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 Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]

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Seirin
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MessageSujet: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   11.02.15 12:09



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




Il avait fallu attendre longuement dans cette salle d'attente de l'hôpital. Il y avait les personnes qui étaient là avant eux et ceux qui passaient en priorité étant donné le degré d'urgence de leur état. Les minutes s'étaient écoulées silencieusement. La tête de Satsuki reposait sur son épaule et Shun avait glissé sa main dans la sienne, entrelaçant leurs doigts. Elle semblait regarder le néon parfois grillant qui offrait une lumière vive dans la pièce. Shun lui avait gardé son regard posé sur le sol. Le lino d'un jaune pisseux était loin d'être des plus accueillants. Pourtant le reste de l'hôpital semblait avoir été refait récemment, donnant à l'ensemble une impression sécurisante de modernité.

Enfin leurs noms furent appelés par une infirmière étuve d'une sorte de pyjama parme. Satsuki se leva la première et Shun l’imita, gardant bien sa main dans la sienne. Il furent conduit vers une salle d'examen qui s'avérait être en réalité un recoin du couloir séparé par des rideaux pour offrir intimité et discrétion. Shun prit place sur une chaise, cédant à Satsuki la place pour se faire soigner en premier. Il avait vraiment peur pour son poignet.... Il croisait les doigts et tout ce qu'il pouvait pour que son poignet ne soit pas victime d'une fracture.

Le médecin arriva quelques minutes après. Il s'agissait d'un homme d'âge mature. Shun aurait dit la bonne cinquantaine. Les cheveux poivre et sel encadraient un visage confiant et rassurant. Il le regarda s'occuper de son amie silencieusement, souriant un peu à cette dernière pour lui témoigner son soutien. Quelques radios plus tard ( Shun y eut également le droit pour son genou ), le diagnostic pour son amie fut prononcé. Elle allait enfin pouvoir avoir bénéficier d'un traitement et de soins pour la soulager.

Ce fut ensuite au tour du garçon de prendre place sur la table d'examen. Il avait laissé le médecin ausculter son articulation, crispant les mâchoires et se retenant à la table d'examen quand il avait appuyé à plusieurs endroits autour du genou gonflé et déformé. Un silence s'installa alors que le médecin griffonnait quelques choses sur le dossier de Shun. Les minutes précédant le diagnostic furent interminable. Shun chercha la main de Satsuki qu'il serrait légèrement. Il attendait la sentence du diagnostic comme un condamné attendait la lame de la guillotine. Il était terrorisé à l'idée de ne plus pouvoir jouer au basket. Puis le médecin s'était absenté un instant et le regard onix de Shun avait cherché celui rassurant de son amie


« Tu crois que.... je suis fichu ? Qu'est ce que je vais faire si je ne peux plus jouer au basket ? »

Le médecin était revenu en tirant un petit chariot contenant du matériel médical puis il avait prit place sur un tabouret expliquant enfin ce qui se passait. L'articulation de Shun avait subit un traumatisme quand il avait chuté. Cela avait conduit à une inflammation et son corps s'était mit à produire de un liquide pour refroidir la blessure. Réaction naturelle mais douloureuse et sans trop de gravité. Il suffisait de ponctionner l'eau et l'accompagner le tout par un traitement anti inflammatoire suffisant. N'ayant jamais réellement apprécié l'usage de seringue et de piqûre, Shun avait détourné le regard pendant que le médecin s'activait autour de sa jambe. Les yeux rivés sur la main de Satsuki dans la sienne, il avait écouté prudemment les conseils et consignes qu'on lui ordonnait de suivre. Un traitement pendant un mois, de la crème et bandage à mettre chaque jour, de la rééducation chez un kiné et interdiction de poser le pied à terre durant les deux prochains jours, le temps de laisser la jambe récupérer un peu.

D'une voix extrêmement serrée, Shun avait regardé le médecin et pour lui demander enfin ce qui le tracassait depuis de longues minutes ( heures!)


« Je... Je joue au basket en compétition. Est ce que je pourrai encore jouer ? »

Sans s'en rendre compte, sa main serrait un peu plus celle de son amie. Un nouveau silence s'imposa alors que le médecin mettait un bandage en place. C'est fou ce que la douleur était déjà moins importante depuis que l'eau avait disparue de son genou !! Et puis le regardant dans les yeux, il répondit enfin à son interrogation

« Si tu suis correctement le traitement, que tu fais une bonne rééducation et que tu ne forces pas trop les semaines à venir... Il n'y a aucune raison pour que tu ne reprennes pas la compétition en septembre. »

L'énorme boule au ventre qui enserrait Shun sembla éclater d'un seul coup, comme un ballon que l'on crève d'une aiguille. Le soulagement et la satisfaction devait s'afficher sur son visage souriant. Il allait pouvoir rejouer au basket ! Il allait pouvoir faire la Winter Cup avec son équipe ! Il pourrait entendre de nouveau le parquet crisser sous ses chaussures et sentir le ballon rouler sous ses mains ! Que du bonheur !

Il adressa un sourire radieux à son amie qui paraissait toute aussi soulagée que lui. Une paire de béquille plus tard, ils purent quitter l’hôpital avec pour chacun un traitement et des consignes à appliquer à la lettre ! Shun était satisfait que Satsuki ait accepté de dormir chez lui quelques jours. Ainsi il pourrait s'occuper d'elle et elle pourrait se ménager un peu. Elle était tout le temps en train de veiller sur tout le monde. Sur ses joueurs, sur les Miracles... Il était plus que tant que quelqu'un s'occupe aussi un peu d'elle.

Sautillant sur ses béquilles bien maintenues dans ses mains, Shun guidait Satsuki vers le chemin de retour chez lui. Depuis l'hôpital il n'y aurait qu'une petite vingtaine de minute de marche. Il espérait sincèrement que les soins administrés à son amie commençaient déjà à faire leur effet pour apaiser la douleur de son poignet amoché.

De nouveau la chaleur avait reprit possession de la ville. Le ciel encore pluvieux de ce matin avait laissé place à un azur déconcertant. Pas un seul nuage à l'horizon... Nul doute qu'au fur et à mesure de la journée, les degrés allaient venir faire grimper le thermomètre. Et pourtant, malgré ce soleil estival, la désolation n'en finissait plus de s'offrir à leurs yeux. Toujours le même théâtre. Des débris, de la boue, de la casse, des ruines..... Si la satisfaction de reprendre le basket l'avait quelque peu soulagé, son stresse et son angoisse reprirent immédiatement lorsqu'ils arrivèrent dans le quartier que la famille Izuki habitait. Le point positif semblait être qu'ici, l’électricité n'avait pas été coupée. Ou alors elle était déjà rétablie. Les quelques enseignes des magasins déjà ouverts étaient illuminées.

Il tourna la tête en direction de son amie


« On y est presque... C'est au bout de la rue à droite... »

Taito n'avait pas été plus épargnée que le quartier de Satsuki. A quoi s'était-il attendu ? A un micro climat qui sévissait juste au dessus de leur tête rien que pour leur casser les pieds ? Et bah non... Pas de jaloux, tout le monde était logé à la même enseigne !

Ils arrivèrent enfin au bout de la rue et ils prirent à droite. La maison des Izuki commençait à se découper devant leur yeux. L'appréhension de Shun montait d'un cran à chaque pas qu'il faisait. La voisine n'avait pas eut de chance.... la toiture de sa maison toute fraîchement refaite de l'été dernier avait été partiellement soufflée. C'était un couple de soixantaine d'années ultra gentils. Ils n'avaient jamais eut d'enfants ( Shun en ignorait la raison ) et ils passaient énormément de temps à entretenir leur maison et leur jardin qui faisaient leur fierté. Souvent, le voisin venait donner un coup de main pour le petit bricolage à la mère de Shun quand elle se trouvait coincée. Et Shun se rappelait que lorsqu'il était petit, la voisine se faisait un plaisir de leur offrir des confiseries et des biscuits fait maison qui étaient délicieux... un peu comme elle l'aurait fait avec ses propres enfants.... Ils étaient si gentils. Ils ne méritaient vraiment pas ce qui leur arrivait.

Shun ouvrit le portail en bois avant de pénétrer dans la cours de chez lui. Il fit avancer Satsuki avant de refermer derrière lui. Puis enfin, il trouva le courage de se retourner pour examiner sa propre maison. L'extérieur n'avait pas échappé au désastre. Le petit jardin japonais étaient jonché de débris. Le shishi odoshi cassé était couché sur le sol tout comme le petit sakura de Mai déraciné.

La grand-mère de Shun racontait que lorsqu'un enfant venait à naître, il fallait planter un arbre, symbole d'espoir et de vie pour le petit nouveau né. Une tradition qui avait été respectée par les parents de Shun. Ainsi, à la naissance d'Aya ce fut un magnolia qui fut enraciné en terre, symbole de fertilité et de fidélité. Lorsque l'unique garçon de la famille vu le jour, c'est un néflier du Japon qui fut planté dans le jardin. Arbuste de petite taille et aux fruits sucrés, il symbolisait l'équilibre et la vitalité. Pour Mai, c'est le sakura qui fut choisi... Symbole de beauté et d'enracinement des traditions... Le voir ainsi arraché et étalé sur le sol avait quelque chose de profondément attristant.

Shun leva la tête pour regarda le reste de l'habitation. des volets en bois, ceux de la chambre d'Aya et de la sienne, pendaient dans le vide et menaçaient de se décrocher à tout moment pour effondrer au sol. Les gouttières de l'étage avaient été arrachées et trônaient maintenant en plein milieu du jardin. Les shojis du salon qui donnaient sur l'engawa étaient cassés. Le papier de riz tout comme le cadre en bois paraissaient avoir affreusement souffert du vent le temps que ses sœurs arrivent à fermer les volet de l'engawa. Malgré tout cela, Shun était profondément rassuré. Il n'y avait pas de soucis majeur et la toitures, mise à parques quelques tuiles cassées et envolées, semblaient en bonne état. Une fois encore la maison avait tenue le choc ! Sa grand mère avait coutume de dire qu'elle était enracinée dans le sol japonais et que jamais rien ne pourrait la briser. Shun se permit un petit sourire. Peut être que Grand-mère avait finalement raison.


« Je m'attendais à pire.... mais on dirait que ça à l'air d'aller »

Il sourit et fit signe à Satsuki de le suivre vers la porte d'entrée de la demeure. Il chercha sa clefs dans on sac puis déverrouilla la porte. Une fois à l'intérieur il retira ses chaussures et posa son sac dans un coin du hall d'entrée. La maison était silencieuse. Pas un bruit, pas une âme qui vive. Il laissa son regard tourner autour de lui et appela malgré tout pour s'assurer de la présence ou non de sa famille

« Aya ? Mai ? Je suis rentré »

Aucune réponse. Où étaient-elles bien passées L'angoisse le gagna une nouvelle fois. Et si elles étaient à l’hôpital ! Et s'il y avait eut quelque chose de grave pendant son absence ? Abandonnant quelques instants son amie, il se dirigera avec ses béquilles en direction des pièces du rez de chaussé. Personne à la cuisine. Il alla donc vers le salon et il trouva un petit mot posé sur la table à son intention. L'écriture légèrement inclinée et très fine était celle de sa sœur aînée. Elle expliquait qu'elle était partie avec Mai faire quelques courses et que leur mère ne rentrerait pas avant le soir, retenue au travail pour des urgences. En dessous, l’écriture plus brouillonne et très scolaire de sa cadette lui indiquait qu'il y avait des bentos qu'elle avait préparé qui l’attendaient au frigo. Shun sourit, rassuré, et reposa le mot à sa place avant de retourner voir Satsuki.


« Entre je t'en prie. C'est assez différent de chez toi mais j’espère vraiment que tu t'y sentiras bien durant tes quelques jours ici... »

L'intérieur de la maison avait une décoration très traditionnelle. Beaucoup de bois, shojis en guise de porte, du mobilier bas. Malgré tout, en maman un peu poule qu'elle était, Asuka Izuki avait dispersé des photos de sa famille un peu partout dans la maison, précieusement protégées dans des cadres posés sur les meubles.

Shun sourit à son amie aux cheveux roses. Il espérait sincèrement qu'elle serait à l'aise ici et qu'elle arriverait à trouver un peu ses marques. Il ferait en tout cas tout pour cela.

Ignoré jusqu'alors, l'estomac de Shun émit un gargouillement retentissant qui fit rougir le garçon. Sa faim sembla se rappeler à lui et la perspective de déjeuner un des bentos succulents de sa sœur lui mettait déjà l'eau à la bouche. Satsuki devait être tout aussi affamée que lui. Elle n'avait rien mangé depuis le sandwich mayonnaise de la veille et après la nuit désastreuse qu'ils avaient passés, elle devait reprendre des forces.

Il lui adressa un sourire qui se voulait chaleureux


« Est ce que tu as faim ? Il y a ce qu'il faut dans le frigo et on va pouvoir réchauffer ! Je ne te cache pas que maintenant... Je suis morts de faim. On pourrait manger un peu et puis je te ferai visiter le reste de la maison. Ça te va ? »











Dernière édition par Izuki Shun le 21.02.15 16:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   11.02.15 21:51



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Le temps dans ce genre d'endroit semblait tellement différent d'un autre lieu. Tout le monde s'activait comme dans une fourmilière, sans connaître le notion de « pause ». Satsuki avait l'impression que ces minutes d'attente étaient accélérées comme s'ils étaient tous dans un film. Les médecins et infirmières semblaient courir constamment, la salle d'attente se vidait et se remplissait, les visages défilant. Et toujours plantés en plein milieu, comme s'ils étaient les personnages principaux de cette histoire, Shun et Satsuki attendaient encore et toujours. Main dans la main, sa tête sur son épaule. Quelqu'un à qui s'accrocher, à qui se retenir pour ne pas sombrer au milieu de cette cohue.

Il sembla à la rose que leurs noms avaient été criés au milieu d'un brouhaha de bruits indistincts. Mais elle sentit son corps se tendre sous l'appel, ses articulations qui craquaient, gémissant sous l'effort soudain que cela représentait. Ses pieds touchèrent le sol et elle se déplia littéralement pour se mettre debout. Toujours sa main dans celle de Shun.

Le médecin qui les ausculta n'était pas celui de Satsuki, sans doute trop débordé. L'homme aux traits tirés étaient néanmoins animé d'un sourire qui devait être plus vifs en période calme. Le petit coin d'auscultation était relativement tranquille et la rose vit le brun s'asseoir du coin de l'oeil. Ah non, elle n'allait pas passer en première ! Le garçon avait vraiment besoin d'être ausculté tout de suite, la manager pouvait attendre un peu ! Mais le médecin embraya son son poignet et Satsuki n'eut pas le temps d'insister sur le besoin plus présent.

Il la fit s'asseoir sur un tabouret noir et demanda à voir son poignet. Grimaçante et remplie d'appréhension, la rose le laissa palper le membre blessé. Le regard détourné pour ne pas assister au triste spectacle de l'hématome coloré, Satsuki serra les dents. Triste conclusion ? Une entorse assez méchante mais pas assez pour être alarmante. Elle soupira, infiniment soulagée. Le médecin se leva pour aller chercher une espèce de gant bleu, très rigide et l'aida à l'enfiler.

« Ça va maintenir ton poignet, tu dois éviter de le bouger dans les prochains jours »

Mettre ce fichu gant était douloureux puisque Satsuki avait pris l'habitude de mettre son poignet d'une certaine façon pour que la douleur ne soit pas aussi forte. Seulement, ce n'était pas du tout une bonne position pour lui et maintenant, la rose se mordait les lèvres. L'homme aux cheveux grisonnants referma bien les scratchs et lui sourit gentiment en lui tendant une ordonnance.

« J'en aurais pour combien de temps ? »

Il haussa des épaules, donnant approximativement une fourchette.

« Mais tout dépendra de toi. Ne force pas. »

Satsuki hocha doucement de la tête et laissa la place à Shun. Le garçon eu le grand honneur de se placer sur la table d'examen, non loin de la fille qui surveillait tous les gestes de l'adulte. C'était effroyablement silencieux et Satsuki se rapprochait sans en avoir conscience du blessé. C'était étrange, elle était tout aussi inquiète pour son genou que lui devait l'être. Son propre poignet passait au second, non... au trente-septième plan par rapport à Shun.  

Quand le médecin s'éloigna, elle se rapprocha encore de lui et sentit sa main qui cherchait la sienne. La rose glissa ses doigts entre les siens sans hésiter, serrant davantage. Ses yeux cherchèrent les siens tandis qu'il lui fit part de ses questions, de ses inquiétudes. Satsuki posa doucement son front sur le sien. Elle espérait vraiment que le brun puisse continuer le basket. Il fallait qu'il le continue parce que maintenant, la manager de Tôo n'imaginait plus une équipe de Seirin sans son meneur aux yeux d'aigle.

« Ça ira... »

Par réflexe, l'adolescente s'écarta un peu quand le médecin se dirigea à nouveau vers eux. Le regard quelque peu amusé de l'homme, surtout quand il se fixa sur leurs mains liées attira un sourire sur son visage doucement ridé, ce qui gêna Satsuki. Y avait rien entre eux, d'accord ?!

Le grisonnant se posa sur le tabouret que la manager avait précédemment occupé et expliqua en détails son diagnostic. Une histoire d'inflammation, de liquide, de ponction... Ponction ?! Le... truc avec une aiguille ? Bon sang, Shun n'avait pas peur de ça au moins ? Elle serra davantage sa main, calant ses yeux dans les siens : elle était là !

Pendant que l'eau s'évacuait de son genou, Shun posa une question au médecin, s'accaparant toute l'attention de sa nouvelle amie. A ce rythme-là, leurs mains allaient finir par fondre l'une avec l'autre pour n'en former qu'une tant elles étaient enlacées. Mais en deux phrases, il réussit à dénouer le nœud dans le ventre de la rose. La main de Shun se détendit, son bras devint bien plus léger : il était incontestablement rassuré.

Armés de leurs médicaments et Shun sur ses béquilles, les deux jeunes se dirigeaient maintenant vers la maison du brun. Ici aussi, le spectacle n'était que désolation mais Satsuki se sentit moins touchée qu'elle le fut dans son quartier. Le sac du garçons en plus du sien, oui, elle avait insisté, elle marchait au rythme du blessé, son poignet bien calé dans cette espèce de gant bleu.

La chaleur reprenait ses droits, couvrant le corps de la rose de légères gouttelettes de sueur. Ça n'allait quand même pas finir en deuxième tempête, hein ?! Elle essuya son front et se recala sur les pas de Shun. Satsuki n'en pouvait déjà plus, la température était déjà presque insupportable et pourtant, ça n'en finirait pas de grimper. Le point positif, l'eau allait s'évaporer. Le point négatif, la boue allait se changer en poussière, rendant l'air irrespirable. Ah, le calvaire se préparait déjà...

Néanmoins, très curieuse de voir la maison qui avait vu grandir le seul fils des Izuki, la rose faisait de son mieux pour ne pas accélérer. Elle savait qu'elle ne tomberait pas sur une demeure épargnée mais elle espérait vraiment que ce ne soit pas trop catastrophique. Quand la bâtisse apparut enfin aux yeux féminins, leur propriétaire resta sans voix. Certes, elle avait accumulé quelques dégâts mais... bon sang, ce qu'elle était belle !

Juste comme Satsuki l'avait imaginé !

De jeunes arbres étaient à terre, des morceaux de bois jonchaient ce jardin calme et tranquillisant. Le petit portail se referma derrière elle et Shun s'était glacé devant le triste spectacle. Lentement, sa main vola à son bras qu'elle frotta gentiment. C'était douloureux, hein ? Elle comprenait tellement... Les volets pendaient, n'ayant pas supporté la force du vent. Mais ça pouvait être réparé ! Les gouttières qui s'étaient carrément arrachées trônaient sur le sol... Mais pour une maison si ancienne, Satsuki était étonnée de la voir en si bon état.

Tout comme Shun cela dit. Son bref commentaire sortait du cœur. Suivant le brun jusqu'à la porte d'entrée, la rose enleva ses chaussures à l'intérieur, laissant ses chaussettes blanches se poser sur le parquet qui recouvrait le sol. Pendant que le frère appelait ses sœurs , Satsuki regardait autour d'elle. Ça semblait... très familiale. Incroyablement accueillant. Lentement, elle fit un pas, toujours en observant.

« Pardon du dérangement... »

Shun lisait un petit mot et elle resta sur le pas de la porte. Il l'invita à avancer davantage, ce que la rose ne se priva pas de faire. Son regard dériva sur des photos et elle s'approcha naturellement vers eux. Un sourire tendre se dessina sur le visage de la manager en y découvrant son ami et ce qui devait être ses sœurs. La femme plus âgée était incontestablement la mère de la petite fille. Une femme bien plus âgée était parfois visible et  la rose supposa qu'il s'agissait de la défunte grand-mère adorée. Elle avait l'air vraiment adorable. Quant aux sœurs... La fratrie se ressemblait étrangement mais en étant tellement différent en même temps, c'était amusant.

Plus elle poursuivait son expédition, plus Satsuki découvrait des photos familiales touchantes, amusantes... Jusqu'à tomber sur le père de famille. Elle en resta muette parce que cet homme... bon sang, elle découvrait tellement de Shun en lui. Enfin, plutôt l'inverse mais... c'était incroyable. Pour Satsuki qui tenait plus du facteur -moquerie gentille de son père qui ne doutait pourtant pas de sa paternité- voir une telle ressemblance était... flagrante. Sans être son total double, les deux hommes avaient bien des points physiques communs.

« Tu ressembles à ton père... C'est mignon »

Elle adressa un petit sourire à Shun et accepta volontiers de grignoter quelque chose.

« J'ai assez faim, oui ! »

En même temps, après son désastre culinaire d'hier soir, leurs estomacs avaient vraiment besoin de se sustenter convenablement. Suivant Shun au bruit des béquilles sur le sol, Satsuki continua de découvrir des pièces de loin. Ça plus grande curiosité restait la chambre de Shun. Il avait découvert la sienne, elle voulait découvrir son nid douillet en juste retour.

Sans entrer dans la cuisine et étrangement gênée, Satsuki joua avec l'une de ses longues mèches roses et demanda :

« Est-ce que... je peux t'aider pour quelque chose ? »

D'accord, elle n'était pas un chef étoilé... mais si on prenait le temps de lui expliquer un peu, Satsuki devrait pouvoir se débrouiller un peu.

« … Même si tu connais mon talent culinaire... »











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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   12.02.15 16:40



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




Le poignet de Satsuki avait donc une entorse. La jeune fille se voyait maintenant obligé de porter une atèle au poignet afin de maintenant son articulation hors des mouvements douloureux pouvant aggraver son état. Shun y veillerait d'ailleurs personnellement. Il ne laisserait pas la belle manager faire des folies de son poignet. Il savait qu'elle était quelqu'un de très dynamique et qu'elle n'allait certainement pas attendre gentiment en se faisant dorloter et servir lors de son séjour dans la maison des Izuki.

Une chose avait profondément rassuré le jeune garçon. La complicité pleine de tendresse qui les avait rapproché pendant la nuit orageuse ne s'était pas envolée dés le levé du soleil. Il se demandait comment ils allaient réagir l'un avec l'autre après avoir passé une nuit tendrement enlacés, sans que rien d'autre ne se passe, soyez rassurés ! Shun, tout comme elle, semblait ressentir le besoin de lui tenir la main. De l'embrasser tendrement sur le visage, de la rassurer par une étreinte ou une caresse. Cela pouvait paraître vraiment étrange observé d'un œil extérieur. Tout aurait pu laisser croire que les deux amis étaient en fait bien plus que cela. Et pourtant non. Il n'y avait rien de plus qui unissait Satsuki et Shun. En tout cas, Shun n'avait absolument pas envie de devoir se justifier auprès des personnes pouvant ainsi les surprendre. Mais il ne pouvait s’empêcher d'imaginer quelle allait être la réaction de sa famille si elle venait à le voir blottir Satsuki contre lui.

La famille de Shun n'avait pour le moment jamais fait la rencontre d'une de ses petites-amies. Et pour cause ! Il n'en avait jamais eut !! Sa mère n'était pas du tout le genre de personne à le pousser à faire des rencontre pour espérer réussir à le marier et avoir des petits enfants. Elle n'était pas non plus le genre de maman poule prête à tout pour évincer les petites amies qui s'en prendraient à son fils chéri, considérant chacune d'entre elle comme une rivale potentielle à éliminer. Elle se contentait de laisser Shun faire sa vie telle qu'il le voulait. Les filles ne l’intéressaient pas pour le moment ? Il préférait consacrer tout son temps et son énergie au basket ? Très bien ! Du moment qu'il était heureux et épanoui ainsi. C'était vraiment tout ce qui comptait pour elle.

Quant à ses sœurs.... Mai allait très probablement vouloir faire amie-amie avec Satsuki, étant une jeune fille extrêmement sociable. Peut être lui ferait-elle subir l'un de ses interrogatoires pas bien méchants mais pouvant mettre mal à l'aise malgré tout. Shun réussirait à canaliser sa cadette et à sauver son amie des questions embêtantes. Quant à l’aîné... Si ça se trouve elle en aurait complètement rien à faire que Shun ramène une fille à la maison et se blottisse dans ses bras sans aucune gêne. Elle pouvait se montrer tellement imprévisible parfois !

