâta donc de rejoindre son logement, afin de présenter ses nouveaux petits protégés à son grand frère ...



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