Le regard de Satsuki semblait se perdre sur les quelques photos éparses à droites à et gauches. Une coloration rouge ne pouvait s’empêcher de prendre naissance sur ses joues alors que la jeunesse de Shun s'étalait devant ses yeux. Son propre regard se posa sur les cadres immortalisant des instants volés de la vie. Il avait beau connaître par cœur ses clichés, il y en avait certains qu'il ne se laissait pas de regarder. Comme cette photo faite au bord de mer où toute la famille était au complet. Shun avait encore douze ans sur ce cliché. Son visage était encore emprunt de rondeur juvénile et son regard gris pétillant irradié complètement. Entouré de ses deux sœurs et de ses parents, ils souriaient tous les cinq à l'objectif. Une famille heureuse, unie.

Lorsque Satsuki lui annonça qu'il ressemblait beaucoup à son père, le regard de Shun se remplit de fierté alors qu'il rougit encore un peu plus. Ce compliment lui allait droit au cœur. On n'avait beau le lui dire souvent, il ne s'en lassait pas. Il avait hérité de son père ses cheveux noirs et lisses tout comme ses yeux gris, légèrement en amande. Pour tous ceux qui avaient connu Tsukasa Izuki, ils ne pourraient également que constater à quel point son fils lui était semblable dans certaines de ses mimiques. Sa façon de sourire. Cette manière qu'il avait de faire glisser une des mèches de ses cheveux entre ses doigts quand il était nerveux, le même rire et la même manière de rougir intensément lorsqu'une situation ne mettait mal à l'aise, les mêmes très légères taches de rousseurs qui apparaissaient sur ses joues et son nez quand son visage prenait trop le soleil.

Shun se détourna. Si parlait de son père restait toujours plus ou moins douloureux, il n'avait toutefois pas envie que le sujet « mort de papa » soit tabou. Ne serait ce que pour honorer sa mémoire. Il était hors de question de faire comme si tout allait bien, de faire comme si il avait disparu ou n'avait jamais existé. L'ensemble de la famille en parlait d'ailleurs très souvent entre eux.


« Merci... On me le dit souvent »

Shun lui adressa un sourire puis se dirigea vers la cuisine. C'était une pièce relativement simple destinée exclusivement à la préparation des repas. Il n'y avait pas de table permettant de manger dans cette pièce. La prise de repas s’effectuait dans la pièce attenante, séparée pas un shoji que la famille laissait constamment ouvert excepté lorsque la préparation des repas pouvait dégager des odeurs persistantes.

Shun s'approcha du frigo qu'il ouvrit alors que Satsuki lui proposa son aide. Il lui offrit un beau sourire et lorsqu'elle le rejoint en se plaçant à coté de lui, il déposa un baiser sur sa joue. Il n'avait nullement envie de se moquer de ses talents de cuisinière. Et vu comme elle avait prononcer cela, il se doutait même que son manque de réussite en cuisine devait être difficile pour elle. Une jeune fille qui ne cuisine pas bien dans un pays encore un sexiste comme le Japon.... Il ne savait que trop bien à quel point elle devait avoir honte de son manque de réussite. Mais après tout, Shun ne lui avait-il pas proposé de l'aider à s'améliorer en lui apprenant quelques petites recettes faciles qu'il connaissait ? Ils allaient donc avoir quelques jours pour mettre tout ça en place et il était certain que son amie aux cheveux roses s'en sortirait parfaitement bien !


« Je te remercie mais ça va aller. Mai a tout préparé, on n'a rien à faire d'autre que mettre les bentos au micro ondes ! Ça m'arrange drôlement parce que j'ai l'estomac qui crit famine ! Mais si tu veux, tu peux prendre les baguettes et les poser sur la table »

Afin que son amie puisse se familiariser avec l'environnement qui allait être le sien pendant quelques jours, Shun lui expliqua comment été rangée la cuisine. Les baguettes étaient rangées par paires dans un tiroir dans lequel on pouvait aussi retrouver les petits socles permettant de les poser pour ne pas tâcher la table. Dans un autre tiroir, c'était des sets de table que l'on pouvait trouver.

Le micro-onde émettait un petit bruit alors que Shun réchauffait les deux larges bento préparé par son adorable cadette. Comme d'habitude, tout était parfait ! Du riz, des makis, de l'omelette roulée avec cette super sauce sucrée, des petites saucisses en forme de poulpe, des brochettes de bœufs caramélisées et des petites rondelles de carottes découpées en forme de fleurs... Visiblement, Mai s'était bien amusée durant l'orage épouvantable ! La maison n'avait pas du subir de panne d’électricité et ce simple fait faisait une énorme différence entre la situation que les filles avaient enduré et celle de Shun et Satsuki radicalement différente... à la limite du cauchemar. Dire que Shun s'était fait un sang d'encre pour elles.... En fait, tout était allait pour le mieux ! Et il préférait largement ça ainsi !

Shun sortit le premier grand bento du micro onde et le jeta presque sur le plan de travail, se brumant les doigts tant il avait mit cela à réchauffer longuement


« AIE AIE AIE ! CHHAAAUUUUDDD !! »

Il attrapa un gant de cuisine puis, sautillant sur son pied valide, il se dirigea vers le salon où il posa la boite repas sur la table que Satsuki venait de dresser. Il lui fit un joli sourire avant de prendre place en face d'elle, s’essayant sur un des coussins destiné à ça. Il glissa ses jambes sous la table, prenant soin de ne pas toucher celle de Satsuki. Habituellement il mangeait en les repliant en tailleurs ( le seiza.... définitivement, ça fait trop mal ! ) mais sa jambe blessée ne le lui permettait pas pour le moment. Son estomac émit un nouveau gargouillis peu élégant et il s’empara de ses baguettes sans attendre

« Bon appétit ! Surtout ne te gêne pas, il y a un autre bento que l'on peut faire réchauffer si on veux ! »


Il attrapa un morceau d'omelette roulée qu'il mit rapidement à la bouche, prenant soin de souffler dessus pour la refroidir

« hum.... purée ça fait trop du bien ! J'étais tellement stressé que j'avais mal au ventre depuis hier »

Il continua de manger avec appétit, jetant des petits coup d’œil à son amie pour s'assurer qu'elle mangeait bien également. Il ne savait absolument pas si elle avait des choses qu'elle détestait avaler. Peut être que le bento n'était pas à son goût. Auquel car Shun était prêt à repartir en cuisine lui préparer ce qu'elle désirerait manger. Bon... il n'était pas spécialement doué... mais il devait bien y avoir de la soupe miso instantanée ou des sobas dans un placard non ?

« Ça va ? Tu aimes bien ? »

Les traits du visages de Satsuki étaient toujours emprunts de cette fatigue persistante. Après le repas ils monteraient se reposer. Il fallait impérativement qu'elle puisse dormir un petit peu pour récupérer de cette nuit désastreuse. Les cernes foncées qui s’accumulaient sous ses yeux lui donnaient une petite mine maladive qui tordait le cœur de Shun. Il ne devait pas avoir une meilleure tête qu'elle mais au moins il avait réussi a grappiller quelques heures de sommeil. Imaginer Satsuki éveillée dans le lit à coté de lui pendant qu'il roupillait.... Shun soupira. Il aurait dû rester éveiller avec elle pour s'assurer que tout allait au mieux.

Finalement ils finirent le repas et les deux amis débarrassent la table avant de faire leur petite vaisselle. Shun n'était pas particulièrement maniaque mais il n'aimait pas vraiment laisser la vaisselle traîner dans l'évier. Après cette petite besogne accomplie, il entreprit de faire visiter le reste de la maison à Satsuki, munie de ses béquilles pour se déplacer.

Le rez de chaussé était composé du sas d'entrée, de la cuisine et du salon que la demoiselle connaissait déjà. Les pièces plus éloignées étaient la chambre parentale, l'ancienne partie occupée par sa grand mère ainsi qu'une salle de bain. Le reste des pièces se trouvaient à l'étage où l'on accédait par un escalier en bois. Shun précéda son ami en montant les marches avec une certaine lenteur. Arrivé sur le palier, il attendit que Satsuki puisse arriver à sa hauteur afin de lui expliquer la répartition des pièces cachées par les différentes portes en bois coulissantes.


« Ici, c'est la chambre d'Aya et juste à côté celle de Mai. »

Il désigna une troisième porte en bois qui se trouvait juste en face des escaliers.

« La salle de bain se trouve là. A coté c'est la chambre d'ami. Ça sera la tienne. Et la dernière porte c'est ma chambre »

Il fit coulisser la porte et entra dans la pièce rougissant soudain en se rappelant l’état dans laquelle il l'avait laissé. Shun n'était pas particulièrement bordélique mais il n'était pas un manique du rangement non plus... La chambre n'avait pas bougé depuis la dernière fois qu'il l'avait quitté. Son lit était collé contre un mur à coté duquel reposait une petite table de chevet. Juste à coté encore, son bureau faisait face à la fenêtre. Des livres scolaires, stylos et des cahiers encore ouverts reposaient en désordre sur le meuble, prouvant que Shun devait sans doute finir ses devoirs avant de s'absenter à la bibliothèque.

La décoration de la chambre était relativement simple. Des numéros du Basket Mag jonchaient le sol au pied du lit alors que des mangas et petits recueils de blagues s’alignaient de facon plus ou moins ordonnée sur une bibliothèque. Sur le mur près de son bureau, quelques photos étaient épinglées aléatoirement. On pouvait y voir différents visages qui constituaient l'équipe de Seirin l'année précédente. Une photo datant du collège montrait le club de basket de l'époque dans lequel Hyuga et Izuki jouaient déjà ensemble. Au pied de son lit, une guitare sèche reposait dans son étui, attendant sagement que l'on vienne s'occuper d'elle. La petite couche de poussière recouvrant l'étui noir montrait que cela devait faire un certain temps que Shun n'y avait pas touché.

L’armoire du garçon était en fait un placard dissimulé derrière un fusuma de bois uni assez clair. L'uniforme de Seirin pendait sagement à un cintre, emballé dans un sac plastique pour la protéger en attendant d’être de nouveau utilisée à la rentrée de septembre.


« Euh... c'est... C'est pas trop rangé, ne fait pas attention hein.... »

Il se frotta un peu les cheveux mal à l'aise. C'était la première fois qu'il emmenait une fille dans sa chambre. Il se félicitait mentalement de ne pas être le genre de garçon à acheter des magazines douteux ou a laisser des vieux caleçons traîner sous le lit ! Si la chambre n'était peut être pas des plus ordonnées, elle avait au moins l'avantage de ne rien avoir de compromettant pour sa réputation ! Enfin.... Rassurez le, c'était bien le cas n'est ce pas ??? Hein ? Elle lirait toute même pas fouiller dans le tiroir de sa commode ???!! Quoique... à son âge.... tous les garçons devaient posséder ça... au cas où.... Haaaaa mais ça ne voulait surtout pas dire qu'il en faisait usage !! n'allait pas imaginer n'importe quoi voyons !!

Il laissa son amie découvrir la pièce de vie dans laquelle Shun passait le plus clair de son temps puis il se dirigea vers la chambre d'amie juste à coté. C'était une des plus grandes chambres de la maison. Sa mère partait du principe qu'il fallait avoir une pièce de vie agréable pour que les invités puissent se sentir bien accueilli. Shun n'avait jamais vraiment compris pourquoi sa mère s’appliquait toujours à garder cette pièce scrupuleusement propre étant donné qu'il n'y avait jamais personne pour dormir ici ! Les seuls « amis » qui venaient ici étaient en général des copines de Mai et ces dernières préféraient largement installer un futon dans la chambre de la cadette pour discuter et s’amuser jusque tard dans la nuit.


« J’espère que tu te sentiras bien ici... De toute façon je suis juste à coté... Et si tu n'aimes pas dormir toute seule ici on avisera »

Si Satsuki ne se sentait pas à l'aise, Il y avait des futons pliés dans l’armoire et Shun en installerait un dans sa chambre pour qu'ils restent ensemble durant la nuit. Ou bien il la rejoindrait ici si ça pouvait la rassurer. Le principal étant que Satsuki réussisse à prendre ses marques dans cette maison radicalement différente de la sienne. Il fallait aussi qu'elle puisse se reposer. Primordial ça !

Il lui fit un sourire visant à la rassurer alors qu'il ouvrit le placard de la chambre pour en sortir de linge de maison parfaitement propre qui laissaient diffuser un léger parfum d'orchidée. Il tira doucement le couvre lit avant d'entreprendre de mettre la housse de couette comme il le fallait. Un sourire malicieux sur son visage il regarda la belle rose


« Non non, tu ne m'aides pas ! Je ne veux pas que tu te fasses mal au poignet en installant la couette. Bon.. je te garantis pas que ça sera super bien fait non plus hein... je suis pas doué »

Et c'était le moins que l'on pouvait dire quand on constatait que la couette en question formait une espèce de boule dans l'immense housse. Mais au moins, ça partait d'une bonne intention !









Dernière édition par Izuki Shun le 21.02.15 16:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   14.02.15 2:34



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Les couleurs sur le visage de Shun exprimaient clairement son plaisir à ses mots. Visiblement, il était fier de sa ressemblance avec son père. Les mêmes cheveux, cette forme d'yeux et... la façon de sourire aussi, non ? C'était adorable. Tout comme le jeune Shun sur cette photo à droite : ses joues encore rondes et rouges de quelque chose que la photo ne pouvait pas transmettre, bien calé entre ses deux sœurs. Le belle époque sans doute. Ils devaient souvent s'amuser et rire... Peut-être moins maintenant.

Satsuki se demanda ce que ça devait faire aux femmes restantes de voir que le seul garçon tenait autant du mari et du père décédé. Ça avait dû être dur au début. Mais en même temps, ça avait aussi dû être une façon de se rappeler de lui, surtout que Shun n'avait pas choisit de ressembler à son paternel. La rose s'éloigna des photos, consciente que sa remarque avait peut-être rappelé au brun la douleur d'avoir perdu son père.

La cuisine était une pièce agréable et Satsuki se retrouva immédiatement un peu perdue dans cet univers inhospitalier pour elle. Déjà que dans sa propre cuisine, qu'elle connaissait depuis 16 ans, il lui fallait pratiquement un GPS pour s'y retrouver, dans celle d'une maison étrangère, c'était pas gagné d'avance. Mais elle avait demandé par réflexe, ne prenant que trop tard conscience qu'elle ne savait rien faire. Un léger baiser se déposa sur sa joue tandis que la manager baissa les yeux, désarmée face à son inutilité.

Ses petites mains triturèrent son haut où un effet corset avait été joint sur les rayures blanches et noires. Le sommet en forme de cœur mettait généreusement sa poitrine en avant, ce qui semblait un choix assez provocant pour une première rencontre avec une famille inconnue composée uniquement de femmes mais Satsuki avait vraiment attrapé le premier tee-shirt qui traînait. Son jean bleu foncé moulait ses jambes d'ordinaire nues quand elle mettait des jupes mais le temps ne se prêtait pas du tout à ce genre de tenue.

Pourtant, Shun restait patient et lui expliqua gentiment qu'elle pouvait donner un coup de main autrement, ce qui ramena le sourire sur le visage de la manager. Suivant ses indications, elle trouva les sets de table, ainsi que les baguettes et tout le nécessaire et les installa sur la petite table prévue à cette effet dans la pièce d'à côté. Le côté très traditionnel de cette maison plaisait de plus en plus à Satsuki qui adorait de plus en plus cette chance de pouvoir y passer quelques jours.

En attendant que le brun finisse de réchauffer les plats, la rose surprit une pointe de jalousie très mal placée naître en elle. La petite Mai se débrouillait apparemment très bien en cuisine. Et mêlée à cette jalousie, c'était la honte de ne pas savoir faire quelque chose dans ce même domaine. Elle baissa piteusement la tête, se souvenant de ses ratés mémorables lors des cours de cuisine obligatoire auxquels elle avait dû participer. Les remarques du professeur, les gloussements des autres filles... Une terrible épreuve !

Pourtant, ça n'avait pas été faute d'essayer... Encore et encore, plats ratés sur plats ratés... Échecs encore et toujours. Les regards désolés des professeurs chargés de ce cours, le regard plein d'incompréhension de sa mère, ceux dégoûtés d'avance des Miracles... Les pauvres quand même ! Satsuki en riait un peu parce que les garçons avaient été trop souvent ses goûteurs. Aomine en premier qui finissait par refuser avant de croiser le regard larmoyant de son amie d'enfance et qui goûtait... un peu. Les reste disparaissaient au fond d'une poubelle mais il avait toujours cédé. Kuroko qui affichait enfin une émotion mais jamais la bonne... Murasakibara qui ne s'était fait avoir qu'une seule fois, oui une seule... Midorima qui regardait le plat comme s'il était maudit et c'était peut-être le cas... Kise finissait par s'enfuir, prétextant un travail urgent à l'agence et enfin Akashi... avait toujours une bonne raison ou finissait par obliger le pauvre mannequin à rester et à manger sa part en guise de punition pour avoir voulu fuir.

Et Satsuki avait beau se brûler, se couper plus que les autres filles à force de s'entraîner... elle n'arrivait à rien.

Alors voir un bento comme celui que la jeune Izuki Mai avait préparé, garni généreusement et donnant terriblement envie de le dévorer d'un coup, c'était blessant. Sa fierté surtout en prenait un coup. Sa mère lui répétait parfois qu'une femme ne sachant pas cuisiner pour son époux ne risquait pas d'en trouver un un jour... Pour la rose, ce n'était que des sottises : ils étaient au vingt-et-unième siècle, les mentalités avaient changé. Mais actuellement... Satsuki se sentait plus comme la jolie fille juste appréciée pour ses formes. Elle qui aimait se rendre utile, était incapable de préparer un simple sandwich. Alors un repas entier !

La rose regardait son bento : bon sang, il était magnifique. Le genre de bento qui, une fois ouvert, s'éclairait d'une lumière vive et les aliments apparaissaient auréolés de petites étoiles. Le frère se régalait visiblement en face et elle porta le premier aliment  sa bouche à son tour. Comme expliquer son sentiment premier ? C'était... C'était...

« C'est délicieux... Il y en vraiment beaucoup ! »

Et encore, c'était limite, trop faible. Sans en avoir conscience, Satsuki dévora sa part sans penser à respirer. Et une fois les baguettes reposées, elle regretta son empressement. Son estomac se plaignait déjà de l’afflux soudain de nourriture. Massant distraitement son ventre, la manager attendit que le brun finisse tranquillement. Elle venait clairement de faire une overdose de délicieuse nourriture... Elle lui sourit en commençant à débarrasser, maintenant curieuse de découvrir plus en détail sa jolie maison.

Avec une patience adorable, Shun lui expliqua tout, les pièces à droites, celles à gauches... Satsuki ne parlait pas, se contentant « juste » de ne pas s'extasier sur tout. Le charme ancien était vraiment incroyable ! Incontestablement très différent de sa propre maison mais... Waouh ! Et toujours des portraits de famille un peu partout. Discrètement, les yeux roses se posaient sur chacun d'entre eux, découvrant vraiment Shun à tous les âges.

Quand il lui fit visiter le premier étage, la rose n'avait qu'une peur : qu'il tombe dans l'escalier. Sait-on jamais, avec son genou blessé et ses béquilles, un seul faux mouvement se terminait en chute plus ou moins grave. Et il n'avait pas franchement besoin d'une seconde visite à l'hôpital. Elle se tenait bien derrière, prête à la récupérer au moindre faux pas. En espérant qu'elle ne le suive pas tout en bas de l'escalier...

Le haut semblait composé des chambres. Shun lui montra vaguement celles de ses sœurs Satsuki n'y jeta qu'un très vague coup d’œil, son excitation uniquement tournée vers une chambre en particulier. Mais le brun sembla faire durer le mystère, présentant d'abord la pièce que la rose allait pouvoir occuper durant quelques jours. Ses yeux roses le fixaient pourtant, dans une attente qu'elle n'allait bientôt plus pouvoir refréner. Une chambre de garçon... La seule qu'elle connaissait était un capharnaüm sous l'entière responsabilité d'un grand garçon aux cheveux bleue et à la peau basanée par le soleil. Pas assez en désordre pour que des insectes ou des araignées fassent leur apparition, Dieu merci, mais pas assez rangée pour qu'elle ignore ses envies de fée du logis. Oui, elle y mettait souvent la main, ignorant avec un sang froid magistrale les revues érotiques et autres sous-vêtements abandonnés par flemme... Heureusement, ce n'était pas toujours comme ça.

Shun poussa la porte et tout un univers s'offrit à Satsuki. Ça... lui ressemblait ! Simple mais avec ses touches personnelles. Sur le bureau, la preuve flagrante qu'il restait un étudiant sérieux dans ses études. Le lit était fait, appelant pourtant au sommeil... ou alors, la manager était simplement vraiment crevée et n'importe quel lit lui conviendrait. Ses yeux se posaient sur tout : les magazines, les mangas, les photos au mur, l'étui de la guitare, l'uniforme, le... Stop ! On rembobine...

Une guitare? Izuki Shun jouait de la guitare ? Oooooh... Voilà quelque chose d'intéressant. Satsuki ne connaissait vraiment que deux « musiciens » : Akashi et Midorima. Le premier jouait du violon à merveille et le deuxième lui donnait l'impression que jouer du piano était un jeu d'enfant. Comment elle le savait ? Chut, gardons ça pour nous, une femme ne révèle pas tous ses secrets. Mais... s'il savait vraiment en jouer... même juste un tout petit peu... elle l'écouterait volontiers.

Le garçon concerné se frotta les cheveux, apparemment très gêné. Satsuki plaça sa main devant sa bouche et se mit à rire un peu.

« Ne t'inquiètes pas, je connais pire comme chambre de garçon mal rangée ! Et crois-moi, la tienne en est encore très loin ! »

Son sourire se mua un peu jusqu'à lui donner un visage taquin. Le gentil Shun aurait-il... deux-trois choses à garder secrètes dans cette chambre ? Quelque chose qu'il ne fallait absolument pas qu'elle voit ? Pas qu'elle irait fouiller... et c'était normal son âge... mais c'était drôle de l'imaginer en train de lire ce genre de choses. Certains n'ont pas du tout la tête de l'emploi, pour ainsi dire. Une boîte de mouchoirs, une autre de préservatifs... Elle avait 16 ans et ne traînait qu'avec des garçons, pour la choquer, fallait envoyer du lourd. Ah, mais ce n'était pas une raison pour se croire tout permis et discuter gaiement de ça devant elle ! Elle restait une jeune fille innocente malgré tout ! … Le premier à faire un commentaire pouvait pleurer, elle allait le retrouver, promis...

Sa première découverte satisfaisante, Satsuki finit par suivre son ami dans sa future chambre le temps de son séjour. La pièce était agréable et comme elle n'était faite que pour dormir, le superflu n'était pas de rigueur. Un lit, une armoire, une table de chevet et ça allait parfaitement à la rose.

Si elle n'aimait pas dormir toute seule... Devait-elle comprendre que Shun lui ouvrirait la porte de sa chambre donc ? Ou qu'il viendrait ici ? D'accord, ils avaient déjà dormi ensemble... mais la maison de l'adolescente était vide. Ici, sa mère ou ses sœurs pouvaient les découvrir à tout instant, s'imaginant une relation quelconque qu'ils ne pourraient pas contredire... pourtant, il n'y avait vraiment rien à imaginer ! Mais... deux adolescents ensembles... dans le même lit peut-être... Elle, la première, trouverait ça louche. Maintenant, si Shun avait des futons à glisser près du lit, y avait une chance de s'en sortir. Parcours du combattant, Satsuki allait ressortir transformée de cette expérience.

Claudiquant sur ses béquilles, le blessé sortir des draps et entreprit de préparer le lit. Satsuki s'avança et ouvrit la bouche avant d'être gentiment coupée. Qu'elle se fasse mal au poignet ? Dixit le garçon qui devrait être assis pour soulager ses jambes. Bouges, joli brun, on refusait rien à la manager de Tôo !

D'un mouvement lent, elle se laissa tomber sur le lit, sa tête au niveau de la couette et regarda Shun. Allez... fais le lit maintenant ! Vas-y. Elle attends. Difficile, hein ? Et tu es trop gentil pour dire quelque chose en plus...

« Laisse-moi faire... »

Elle se releva pour se mettre à genoux sur le lit et enfonça ses bras à la recherche du bout de la couette. Tant bien que mal, elle se débrouilla pour les glisser au fond de la housse et tendit le tout à Shun.

« Tiens ça s'il te plaît »

Satsuki se remit debout et attrapa les coins inférieurs. L'attelle limitait les mouvements de sa main gauche mais elle préféra ne pas réagir quand la douleur refit un peu surface. Poignet merdique... Elle tendit la couette entre Shun et elle et la secoua. La boule uniforme se détendit, prenant la place convenue dans la housse. Doucement, elle la fit redescendre sur le lit et se frotta les mains.

« Voilà... Tu as quelques chose pour les oreillers ? »

Elle attendit et jeta un coup d’œil par la fenêtre. Ses yeux voyaient mais son esprit n'arrivait pas à analyser ce qu'ils transmettaient. Elle se sentait vraiment fatiguée, tellement fatiguée... Satsuki se frotta un peu les yeux avec un soupira las. Elle avait aussi tellement envie d'appeler ses parents, de se sentir rassurée et de le rassurer sur son état. Et d'envoyer juste un petit SMS aux autres, juste qu'ils la soulagent du poids de l'inquiétude.

« Tu aurais une prise pour le chargeur de mon téléphone que je pourrais utiliser ? »

Après tout, si Shun avait pu utiliser le micro-ondes, ce que l'électricité avait dû revenir.










Spoiler:
 
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Seirin
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   14.02.15 11:58



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •



Lorsque Shun fit entrer Satsuki dans sa chambre, il avait un peu l'impression de se mettre à nu devant elle. C'était tout son univers, tout ce qu'il aimait et qui faisait parti intégrante de sa vie quotidienne qu'il lui offrait de découvrir. La tenue de Seirin, bien emballée et fraîchement sortie du pressing Riko Aida ( elle insistait pour s'occuper de la lessive des tenues officielles... économie économie !!! Et manque de confiance ouverte pour ses garçons.... elle redoutait sans doute de retrouver les tenues déchirées ou subitement rétrécie après un lavage trop chaud ! ) reflétait la passion dévorante que Shun avait pour le basket. Tout comme les numéros plus ou moins défraîchis du Basket Mag qui trônaient un peu partout dans la pièce. Il était d'ailleurs abonné à ce mensuel et se faisait un plaisir de les faire tourner auprès des garçons du club. Il fallait d'ailleurs qu'il envisage sérieusement de faire un tri ! Depuis le temps qu'il recevait son magazine tous les mois, il ne saurait bientôt plus où les entasser ! Mais les jeter.... il était contre ! On ne sait jamais quelles infos précieuses on pouvait trouver dedans ! D'ailleurs, le derniers magazines reçus étaient encore grands ouverts sur une double page parlant de l'équipe vainqueur de l'inter-lycée : Rakuzan. Une photo de leur capitaine aux cheveux chatoyants encadrait l'article en question. Capitaine et en première année.... Ce garçon renfermait très probablement un secret fort intéressant à découvrir..... Shun aurait tout aussi bien pu interroger Satsuki sur le sujet mais il se refusait de profiter de leur amitié pour sous tirer des informations sur ce garçon. Comment s'appelait-il déjà ? Ha oui, Akashi Seijuro.

Sur son bureau ses manuels de physique-chimie étaient encore grands ouverts et sa copie à moitié remplie lui rappelait qu'il n'avait pas encore achevé son devoir sur les ondes sismiques et les lois de Kepler. Rien que de penser devoir se remettre à ça un soupire lui échappa. Les lunettes de Shun étaient posées en vrac sur un des livres. Il les avait retiré la veille et les avait oublié ensuite. Pas grave, ce n'était pas comme s'il en avait besoin constamment. C'était davantage pour les moments de concentration intense ou le soir pour reposer ses yeux fatigués.

Que devait penser Satsuki en regardant cette chambre ? Celle si désordonnée dont elle devait parler était sans aucun doute celle de Aomine. Ainsi l'as de Tôô était bordélique ! Pourquoi cela n'étonnait absolument pas Shun ? Peut-être parce que son basket était tout aussi bordelique... Dans le sens où il n'y avait rien d'ordonné et d'académique. L'espace d'un instant il se demanda si elle avait eut l'occasion de rentrer dans les chambres des autres joueurs de la Génération Miracle. Peut être.... pour leur apporter des devoirs quand ils étaient malades et loupaient les cours ? Comment devait être les chambres de la GM ? Tiens voilà un point qui attisait la curiosité du joueur au regard d'aigle. Celle de Midorima et Akashi devaient être nickel chrome ! Ordonnée au possible, pas un grain de possible et rien ne traînant sur le sol ! Une vraie chambre témoin digne des plus grands magasins d'ameublement ! Celle de Kise et Kuroko étaient peut être pas trop éloignées de la sienne.... Une pièce dans laquelle il y avait de la vie sans que ce soit non plus un chantier sans nom. Shun prenait soudainement conscience que malgré que Kuroko fasse partie de son équipe et soit son ami, il n'était jamais allé jusque chez lui !

Finalement qu'était l'amitié à Seirin ? Cette amitié fraternel qui faisait la marque de fabrique du club et dont ses membres étaient si fiers ? La réalité semblait le frapper en pleine face. Ils étaient très solidaires sur le parquet, il y avait une entente absolument incontestable et des liens très forts qui les unissaient dans la victoire, la défaite, la souffrance, la combativité. Mais en dehors du basket, qu'en était-il vraiment ? Seirin demeurait un club scindé en deux groupes bien distincts. Les sempais d'un coté, les rookies de l'autre..... Si les premiers s'entendaient merveilleusement bien en dehors des murs de leur lycée, se voyant régulièrement pour une sortie, un ciné, un resto etc.... Les rookies étaient rarement de la partie, faisant leurs trucs de leur coté. Kagami devait parfaitement connaître la maison de Kuroko tout comme ce dernier ne devait rien ignorer de l'appartement qu'habitait l'as aux cheveux rouges. Pour le reste..... Shun venait réellement de prendre conscience de quelque chose qui sembla le troubler. Restant stoïque un moment, il préféra se replier dans la chambre d'ami qu'allait occuper Satsuki afin de la préparer.

La chambre d'ami était très accueillante et bien exposée. Celle de Shun, juste à coté, bénéficiait de la même orientation. Le soleil donnait sur ce coté de la maison l’après midi et en soirée. Le meneur de jeu aux yeux d'aigle adorait ça. Il adorait quand le soleil commençait doucement à se coucher et que sa chambre était plongée dans une lueur jaune orangée qui réchauffait la pièce. En été il se plaisait à laisser ses volets et ses fenêtres grandes ouverte pour profiter au maximum de ce crépuscule.

Bien embêté avec sa couette et la housse qui paraissait dix fois trop grande, il offrit un petit sourire contrit à Satsuki quand cette dernière vint lui offrir son aide pour préparer la literie. Il espérait toutefois qu'elle ne se ferait pas trop mal au poignet en devant manipuler la couette qui pesait son petit poids. On avait beau être en été, les nuits pouvaient parfait être fraîches ! Et si la température était trop forte pour supporter une couette, Shun penserait à lui sortir de quoi se couvrir plus légèrement durant la nuit.

Tenant bien le morceau de tissu qu'elle lui tendit, il la regarda faire attentivement. En quelques minutes à peine, la couette avait trouvé sa place dans la housse, les coins parfaitement bien placés et la boule difforme ayant totalement disparue. Il aida Satsuki à poser la couette sur le lit et il borda son coté. Alors oui ! Il savait parfaitement qu'une couette ça ne se bordait pas ! Aya lui répétait souvent et alors ? Si il aimait bien avoir la couette bordée pour ne pas que sa dépasse de tout les cotés ? Un truc à redire à ça ? Namého !

Satsuki lui demanda s'il avait de quoi s'occuper des oreillers et Shun lui répondit d'un hochement de tête. Sautillant à cloche pied sur sa jambe valide, il alla de nouveau dans le placard récupérer deux housses d'oreiller pour emballer ceux qui étaient sur le lit. Il se mit assis sur la couette fraîchement installée et commença à fourrer le premier coussin dans son enveloppe assortie aux motifs de la literie déjà installée.


« Il y a de la place dans le placard et la commode si tu veux installer tes affaires. N'hésite pas. Dans la salle de bain il y a une armoire avec des serviettes et tout ce que tu veux.... Mai doit avoir un sèche cheveux quelque part et si tu as besoin de quoique ce soit.... N'hésite pas à demander ! »

Shun tapota l'oreiller pour lui redonner une forme bien moelleuse avant de s'attaquer au second qu'il fourra de la même manière dans la housse. Il entendit son amie lui demander où elle pouvait trouver une prise de courant pour brancher son téléphone. Ha oui ! C'est vrai qu'il y avait ça aussi ! Il devait également faire la même chose pour enfin répondre au texto de Junpei. Et aux autres s'il en avait reçu. De son coté Satsuki devait très certainement vouloir téléphoner à ses parents pour les rassurer sur son état et sur celui de la maison...Il imaginait qu'elle ne perdrait pas non plus l'occasion de contacter un à un tous les joueurs de la Génération Miracle et ceux de Tôô. Elle ne serait pleinement rassurée que lorsqu'elle aurait un retour positif de leur part.

Shun installa le second coussin à sa place puis il se mit debout et regarda son amie avec un petit sourire


« Tu as une prise de chaque coté du lit, derrière les tables de chevet. Et il y en a une troisième là bas, à gauche de la commode. Si tu as tes parents au téléphone, peux tu leur demander quand ils rentrent ? Non pas que tu déranges ici hein ! Surtout pas au contraire ! C'est juste pour que je puisse tenir Maman informée »


Shun la regarda un instant. Elle paraissait tellement épuisée.... Le mieux à faire était sans aucun doute de la laisser se reposer afin qu'elle puisse récupérer comme il faut. Elle avait besoin de sommeil. Elle se frottait les yeux et les cernes sous ses yeux semblaient encore avoir gagné en intensité. Il s'approcha et déposa un petit baiser sur ses cheveux

« Tu dois te reposer. Je vais te laisser dormir un peu, je serai juste à côté... »


Il quitta la chambre d'ami non sans un dernier sourire puis avec lenteur il descendit au rez de chaussez récupérer son sac oublié dans le sas d'entrée. Pourquoi n'y avait-il pas songé avant ? A cause de son étourderie il venait de gagner un allé retour dans les escaliers armé de ses béquilles. La perspective de s’asseoir sur la rambarde en bois laqué pour se laisser glisser jusqu'en bas était tentante ! Mais s'il venait à se viander une nouvelle fois.... Non définitivement, autant se la jouer prudence !

Une fois le sac récupéré et les escaliers difficilement gravit, Shun se dirigea vers sa chambre et se laissa mollement tomber sur son lit en travers duquel il s'allongea. Son corps lui paraissaient encore complémentent courbaturé. Pire qu’après un entraînement de Riko puissance 4 ! Ce n'était pas peu dire !

Il était divisé entre l'envie pressante de prendre une douche bouillante pour se détendre un peu et apaiser ses muscles engourdis ou bien rester à feignasser sur son lit en mode limace …. La seconde option était si séduisante.... Et puis si ses sœurs venaient à rentrer alors qu'il était sous la douche, il imaginait à peine quelles seraient leurs réactions en découvrant la pulpeuse manager assoupie dans la chambre d'ami ! Mai allait déjà se faire tout un film, imaginant les pires choses que Shun et Satsuki auraient pu commettre ! Aya lui aurait sans aucun doute passé une engueulade magistrale en disant que ça ne se faisant pas de ramener sa petite amie à la maison pour faire ce genre de choses !

Une vive coloration prit naissance sur le visage du garçon. Ola, il devait vite penser à autre chose !

Imitant probablement son amie dans la pièce mitoyenne, Shun sortit le portable de son sac et attrapa sa batterie qu'il brancha sur secteur. Après quelques minutes, l'écran noir de son téléphone à claquet se mit à s'illuminer. Ah miracle de la technologie ! Il était de nouveau connecté au reste du monde comme tout homme civilisé du 21em siècle ! Quelques secondes et un code pin entré plus tard, le téléphone se mit à vibrer avec force alors que sa boite de réception s’apprêtait à vomir un grand nombre de messages encaissés durant son hibernation forcée.

Shun regard les différents sms qu'il avait reçu avec un petit sourire. Cinq messages de Junpei, deux de Riko, un de Mitobe, trois de sa mère et un numéro inconnu qui devait sans doute être une erreur. Et bien... rien que ça !

Son doigt commença par répondre en premier à son capitaine qui semblait excédé ! Il lui expliqua brièvement la situation qui avait été la sienne, sans pour autant entrer dans le détail de la nuit passée chez Satsuki Momoi, dans son lit. Il le rassura comme quoi tout allait bien ( menteur !!! et le genou alors !! non ça... le lui dire par texto c'était prendre le risque de le voir rappliquer dans le quart d'heure suivant pour lui en coller une... valait mieux passer sous silence ). Il fit de même pour Riko et Mitobe , ce dernier n'habitant pas trop loin de chez lui. Quant à sa mère, il préféra carrément lui laisser un message sur le répondeur. Il savait parfaitement qu'elle ne pourrait pas répondre tout de suite étant donné qu'elle devait être occupée au travail. Mais quand la voix de sa mère répondit malgré tout à son appel, Shun fut un peu décontenancé.


« Ha... ha Maman c'est moi. J'ai bien reçu tes messages mais désolé je n'ai pas pu te répondre je n'avais plus de batterie.... Ha oui... non non ça a été ne t'en fais pas j'étais... chez une amie. Ha.. non ce n'était pas Riko.... euh... tu ne la connais pas.... hein ??? Mais ça va pas la tête qu'est ce que tu vas imaginer !! »

Les joues de Shun reprenaient une vive coloration alors que la voix amusée de sa mère se déversait depuis l'écouteur de son téléphone. Visiblement elle était profondément rassurée d'entendre la voix de son garçon. Sans nouvelle de lui, elle avait dû se faire un sang d'encre. Shun l'avait imaginé gardant son téléphone dans sa poche dans l'hypothétique espoir de recevoir un signe de vie de lui.

« Maman, justement, mon amie en question était toute seule et sa maison avait plus de courant... Je lui ai proposé de rester chez nous... Oui oui c'est fait, dans la chambre d'ami... n'importe quoi ! Oui elles sont partis en courses. Bah... je sais pas. Ok ! A ce soir ! »


Il raccrocha son appareil et le posa sur sa table de chevet. Comme il s'y était attendu, sa mère n'avait absolument rien contre le fait d’héberger Satsuki quelques jours, au contraire. Elle semblait même ravie de faire la connaissance de celle qui avait permis à Shun d'échapper à l'orage.

Le garçon retira ses chaussons et posa ses jambes sur le lit. Il se demandait si Satsuki s'était endormie juste à coté. Sans aucun doute, elle devait être si épuisée. Elle avait du sombrer dés qu'elle avait fini d’être rassurée sur l'état de « ses garçons » et de sa famille. Il espérait du fond du cœur que rien n'était arrivé ni à ses proches ni aux garçons auxquels elle tenait tant. Elle serait sans doute très affectée si une telle chose venait à se produire.

Un long soupire échappa au jeune garçon alors qu'il tendit lacement la main pour attraper un magazine qui traînait par terre. Une nouvelle fois, le visage d'Akashi Seijuro s'offrait à ses yeux. Pas un sourire. Ses yeux de couleur différente reflétaient une lueur... menaçante. Cette impression était incontestablement accentuée par la couleur sanguine de ses cheveux. Shun n'avait pas encore eut le temps de lire l'article au complet. Il avait juste feuilleté les pages sans réellement s'y attarder.

Akashi était le capitaine... mais surtout le meneur. Jouant au même poste, il était évident qu'ils allaient se retrouver un jour l'un contre l'autre en duel.... Hum... Sur le coup, même sans être défaitiste, Shun le sentait mal ! Seirin avait intérêt à blinder la préparation du match. Enfin... Encore fallait-il réussir à obtenir un ticket aux qualifs de la Winter Cup. Il n'y avait que des clubs monstrueusement forts ! Seirin faisait bien pâle figure avec son unique année d'expérience !

Shun lâcha le magazine et le posa sur son visage. Il ferma les yeux et ses pensées dévièrent une nouvelle fois vers son amie aux cheveux roses juste à coté. Pourvu que son poignet ne la fasse pas trop souffrir. Pourvu qu'elle puisse rapidement guérir de cette entorse et qu'elle retrouve son sourire et le pétillant de son caractère que tout le monde lui connaissait. Pourvu que...... Sans s'en rendre réellement compte, Shun s'assoupissait. Allongé en travers de son lit, le Basket Mag ouvert posé sur son visage, les bras en croix....









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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   15.02.15 3:40



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Il y avait des endroits dans lesquels Satsuki n'avait jamais osé entrer. Les demeures des Miracles par exemple. Même pour porter des cours. Quand ça lui arrivait, elle restait sagement sur le pas de la porte d'entrée, refusant à chaque fois d'entrer et de donner directement les cours et devoirs. L'adolescente ne s'était jamais vue entrer comme ça et faire comme si elle était une amie proche. Alors qu'eux ne devait peut-être pas la considérer comme ça... Non, ça aurait été très gênant ! Mais la Génération des Miracles avait eu au moins la qualité de ne pas rater souvent les cours. Rarement malade ou pour de très bonne raison le cas échant, Satsuki n'avait jamais spécialement eu à faire des déplacements comme ceux-là. Quand bien même, la manager qu'elle avait été pour eux, savait parfaitement où chaque garçon habitait. Sait-on jamais...

Mais du coup, elle était curieuse de connaître leur chez eux... Kuroko devait avoir une maison très tranquille, bien rangée. Sa chambre, sans doute maintenant remplie de jouets pour son chiot devait posséder son lot de magazines sur le basket. Quelques posters au mur sans doute mais un endroit vraiment bien rangé. Kise... Kise par contre, devait avoir des vêtements partout ! Des tas de vêtements qu'il ne pouvait pas forcément ranger à l'endroit prévu et... une grosse, non, énorme boîte à maquillage. Enfin, surtout remplie de crèmes en tous genres, de fonds de teint quand il devait se rendre à un shotting déjà prêt... Mais c'était juste l'imagination de Satsuki, hein !

Ensuite... Midorima, tiens ! Le vert à la chance magistrale devait garder tous ses objet chanceux près de lui. Sur des étagères par exemple pour les moins volumineux. Et à l'abri des mains de la jeune sœur de ce dernier aussi. Oh, elle devait sans doute être au collège maintenant mais quand la fratrie était plus jeune, peut-être cherchait-elle à jouer avec les précieux porte-chance de son aîné. En bref, une chambre qui avait une part enfantine avec tous ces objets divers et variés. Ne serait-ce que le petit train coloré...

Quand au pivot à l'odeur constament sucrée, ce très gentil Murasakibara, Satsuki parirait tout sur la grande probabilité que sa chambre était remplie de paquets de bonbons ! Des entamés, des vides... Ah, ça devait être un sacré spectacle une fois la chambre nettoyée ! Mais à peine ceci fait, le géant violet devait immédiatement en remettre une couche. Ca faisait peut-être partie de la décoration après tout. Comme une touche personnelle, le fait que quiconque entre dans cette chambre, puisse savoir immédiatement qui en était le propriétaire.

Et enfin, Akashi. Certains diront le meilleur à la fin mais Satsuki y réfléchissait en dernier parce qu'il était décidement celui dont elle avait un gros doute. Le rouge pouvait avoir une chambre traditionelle japonaise comme un lit parfaitement normal. Hmm... Peut-être un lit normal mais tout de même près du sol ? Dans une chambre à la décoration épurée. Mouais... Franchement, elle ne savait pas et c'était bien l'un des rares endroit où elle était sûre de ne jamais mettre les pieds. Alors pour découvrir ce mystère... Tant pis.

Par chance de s'éviter, un aller-retour inutile, Satsuki avait pensé prendre son sac avec elle en montant ici. Comme elle allait rester un petit moment dans cette chambre, elle supposait qu'elle pouvait effectivement utiliser le placard plus loin. La rose ouvrit la fermeture éclair du sac et entreprit de le vider en plaçant son peu d'affaires sur les étagères. Etonnant, il n'y avait un un gramme de poussière là-dedans ! La personne qui nettoyait cette chambre le faisait à fond.

Shun s'occupait des oreillers et la renseigna sur la position des prises. Satsuki en choisit une près du lit et brancha immédiatement son portable. Heureusement que l'électricité était revenue ! En fait, la manager avait failli ne pas s'en rendre compte. C'était en se faisait la réflexion sur la composition des bentos chauds que l'information avait tilté dans son esprit. Chauds... donc réchauffés … donc électricité ! Oui, parfois, son cerveau mettait du temps, encore plus quand le manque de sommeil était flagrant. Et plus, elle regardait le lit, plus la plus jeune avait envie de se laisser à nouveau tomber dessus. Certaine de s'endormir directement, elle lutta pour garder les yeux ouverts. Ah, le lit l'appelait...

Quand le brun lui parla de ses parents, la rose fut seulement capable de secouer doucement la tête. Elle se frottait les yeux, étouffant du mieux possible ses baillements. Shun s'approcha pour un de ces baisers dans les cheveux qui allait la rendre addict à ce genre de tendresse amicale et Satsuki s'autorisa enfin à fermer les yeux. Elle s'entendit le remercier et la porte qui se fermait après son départ. Son corps joliement formé, d'après quelques propos entendus ici et là, se laissa tomber puis rebondit sur le matelas. Difficilement, Satsuki s'obligea à se tourner vers l'oreiller et soupira de contentement à son contact. Pardon Maman, pardon Papa et pardon les garçons qu'elle voulait absolument joindre, elle ne s'en sentait pas capable pour l'instant.

Malheureusement, ce ne fut pas un sommeil sans rêves. La manager avait conscience de cauchemarder mais elle n'arrivait pas à se réveiller. Elle voyait des visages qu'elle connaissait, des lieux qu'elle fréquentait et elle avait beau hurler, personne ne l'entendait. Sa main se refermait sur du vide, sa voix s'étouffait dans sa gorge. Elle courrait sans arriver à rejoindre la personne là-bas. Et cette horrible sensation de solitude et de terreur... Tout se mélangeait, sombrant progressivement dans le noir le plus intense comme celui de la nuit dernière. Un noir que rien n'éclairait, que rien ne perçait, aucune voix pour la rassurer. Seule, seule, seule...

Satsuki se redressa avec l'impression que l'air manquait dans la chambre. La bouche ouverte et le bras sur le front, sa poitrine se soulevait difficilement. Sa gorge lui faisait mal comme si elle avait vraiment hurlé mais elle espérait que ce ne soit vraiment pas le cas. Calmant les battements effrénés de son cœur, la rose chercha son portable et l'alluma enfin. Tapant le code PIN en temblant légèrement, l'heure sur l'écran lui appris qu'elle avait du dormir tout au plus trente minutes. Finalement, elle s'en serait bien passée de cette courte sieste... Son corps était lourd, chaque mouvement était une épreuve. Commettant l'erreur fatale de se tourner sur la gauche, Satsuki écrasa son poignet et revint sur le dos et serra furieusement les dents. Un gémissement de douleur étranglé fut la seule preuve de sa douleur mais à l'intérieur, la manager en bavait beaucoup plus.

Quand les vagues de douleur se calmèrent un peu, Satsuki regarda sa liste d'appels manqués et de SMS en attente d'être lu. Elle soupira et chercha à joindre sa mère. La femme ne décrocha pas tout de suite et sa fille tomba finalement sur la messagerie. Tentant la deuxième option, elle contacta son père. Lui, par contre, n'attendit pas la deuxième sonnerie.

« Ah, Papa, coucou... Tu vas bien ?... Oui, ça peut aller... Je vais bien, oui je-... Je suis chez un ami qui-... oui, un garçon... Papa, arrêtes un peu ! … mais non je-... Passe-moi Maman. »

Et voilà, après la panique de ne pas avoir pu joindre sa précieuse petite fille, l'homme n'avait perdu en rien de ses priorités et traquait le moindre faux pas dans les mots qu'elle prononcait. Au mot « ami », l'homme n'avait même pas cherché à comprendre le pourquoi et le comment. La seule question était : Qui ? Ca ne pouvait certainement pas être Aomine, Satsuki l'aurait appelé par son petit surnom affectif, oui celui de leur enfance. Il n'y avait que face à ses parents et quand elle se reprenait trop tard, qu'il franchissait encore la barrière  de ses lèvres.

Finalement, la voix de sa mère l'appela et Satsuki recolla l'appareil à son téléphone.

« Maman... Oui, je suis en sécurité... La maison n'a pas grand chose mais il va falloir vérifier le toit, je pense qu'une grosse branche a pu faire du dégât... J'ai vidé le frigo aussi, l'électricité n'est revenue que ce matin... Mon ami a accepté de me laisser rester chez lui... oui, je penserai à remercier sa mère, évidemment ! »

Sa mère, par contre, bien qu'inquiète, voyait les choses sous l'autres angle. Là, elle répêtait un éternel speech sur les convenances et la façon de remercier la famille Izuki de leur attention envers elle. Et que si possible, Satsuki devait revenir à la maison le plus vite possible pour éviter d'être un fardeau et de s'inviter trop longtemps. Surtout que « Normalement, tu aurais pu t'occuper de certaines tâches comme la cuisine mais... au vu de tes capacités... »... Merci Maman. Délicat de ta part. Vraiment, elle appréciait le doux compliment.

« Vous savez quand vous allez pouvoir revenir ? »

Le ton un peu gêné de la femme fit soupirer Satsuki qui raccrocha après quelques minutes. Evidemment, si Satsuki allait bien et pouvait se gérer seule, leur petite escapade pouvait durer encore un peu. La rose comprenait ça ! De même qu'elle savait qu'ils ne pourraient pas rentrer immédiatement mais... mais elle aurait quand même aimé entendre qu'ils feraient tout pour rentrer le plus possible. Sans doute un mensonge mais ça n'aurait pas été grave !

Sa main serra le pauvre téléphone rose quelques secondes. Elle prit le temps de se calmer et envoya des SMS aux garçons pour lesquels elle s'inquiétait tant. Chose miraculeuse, tous répondirent, oui, même Aomine... A sa façon mais il avait au moins répondu ! Laissant un léger sourire flotter sur son visage, Satsuki reposa son portable pour qu'il finisse de charger tranquillement et se réinstalla contre les oreillers, désireuse de dormir encore un tout petit peu.

Mais des résidus de son cauchemar la hantait encore un peu et c'est vainement que Satsuki ferma ses yeux. Nope, fichu pour cette fois aussi. Elle roula, veillant à épargner ce pauvre poignet blessé. Que faisait Shun ? Dormait-il aussi ? Elle n'allait pas le déranger alors. Lui aussi devait avoir envie de se reposer encore un peu. Sa gorge sèche se rappela à sa bonne conscience et c'est une Momoi Satsuki assoiffée qui quitta la chambre d'ami.

Sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller Shun dans le cas où le brun dormait réellement, elle descendit l'escalier sans un bruit et glissa jusqu'à la cuisine. Là, elle chercha un verre et le remplit d'eau avant de l'avaler cul sec. Immédiatement, elle le rinça convenablement et se tourna, prête à remonter dans la chambre quand elle fit face à deux jeunes filles.

Gelée, totalement bloquée et incapable d'aligner deux mots, elle fixait ces deux visages inconnus. Mince, fallait dire un truc là et vite...

« Bonjour... Vous êtes les sœurs de Shun-kun, je suppose ? »










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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   15.02.15 11:26



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •



Quelle tristesse. Les japonais avaient beau être habitués aux catastrophes naturelles, devoir subir un orage/tempête de cette intensité était encore un coup dure à encaisser. Des familles allaient voir leur quotidien bouleversé. Des maisons avaient été soufflées par le vent, d'autres se retrouvaient écrasées sous des arbres déracinées. Des enseignes de magasins pendaient dans le vide, retenus uniquement par des câbles électriques. Partout le même spectacle, le même désastre, la même détresse.

La maison avait été étrangement épargnée. Des volets cassés, des tuiles soufflées, une gouttière arrachée et les shojis du salon éclatés. Mais mise à part cela, rien de bien méchant, fort heureusement. Il n'y avait même pas eu de coupure de courant dans le quartier ! Ça ne devait peut être pas être le cas de tous les districts de Tokyo.....

Ses pas résonnaient un peu sur le bitume noir de la ville. Le soleil avait de nouveau fait son apparition tout comme la chaleur estivale qui l'accompagnait généralement en cette saison. Vêtue d'un jeans slim bleu démin dont elle avait retroussé le bas et d'un top prêt du corps dans les mêmes tons, Aya marchait d'un pas décidé vers la destination qu'elle avait en tête. Il fallait qu'elle se rende à la supérette faire des emplettes parce que sa mère n'aurait très certainement pas le temps de s'en charger vu la masse de travail qu'elle avait à la clinique et les heures supplémentaires qu'elle avait été contrainte de faire. La moindre des choses était qu'elle puisse compter sur ses enfants pour s'occuper des tâches quotidiennes permettant de faire tourner la maison.

Lorsque leur mère avait téléphoné la veille, elle avait expliqué de pas pouvoir revenir à la maison avant un moment. Elle s'était ensuite inquiétée de chacun de ses enfants. Si Aya l'avait rapidement rassuré sur la situation de Mai et la sienne dans la maison, elle avait été incapable de donner plus de détails pour leur frère. Ce dernier avait brièvement appelé en expliquant se trouver chez une amie et être injoignable en raison d'une batterie de portable défaillante. Aya avait soupiré. Pourquoi ne pensait-il jamais à recharger son téléphone avant de sortir de la maison ? A quoi ça sert un téléphone sans batterie ? A rien ! Ce n'était pas manque de lui répéter quand même ! Mais sa tête de linotte de frère semblait passer outre ses recommandations. Bah voilà ! Bien fait ! Ça lui servirait peut être de leçon maintenant !


« Aya.... »

Une main se posa sur la sienne et elle tourna la tête sur le côté, la baissant un peu pour regarder sa jeune sœur qui marchait, la mine inquiète Elle portait une jupe en jean et un petit top blanc de style sport wear. Ses baskets de toiles étouffaient les bruits de ses pas sur l'asphalte boueuse par endroit. Ses longs cheveux noirs retenues en deux couettes bien haute de chaque coté de sa tête accentuaient son coté juvénile. Ses yeux du même gris anthracite que ceux de son frère se posèrent sur l’aînée.

« Tu crois que Shun-nii va bien? »

La tête d'Aya se tourna droit devant elle, observant une nouvelle fois la route offerte à ses yeux. Plus que quelques minutes et elles arriveraient au conbini. Elle espérait vraiment qu'il reste des choses à acheter... Elle savait d'expérience qu’après des catastrophes naturelles comme celles-là, les gens se précipitaient dans les magasins pour faire le plein de vivres afin de palier à toutes éventualités futures

Sans un regard de plus pour sa cadette, Aya Izuki haussa les épaules.


« Il a dit que l'on avait pas à s'inquiéter. Alors ne nous inquiétons pas ! »

Mais tout de même... Elle avait beau essayer de faire celle qui n'était pas affectée, elle ne pouvait s’empêcher d’être inquiète. C'était qui d'abord l'amie chez qui il avait trouvé refuge ? Il ne lui semblait pas que son frère fréquente des filles.... A part son basket, il n'y avait rien d'autre qui comptait ! Non pas que c'était une mauvaise chose hein ! Il était libre d'avoir la passion qu'il voulait et puis Aya était loin d’être stupide, elle savait parfaitement que le basket avait énormément aidé son jeune frère à surmonter des moments difficiles après le décès de leur mère. Mais son interrogation demeurait donc entière ! Chez qui Shun avait passé la nuit ? Est ce qu'il.... avait une petite amie secrète ? Curieusement Aya n'arrivait absolument pas à l'imaginer avec une fille dans les bras. Et non ! Elle ne l'imaginait pas avec un garçon non plus !! Elle avait beau avoir des mangas shonen Aï et yaoi dans sa chambre ( mon dieu il ne fallait surtout pas que Mai tombe un jour la dessus ! Elle avait une réputation à tenir!), il était hors de question qu'elle se prenne à imaginer son frère dans les bras d'un autre garçon …. Même ceux de Kiyoshi...... surtout ceux de Kiyoshi.....

« Aya, ça va bien ? T'es toute rouge ! »

L'interpellée rougit de plus belle et détourna la tête dans la direction opposée à celle de sa sœur. Tss... Décidément, dés qu'elle se mettait à penser au coéquipier de son frère elle ne pouvait s’empêcher de rougir comme une midinette énamourée ! Pathétique ! Mais elle ne se contrôlait pas.... Elle avait eut le coup de foudre pour lui dés qu'elle l'avait rencontré. Il fallait dire que Teppei Kisyohi avait tout pour lui. Il était grand, mignon, extrêmement gentil.... il avait ce petit coté dans la lune qui ajoutait une certaine candeur et naïveté... Mais bon.... Inutile de se faire des films, elle n'arriverait jamais à sortir avec lui.... Ça resterait un amour secret ( du moins elle espérait que personne, et surtout pas son frère, l'ait remarqué ) à sens unique.

D'une voix un peu trop froide et précipitée pour paraître sincère, Aya répondit à Mai


« J'ai chaud ! C'est tout ! »

Finalement ils arrivèrent devant la boutique de la supérette en question. Elle était ouverte mais il y avait une queue pas possible en caisse. Le regards des deux sœurs se croisèrent un instant avant qu'elles ne pénètrent dans la boutique résignées à perdre de longues minutes au moment du paiement.

Aya prit un instant pour discuter avec sa sœur du menu à préparer ce soir. Les deux filles étaient au moins d'accord sur un point : Faire un bon repas pour leur mère afin qu'elle puisse reprendre des forces après une session de travail harassante. Un curry ? Oui pourquoi ! C'était très bon et pas difficile à préparer. Aya allait commencer à mettre les ingrédients dans le panier lorsque les mains de sa jeune sœur s’arrêtèrent sur un paquet contenant de belles tranches de bœufs fines


« Aya... Tu te souviens avant ? Quand on mangeait tous du sukiyaki qu'on préparait ensemble.... On en a plus mangé depuis que Papa est parti.... C'était le plat préféré de Maman... »

Aya écouta sa cadette, gardant son regard posé sur elle. C'est vrai... Le sukiyaki était le plat préféré de leur mère. Était ce pour son goût ? Ou bien parce que tout le monde participait à la préparation ? Shun râlait toujours qu'il y avait trop d'enokitake et pas assez de tofu. A l'époque, Mai qui était trop petite, montait sur un marche pieds pour mettre les ingrédients dans l'immense wok. C'était vrai que c'était chouette les soirs où ils mangeaient ça tous ensemble... Le sukiyaki était un plat d'hiver... Et pourtant il semblait aux deux sœurs qu'il n'y avait pas de meilleur moment que ce soir là pour en faire un.

La sœur aînée frotta doucement les cheveux de Mai en lui adressant un sourire. Elle reposa la viande qu'elle avait prise pour le curry puis intervertit avec celle nécessaire au sukiyaki


« Je m'en souviens bien... Et je suis sure que Maman sera très contente qu'on lui en prépare un ce soir. Ça lui fera une surprise. Bon.... Il nous faut des champignons enoki ! Rien que pour faire râler Shun-nii ! »

Elles se mirent à rire puis elle parcourut les rayons à la recherche de ce qu'il manquait à leur préparation. Du choux chinois, des shiitaké, du tofu ( surtout à ne pas oublier ! Shun adorait ça ), de la sauce soja, du daichi... tout le reste devant être à la maison ! Pour le dessert elles s'arrêteraient dans la pâtisserie pas très loin de la maison. Elles avaient vu que cette dernière était ouverte et que la vitrine contenait encore des Ichigo Daifuku délicueux ! Avec un peu de chance ils n'auront pas été vendus.

Après de longues, très longues minutes à attendre leur passage en caisse, elle purent sortir de la boutique pour reprendre le chemin de la maison. Malgré le paysage qui n'avait pas changé et qui restait affreusement catastrophique, les deux sœurs avaient l'impression de sentir leur cœur plus léger ! Un petit sourire illuminait le visage d'Aya alors que celui de Mai rayonnait complètement L'une comme l'autre avaient hâte de faire leur petite surprise pour le retour de leur mère... et de leur frère ! D'ailleurs ce dernier était peu être déjà de retour à la maison ! A cette pensée, Aya accéléra un peu le pas. Elle avait beau faire celle qui n'était pas inquiète et qui ne se souciait pas de son cadet, la réalité était toute autre. Elle n'avait cessé de penser à lui toute la nuit. A tel point qu'elle avait eut du mal à fermer l’œil. Relativement inquiète et terrifiée par l'orage, Mai lui avait demandé de passer la nuit avec elle et Aya avait accepté sans opposer la moindre résistance. Si Shun avait été là... Nul doute que Mai aurait quémandé son lit à lui. Les deux cadets étaient tellement proches que quelque fois, Aya se sentait un peu exclus. Une exclusion dont elle était pourtant entièrement responsable....

Un passage rapide à la pâtisserie chargea leurs bras d'une grande boite en carton contenant les délicieux mochi à la fraise et au chocolat ! Rien que d'y penser Aya avait l'eau à la bouche !

Après encore quelques minutes de marche, les deux filles arrivèrent chez elle. Mai passa le pas de la porte en premier et elle trépigna, sautant un peu sur place en désignant à son aînée les chaussures de son frère parfaitement alignées à leur place. Shun était rentré.... Aya ne pouvait empêcher un soulagement s'emparer d'elle ! Le léger bruit que l'on pouvait entendre dans la cuisine prouvait qu'il devait se trouver dans cette pièce. Mai s'était déjà précipitée à sa rencontre alors qu'Aya finissait de retirer ses ballerines. C'est alors qu'elle remarqua une paire de chaussures de fille qu'elle ne connaissait pas. Elle se dirigea à son tour vers la cuisine et rejoint sa sœur qui était restée sur le pas de la pièce, comme figée.

Aya s’apprêtait à lui demandait ce qui se passait quand elle comprit d'elle même. Dans la cuisine ce n'était pas leur frère qu'elle découvrirent mais une jeune fille à la longue, très longues chevelure d'un rose pastel gourmand. Les formes généreuses de son corps étaient mises en valeur par la tenue qu'elle portait. La jeune fille se tourna et elle sembla tout aussi surprise que les deux sœurs

Sa voix timide rompit le silence en premier alors qu'elle demanda à qui elle avait à faire. Aya rentra dans la pièce déposer ses achats sur le plan de travail alors que Mai reprenait la parole de son éternel ton enjoué


« Haaa c'est toi la copine chez qui Shun-nii a passé la soirée ? Merci d'avoir prit soin de lui ! Je m'appelle Mai ! Et elle c'est Aya. Tu t'appelles comment ? Shun-nii est pas avec toi ? »

Aya soupira un peu. La jeune fille n'avait pas l'air bien méchante. Elle inspirait même plutôt confiance. Aya ne prêta pas trop attention à la conversation ( du moins elle essaya de faire genre tout en gardant une oreille attentive ) préférant ranger les aliments qui devaient être maintenus au frais dans le frigo.

~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~

Dans sa chambre, c'est son portable vibrant furieusement sur la table de chevet qui réveilla le meneur de jeu endormi en travers de son lit. Le Basket Mag avait glissé de son visage pour finir sous froissé sous son poids. La page contenant la photo d'Akashi était partiellement déchirée et lorsqu'il s'en rendit compte, Shun râla contre son propre manque de soin.

Il se frotta les yeux et reposa ses jambes sur le sol avant de se remettre debout. Immédiatement, une vive douleur lui vrilla tout le corps et il retomba mollement sur le lit, des petites étoiles blanches apparaissant devant ses yeux tandis qu'il serrait les dents. Comment avait-il pu oublier son genou blessé au point de prendre appui dessus ? Quel idiot !!! Non mais quel abruti !!

Plus lentement et prudemment, Shun se remit depuis sur une seule jambe et ramassa ses béquilles Il oublia de regarder qui était la personne l'ayant réveillé par téléphone. Il se dirigea hors de sa chambre et jeta un coup d’œil en direction de celle de Satsuki. La porte coulissante était ouverte et la pièce était vide. Avec prudence, le jeune garçon commença à descendre les escaliers. Il entendait des bruits et des voix s'élever depuis la cuisine. Merdeeee ! Les filles étaient rentrées ! Elles avaient du faire la rencontre de Satsuki ! Et Shun n était même pas là pour faire les présentations et expliquer la situation ! Il espérait ne pas avoir fait sa marmotte trop longtemps, il n'avait même pas regardé l'heure affichée par le réveil.

Quand il arriva dans la cuisine, ses cheveux noirs encore un peu en désordre et ses yeux gris toujours légèrement ensommeillés, il se stoppa devant les trois filles qui venaient visiblement de remarquer sa présence. Si Mai manqua presque de lui sauter au cou au risque de le faire tomber au sol, Aya, quant à elle, avait croisé les bras et attendait des explications sur la présence de ses béquilles

« Tu nous dis de ne pas nous inquiéter et c'est comme ça que tu reviens..... »

« C'est vrai ça ! Qu'est ce que tu as Shun-nii. Tu es blessé ? Tu t'es fais mal ? C'est pas trop grave hein ? »

Shun lui ébouriffa un peu les cheveux en souriant avant de se déplacer en direction de Satsuki à coté de laquelle il se plaça. Il lui adressa un petit sourire mais remarqua immédiatement que le visage tiré et les cernes sous ses yeux semblaient encore avoir gagné en intensité. Elle n'avait pas dormi... Ou trop peu et trop mal.... Il lui avait semblé entendre de l'agitation dans la chambre d'à coté.... Si ça se trouve elle avait fait un cauchemar.... il s'en voulait de ne pas avoir été vérifier que tout allait bien pour elle et de la rassurer le cas échéant

Shun prit le temps de rassurer ses sœurs quant à l'état de son genou. Toutes deux furent soulagées. Le garçon leur passa les détails de la nuit horrible qu'il avait vécu, se contentant d'expliquer qu'il était tombé et devait ménager son articulation s'il voulait reprendre le basket. Il leur expliqua ensuite que Satsuki était tout aussi blessée, désignant son poignet, et que sa maison n'avait pas de courant. Par conséquent, elle resterait habiter quelques temps ici. Aya accueilli la nouvelle sans vraiment de réaction. Se contentant de dire qu'elle allait à la pâtisserie chercher un dessert supplémentaire. Quant à Mai.... Elle paraissait ravie ! Tout comme Shun l'avait imaginé d'ailleurs ! La jeune fille se précipita vers la jolie manager et prit sa main valide dans la sienne


« Momoi-san ! Merci encore de t'être occupée de notre frère ! Maintenant c'est à nous de prendre soin de toi ! Tu es ici comme chez toi ! Allez dans le salon tous les deux ! Je vais faire du thé ! On pourra discuter après ! »


Shun leva les yeux au ciel, un peu excédé par le tempérament exalté de sa jeune sœur. Il fit toutefois signe à Satsuki de le suivre et se dirigea dans le salon, prenant place à coté d'elle sur la table basse, s'asseyant sur un coussin. Il dirigea son regard vers elle et profita que personne ne pouvait les voir pour poser sa main sur la sienne


« Est ce que ça va ? Tu as l'air...... Encore plus épuisée que tout à l'heure... Je commence vraiment à m'inquiéter pour toi »

Il lui adressa un petit sourire rassurant avant de rajouter

« Je suis désolé de ne pas avoir été la pour te présenter mes sœurs..... J’espère vraiment qu'elles ne t'ont pas embêté.... »








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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   16.02.15 22:57



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Satsuki s'était figée dans un silence de glace, ne sachant pas du tout comment réagir. Fallait-elle que se présente ? Qu'elle explique ses liens avec leur frère ? Non, faire directement ça était synonyme de « Je tente de te faire croire mon bobard là ». Mauvais plan. Glissant ses mains dans son dos, tentant surtout de cacher son attelle d'un bleu agressant, la roe observa les deux filles, plus ou moins intéressées par elle. Aya et... Hmm... Mai ! La ressemblance était frappante et à priori, elles avaient assez sympathiques. Bon, apparemment l'aînée était un sosie féminin de Midorima mais rien qui ne pouvait effrayer la manager de Tôo. Elle avait plutôt l'habitude du caractère de Tsundere de ce dernier donc elle devrait pouvoir s'en sortir aisément avec la plus vieille des enfants Izuki.

Et de l'autre côté, la gentille Mai ne cessait de la dévisager, un air curieux sur le visage. Son sourire était naturel et elle semblait vraiment le genre de fille à ne pas juger directement. Satsuki se décontracta un peu et finit par lui sourire également. Si elles étaient destinées à cohabiter pendant quelques jours, autant s'entendre du mieux possible ds maintenant. Sa voix avait quelque chose d'enjoué, apparemment, elle n'était pas du tout dérangée par la présence de Satsuki.

« Je m'appelle Satsuki ! Et bien... on s'est vraiment fait surprendre par la pluie alors... enfin, j'ai trouvé normal de l'inviter chez moi. »

Mais que faisait le concerné ? Comme la rose n'avait rien entendu en passant devant sa porte, elle ne pouvait que supposer qu'il dormait.

La dénommée Aya rangeait ses courses avec un détachement incroyable. Mais l'oeil de Satsuki avait su voir les quelques regards qu'elle lui portait. Oui, elle écoutait tout attentivement. La jeune Mai tournait la tête de gauche à droite, observant la manager sous toutes ses coutures. Ca ne la dérangeait pas spécialement mais elle avait l'impression d'être un animal à la foire. Quelque chose dont on cherchait à estimer la valeur avec un simple coup d'oeil. Naturellement, la plus jeune ne faisait pas ça avec une telle idée, sa curiosité de voir une étrangère, surtout une jeune fille qui se disait amie avec son frère et qu'il avait ramené ici de surcroît, était pleinement réveillée.

Finalement, un sourire encore plus chaleureux éclaira le visage de la brunette, bien qu'à ce niveau de couleur de cheveux ce soit encore le cran au dessus, et Satsuki comprit qu'elle venait de passer le premier examen. Aya rangeait toujours ses courses, chaque geste se découpant lentement, prête à se retourner si Satsuki en bonne étrangère qu'elle ne connaissait pas, se mettait soudainement à l'attaquer, ou à montrer un quelconque signe potentiellement dangereux envers sa précieuse petite sœur.

Des pas se firent entendre au niveau du plafond et les trois filles levèrent le visage en même temps vers la source du bruit. L'homme de cette maison serait-il finalement debout ? En espérant que sa jambe aille vraiment bien... Il allait devoir se retaper l'épreuve des escaliers, le pauvre... Les béquilles émettaient ce petit bruit claudiquant, semblable à l'aiguille d'une montre. Un coup après l'autre, lentement. Il se rapprochait incontestablement. Et quand son visage pâle se tourna vers la cuisine, un air bien à lui apparut son visage, mélange de surprise et de résignation. Oui, Satsuki n'avait pas échapper à cette rencontre.

Une aura noire se forma du côté d'Aya, ce que Shun n'avait pas forcément remarqué. Elle était en colère... et... inquiète aussi. Oh, bien joué, franchement c'était presque imperceptible. Les bras croisés, le visage sec, qu'elle incroyable don pour le camouflage de sentiments. Tsundere en puissance ! Midorima... venait-il de trouver plus fort que lui ? Son double féminin avait une longueur d'avance et un peu plus d'années d'expérience...

Par contre, la plus jeune lui sauta pratiquement au cou et la rose laissa un sourire tendre lui échapper alors qu'elle regardait la main du frère dans les cheveux raides de la benjamine. Le flot de questions inquiètes ne sembla pas déranger Shun, sans doute habitué à la flagrante différence de comportement de ses sœurs. Un entraînement du quotidien en somme.

Tant bien que mal, le grand blessé se déplaça jusqu'à se tenir près d'elle. Il lui adressa un sourire auquel elle répondit plus doucement. Elle aurait la certitude qu'elle ferait cette fois un sommeil sans rêves, Satsuki serait remontée dans la chambre d'ami. Elle expira doucement, cherchant à éloigner ce sommeil qui l'appelait de plus en plus fort. Son corps était lourd, elle avait besoin de quelque chose pour la tenir éveillée.

Son dos toucha doucement le rebord de l'évier et elle soupira une nouvelle fois. Il fallait qu'elle tienne... Sinon, elle allait là, devant les Izuki et s'endormir à même le sol. Nouveau tapis, entièrement naturel ! Simple d'utilisation, à laver une fois par jour pour éviter les odeurs désagréables. Satsuki serait sans doute plus utile en tant que meuble ou objet décoratif...

La main chaude de Mai prit gentiment la sienne, surprenant assez la rose. Sortie ainsi de ses pensées, elle dû se concentrer à nouveau sur l'instant présent. Elle espérait que personne n'avait remarqué son petit moment d'absences, c'était toujours un peu délicat d'expliquer ses pensées à des gens qu'elle connaissait à peine. La gentillesse de la plus jeune était drôlement réconfortante. Prendre soin d'elle... C'était bizarre à entendre mais pas totalement désagréable pour une fois. Oh et... une tasse de thé lui ferait tellement plaisir !

« Merci beaucoup, Mai-chan ! Ah, si je peux aider... »

La plus jeune secoua sa tête, faisant virevolter ses mèches corbeaux. Les cheveux noirs de cette famille étaient d'une raideur absolue, c'est magnifique à voir. Elle leva son index et prit une voix comme pour la gronder.

« Pas question ! Va t'asseoir, je m'occupe de tout ! »

Croisant le regard excédé de Shun, Satsuki lui offrit -encore et toujours- un sourire, mais celui-ci était plein d'amusement. Elle appréciait beaucoup Mai et espérait que ce soit vraiment réciproque. En fait... On aurait dit une Kise miniature. Pleine d'énergie et faisant de son mieux pour aider les autres. Une pile électrique adorable et pleine de bonnes intentions. Oui, Mai et la manager de Tôo étaient faites pour bien s'entendre !

Par contre avec Aya... Bon, Satsuki n'était pas spécialement là pour faire copine-copine avec toute sa famille mais si la brune l'acceptait, à sa façon, alors tant mieux. Pour l'instant, elle s'était absentée pour aller un autre dessert, chose que la rose aurait pu refuser si elle avait entendu les mots directement. Mais ça n'avait pas été le cas et l'aînée avait filé sans un bruit.

A l'instar de Shun, Satsuki se posa sur le coussin de libre, ses jambes sagement calées sous elle. Elle repoussa une longue mèche rose derrière son épaule et contempla le bois laqué de cette table, luttant pour ne pas poser sa tête et s'endormir. Quoique... l'épaule de Shun n'était pas un mauvais plan non plus... Mais devant sa famille... Allez, Satsuki quand même ! Un peu de tenue, ta mère aurait honte de ton comportement. La main chaude du garçon enveloppa la sienne et son regard se porta dessus. Elle n'avait même pas la force de lui mentir dans les yeux.

« Juste un peu fatiguée... Je n'ai pas très bien dormi... Et toi ? Tu as l'air déjà un peu mieux, ton visage reprend des couleurs. »

Gentiment, son index vint lui faire une petite pichenette sur le front, là où des rides d'inquiétudes se formaient. L'adolescente se mit à rire un peu.

« Si tu gardes tout le temps ton visage comme ça, à 20 ans, tu seras tout ridé ! Et Aka-chan ne voudra pas d'un garçon tout ridé. »

Profitant de l'absence des deux autres, Satsuki se leva un peu et déposa un léger baiser entre ses deux yeux pour chasser ses vilains plis. Elle était à nouveau bien à sa place quand Mai arriva à grand pas.

« Momoi-san, j'ai du thé aux fruits rouges, à la bergamote, au miel et citron... Qu'est-ce qui tu voudrais ? »

Après un petit temps de réflexion et un clin d'oeil discret à son compagnon d'infortune nocturne, Satsuki opta pour le premier annoncé et regarda Mai disparaître encore dans la petite cuisine.

« Tes sœurs ont l'air vraiment gentilles. Aya-san est un peu particulière mais j'ai pris l'habitude avec Midorin donc je pense pouvoir m'en sortir un temps. Et Mai-chan est juste adorable ! »

Remerciant la benjamine qui revenait déjà avec des tasses fumantes, la rose jugea plus prudent de ne pas rester directement le breuvage... Sa langue tenait encore à la vie mine de rien...

Mai s'installa de l'autre côté de la table, visiblement désireuse de parler. Satsuki se réchauffait les mains en les tenant près de la tasse sans pour autant oser la toucher. Elle n'avait qu'une envie, c'était de retirer ce gant bleu qui limitait terriblement ses mouvements. Alors oui, c'était pour son bien mais bon sang, ce qu'il était contraignant.

La brune se trémoussa en face, visiblement désireuse de poser sa question. Comme Shun ne semblait pas prêt à lui tendre la perche, Satsuki le fit à sa place.

« Mai-chan ? »

Et la plus jeune explosa, sa question retentissant dans le salon où ils étaient installés.

« Vous êtes vraiment juste amis ? »










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Seirin
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   17.02.15 17:41



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •



Elle avait beau ne pas être une fine connaisseuse en basketball, elle n'était pas ignare non plus. Lorsque son frère avait annoncé fiérement que son équipe était qualifiée pour les playoffs de l'Interlycée, leur mère avait posé un congés à l'hôpital pour venir l'encourager. Mai se joignit à elle avec une certaine excitation, ne voulant louper cet instant pour rien au monde. Aya quant à elle.... Elle avait prétendu vouloir suivre le mouvement pour ne pas qu'on lui reproche d’être la seule à se désintéresser de son frère. La réalité était en fait toute autre. Elle n'aurait jamais loupé cet instant si important dans la vie de son cadet.

Bien droite sur son siège dans les tribunes du gymnase, Aya avait assisté impuissante à la cuisante défaite que se prenait Seirin. Les mains crispées dans les poches de sa veste, la mâchoire serrée, elle ne pouvait que se douter de ce que ressentait Shun sur le parquet à ce moment là. Elle l'avait regardé courir, se donner au maximum de lui même, repoussant ses limites au delà de ce qu'il pouvait encaisser. Chaque panier marqué par Tôô était un coup de poignard dans le cœur du garçon et de sa famille figée dans les tribunes.

Ce joueur au cheveux bleus était tout simplement monstrueusement doué. Aya gardait ses yeux figés sur ce lui alors que rien ni personne ne semblait le stopper. Du haut de son siège, elle avait contemplé longuement cette équipe redoutable capable de trimballer Seirin de la sorte. Le garçon à lunettes qui semblait être le capitaine. Un blond tellement bruyant qu'elle l'entendait clairement depuis sa place, un autre.... continuellement en train de faire des courbettes irritantes.... et sur le banc, il y avait cette fille à la chevelure qui ne passait pas inaperçue. Aya ne se serait jamais imaginé la rencontrer un jour dans la cuisine de sa maison... et encore moins en compagnie de son frère.

Alors quand ce dernier avait dit être recueilli pour la nuit par une amie, c'était d'elle qu'il parlait ? La manager de l'équipe « noire » les ayant battu ? Aya était passablement surprise. Elle ne savait pas vraiment sur quel pied danser ni que penser de cette arrivante mystérieuse. Après tout... Si Shun avait jugé qu'il pouvait sans problème la mener ici, Aya n'avait pas à s'en mêler davantage. Elle avait simplement redouté que la défaite ait rendu son frère quelque peu aigri. Cela avait été le cas les premiers jours suivants la défaite des playoffs et l'élimination de l'Interlycée. Il s'était renfermé, passant du temps dans sa chambre à gratter les cordes de sa guitare sur son lit.

Occupée à ranger les ingrédients du sukiyaki dans le frigo, Aya avait écouté la conversation qui s'était engagée entre cette fille et Mai. Satsuki Momoi... Ainsi était son nom. Au premier abord elle avait tout d'une jeune fille respectable et aux bonnes manières. Et puis grâce à elle, Shun était sain et sauf....

Ou presque.... Lorsque son frère était apparu en prenant appui sur ses béquilles, Aya l'avait regardé un instant se demandant si ce qu'elle voyait était réel ou non. Mais qu'est ce qu'il avait fait !! Comment en était-il arrivé là ? Un épais bandage recouvrait son genou droit qui semblait être l'origine de la présence des béquilles. Ses jambes ??? Il était blessé ? Une colère sombre semblait s'emparer de l’aînée de la famille qui croisa les bras sous la poitrine, attendant visiblement des explications. De la colère vraiment ? Non.... De l'angoisse et de l’inquiétude surtout. Qu'avait-il eut ? Et son visage habituellement si détendu et enjoué paraissait presque cireux et fatigué... Qu'est ce qui s'était passé durant cette nuit ? Qu'est ce qu'ils avaient fait tous les deux ? Un truc n'allait pas la !! Oh elle avait beau ranger discrètement sa main derrière son dos, Aya avait clairement vu l’atèle d'un bleu roi frappant qui ornait son poignet.

En silence, elle écouta les pseudos-explications de Shun. Ok... Satsuki allait rester là quelques jours durant l'absence de ses parents. Pas de soucis.... Ca laissait au moins le temps à Aya de tirer toutes ces choses au claire !

Pour l'heure Aya soupira et passa devant son frère, un léger sourire dissimulé sur son visage. Elle s'était angoissé pour lui toute la nuit et elle était très heureuse de le retrouver. Et puis... Si Satsuki était capable de le faire sourire alors.... elle pouvait bien rester à la maison autant de temps qu'elle le désirait. Mais attention hein !!! Elle avait pas intérêt de lui faire du mal après !!! Parce que franchement, le coup de « je suis une amie » à d'autre …... Aya était persuadé que le mot « petite » avait volontairement été retiré de appellation de la fille aux cheveux roses...

~~~~~~~~~~~~


Shun s'en voulait terriblement de ne pas avoir été là lors de la rencontre entre ses sœurs et Satsuki. Depuis combien de temps étaient-elles toutes les trois dans la cuisine ? Qu'est ce qu'elles avaient pu se dire ? Est ce que tout s'était correctement passé ? Oh avec Mai il était persuadé que tout avait été pour le mieux. D'ailleurs Satsuki semblait déjà être adoptée par sa sœur cadette qui venait de leur proposer un thé. Mais Aya..... Il espérait vraiment que son aînée ne s'était pas montrée trop froide ou trop acerbe avec elle.

Assit sur un coussin du salon devant la table basse, Shun et Satsuki attendait que Mai leur prépare le thé comme elle l'avait gentiment proposé. Ce n'était pas vraiment la boisson préférée du garçon mais il en buvait régulièrement quand il avait des coups de pompe pour essayer de se maintenir un minimum éveillé. Principalement le soir quand ses devoirs s'accumulaient et qu'il peinait à se mettre à jour dans tout ce qu'il devait rendre le lendemain à cause des entraînements tardifs de basket qu'il s'imposait. Si Riko savait ça..... Elle le tuerait sur place !!! Elle refusait que ses garçons négligent leurs études au détriment de leur passion. D'une part parce que c'était prendre le risque d’être recalé aux examens... et d'autres part parce qu'un mauvais carnet scolaire pouvait entraîner la dé-titularisation des joueurs par le conseil disciplinaire.... Shun le savait que trop bien pourtant vu qu'il faisait lui même parti de ce fameux conseil.... Pourtant ça ne l’empêchait pas de rester tard, très tard, le soir au gymnase pour continuer à s'améliorer encore et encore....

Sa main était posée sur celle de Satsuki, la pressant avec délicatesse. Il l'écouta lui expliquer qu'elle était « un peu fatiguée »... Selon Shun, le « un peu » était en trop. Elle était complètement épuisée. Il se demandait comment elle trouvait encore la force de tenir assise. Malgré son état de fatigue avancé, elle continuait de faire bonne impression. Elle n'avait pas décliné l'invitation de Mai à prendre le thé alors qu'elle ne devait aspirer qu'à une seule et unique chose : se reposer.

Shun ouvrit la bouche prêt à prendre la parole mais une légère pichenette sur son front lui fit garder le silence. Un peu surprit, il regardait son amie dont les yeux roses étaient ancrés aux siens. Il l'écouta parler de son front plissé sous l'inquiétude qu'il ressentait pour elle. Lorsqu’elle évoqua Aka-chan, Shun rougit un peu alors que son rire s'échappa de ses lèvres. Ses paupières se fermèrent quand les lèvres de Satsuki se posèrent avec légèreté sur son front. Il se laissa faire, n'éprouvant aucune gêne, aucune timidité. Comme si ce baiser apaisant était tout ce qu'il y avait de plus naturel.

Les pas feutrés de Mai se rapprochaient et Satsuki regagna sa position initiale, la main de Shun retourna sous la table dans un geste peu être un peu trop brusque pour paraître naturel. Toute souriante, la cadette arriva et pencha la tête sur le coté pour demander le choix des parfums de thé de Satsuki. Shun ne put retenir un sourire. Mai n’avait pas encore obtenu de réponse que Shun était prêt à mettre sa main à couper dans la seconde que Satsuki choisirait un thé aux fruits rouges.... Bingo ! Il tourna la tête de son côté pour intercepter son clin d’œil amusé. Il lui offrit un sourire entendu alors qu'il annonça son choix à sa sœur qui n’attendait que ça. Il prendrait la même chose que son amie.

La cadette s'échappa rapidement dans la cuisine alors que Satsuki lui faisait part de ses impressions sur ses sœurs. Ah... Elle avait l'habitude avec Midorima ? Excellente nouvelle ! Elle pourrait donc survivre au caractère tsundere d'Aya ! Oh elle n'était pas bien méchante dans le fond. Elle était même particulièrement attentionnée. Elle avait beau faire genre indifférente à tout... Shun savait parfaitement que ce n'était pas le cas. Quant à Mai.... Un vrai petit bout de femme ! Du haut de ses treize ans, elle aimait déjà se comporter comme une parfaite maîtresse de maison. Satsuki en avait d ailleurs la preuve immédiate vu comme Mai avait insisté pour le prendre le thé.


« C'est vrai. Elles ont des caractères bien différents mais je les adore toutes les deux. Par contre... Mai est très curieuse ! Si elle t'embête avec des questions indiscrètes... hésite pas à le lui dire »

Portant un plateau dans ses mains, Mai fit son apparition. Elle posa le plateau sur la table puis les tasses devant ses aînés. Avec dextérité elle entreprit de servir le breuvage qui avait fini d'infuser dans la théière en fonte relativement lourde. Finalement elle prit place en face d'eux, sa propre tasse fumante devant elle.

Shun vit clairement sa sœur se dandiner nerveusement sur son coussin. Lorsqu'elle faisait ce genre de chose, c'est qu'elle voulait dire un truc.... délicat ! Aussi, il préféra garder ses yeux gris rivés sur sa propre tasse autour de laquelle il garda ses mains. Il valait mieux l'ignorer... On ne savait jamais quel genre de propos la curieuse petite brune pouvait vouloir poser.

Lorsque Satsuki l'interrogea, le regard de Shun se braqua sur son amie. Inconsciente !!!! Pourquoi tu as fais ça !!! Naaaaa il ne fallait pas !

Trop tard.... La question de Mai tomba comme une pierre au fond de l'eau, éclaboussant de gêne réciproque les deux adolescents cote à cote.

Shun faillit recracher le thé qu'il avait dans la bouche. Se contenant comme il le pouvait, il avala de travers et plaqua les mains sur ses lèvres pour étouffer des toussotement.s Ses joues avaient de nouveaux prit une coloration pourpre des plus gênantes qui ne ferait que confirmer les doutes de Mai même si les deux lycéens démentaient ouvertement.


« Mai ! »

Shun essaya de garder le contrôle de lui même mais la tasse qu'il tenait entre les mains avait presque faillit se renverser sur la table. Après un léger regard en biais à son ami, il prit la parole en premier, se disant que c'était avant tout à lui remettre les choses au clair

« Sat-chan est une amie oui.... rien... rien de plus qu'une amie. Qu'est ce que tu vas t'imaginer ? »

Il regarda la fillette qui laissait son regard gris vagabonder de l'un à l'autre. Elle posa ses deux coudes sur la table, laissant sa tête reposer sur ses mains. Elle avait de la chance qu'Aya n'était pas la ! Elle se serait prit une remontrance comme quoi il était grossier de s’accouder ainsi !

Un sourire malicieux sur le visage ( ou du moins c'est ainsi que Shun le perçut ), elle regarda son frère avant de prendre une nouvelle fois la parole. Essayant de se donner de la contenance pour affronter ce qui s’apprêtait à suivre, Shun prit la tasse entre ses mains et la porta à ses lèvres pour goûter à son thé aux fruits rouges.


« Je trouve que vous allez bien ensemble ! Pourquoi vous ne voulez pas sortir tous les deux ? »

Cette fois s'en était trop pour l'émotivité restreinte de Shun. Il sursauta et la tasse de thé glissa entre ses doigts avant de se fracasser sur la table rependant son contenu sur le meuble et son T.shirt. Il fut prit un violet sursaut quand le liquide brûlant se rependit sur son vêtement et dans son mouvement brusque, son genou heurta le haut de la table faisant une nouvelle fois apparaître un écran de petits points blancs devant son regard. Il ne savait plus dire ce qui lui faisait le plus mal. Son genou éclaté pour la seconde fois ou son torse et ses cuisses brûlés par le thé renversé..

Avec un self contrôle qu'il semblait maîtrisé depuis quelques heures, Shun avait empêché un cri de douleur de lui échapper. Repoussant doucement sa sœur qui s'était précipité sur lui avec un torchon, il dégagea ses jambes de la table et prit ses béquilles pour se relever


« Ça va.... ça va t'en fais pas »

Il se força à lui faire un sourire qu'il voulait le plus naturel possible mais qui était visiblement crispé. Il déposa un petit baiser dans ses cheveux

« Je vais me changer... et prendre une douche par la même occasion... Mai, tu peux prendre soin de Sat-chan durant mon absence ? »

Sans attendre une réponse, il se dirigea vers les escaliers pour remonter vers sa chambre. Il avait volontairement esquivé le regard de Satsuki. Il savait la manager redoutable et une nouvelle fois il ne voulait pas qu'elle s'inquiète pour lui. D'autant plus que des deux, c''est elle qui nécessitait le plus d'attention.

Essayant de ne pas prêter d'attention à la douleur, il gravit courageusement les marches pour rejoindre l'étage où il s'enferma dans sa chambre

~~~~~~~~~~~~~~~~

Figée sur place, Mai regardait son frère s'éloigner. Le bruit de genou frappant la table avant renversé une partie de son propre thé et de celui de Satsuki. L'écran de douleur qu'avait affiché son visage déjà fatigué avait fendu le cœur de la plus jeune des sœurs Izuki. Elle s'était relevée d'un bond et avant foncer dans la cuisine chercher un torchon pour l'essuyer.


« Shun-nii ! Est ce que ça va ? »

Elle s'était gentiment fait repousser alors qu'il se relevait. Il lui avait adressé un sourire et un baiser dans les cheveux, comme il le faisait à chaque fois, puis il s'était éloigné. Mai se sentait désemparée. Pourquoi elle avait posé cette question stupide ? C'est à cause d'elle qu'il avait renversé sa tasse et s'était brûlé....

Les épaules voûtées, le dos courbé, Mai s'agenouilla à la place qu'occupait son frère pour ramasser les restes de la tasse cassées et éponger ce qu'il restait du liquide brûlant


« Je.... Je suis désolée, Momoi-san. Je me mêle de ce qui me regarde pas …. On me le dit souvent pourtant.... »

Gardant bien le visage baissé, n'osant pas croiser celui si particulier de son aîné, elle s'appliquait du mieux qu'elle pouvait à tout nettoyer. Son frère n'avait pas besoin de ça... déjà que son genou.... Mon dieu qu'est ce qu'elle avait fait.... ?

Retenant un petit sanglot, elle lâcha son torchon et posa ses mains sur l'ourlet de sa jupe en jeans qu'elle serrait fortement


« Je pensais que vous sortiez ensemble.... Je... je t'ai vu lui faire un bisou tout à l'heure.... J'étais contente de rencontrer sa petite amie.... Il a jamais amené de copine ici.... Je pensais que.... »

Ses mains blanchirent un peu plus alors que ses cheveux noirs et d'un lissage parfait dissimulaient partiellement son visage


« Je te présente mes excuses pour t'avoir mise mal à l'aise »










Dernière édition par Izuki Shun le 21.02.15 16:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   19.02.15 0:25



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LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Aya examinait la vitrine du vendeur de gâteaux chez lequel elle achetait fréquemment des desserts. Devoir y revenir n'était pas une perte de temps ou quelque chose qu'elle fit à contrecœur. Shun avait décidé de garder son « amie » quelques jours à la maison, et la grande sœur qu'elle était, approuvait se comportement. Son frère avait été correctement élevé et prenait soin des autres. Évidemment, la brune avait quelques doutes concernant leur relation ou leur « absence de relation amoureuse » mais ça ne la regardait pas plus que ça après tout. Shun était un grand garçon, capable de se débrouiller seul mais... son petit frère était tellement... innocent par moment ! Alors si cette fille aux cheveux rose, bien qu'elle ait l'air vraiment gentille, venait à lui faire du mal ou le rendait triste... Aya s'occuperait d'elle.

La boutique proposait des mini-gâteaux, ce qui équivalait à une jolie part pour une personne. Ne connaissant pas trop les goûts de la demoiselle, l'aînée des Izuki hésitait entre plusieurs desserts. Tarte au citron meringuée ? Fraisier ? Forêt noire ? Il y en avait tellement, c'était un dur combat que de savoir lequel prendre pour leur invitée. La jeune femme derrière le comptoir était habituée à voir Aya et la laissa réfléchir en paix. Certains clients avaient juste besoin qu'on les laisse tranquilles dans leur réflexions. Et comme sa famille était une bonne cliente... Elle savait parfaitement qu'Aya, accompagnée d'un autre membre de la famille Izuki, allait forcément revenir.

Finalement et au bout d'un long moment d'intense réflexion, la brune se releva, adressa un sourire à la vendeuse qui avait eu la gentillesse de ne pas la déranger et demanda une part de citron meringué. En espérant que ça plaise à la rose. La part fut enlevée du rayon, placée dans un fin papier blanc puis dans une petite boîte carrée. Aya n'avait même pas précisé sa demande, elle eut automatiquement une poche avec pour éviter d'avoir à transporter la boîte ainsi. L'avantage d'être un client connu.

Aya quitta la boutique, son dessert bien emballé. Elle ne mettrait pas longtemps avant de revenir chez elle et espérait vraiment qu'il ne se soit rien produit de fâcheux durant son absence. Et que si possible, Mai avait réussi à faire dire à leur, la véritable nature de ce que le liait à cette fille venue chez eux.

On lui faisait pas à elle. Ils étaient beaucoup plus intime que ça, Aya en était persuadée.
~*~*~*

Bien que la tasse soit encore assez chaude, Satsuki la porta à ses lèvres. Le thé aux fruits rouges étaient loin d'être son préféré mais elle aimait quand même cette imposante odeur qui flottait dans l'air. Un mélange de fraise, de framboise, de mûre... Un arôme loin d'être subtil qui laissait notamment une espèce de pâte sur la langue. Mais la manager l'adorait parce que ce thé semblait la lier avec Shun.

Le frère l'avait prévenu au niveau des questions de la curieuse Mai mais la rose avait cru qu'elle serait... patiente avec cette fille qu'elle ne connaissait pas et que le benjamin avait amené. Mais non. En même temps qu'elle permettait à la collégienne de pose sa question qui devait vraiment lui brûler les lèvres, Shun braqua son visage sur le sien, cherchant sans doute à lui faire comprendre quelque chose par le biais de son expression horrifiée. Satsuki se tourna aussi vers lui, ses grands yeux roses l’interrogeant silencieusement.

Le silence. Une réponse équivoque, ne permettant aucun doute sur l'attitude mensongère de la personne interrogée. Combinée à la réaction disproportionnée de Shun, s'étouffant et toussant désespérément... Hum... Aucune chance que Mai ne se fasse pas d'idées.

Affichant un petit sourire du guerrier qui sait qu'il ne vaincra pas Satsuki regarda son thé et avala une gorgée. Non, ce combat était perdu d'avance. Inutile de perdre des minutions ici, ni d'essayer de sauver le soldat Shun... Il venait de se goupiller tout ça. La grenade venait d'être lancé, l'explosion risquant de finir de détruite cette solide maison.

Le pauvre tentait de remettre les choses au clair. Satsuki esquissa un vague sourire, toujours perdue dans la contemplation de cette eau oscillant entre le noir et le rouge. Une petite feuille de thé remonta à la surface, se tenant perpendiculaire à la surface de l'eau... signe de chance ou de bonheur... elle ne savait plus lequel... Haha... Ouuuui, exactement ! Quel bonheur d'avoir eu à entendre cette question ! Quel chance d'avoir pu compter sur Shun pour redresser rapidement et correctement la situation ! Semblant être une forteresse de zénitude absolue et de sérénité inébranlable, Satsuki reposa sa tasse, s'intéressant une nouvelle fois à la conversation frère- sœur.

Mai avait l'air autant convaincu par ce que disait son frère que pourrait l'être quelqu'un apprenant que Midorima était la gentillesse incarnée et juste un peu timide. Le regard et la posture de la jeune adolescente donna à la rose une nouvelle envie de boire son thé.

Ou de reposer directement la tasse dans un bruit sourd. Le sourcil tiquant nerveusement, son cerveau refusant de comprendre un traître mot de ce qui venait de sortir de la bouche de la gamine juste en face. Boooon, c'était clair au moins. Ah, elle avait pas peur de dire ce qu'elle avait en tête. Direct, limpide, transparent même ! Pas au goût de Shun cela dit.

Le choc fut sans doute trop grand, la tasse vola et s'écrasa comme au ralenti sur la table. D'un mouvement souple, Satsuki s'éloigna, évitant ainsi les jets de thé. Ce qui ne fut pas le cas du tee-shirt du garçon. Ni du genou. La rose grimaça avec lui et se précipita en avant en même en temps que la petite sœur.

« Shun-kun, est-ce que ça va ?! »

Le genou, merde, le genou ! Il se releva, tentant de contenir son cri de douleur et embrassa ses cheveux. Le corps extrêmement raide, le garçon quitta la pièce pour aller sans doute récupérer des vêtements propres avant de se doucher. Satsuki était inquiète mais il fallait d'abord réconforter la pauvre Mai qui sanglotait tristement. Retenant un soupir et calmant les battements affolés de son cœur après ce petit accident, elle s'approche de l'adolescente et l'aide à ramasser les débris de la tasse.

Satsuki l'écouta s'excuse platement. Elle rosit un peu à la mention du baiser qui était pourtant juste amicale, prenant enfin conscience que oui, pour des yeux inconnus, ça pouvait être drôlement perturbant. La manager posa les débris de la tasse sur la table et caressa doucement les cheveux noir comme l'ébène.

« Ne t'inquiètes pas, Mai-chan, je ne l'ai pas mal pris. Et je suis certaine que Shun-kun ne t'en veux pas non plus »

Elle frotta un peu les cheveux, la regardant toujours pleurer. La rose se rapprocha encore un peu et l'attira dans ses bras. Les bras de Mai se nouèrent dans son dos et la plus vieille attendit simplement qu'elle se calme. Ses mains frottait gentiment son dos et elle écarta Mai pour soulever gentiment son menton et lui sourire doucement.

« Ne pleure pas d'accord ? Tu peux faire un autre thé pour ton frère ? Je vais voir s'il a besoin de quelque chose. »

Mai hocha doucement de la tête en essuyant les larmes sur ses joues et se leva pour rejoindre la cuisine. Satsuki termina de récupérer les débris de ce qui fut une tasse et les posa sur le coin de la table. Mai saura quoi en faire ou si Aya était de retour d'ici là, saurait reprendre les choses en main.

L'eau coulait dans une pièce et la rose se fia au bruit pour se déplacer dans la maison. Elle était réellement très inquiète pour son ami, persuadée que le coup au genou lui avait fait terriblement mal. Comme s'il avait besoin de ça ! De plus, le thé était chaud alors il s'était sans doute aussi brûlé.

La manager hésita devant la porte, ne sachant pas si Shun pouvait avoir envie de son aide. Il voulait sas doute, être seul... Prenant son courage à deux mains, Satsuki toqua à la porte.

« Shun-kun ? Est-ce que tout va bien ? Tu as besoin de quelque chose ? »

Qu'elle lui prépare un anti-douleur ou s'il avait oublié quelque chose en haut dans sa chambre. Elle irait lui chercher sans problème puisqu'elle se déplaçait plus facilement que lui. Comme il ne répondait pas, elle essaya encore plus fort. Toujours aucune réponse. Ne l'entendait-il vraiment pas avec le bruit de l'eau ? L'ignorait-il ? S'était-il évanoui, avait-il glissé, était-il... Stop, les scénarios catastrophes !

Elle ouvrit doucement la porte, se tenant de dos pour montrer qu'elle n'avait absolument pas l'intention de mater ouvertement et redemanda.

« Shun-kun ? … Tu es en vie ? »

~*~*~*

Aya ferma la porte d'entrée derrière elle et quitta sa paire de chaussures. Ses chaussons aux pieds, il reprit ses poches en mains. La brune s'était à nouveau arrêtée pour acheter quelques ingrédients en plus. Il ne faudrait pas que la rose soit mal-nourrie. Le silence de la maison et l'eau dans la douche qui coulait alerta tous ses sens et elle fila vers la cuisine.

« Mai ? Shun ? »

Elle trouva la plus jeune dans la cuisine en train de préparer du thé. Le visage coupable de la petite dernière lui parut louche et Aya posa ses courses pour l'interroger du regard, les bras bien croisés.










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Seirin
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   19.02.15 14:47



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




Shun lui avait dit combien de fois ? Combien de fois avait-il répété à Mai que ça ne servait strictement à rien de faire chauffer l'eau du thé si longtemps ? Mais sa sœur cadette restait fidèle aux préceptes enseignés par leur grand-mère concernant le thé et la cérémonie qui l'accompagnait. Faire chauffer l'eau à 90°c permettait une parfaite infusion de nombreuses sortes de thés japonais, parfumés ou non, et particulièrement le genmaicha que le jeune garçon appréciait si peu en raison de son aspect sirupeux et de son goût âcre. Mai ( et sa grand-mère ) ne cessait de dire qu'il ne fallait pas que l'eau soit moins chaude car elle perdrait des degrés lors de son passage à la théière froide... puis ensuite lorsque le thé serait servit dans les tasses à température ambiante. Une procédure qui exaspérait profondément Shun. A quoi cela pouvait bien servir vu que de toute façon il fallait attendre une dizaine de minutes avant de se risquer de boire le breuvage sans se brûler la langue, le palais et tout le tube digestif ! Et la peau.... En cas de maladresse passagère.

Allongé en travers son lit, torse nu, Shun avait posé ses mains sur ses yeux, maudissant sa propre gaucherie. Son t.shirt imprégné des restes du thé avait été jeté en vrac sur le sol. Le bermuda tout aussi trempé irait le rejoindre d'ici quelques minutes, le temps pour le garçon de contrôler un peu la douleur lancinante qui avait reprit possession de son genou. On lui avait bien conseillé d’être prudent et de ne surtout pas traumatiser son articulation davantage.... au moins.... voilà une chose de faite.

Shun Izuki n'avait jamais été particulièrement superstitieux. Pour lui, l'horoscope était un truc que les filles se plaisaient à écouter pour se rassurer ou se donner une certaine ligne de conduite quotidienne et un peu futile. Il ne niait pas accorder une oreille distraite lorsqu'il entendait l'horoscope passer à la radio mais à peine l'avait-il entendu que c'était déjà oublié aussi sec. Il était loin, très loin, de vénérer ces prédictions quotidiennes comme le faisait un certains garçon tordu aux cheveux verts que Shun ne nommerait pas.

Toutefois ! Force était de constater que depuis quelques heures maintenant, les astres, les dieux, les malédictions et toutes formes de superstition que vous voulez, semblaient se liguer contre lui ! Satsuki lui avait dit qu'il portait malheur mais il allait vraiment finir par commencer à le croire ! Sa main tâtonna sa table de chevet puis il finit par attraper son téléphone portable. Il l'ouvrit et alla sur la page internet. Comment c'était déjà l'horoscope foireux de Midorima ?? Ha oui !! Oha-Asa ! Une fois ce nom entré dans l'appareil, Shun cliqua sur le lien officiel donné par son moteur de recherche. Il parcourut du regard le contenu mystique de la page et fit défiler les différents signes du zodiaque jusqu'à trouver le sien : la balance.

Méfiance pour les balances, sous l’effet ascendante de Jupiter, votre patience sera mise à rude épreuve. Le repos sera votre maître d'ordre si vous ne voulez pas prendre le risque de perdre quelque chose qui vous est très précieux. Méfiance également en amitié ! Une rencontre récente pourrait vous faire tourner la tête et chambouler votre quotidien ! Pensez à gardez près de vous un omamori qui est votre lucky item du jour ! Cela pourrait vous aider à supporter cette mauvaise période difficile qui risque de durer encore quelque temps ! Une nouvelle fois vous êtes en dernière position du classement....


L’expression du visage de Shun était un mélange d’effarement et de stoïcisme. Oh ! C'était quoi ce bordel ! Ce n'était pas l'horoscope des balances, c'était celui personnel de Shun Izuki ! Là, pour le coup, le meneur de Seirin commençait à comprendre ce que ressentait Midorima !

C'était quoi l'objet du jour ? Un omamori.... une amulette japonaise comme on en trouvait des centaines dans les temples bouddhistes japonais. Il en existait de toutes sortes. Pour l'amour, la chance, le travail, l'amitié.... Shun se demandait s'il était prudent de se risquer dehors à un temple pour aller acheter le précieux objet..... Rho non quand même pas ! Il allait pas faire ça si ?? Mais l'horoscope était vraiment déconcertant....

Shun soupira. Chaque chose en son temps ! Déjà une bonne douche et après il verrait s'il était en état de pousser une petite expédition jusqu'à un temple pour chercher son lucky item du jour discrètement. Hors de question de devoir révéler le pourquoi du comment à qui que ce soit ! Il ne se privait pas pour critiquer Midorima et son excentricité remarquable... Alors il ne tenait pas a ce que l'on sache qu'il l'imitait ! Du moins pour cette unique journée. La situation étant ce qu'elle était, il ne s'imaginait pas passer la journée vivant sans cette amulette devenue précieuse et vitale !

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Mai se sentait honteuse. Ses mains plaquées sur son visage pour couvrir ses yeux gorgés de larmes, elle ne cessait de se repasser mentalement le film qui venait de se produire dans le salon. Pourquoi n'avait-elle pas su garder pour elle ses interrogations et ses constatations ? Pourquoi avait-elle osé dire des choses si gênantes pour son frère et pour Momoi-san ? Shun pourtant, elle le connaissait. Elle savait qu'il n'était pas un garçon particulièrement à l'aise quand il s'agissait de parler des filles. Mai l'avait souvent taquiné à ce sujet, lui demandant s'il avait une petite amie et dans le cas contraire, pourquoi il ne se bougeait pas un peu plus. Mais Momoi-san, elle ne la connaissait pas... Qu'allait elle penser maintenant ? Que Mai était une petite sotte bien trop curieuse ?

Étouffant un sanglant, Mai sentit la main de Momoi glisser dans ses cheveux avant de se sentir attirée contre elle. N'y réfléchissant pas, la plus jeune passa ses bras autour de la taille de la jeune fille et garda son front collé contre son épaule alors qu'elle écoutait ses paroles rassurantes. Elle ne lui en voulait pas ? Vraiment ? Et son frère non plus ? Mais.... il avait dû se brûler ! Et son genou.... oh non son genou....

Elle se crispa un peu plus contre son aînée, culpabilisant profondément. Mai avait toujours eut un peu de mal à rester à sa place. D'une curiosité maladive, elle n'avait pas pu s’empêcher d'observer Shun et Momoi-san depuis la cuisine. Que son frère pose ainsi sa main sur celle de la jeune fille était quelque chose de surprenant. Mais quand cette dernière s'était penchée pour déposer ses lèvres son son front... Alors là, les signaux de Mai s'étaient tous allumés en même temps ! Elle le savait ! Elle le savait que Satsuki n'était pas « juste une amie » mais bien plus que ça ! Il n'y avait que cette explication pour justifier un contact à ce point rapproché.

Mais... Mais pourquoi ne voulaient-ils pas avouer qu'ils sortaient ensemble ? Est ce qu'ils... n'avaient pas confiance en elle et Aya ? Ou bien, est ce pour le cacher à Maman ? Mai s'était sentie un peu mise à l'écart, elle qui se faisait une joie de rencontrer enfin la petite amie de son frère. Une petite amie charmante en plus ! Momoi-san était belle, vraiment très belle. Ses cheveux roses étaient particulièrement magnifiques et le corps de la jeune fille était somptueux... Tout en forme... Mai, qui venaient seulement de rentrer dans la puberté, était plate comme une planche à pain... Un complexe d'autant plus important que toutes ses copines possédaient déjà une jolie poitrine rebondie... Oh elle ne demandait pas à avoir une poitrine aussi généreuse que celle de Momoi-san mais... disons que mettre enfin autre chose que des brassières ça serait pas mal...

D'un revers de main Mai essuya les derniéres larmes qui coulaient sur ses joues. Elle adressa un léger sourire à la jeune fille puis elle se redressa en direction de la cuisine pour préparer un nouveau thé à son frère Elle voulait vraiment réussir à se faire pardonner. Elle irait lui parler dés qu'il serait revenu de la douche et qu'elle aurait pu s'assurer que son genou ne serait pas en plus mauvais état qu'il ne n'était déjà.

Les épaules voûtées, Mai regardait l'eau frémir doucement sur le feu... Elle ne se rendit pas compte de la présence d'Aya qui la regardait fixement depuis une minute. Ce n'est que lorsque la porte du frigo s'ouvrit que Mai eut un petit sursaut et braqua son regard vers son aînée. Cette derniére s'appuya contre le plan de travail et croisa les bras. Un silence pesant s'installa pendant quelques longues secondes durant lesquelles Mai évitait soigneusement de regarder son aînée. Finalement c'est cette dernière qui rompit le silence

« Je t'écoute. »

L'eau dans la casserole commençait à emmètre des petites bulles. Elle coupa la source de chaleur puis versa l'eau dans la théière au fond de laquelle les feuilles de thé attendaient tranquillement

« Rien.... il ne s'est rien passé... »

Un soupire et un claquement de langue agacé se firent entendre. S'il y avait bien une chose qu'Aya n'aimait pas, c'est qu'on lui mente ! Et étrangement, elle se vanter d'avoir un certain talent pour déceler quand son frère et sa sœur commettait l'imprudence d'oser lui mentir ! Et là, c'était bien le cas ! Elle garda donc les bras croisés, son expression fermée ne trahissant pas une certaine irritabilité.

« Oh oui il ne s'est rien passé. La tasse cassée dans le salon, tes yeux rougis.... Tu as pleuré mais il ne s'est rien passé.... »


Elle soupira et quitta la cuisine pour se diriger vers la table basse récupérer les débris de la tasse fracassée. Elle revient à la cuisine pour les jeter dans une poubelle avant de s'approcher de sa cadette qui s'était murée dans un silence qui ne lui ressemblait pas.

« Mai.... Qu'est ce que tu as fais ? Où sont Momoi et Shun ? »

Les poings serrés et se mordant la lèvre inférieure, Mai essayait de se contrôler. N'y tenant plus elle se jeta dans les bras de son aînée qui eut un sursaut sous l'effet de surprise. Aya resta un instant sans bouger avant de glisser une de ses mains dans les cheveux de sa cadette. Elle prit son menton entre ses doigts et lui releva le visage en douceur et la regarda dans les yeux.

« Tu m'expliques ? »

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Shun avait prit des affaires de rechange. Il avait retiré le bandage qui entourait son genou et la bandelette blanche était maintenant pliée sur le bord du lavabo. La salle de bain de la maison était en accord parfait avec le reste de la demeure. Très traditionnelle, la salle de bain se composait d'un grand lavabo encadré par un meuble en bois. A droite, un point douche et un petit tabouret permettait de faire une toilette confortable que ce soit en position assise comme le préférait les japonais ou debout, de manière plus occidentale. Tout au fond de la pièce, une grande baignoire encastrée permettait de se détendre et de profiter d'un instant de relaxation. Un véritable appel à la zénitude à laquelle Shun se serait volontiers adonné s'il n'y avait pas Satsuki qu'il ne voulait pas abandonner seule avec Mai... et Aya car cette dernière n'allait pas tarder à faire son retour.

La peau de son torse et de ses cuisses étaient encore rougie mais il ne ressentait plus la douleur de la brûlure. Il n'y avait que son genou qui continuait de le lancer. Il ne s'inquiétait toutefois pas vraiment pour ce dernier. Il était persuadé qu'une fois la crème apaisante appliquée, la douleur serait de nouveau sous contrôle. Il allait quand même falloir qu'il se montre plus prudent ! S'il continuait à faire preuve d'autant de maladresse, il allait finir la semaine en kit !

Le visage bien exposé sous l'eau qui imprégnait ses cheveux, Shun soupira un peu de plaisir ; Qu'est ce que c'était agréable ! Il avait enfin l'impression de réussir à se réveiller complètement. Malgré les températures devenus à nouveau estivales, Shun gardait son habitude de se doucher sous une eau bien chaude.

Il finit de se rincer et il coupa l'arrivée d'eau un peu à contre cœur. Il serait bien resté encore plus longtemps comme ça. Le bruit de l'eau qui coulait dans la salle de bain couvrit la voix de son amie qu'il n'entendit pas. Il se rendit compte de sa présence que lorsque la porte de la salle de bain s'ouvrit et qu'il entendit la voix de la douce manager, restée de dos par soucis de pudeur, qui semblait s'inquiéter pour sa survie

« HAAA ! »

Shun attrapa une longue serviette qu'il noua précipitamment autour de ses hanches.

« Sa... Sat-chan... Oui oui je vais bien ne t'en fais pas. Rien de grave »

Il se mit à lui tourner le dos à son tour. Ses cheveux mouillés semblaient encore plus noirs que d'habitude. De l'eau coulait doucement le long de sa peau, glissant le long de ses muscles dorsaux jusqu'à la cambrure de ses reins avant de venir mourir sur le bord de la serviette fermement accrochée

« Est ce que ça va ? Je suis désolé de t'avoir laissé avec Mai... Je t'avais bien prévenu qu'elle était curieuse mais je ne pensais pas qu'elle nous lâcherait ça.... »

Prenant une seconde serviette blanche, Shun entreprit de finir de se sécher en commençant par les cheveux qui projetaient des petites gouttelettes sur tout le reste de son corps. Une fois parfaitement sec, il enfila rapidement des vêtements descents, restant toujours de dos et prenant soin de retirer sa serviette qu'une fois son pantalon parfaitement en place ! Ah pas une nouvelle gaffe hein !!! Manquerait plus que ça !!!

Vêtu d'un jogging dont il avait retroussé l’extrémité jusque sous les genoux et d'un T.shirt blanc, Shun se retourna enfin et offrit un petit sourire à son amie. Ses cheveux pas encore coiffés et humides étaient une nouvelle fois en désordre. Le jeune garçon mit les serviettes à sécher puis attrapa la bandelette nécessaire à son genou

« Est ce que je peux te demander ton aide ? Juste pour remettre ça en place ? Tu le feras sans doute bien mieux que moi.... »

Prenant ses béquilles avec lui, il rejoignit sa chambre dans laquelle ils seraient sans l'ombre d'un doute bien moins embêté par ses sœurs. Elles ne risquaient pas de débarquer à l'improviste comme c'était le cas dans la salle de bain. Non pas que ça dérangeait Shun qu'elles surprennent Satsuki s'occuper de son bandage mais il n'en fallait pas plus à l'imagination de Mai pour déformer une réalité pourtant bien encadrée.

Shun alla s’asseoir sur son lit, sa jambe blessée bien étendue devant lui. Il attendit que son amie prenne place a ses cotés pour la regarder, visiblement gêné par les propos tenus par sa cadette au moment du thé

« Excuse l'indélicatesse de Mai... Elle est encore jeune et elle a tendance à oublier que certaines choses ne se disent pas... J’espère qu'elle ne t'a pas trop mise mal à l'aise »

Shun baissa le regard qu'il posa sur la couette. Il marqua un gros moment de silence. Le genre de silence désagréable qui précède généralement des paroles peu plaisantes à entendre

« Sat-chan.... je me demande si... nous ne ferions pas mieux de faire attention aux gestes que nous avons l'un envers l'autre.... je veux dire... quand Aya et Mai sont dans le coin.... je... »

En vérité Shun n'avait pas envie de refréner ses gestes affectueux envers son amie. Il n'avait pas envie non plus qu'elle se retienne à son égard. Il aimait vraiment ses baisers, ses caresses, ses étreintes qu'elle pouvait lui adresser. Il aimait déposer des baisers dans ses cheveux ou lui presser simplement la main pour essayer de la réconforter ou lui apporter un mince soutient quand il la sentait épuisée.. Mais en présence d'autrui.... Il avait pleinement conscience que cela pouvait porter à confusion... Alors.... Que choisir ? L'affection ou la raison ?








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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   23.02.15 16:30



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Aya n'en démordrait pas : elle voulait savoir. Déjà toute petite, elle avait le don de savoir quand son cadet et sa benjamine lui mentait. Les expressions sur le visage, leurs façons d'avoir le corps raide, la façon qu'il avait de démentir immédiatement... Coupables. Shun avait tendance à tout cacher pour n'inquiéter personne mais Mai... quand elle savait qu'elle avait fait une bêtise, faisait toujours de son mieux pour tenter d'amadouer sa sœur. Naïve qu'elle était... Son sixième sens de grand sœur percevait tout, rien ne lui échappait. Shun finissait généralement par s'en sortir puisque qu'il voulait cacher pour ne pas blesser ou rendre triste mais Mai, sans faire exprès cela dit, était d'un tout autre genre.

Elle n'allait pas le cacher, l'étreinte soudaine la perturbait. Aya n'était plus autant habituée à ce genre de contact puisqu'elle avait préféré mettre un peu de distance entre ses proches et elle. Mais dans certains cas, la brune était aussi capable de montrer un tant sois peu de tendresse. Encore bien loin de celle dont elle faisait preuve avant la mort de son père mais Aya n'était pas non plus sans cœur. Elle était et restait une grande sœur.

Quand elle avait appris pour son père... Aya avait voulu tout garder en elle. Sa mère et les deux petits étaient déjà suffisamment tristes pour qu'elle se permette d'en rajouter. Tout murer, tout cacher. Être forte, servir de soutien. Étudier toujours davantage, ne ramener que des bonnes notes, ne pas être un fardeau et tenter de décrocher des bourses. Voilà sa motivation unique. La jeune adulte avait aussi pensé à chercher un travail pour aider financièrement mais... Soyons honnête, son emploi du temps ne le permettait pas. Et Aya n'allait pas risquer ses études aussi facilement.

Alors, malgré ce désir de faire parfaitement, d'être lisse en toutes circonstances, Aya baissa un instant son masque de froideur qu'elle avait construit au fur et à mesure des années. Elle l'enleva et caressa les cheveux de sa sœur très doucement, uniquement pour la rassurer. Ses yeux dans les siens, elle attendit les explications tant désirées. Mai fut sans doute surprise de son comportement.

Mais pas assez pour qu'elle arrête de pleurer. S'arrachant à la main de son aîné, elle cacha son visage mouillé dans les bras d'Aya et se mit à parler tout en sanglotant.

« C'était pas méchant... Je voulais juste... j'ai cru que... Comme elle l'avait... et qu'il avait semblait content... et Shun-nii... son genou... le thé brûlant... Momoi-san... le voir... de l'aide... »

Aya cacha son soupire. Comment Mai voulait-elle qu'elle comprenne un traître mot de ce charabia larmoyant ?! Bon, il y avait une certaine suite dans ses propos donc normalement en reliant un peu et faisant preuve de bon sens...

« Tu... as vu Momoi... faire quelque à Shun qui n'a pas réagit mal... Tu as cru quelque chose et tu t'es encore montré trop curieuse... Shun a renversé sa tasse qui s'est cassée et le thé brûlant l'a brûlé... Il a du se taper le genou sans doute... Et Momoi est partie voir s'il avait besoin d'aide, c'est ? »

La plus jeune hocha de la tête, sanglotant toujours comme une récente veuve et Aya caressa encore un peu sa tête. Qu'est-ce que cette fille avait bien pu faire à son frère ? Définitivement... ces deux-là étaient suspects...

~*~*~*~

Toujours dos à Shun, Satsuki observait les volutes de fumée que l'eau chaude avait créé. Elles s'échappaient par la porte, donnant à la salle de bain une allure de sauna privé. Elle n'était même pas dans la pièce mais qu'est-ce qu'il faisait chaud ! Shun ne devrait pas rester seul dans une pièce aussi étouffante, il risquait de s'évanouir, de se blesser en tombant et qui sait de quoi il était encore capable ! Elle lui ferait la leçon plus tard, qu'il ne s'inquiète pas.

Le brun poussa un cri et par réflexe, la rose commença à se retourner avant de revenir à sa place initiale. Nooooon, ne pas regarder ! Shun avait sans aucun doute été surpris mais c'était tout. Ne pas se précipiter pour vérifier qu'il ne s'était pas blessé. Calmes tes ardeurs de manager enfin ! Shun lui-même venait de dire qu'il allait bien ! Bon, sa parole n'était pas évangile et sa fâcheuse tendance à cacher les choses quand ça allait trop mal énervait Satsuki mais personne le changerait maintenant.

Un petit sourire se dessina sur son visage. Oh, la plus jeune était sacrément curieuse oui. La manager ne s'attendait pas du tout à ça. Et le grand frère avait beau tenter de la préparer mentalement en la prévenant un peu d'avance, c'était une grosse surprise. Mais Mai n'était pas méchante donc Satsuki s'en fichait un peu. Naturellement, elle espérait que la plus jeune ne se prenne pas autant la tête à cause de ça, y avait pas mort d'homme. Et comme la manager avait vaguement entendu la porte d'entrée s'ouvrir et se refermer, ce qu'Aya devait être rentrée.

Et l'aînée... Satsuki se disait qu'avec l'expérience qu'elle avait acquise avec Midorima l'aiderait... mais en fait non ! Izuki Aya... était une Tsundere totalement différente du vert de Shutoku. Elle n'arrivait pas... à savoir sur quel pied danser avec la brune. Elle paraissait réellement indifférente à tout, pas comme Midorima qui avait beau le dire, affichait quand même un air potentiellement intéressé. Aya, c'était... Si elle était intéressée, bon sang, ce qu'elle le cachait bien ! C'en était déconcertant...

Perdue dans l'étude comportementale différée des Tsundere selon leurs sexe et leurs historiques familiaux, Satsuki ne prêta pas du tout attention au brun, probablement en train de s'habiller. C'est quand il s'adressa à elle quand elle reprit contact avec la réalité et tourna légèrement le visage. Bien habillé, elle pouvait enfin le regarder. Lui jetant un regard où son inquiétude était bien visible, la rose louche ensuite vers son genou. Les commentaires étaient inutiles.

La manager prit la bandelette dans ses mains.

« Je peux le faire, oui. »

Elle en avait tellement mis... Satsuki avait le coup de main maintenant, elle pouvait faire un bandage les yeux fermés. Shun avait apparemment décidé de retourner dans sa chambre et sa récente amie voulut d'abord l'en empêcher : les escaliers ne feraient que blesser davantage son genou déjà trop mis à rude. Mais la fille croisa le regard d'Aya à un moment. La brune s'était apparemment déplacée, quittant la cuisine et Mai.

Ce fut ce genre de scène où on a l'impression que tout se passe au ralentit. Aya fixait Satsuki bien dans les yeux mais ça ne dura que le temps que la rose disparaisse dans l'escalier à la suite du blessé en béquilles. Veillant toujours à se tenir prête s'il venait à déraper, elle sentit son cœur se soulager d'un fardeau quand les béquilles se posèrent sur le palier sécurisant du premier étage.

La fille le suivit dans la chambre et Shun fila sur le lit en étendant sa jambes. Satsuki s'assit près de lui, prête à dérouler la bande quand il reprit la parole. A nouveau, le grand frère s'excusa pour Mai et la rose secoua la tête : il n'avait pas à le faire. Et elle n'était pas non plus mal à l'aise, c'était déjà du passé. Finalement, avoir des frères et des sœurs comportait aussi beaucoup de points négatifs.

Pendant que Shun garda le silence, Satsuki en profita pour commencer le bandage du genou. Lentement et précautionneusement, la bande fut tirée tandis que la main de la rose passait sous le genou avant de revenir au dessus.

Et quand le brun suggéra l'idée de faire attention à leurs gestes, la manager de Tôo s'arrête de nouer la bande. Dit comme ça, elle avait l'impression que ce qu'elle faisait était mal. Mais l'adolescente n'en avait pas conscience de ses gestes ! C'était naturel pour elle. Mais... il était vrai que ça pouvait surprendre les gens autour. Satsuki allait passer quelques jours chez les Izuki, elle devait faire de son mieux pour ne pas déranger.

Et puis, le seul garçon de cette famille était amoureux de Fujwara... Si leur histoire se concrétisait vraiment, il allait évidemment avoir envie de la présenter à sa mère et à ses sœurs. En tant que première petite-amie... Satsuki n'avait pas à se tenir quelque part dans tout ça.

Elle se remit à sa tâche, bandant toujours délicatement ce genou toujours sérieusement blessé. Ce n'était pas facile avec son attelle mais elle y arrivait quand même. Ses yeux roses fixaient l'espèce de toile légère blanche, cherchant ses mots. Bon, commençons par le commencement !

« Quand j'aurais finis de te faire le bandage, ce serait bien que tu ailles voir Mai-chan. Elle se sent vraiment coupable et je pense qu'elle a vraiment besoin que tu lui dises vraiment que tu n'es pas fâché. »

Elle fit une pause quand la bande se tordit un peu et ses mains dénouèrent vite le plis.

« Car tu n'es pas fâché, n'est-ce pas ? Mai-chan a simplement dit à haute voix ce que n'importe qui aurait pu penser en nous voyant faire. »

Satsuki releva les yeux et pencha un peu la tête en regardant Shun.

« Quand ta mère sera revenue... Il faudrait qu'on leur dise qu'il n'y a absolument rien entre nous. Et on va tâcher de limiter les contacts affectifs devant ta famille. Ce ne serait que de l'huile sur du feu et ce que nous aurions pu dire avant ne servira à rien. »

Pourtant... elle n'avait pas envie de limiter tout ça. Elle était dans un environnement qu'elle ne connaissait pas et Satsuki avait besoin qu'on la rassure. Pourtant, elle sourit à Shun, désireuse de lui montrer qu'elle allait faire de son mieux. Ne pas causer de problèmes...

La manager quitta le lit et se dirigea vers la porte.

« Tes sœurs doivent nous attendre... et Mai-chan doit encore s'en vouloir terriblement. »

~*~*~*~

Aya buvait sa tasse de thé tranquillement. Près d'elle, la benjamine reniflait de temps en temps, une tasse également dans ses mains. En face, là où leur frère et sa quasi inconnue allaient s'asseoir, attendaient deux tasses très très fumante.

La brune entendit des pas dans l'escalier, sans doute les leurs. L'aîné était décidée à tout mettre au clair avant le retour de sa mère.










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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   03.03.15 9:56



Le soleil après l'orage
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Shun restait assis sur son lit. Le regard porté vers l'extérieur qui s'offrait à lui au travers la fenêtre de sa chambre dont un des volets en bois pendait misérablement. Il n'était retenu que par la volonté d'une pièce en métal qui n'allait probablement pas tarder à céder à son tour. Le volet s'éclaterait probablement au sol en plusieurs morceaux.... Le mieux serait sans doute de prendre une échelle pour aller le déloger rapidement et éviter des légats supplémentaires. Un volet de la chambre d'Aya était dans la même situation critique. Seulement.... Shun ne se sentait vraiment pas capable de jouer les bricoleurs sur une échelle avec un genou dans son état. Quant à demander aux filles de s'en charger ? Hors de question ! Trop dangereux ! Il ne manquerait plus que l'une d'entre elles vienne à tomber ou se blesser. Ça serait quand même jouer de malchance que passer la tempête avec des petits bobos bénins et avoir un blessé grave en décrochant un volet ! Surtout qu'en ce moment.... Shun avait plutôt l'impression que la malchance lui collait à la peau.... Et ce n'est pas la prédiction de l'horoscope d'Oha Asa qui viendrait le réconforter dans ses pensées !

Satsuki venait de prendre place à coté de lui, ses mains s'affairant sur son genou de nouveau douloureux. La jambe tendue devant lui et les poings serrés sur la couette qui recouvrait son lit, Shun se laissait soigner en l'écoutant parler.

Aller s'excuser auprès de Mai ? Elle n'avait nullement besoin de le lui faire remarquer, il savait qu'il devait avoir une petite conversation avec sa cadette au sujet de ce qui s'était passé. Il la savait très sensible dés qu'il s'agissait d'Aya ou de lui même. Elle avait constamment peur de mal faire, de mal agir, de ne pas être à la hauteur des attentes de ses aînés. Mais Shun n'avait aucune attente particulière et ne comprenait pas vraiment pourquoi sa cadette réagissait parfois de façon si excessive. Après tout il ne s'agissait là que d'un petit accident sans grande gravité. Oui il s'était brûlé avec le thé mais il n'était pas non plus bon à conduire au service des grands brûlés de Tokyo ! Ce n'était que du thé, pas de l'huile de friture. Vite ! Toucher un truc en bois ! Avec la poisse qu'il avait en ce moment il redoutait presque de se prendre le l'huile bouillante la prochaine fois qu'il irait en cuisine !

« Je ne suis pas fâché.... Je lui en veux juste d'être parfois trop curieuse.... Un jour elle arrivera à s'attirer des ennuis à cause de ça. »

Il était vrai que Shun ne se mettait en colère qu'en de rares occasions et les disputes auxquelles il prenait part avaient en général pour but d'apaiser les esprits échauffés chez ses deux sœurs au caractère si différent. La froideur d'Aya n'avait d'égal que l'impulsivité de Mai. Alors quand ces deux là commençaient à se chamailler, souvent pour des broutilles en plus ( ou des choses qu'un garçon ne pourrait sans doute jamais comprendre ), il se voyait dans l'obligation de s'imposer entre elles pour faire régner le calme et le silence !

Les doigts de Satsuki paraissaient si froids contre sa peau chaude . C'est avec dextérité qu'elle faisait glisser ce bandage autour de l’articulation, le serrant comme il fallait. Ni trop souple, ni trop serré. Il l'écoutait parler d'une voix un peu faible alors que son visage restait dissimulé par quelques mèches de ses cheveux roses. Le visage penché au dessus du genou blessé, elle paraissait absorbée par la tâche qu'elle était en train d'accomplir. Ou bien par les réflexions qui lui traversaient l'esprit ? En entendant ses paroles, Shun se sentait vraiment...... peiné, attristé.... Il n'avait pas imaginé une seule seconde que la situation entre eux et sa famille aurait pu déraper à ce point. Il n'avait prit conscience de cette situation délicate que trop tard.... Elle avait raison. Leur comportement affectueux pouvait porter à confusion. Eux même n'arrivaient pas à s'expliquer cette tendresse qu'ils ressentaient l'un envers l'autre. Ce besoin de protection, cette envie de la tenir dans ses bras ou de passer ses doigts dans ces cheveux comme à cet instant....

Eux même étaient bien incapables d’aligner deux phrases cohérentes pour expliquer leur relation. Alors il n'allait pas être évident de faire comprendre ça à sa famille. A Aya surtout.... Sa sœur ne se contenterait certainement pas d'explication vaporeuse. Elle allait vouloir tirer les choses au clair et démêler le vrai du faux.

Une fois le bandage bien refait, Shun redescendit la patte de son jogging pour recouvrir la blessure qu'il voulait dissimuler aux yeux de ses deux sœurs ; Elle étaient déjà inquiètes de le voir en béquilles.... Si elle venaient à apercevoir la couleur douteuse de l'articulation, elles allaient tomber dans les pommes !

« J'arrive.... »

La chevelure rose de Satsuki s'éloigna et elle franchit la porte de sa chambre avant que ses pas ne résonnent dans les escaliers en bois ciré. Shun soupira. Il n'avait pas vraiment envie de retourner au salon pour affronter ses sœurs en quête d'explication qu'il n'arriverait de toute façon pas a leur fournir. Il avait plutôt envie de rester là, dans sa chambre, Satsuki allongée contre lui pour se reposer.... Il avait beau avoir piqué un joli somme un peu plus tôt, il avait l'impression d’être toujours aussi fatigué.... Le médecin lui avait bien expliqué que le traitement risquait de le faire somnoler mais il n'aurait pas pensé que c'était à ce point là. Où bien est ce encore les restes de la nuit agitée et trop courte passée précédemment ? Sans doute

Shun s'étira un peu et se leva enfin. Satsuki devait déjà être avec Mai et Aya, il ne fallait pas la laisser plus longtemps seule en leur compagnie. La pauvre.... Elle devait se sentir si mal à l'aise.

Il se mit debout et prit de nouveau les deux béquilles lui permettant de se déplacer sans douleur. Prudemment, lentement, il descendit les escaliers. Le bruit de ses pas et des cannes métalliques émettaient une sorte de mélodie étrange qui résonnait dans le couloir. Mise à part cela, il n'entendait pas un bruit.... pas d'éclat de voix.... juste le silence. Un silence pesant qui sembla demeurer quand il franchit la porte du salon.

Installée à la table basse qu'il avait quitté après s’être brûlé, les trois filles semblaient l'attendre. Aya et Mai étaient assises l'une à coté de l'autre et Satsuki se trouvait en face de la cadette. La tasse fumante devant l'unique place libre lui indiquait qu'il n'avait pas d'autre choix que de s’asseoir en face d'Aya dont le regard gris semblait impénétrable

« Quel accueil ! Je suis touché ! »

Autant essayer un peu de détendre l'atmosphère pesante, presque électrique. Shun s'approcha de sa petite sœur et il se pencha pour déposer un petit baiser dans ses cheveux d'un noir corbeau identique aux siens. Le sourire qu'affichait son visage sembla rassurer la cadette qui lui offrit un sourire en retour. Il passa sa main dans ses cheveux avec douceur

« Merci pour le thé ! Je suis désolé pour tout à l'heure, c'est un petit accident de rien du tout tu n'as pas à t'en faire. Je ferai plus attention avec cette tasse là »

Il contourna Aya qui resta droite comme un I, les mains posées sur la tasse qu'elle tenait fermement. Il prit place juste à coté de Satsuki, posa une de ses mains près de la sienne, dissimulée par la table basse qui les cachait du regard inquisiteur et glacial que lançait l’aînée de la famille. Cette dernière ne paraissait pas facile à se laisser convaincre. Shun la regarda porter la tasse à ses lèvres pour en goûter le breuvage fumant avant qu'elle ne la repose doucement

« Ton genou ? »

Shun haussa les épaules. C'était si compliqué de faire une phrase correcte avec sujet, verbe et complément ? Il ne se formalisa pas réellement de cet état de fait et soupira, habitué à l'attitude détachée dont elle pouvait faire preuve.

« Il va bien. Satsuki m'a aidé à refaire le bandage. Et je n'aurai plus besoin des béquilles dans quelques jours. »

La main de Shun dissimulée sous la table restait proche de cette de Satsuki. Seuls leur petit doigt se frôlaient l'air de rien. Il enleva sa main pour venir la poser sur la tasse bouillante. Le thé n'allait pas pouvoir être bu tout de suite même si l'infusion était probablement parfaite.

Aya avait ouvert la bouche prête à prendre la parole alors que Shun lui coupa l'herbe sous le pied, se mettant à parler avant elle

« Avant que tu ne commence à t'imaginer n'importe quoi.... Parce que je suis certain que le comité d'accueil autour d'une tasse de thé n'a pas d'autre but que de nous faire avouer des choses qui n'existent pas.... je tiens à te dire encore une fois que Sat-chan et moi sommes juste amis. N'est ce pas ? »

Shun dirigea son regard vers son amie dont les cheveux roses tombaient en cascade sur ses épaules, encadrant un visage bien plus pâle que d'habitude et où des cernes épaisses semblaient avoir élu domicile pour encadrer ses yeux. Elle n'avait pas besoin de cet interrogatoire qui devait la mettre vraiment mal l'aise. Elle avait davantage besoin de repos, d'un bon lit, d'une bonne couette et d'un sommeil réparateur pour rendre à son visage l'éclat et la jovialité qu'il affichait en tant normal.

Habitué à Aya bien plus que Satsuki devait l’être avec Midorima, Shun prenait les choses en main pour ne pas mettre son amie et invitée en porte-à-faux avec sa tsundere de sœur.

« Je suis désolé Mai pour ce que tu as vu tout à l'heure. Ce n'était un baiser sur le front.... Comme ceux que je te fais lorsque tu ne vas pas bien et que tu as besoin d’être rassurée, tu comprends ? On a vécu des choses particulières et la nuit dernière n'a pas été des plus faciles pour ne rien vous cacher.... Je comprends que vous puissiez vous faire des idées.... mais il n'y a rien d'autre qu'une forte amitié, de la complicité et... de la tendresse peut être..... entre nous »

Il espérait que ces quelques mots réussiraient à convaincre Aya et à résumer la situation telle qu'il la ressentait. Car c'est bien de cela dont il était question avec Sat-chan. De l'amitié, encore naissance, qui leur permettait de se découvrir, de voir ce qui se cachait derrière l'image qu'ils s'étaient fait l'un de l'autre lors de leurs quelques rencontres précédentes. De la complicité quand ils arrivaient à se comprendre que par un regard. Ou quand ils arrivaient à saisir les besoins de l'autre sans même avoir besoin de se parler. De la tendresse.... Ce plaisir de la sentir contre elle sans aucune arrière pensée, simplement parce qu'il savait qu'elle en avait besoin. Tout comme Satsuki ne pouvait se retenir de l'embrasser sur le front pour chasser ses angoisses et ses tourments....

Shun tourna le regard vers son amie, espérant ne pas l'avoir mise dans une situation désagréable. Aurait-elle préféré qu'il nie tout ce la ? La vérité c'est que malgré tout ce qu'elle lui avait demandé, il n'avait aucune envie de devoir se cacher ou de devoir agir différemment avec elle dés qu'une de ses sœurs passait dans le coin. Il ne savait pas si cela était réciproque mais en tout cas, il n'espérait profondément.

« Satsuki.... est ce que tu es d'accord avec ce que j'ai dis ? »











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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   04.03.15 0:56



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Satsuki étant elle-même d'une très grande curiosité, elle n'arrivait pas à en vouloir à Mai. Il arrivait malheureusement que parfois les mots sortent d'eux-même et ça pouvait arriver à n'importe qui. Simple gaffe sans importance ou mots blessant, cela variait selon le contexte ou l'humeur de la personne. Ici, la plus jeune des Izuki avait laissé échapper sa pensée mais sans imaginer le trouble que ça avait provoqué sur ses aînés. Franchement, la rose avait plutôt envie d'en rire que de s'en fâcher. Mai était encore jeune d'un certain point de vue et n'avait pas forcément conscience que ses propos pouvaient déranger ou gêner autant qu'elle pouvait l'imaginer.

Shun n'avait pas tort. Un jour, Mai allait agir comme d'habitude, laissant cette mauvaise habitude parler pour elle. Si elle avait de la chance, les gens autour d'elle seraient suffisamment habitués pour passer au delà. Mais si c'était un inconnu... Espérons qu'il ne soit pas à prendre avec des pincettes.

Plus elle parlait, plus elle avait l'impression qu'elle y croyait à moitié. Tout comme Mai qui avait du mal à retenir de dire ce qu'elle pensait, Satsuki savait qu'à un moment donné, elle allait forcément faire un geste qui les mettrait dans l’embarras. Rien que lui prendre la main serait mal interprété ici. Non, elle allait vraiment devoir museler ses instincts affectifs pour être sûre de déranger le moins possible.

Avec un sourire pour Shun, elle quitta la chambre, se dirigeant lentement vers l'escalier. Tou était bien trop silencieux et la rose ressentait une étrange aura venant d'en bas. Si Aya était revenue et avait croisé Mai en larmes, nul doute que la brune allait vouloir tout mettre à plat afin de mettre les choses au clair pour la durée où la manager de Tôo resterait chez eux. Ses pas étaient lents comme si son corps voulait lui faire comprendre que c'était une très mauvaise idée de descendre.

Aaaah... Quelle incroyable envie de dormir soudainement. Un soupir épuisé fit gonfler sa poitrine un court instant tandis qu'elle descendait toujours cet interminable escalier. Mince, si même la maison en elle-même lui montrait que c'était une mauvaise idée de rejoindre les filles Izuki... où allait le monde ? Ou alors... Tout ceci était un rêve. Les calmants pour son poignets étaient vraiment puissants et en fait, Satsuki ne s'était pas encore réveillée. Elle n'avait pas encore rencontré les sœurs de Shun, tout ça n'était pas encore arrivé. En guise de preuve que malheureusement tout ceci n'était pas un cauchemar, la rose se pinça gentiment la peau du bras. Ça faisait mal mais elle était toujours dans l'escalier... Dommage.

Quand son pied se posa sur le sol après cette ultime marche, Satsuki respira un bon coup. Il était temps de tout expliquer clairement. Elle se dirigea tranquillement vers le salon, persuadée d'y trouver les deux sœurs. Bingo. Si Mai avait la tête baissé et un air coupable dont elle ne se départirait pas pendant un moment, Aya était un symbole de sérénité. Les mains autour d'une tasse, l'aînée attendait. Comme deux tasses attendaient en face d'elles, la rose jugea que la brune aussi avait décidé que l'heure des explications avaient sonné. Sans un mot, elle s'installa en face de Mai à qui elle offrit un petit sourire.

Shun ne tarda pas, le bruit de ses béquilles résonnant doucement. Le silence était quasi religieux et quiconque le brisait avant Aya risquait de souffrir. Indéniablement. Les yeux roses de Satsuki le regardèrent arriver dans le salon et s'arrêter un moment pour contempler la petite assemblée qui l'attendait. Il tenta l'humour, comme dans toutes les situations mais il n'y eut que la manager pour sourire un peu.

Le brun adressa quelques mots à Mai qui sembla se soulager d'un poids immense. Son visage encore un peu rond de l'enfance s'alluma légèrement et elle but une gorgée de son thé. Seule Aya était une statue de non-sentiments.

Pendant que le frère et la sœur échangeaient un peu sur l'état de son genou, Satsuki sentit la main du garçon près de la sienne. Profitant du fait que les deux autres ne pouvaient pas voir, elle la serra brièvement comme pour lui donner du courage avant de reprendre un peu de distance. Sa main gauche sur la tasse de thé se réchauffait doucement. Était-ce l'appréhension que les rendaient si glacées ?

Shun prit d'autorité la voix et Satsuki l'en remercia. Elle n'aurait pas été capable de dire quoi que ce soit d'emblée. Le regard gris d'Aya était tranchant, on aurait vraiment dit un oiseau qui cherchait sa proie. La manager la regardait sans pour autant oser fixer ses yeux. Comme avec Akashi. Un instinct de protection sans doute.

Elle écouta ses dires, hochant la tête de temps en temps. Mais toujours sans oser parler. Aussi silencieuse que Mai, Satsuki buvait très lentement son thé. Juste amis, oui. Rien de plus. Et la rose ne pensait pas vouloir plus. Elle avait besoin de Shun en ami, pas de Shun en petit-ami. Mais encore fallait-il le faire comprendre à Aya. Sa bouche restait résolument close, sa gorgé aussi sèche qu'un désert et tout le thé de cette tasse ne servirait pas à étancher ça.

Shun continua d'expliquer leur relation, sans cesse de préciser qu'ils n'étaient pas ce que Mai avait imaginé. Si parfois Satsuki fronça les sourcils, trouvant que le frère laissait quelques double-sens assez étranges s'échapper dans son dialogue, il était au moins sincère et ne cachait rien. La nuit avait été particulière, oh que oui ! Les deux sœurs écoutaient attentivement, cherchant à détecter quelque chose de précis dans le récit de l'unique garçon.

Satsuki espérait que cela avait légèrement convaincu Aya. Elle ne pouvait pas forcer son jugement à être positif mais si la brune comprenait plus le réel état de leur relation alors... Ce serait ça de gagner. Elle n'allait jamais avoir le courage de refréner toutes ses envies amicales envers Shun. Elle allait avoir besoin de lui prendre la main, de sentir ses bras autour d'elle pour une étreinte réconfortante. Et la rose ne voulait pas qu'à chaque fois, les trois femmes, en comptant leur mère, se fassent des idées. Elles s'en feraient d'accord. Et alors ? Un ami était un ami, point !

La manager regarda son thé dans la tasse. La surface ondulait au rythme de son souffle. Shun venait de lui poser une simple question. Et il fallait qu'elle réponde. Satsuki prit une grande inspiration et regarda Aya dans les yeux. Et tranquillement, elle parla à son tour.

« J'ai toujours été entourée de garçons. Et... j'ai toujours pris soin d'eux. J'ai pris l'habitude de réagir avec eux de façon très différente de ce que ferait une simple amie. J'ai pris l'habitude de les prendre dans mes bras quand ils n'allaient pas bien. J'ai pris l'habitude de les embrasser sur le front parce que c'est ma façon de leur prouver que je suis là avec eux. »

Petite pause pour reprendre son souffle, boire une gorgée de thé et reprendre.

« Je ne compte pas m'en excuser et encore moins changer ça. Cependant, je vais faire de mon mieux pour que vous n'ayez pas à assister à ça. »

C'était la moindre des choses.

« Cependant, Aya-san... Ton frère est mon ami. Juste ça. Et comme avec tous mes amis, je vais le prendre dans mes bras et je vais l'embrasser sur le front. Parfois, je prendrais sa main dans la mienne et d'autres moments, je serais dans ses bras pour un câlin. »

Peut-être était-elle en train de se mettre dans de beaux draps. Mais elle voulait être sincère malgré tout. Satsuki se leva. Quoique le frère et ses soeurs avaient à se dire maintenant, ça ne la regardait pas.

« Excusez-moi... Je me sens vraiment très fatiguée, je préférerais remonter me coucher plutôt que de m'endormir ici. »

Lentement, la douleur a son poignet revenant avec force, elle quitta la pièce lentement. L'escalier qu'elle gravit difficilement tant sa tête tournait... et le lit sur lequel elle se laissa tomber d'un coup.










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Seirin
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   04.03.15 23:28



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




Mai était décidément une adolescente bien trop curieuse. Ce n'était pas faute de lui répéter que c'était un défaut gênant, une mauvaise habitude dont il faudrait qu'elle se départisse rapidement. Son jeune âge aidant, elle ne prenait encore pas conscience de la gravité des propos qu'elle pouvait tenir ou des questions qu'elle pouvait poser. Combien de fois lui avait-on déjà dit ? Rabâché ? Que ce soit leur mère, Shun ou elle même !

Aya gardait son regard d'acier ancré à la tasse qui reposait devant elle. Ses mains se réchauffant doucement contre la faïence du récipient fumant. A coté d'elle, Mai semblait plongée dans les tourments de la culpabilité, murée dans un silence qui ne lui ressemblait pas. Habituellement si pétillante, si joyeuse et enthousiaste à la limite du supportable, elle était cette fois-ci muette comme une des carpes koï du petit bassin qui juxtait la maison. Si Aya ne se serait pas retenue, elle lui aurait volontiers lancé une remarque acide pour lui signaler qu'il ne servait à rien de déprimer comme elle le faisait. Elle était seule responsable de la situation et si leur frère venait à lui en vouloir, ce dont elle doutait sérieusement pour le connaître assez bien, elle ne pourrait s'en prendre qu'a elle même.

Elle était seule responsable de la situation ? Vraiment ? Non.... Cette fille que Shun avait ramené à la maison semblait porter sur ses épaules une part de responsabilité elle aussi. Qu'avait-elle pu faire pour que son frère soit troublé au point d'en laisser échapper une tasse de thé bouillant. Il n'avait jamais été particulièrement malhabile. Il montrait même au basket une certaine aisance avec la précision et l'adresse. Alors il avait forcément fallut qu'elle dise ou face quelque chose l'ayant troublé.

Pour être parfaitement sincère, Aya ne montrait aucun enthousiasme en devoir cohabiter avec cette fille d'un club de basket différent de celui de Shun. Un club de basket qui avait même été jusqu'à le faire souffrir d'une certaine manière. Était-elle la seule à se poser la question du rapprochement soudain de ces deux là ? Comment pouvait-on passer d'adversaire à copain comme cochon en un temps si rapproché.... Shun n'était pas vraiment le genre de garçon facilement influençable. Il avait un tempérament relativement calme mais un caractère assez affirmé. Serait-il envisageable que cette fille, cette Satsuki ait pu le manipuler d'une certaine façon ?

Le silence qui régnait dans la maison était propice aux réflexions farfelues, Aya le reconnaissait, auxquelles l’aînée des Izuki se laissait aller. Finalement, le bruit des pas dans les escaliers indiqua que quelqu'un s’apprêtait à les rejoindre. Momoi, à n'en pas douter. Shun était incapable dans l'état actuel des choses, de se déplacer aussi rapidement dans les escaliers qui constituaient un obstacle non négligeable avec sa blessure.

C'est en silence que la jeune fille aux cheveux roses entra dans le salon. Les deux sœurs n'eurent pas besoin de lui demander de prendre place. Avisant d'un regard les tasses fumantes, Satsuki prit place en face de Mai. Avait-elle sciemment choisit celles des deux sœurs qui était la plus commode à aborder ? Pourquoi cette place là et pas l'autre ? Redoutait-elle d'affronter directement Aya. Un sentiment de satisfaction pointa le bout de son nez chez la demoiselle aux longs cheveux d'ébène.

Quelques minutes plus tard, ce fut les bruits de pas de Shun qui se firent entendre. Un pas ralenti, claudiquant. Il apparut dans l'embrasure de la porte avec son habituel sourire et l'air de celui qui paraissait surpris de voir les trois filles ainsi rassemblées. Aya le regarda rassurer Mai avant qu'il ne la contourne pour s’asseoir à la dernière place disponible. Si il y avait bien une chose que l'on ne pouvait pas retirer au garçon de la famille, c'était son attitude affectueuse, parfois même paternelle, avec sa cadette. Très protecteur, il savait se montrer à son écoute, il savait trouver les mots qu'elle avait besoin d'entendre, il savait l'épauler dans les moments où elle doutait, où elle faiblissait. Une attitude qu'Aya était bien incapable de fournir à son frère comme à Mai...

Elle écouta les choses que son frère avait à expliquer que ce soit sur son genou estropié ou sur son attitude vers sa prétendue amie. Amie..... Vraiment ?

Le regard argenté d'Aya passait de l'un à l'autre dans un silence calculateur. Elle tentait de discerner le vrai du faux. Shun paraissait sincère et pourtant, Aya ne pouvait s’empêcher de tiquer alors qu'il poursuivait son explication. Un baiser sur le front.... de la complicité.... de la tendresse …. Mais il y a deux jours encore il n'avait jamais entendu parler d'elle !!! Et c'était quoi cette histoire encore ? Comment Shun avait-il dit déjà ? Ha oui ! « vécu des choses particulières... la nuit dernière ».

Le regard de la jeune fille se braqua sur Momoi qu'elle ne lâchait plus. Non ! Ne lui dites pas que … Son frère et elle ? Ha non quand même pas ! Il n'aurait tout de même pas sauté le pas avant elle qui était de deux ans son aînée si ?

Une vive coloration s'afficha sur son visage alors que l'image mentale de Shun et Momoi enlacés dans un lit s'imprima à son esprit. Elle émit un petit claquement de langue agacé alors qu'elle porta la tasse de thé à ses lèvres. Décidément tout ça ne lui disait rien qui vaille et plus elle entendait les explications vaporeuses de Shun et Momoi, et plus elle se sentait..... Énervée !

Elle avait toujours été entourée de garçons ? Comment ça ? De qui parlait-elle ? Des joueurs de basket de l'équipe à laquelle elle offrait ses services ? Services de manager.... bien sure.... Ou bien, sous ses airs angéliques et particulièrement sympathiques se cachait en réalité une croqueuse de garçon à la silhouette aguicheuse. Sirène des temps modernes, Satsuki avait t'elle prit son frère dans ses filets, appâté par ses courbes sensuelles et attrayantes....

Il fallait dire que Satsuki avait tout pour plaire et attirer les regards masculins. Une plastique à faire pâlir d'envie n'importe quelle fille un peu trop plate.... Des cheveux d'une couleur et d'un soyeux remarquable. Un visage angélique malgré les signes évidents de fatigue qui trahissait une nuit pauvre en sommeil.... ( riche en galipettes ??? haaaaaa non ! Aya ! Pense à autre chose ! )

Quand Satsuki s'adressa à elle directement, l'attention de l’aînée des filles attablées fut immédiatement attiré. Elle orienta son regard de glace à celui si rose de son interlocutrice. Au moins elle avait la franchise de jouer carte sur table dés le début. Une qualité qu'Aya savait apprécier. Des baisers sur le front de Shun, lui prendre la main et l'étreindre pour séance de câlin. Soit... Tant que ça ne restait que cela ! Toutefois....

« Vous êtes libres de faire ce que vous voulez. Je ne vois pas en quoi ça me regarde. Seulement tâchez de ne pas nous faire profiter de vos.... élans d'affections amicaux, bien sure... Mai et moi n'avons aucune envie d'assister à çà ! »


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

« AYA ! »

La voix de Shun résonna comme un éclat dans la pièce alors qu'il la regardait de ses yeux tout aussi glacials que les siens. Les poings serrés sur la table, son visage s'était fermé alors qu'il assassinait du regard sa sœur aînée, impassible, imperturbable, comme si elle s'était attendue à ce genre de réaction

« Tu vas trop loin là ! Ça suffit ! Maman a donné son accord pour que Satsuki reste à la maison ! Et que ça te plaise ou pas il en sera pas différemment ! Je commence par en avoir marre de ton attitude ! Tu es..... blessante ! »

A coté de lui, Satsuki se mit à bouger et elle annonça qu'elle était fatiguée, trop fatiguée pour continuer cette conversation. Il la vit se lever lentement et quitter la pièce pour rejoindre l'étage. Ses bruits de pas s'éloignant enserrent le cœur du jeune garçon. Qu'avait elle du ressentir face aux paroles de son aînée ? Elle devait avoir terriblement mal... Elle devait avoir envie de plier ses bagages sur le champ et de rentrer chez elle, dans cette maison vide et coupée de tout. Pour le coup, même s'il adorait sa sœur, jamais Shun ne lui en avait autant voulu.

« Tu abuses ! Tu exagères Aya ! Tu n'as aucun droit de lui parler comme ça ! Je vois pas ce qu'elle t'as fait de mal ! Pour qui tu te prends à la fin ? Tu n'es pas Maman ! Tu as beau être l’aînée ça ne te donne pas tout les droits ! Tu veux que je te dise?! Je te préférais avant ! Quand Papa était là au moins tu ne te montrais pas aussi … aussi.... méchante, égoïste, autoritaire et stupi... »

SBAF !

La tête de Shun s'était tournée vivement sur le coté alors qu'une trace rouge s'imprimait sur l'une de ses joues échauffée. Il resta quelques secondes immobile, surpris par ce qui venait de se passer. Il tourna lentement la tête vers Aya dont la main était toujours suspendue dans les airs, ses prunelles grises jetaient des éclairs meurtriers en direction de Shun.

Le bruit de la gifle avait résonné dans la pièce avant que le silence ne s'en suive. Aya l'avait giflé.... Jamais elle n'avait eut ce genre de geste à sont égard auparavant. Fallait-il qu'il l'ai réellement fâché pour qu'elle en vienne à sortir de ses gongs à ce point et perde le contrôle d'elle même.

A coté d'elle, Mai s'était mortifiée en plaquant les mains sur son visage, surprise elle aussi de la tournure des événements. Son regard s'était fixé sur son frère dont la joue giflée prenait un peu plus de couleur à chaque seconde qui s'écoulait.

« Je ne te permet pas de me parler comme ça ! Je suis ton aînée ! Il va peut être falloir que tu penses à ne pas l'oublier ! »


La déclaration d'Aya ne trouva que le silence pour toute réponse. Repoussant la table, Shun se releva avant de prendre ses béquilles. Sans un regard en arrière, sans une paroles ni pour Aya ni pour Mai, il quitta le salon en direction de l'escalier.

L'escalier.... encore et toujours lui ! Vivement qu'il n'ait plus a s’encombrer de ses béquilles pour se déplacer. Au terme d'une ascension lente durant laquelle il sentait sa joue frappée le brûler, il s’arrêta sur le palier qui desservait les chambre. Après un moment d'hésitation, il se dirigea vers celle que devait occuper Satsuki et frappa un petit peu avant de faire coulisser la porte en bois.

Il la trouva la, allongée sur le lit, sa longue chevelure rose créant comme une auréole autour de sa tête. Il prit soin de refermer la porte derrière lui avant de se diriger vers le lit et de laisser tomber ses béquilles pour pouvoir l'étreindre. Il avait envie de la sentir dans ses bras à la fois pour la consoler des paroles âpres de sa sœur. Il avait envie qu'elle le prenne dans ses bras pour le consoler de cette gifle magistrale qu'elle lui avait asséné. La claque en elle même était douloureuse mais au delà de ça, c'est la portée et la signification même de ce geste qui l'avait blessé. Elle l'avait frappé ? Jamais ! En 17 ans jamais Aya n'avait eut ce genre de comportement avec lui.... Que s'était il passé ? Avait il vraiment été trop loin ? Y avait il des causes extérieurs à cela qui faisaient que sa sœur était particulièrement sensible en ce moment ?

Serrant précieusement Satsuki contre lui, il ne put s’empêcher de murmurer d'un voix étranglée

« Je suis désolé.... N'écoute pas ce qu'a dit ma sœur..... je ne veux pas que tu partes d'ici... que tu retourne seule chez toi... »










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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   07.03.15 21:57



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Allongée sur le lit que Shun lui avait préparé, Satsuki accusait encore le coup. Les propos d'Aya l'avaient soufflé. Pas vraiment les mots eux-mêmes, bien qu'ils aient leur part de responsabilités, ça avait été plus le ton et la façon que la brune avait eu de répondre. Et la façon dont elle l'avait regardé... jamais la rose ne s'était sentie aussi... Il n'y avait de mot précis qui pouvait décrire à quel point Satsuki s'était sentit pathétique.

L'aînée des Izuki ne l'aimait pas du tout. C'était regrettable mais pas forcément la fin du monde. On ne pouvait s'entendre avec tout le monde et encore moins être apprécié de tout le monde. La manager s'était montré sincère franchement, elle ne pouvait pas faire davantage. Naturellement, Satsuki aurait apprécié de prendre un meilleur départ avec Aya mais les choses étaient comme ça.

Peut-être que l'impression que la plus âgée se faisait de la nouvelle amie de son frère aurait été différente si leur rencontre ne s'était pas faite sur le coup du hasard dans la cuisine. Mais qu'est-ce que la rose pouvait bien y faire ? Rien, absolument rien.

Satsuki roula sur le dos, son bras gauche sur son front. Elle se sentait tellement fatiguée... mais la douleur à son poignet était revenue, se dispersant en vagues rapides. Et les anti-douleur étaient... dans le placard plus loin. Bien... Super ! La fille roule sur elle-même jusqu' à atteindre le bord et se redresser pour s'asseoir. Doucement, pour que sa tête ne tourne pas trop. En prenant une grande respiration, la manager se mit finalement debout et marcha sans se presser vers son sac. La plaquette était là et la rose goba l'un des comprimés d'un coup. Faites qu'il fasse effet rapidement...

Se rallongeant sur le lit, elle se coucha sur le côté, les yeux fermés. Dormir... Ne pas se réveiller... Ou alors seulement demain... Elle ne voulait pas affronter encore Aya... pas tout de suite...

Shun avait tenté de la défendre face à sa sœur. Mais ça semblait peine perdue, Aya semblait le genre de fille qui gardait ses positions une fois qu'elle avait choisi son camp. Elle avait une idée en tête et rien ne la ferait changé d'avis. Et elle semblait bien partie pour montrer une certaine hostilité sous-jacente tout le temps que la manager se tiendrait sous son toit.

Peut-être ferait-elle mieux de rentrer chez elle. Même avec une seule main, elle devrait arriver à se débrouiller... Au pire, Satsuki pouvait toujours aller chez un ami. La mère d'Aomine lui répétait souvent qu'elle pouvait passer quand elle voulait. Mais la maison là-bas aussi avait du avoir quelques dégâts. Non, la rose ne pouvait les encombrer davantage. Mais rentrer chez elle et affrontait la solitude l'effrayait un peu, il fallait bien l'avouer. Manquerait plus qu'une nouvelle coupure d'électricité la plonge dans le noir total... Satsuki serait terrifiée sans aucun doute, elle qui pourtant, supporte bien des choses.

La manager avait envie d'appeler ses parents, de leur demander de rentrer. Ils étaient inquiets pour elle, évidemment, mais Satsuki comprenait aussi qu'ils avaient besoin de s'éloigner de tout. Ils la savaient en sécurité chez quelqu'un et c'était le plus important. Qu'étaient de simples dégâts matériels concernant leur maison face à leur fille ? Rien. La rose avait su apprendre à chérir cette place de fille unique. Autant d'avantages que d'inconvénients mais au moins, elle était la principale personne dont s'inquiétait le couple.

La fille se tourna de l'autre côté, cherchant désespérément une position confortable pour s'endormir plus vite. Parce que si elle devait attendre que le calmant pour sa douleur fasse un peu effet, Satsuki n'était pas sortit de l'auberge ! Son dos était hostilement tourné à la porte, comme si elle voulait mettre encore plus de distance entre elle et Aya.

Des éclats de voix se firent vaguement entendre. Quelle pouvait en être la raison ? Elle ? Pas la peine d'en arriver à de telles extrémités... Satsuki ne voulait pas causer de problèmes mais finalement ça avait été le cas, hein ? Aaaah, elle imaginait tellement bien sa propre mère la réprimander sur ça. « Soit polie, pas trop bruyante, aide au maximum, remercie de tout, ne cause pas trop de problèmes et pense à remercier à chaque fois... mais Chérie, n'essaie pas de leur préparer quelque chose... Tu le sais, tu n'es pas très douée à ça »

Revenant finalement sur le flanc gauche, la rose fit face à la porte. Le bras gauche légèrement replié, le poignet blessé criait sa souffrance. Satsuki avait envie d'enlever son attelle, ne serait-ce que le temps qu'elle dorme un peu et elle savait qu'elle ne penserait pas forcément à la remettre. Donc autant la garder...

Les bruits des béquilles que produisait Shun dans l'escalier fit tiquer la manager. La conversation était déjà finie ? Alors, résultat ? Elle gardait les yeux ouverts, tentant de deviner où les pas du brun allait le guider. Vers sa propre chambre, sans doute, c'était logique.

Pourtant c'est à sa porte qu'il toqua. Assez surprise, la fille se redressa pour se relever un peu, prenant stupidement appui sur sa main gauche, chose qu'elle regretta amèrement immédiatement. Le visage du garçon était sombre, seule sa joue affichait une marque d'un rouge vif. Pas besoin d'avoir fait des études supérieures pour comprendre ce qui avait pu causer ça.

Sentant qu'il la prenait dans ses bras, Satsuki le laissa faire puisqu'il semblait en avoir besoin. Sa voix donnait l'impression de finir bientôt sur un sanglot. Qu'avait-il pu être dit en bas pour que Shun finisse dans cet état ?

Elle ignora pourtant les mots qu'il venait de prononcer à l'instant, remettant à un peu plus tard sa réponse. Sa main droite caressa doucement sa joue rougie par une possible gifle d'Aya. Satsuki imaginait bien que la brune avait du atteindre un certain seuil pour commettre ce geste.

« Tu n'as pas trop mal ? »

Jamais ses parents n'avaient osé lever la main sur elle. Pas sa mère, trop bien éduquée et encore moins son père pour qui elle était la dernière merveille du monde en date et au sommet de toutes les autres. Quand elle était petite, de légères tapes sur les mains mais ça n'avait jamais été plus loin.

« Je suis désolée... »

Désolée de le centre et l'origine du trouble chez les deux sœurs. Désolée de ne pas avoir su agir correctement avec Aya.

Satsuki n'avait jamais été douée avec les filles. Totalement incapable d'être amie avec elle... Et franchement, la rose préférait les garçons. Ils ne se prenaient jamais la tête, ne passait pas par quatre chemins et se disaient les choses telles qu'elles étaient. Tellement mieux...

« Je ne veux vraiment pas déranger... »

Elle ne voulait pas causer de problème au gentil Shun qui l'avait déjà tellement aidé et que méritait mieux que le porte-poisse qu'elle semblait être depuis leur rencontre dans le parc.

« J'ai déjà causé des problèmes... Si je reste davantage, je vais en causer encore plus... »










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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   09.03.15 11:09



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




Les mots de Shun avait dépassé de loin sa pensée. Il savait parfaitement qu'il n'avait aucun droit d'employer ce ton avec Aya. Il n'avait pas non plus à lui rappeler de manière aussi violente la perte de leur père. Chacun avait vécu le drame à sa façon. Différente. Mais toujours profondément douloureuse. Mai, encore petite à cette période, s'était perdue dans un océan de larmes et de cris. Inconsolable. Shun avait encore parfois l'impression d'entre résonner ses hurlements dans la maison. Aya, elle, avait réagit complètement différemment. Elle s'était murée dans un silence profondément perturbant. Son sourire s'était effacé de son visage pour n’apparaître maintenant qu'en de rares occasions. Elle commença peu à peu à se montrer distante, repoussant son frère et sa sœur qui avaient pourtant besoin d'elle. Il avait fallut du temps à Shun pour qu'il comprenne que des trois, c'est certainement elle qui avait le plus souffert de la perte de leur père. Aya et lui s'entendaient si bien... Elle était aussi celle qui avait le plus de souvenirs de lui... Et pourtant, elle n'avait rien dit. Elle n'avait rien laissé paraître. Elle avait à peine versé quelques larmes à l'enterrement là où le reste de la famille s'était effondré sous le poids de la tristesse. Aya était restée droite, fière, comme un roc.... Elle aurait pu paraître insensible aux yeux de ceux qui ne la connaissaient pas.

La gifle avait résonné dans le salon, interrompant les éclats de voix de Shun. Un silence pesant entourait les enfant Izuki alors que le garçon avait tourné la tête sur le coté, projetée par la puissance de la claque qu'il venait de recevoir. La douleur, bien que cuisante, n'était rien face au sentiment que Shun ressentait. Il se sentait vexé... Humilié de recevoir une gifle comme un sale gamin désobéissant qui aurait répondu à ses parents. Mais Shun avait 17ans... Et Aya était loin d'être sa mère.

La main de sa sœur était toujours suspendue dans les airs alors qu'elle le fusillait du regard. Un regard que Shun intercepta quand il tourna en douceur la tête dans sa direction. Jamais, jamais elle n'avait eut un regard aussi emprunt de rage à son encontre. Les yeux s’étaient froncés en deux fentes menaçantes alors que ses lèvres pincées la rendait encore plus effrayante.

Qu'est ce que Shun avait fait ? Qu'avait-il dit pour déclencher chez elle une telle fureur ? Est à cause de ce que Satsuki avait avoué concernant le comportement qu'elle adoptait à son égard ? Ou bien parce que Shun avait parlé du comportement d'Aya qui avait changé depuis le décès de leur père ?

Hormis cette claque qu'il venait de recevoir, il n'avait été giflé qu'une seule et unique fois depuis qu'il était petit. Il ne devait pas avoir plus de cinq ans. Il avait lâché la main de sa mère pour courir sur le quai où ils attendaient que le métro arrive. Voulant jouer à cache cache pour passer le temps, il s'était faufilé derrière un épais poteau en acier assez large. Il n'avait pas compris la panique dans la voix de la mère qui l'appelait. Il n'avait pas réalisé qu'elle était apeurée, paniquée à l'idée de le perdre. Quand il était réapparut après plusieurs minutes, toute l'angoisse que la jeune maman avait ressenti guida sa main. La gifle était partie bien plus rapidement qu'elle ne l'aurait voulu. La trace de ses doigt s’affichait sur le visage rougi du petit garçon qui ne comprit pas ce qui se passait. Après... plus jamais il ne reçu de claque... Jusqu’à ce soir

Il n'avait rien dit. Il n'avait pas répondu. Il n'avait pas pleuré. Il sentait juste des picotements brûlants échauffer sa peau. Il s'était contenter de quitter le salon sans aucun regard pour l'une ou l'autre de ses sœurs. Il avait envie d’être seul... ou plutôt... Il avait besoin de voir Satsuki. Pour s'assurer qu'elle allait bien.... Il y avait aussi ce désagréable sentiment... Cette impression de la perdre après ce qu'Aya avait dit....

Lorsqu'il entra dans la chambre, il la vit allongée sur son lit. Ses cheveux rosés et si soyeux l'entouraient avec douceur. Elle se releva et la petite grimace qu'elle émit ne lui échappa pas. Combien de fois devrait-il lui répéter de ne pas prendre appui sur ce poignet blessé ?

Shun s'approcha d'elle d'un pas claudiquant. Il laissa tomber ses béquille sur le côté du lit et ses dernières émirent un bruit métallique désagréable. Il s'assit sur le matelas qui s'affaissa sous son poids et sans attendre son accord il se pencha dans sa direction pour la prendre dans ses bras. Le nez dissimulé dans le creux de son cou et les bras autour de sa taille, il s'accrochait à elle désespérément. Il ne voulait pas qu'elle parte... Il ne voulait pas la savoir de nouveau seule dans son immense maison vide...

Il sentit la caresse de sa main sur sa joue brûlante dont l'intense coloration rouge ne laissait guère de place à l'imagination. Son doigt paraissait si froid... C'était apaisant. Cette douce caresse lui arracha quelques frissons qui remontaient tout le long de son dos jusqu'à sa nuque. Satsuki était une jeune fille sagace, elle avait donc parfaitement compris ce qui s'était passé dans le salon durant son absence.

Il était soulagé qu'elle n'ait pas assisté à cette scène déplorable. Il se sentait déjà tellement honteux... Honteux d'avoir été ainsi corrigé par sa soeur. Honteux d'avoir le sentiment de laver son linge sale en présence de leur invité... Honteux d'avoir besoin de se réfugier dans ses bras comme un enfant malheureux qui cherche du réconfort auprès des jupes de sa mère....

Il l'entendit lui demander s'il n'avait pas trop mal et c'est en silence qu'il répondit, tournant un peu sa tête de gauche à droite. Bien que la gifle assénée avait été violente, témoignant du degrés de colère de sa sœur, Shun n'avait plus mal. Il ne ressentait que les picotements sur sa peau brûlante. Il ne serait pas surprit que cette dernière soit d'une intense coloration rouge. Et pourtant ce n'était pas sa joue qui demeurait la plus douloureuse. Il avait mal au cœur.... Il souffrait de la portée de cette claque que sa sœur lui avait donné. Il souffrait d'avoir eut des paroles si dures à son égard. Il avait honte que Mai eut été témoin de tout ça, elle qui culpabilisait déjà pour l'histoire du thé renversé... Il avait mal pour Satsuki qui n'avait rien demandé et qui s'était heurtée au mur de glace qu'était sa sœur aînée...

Satsuki était désolée ? Mais désolée pour quoi ? Elle n'avait rien fait méritant des excuses ! Absolument rien fait. Elle s'était contentée d’être elle même et de dire les choses telles qu'elle les ressentait. Était elle désolée.... parce qu'elle comptait partir ? Le reste de ses paroles confirma à Shun qu'il avait vu juste.

Il délogea la tête de l'endroit dans laquelle elle était nichée jusqu'à présent. Son regard d'acier s'ancra à celui de Satsuki si.... épuisée. Elle n'avait pas encore dormi.. Elle était à bout... Une nouvelle fois il tourna la tête de gauche à droite en la regardant

« Non.. Pourquoi tu t'excuses ? Tu n'as rien fait.... Ce n'est pas toi le problème ! Aya a un sale caractère, c'est vrai.... Mais je te promet que dans le fond elle n'est pas si méchante qu'elle le laisse paraître... Elle a sans doute peur que... Je sais pas... Que tu me fasses du mal d'une façon où d'une autre.... »

Shun se hissa sur le lit et se plaça du côté où Satsuki n'était pas. Il laissa sa tête se poser lourdement dans l'oreiller moelleux d'où se dégageait encore la douce odeur de lessive. Il se tourna sur le coté pour pouvoir la regarder, espérant qu'elle allait l'imiter et s'allonger à son tour. Visiblement, pendant qu'il s'était assoupi peu de temps avant, elle, n'avait pas réussi à trouver le sommeil. Était ce parce qu'elle était dans une maison qu'elle ne connaissait pas ? Était ce à cause de la douleur de son poignet ?

« Je ne sais pas pourquoi Aya se montre si réservée vis à vis de toi... Je n'ai jamais emmené d'amie fille à la maison... Même Riko. Alors elle doit s'imaginer je ne sais pas trop quoi... Mais tu n'es pas responsable de ce qui s'est passé. Je n'aurai pas dû lui parler comme je l'ai fais... Et ce que j'ai dis, et bien, ça aurait fini par sortir à un moment où un autre. »

Shun leva la main et il la posa sur le front de la jeune fille. Il était brûlant. Elle devait être fiévreuse. Il fallait dire qu'elle avait passé la nuit précédente à ne pas dormir. Et depuis qu'ils étaient levés il s'était déjà passé beaucoup de choses. Ça ne devait sans doute pas être un pic de fièvre important mais la fatigue commençait à tirer le signal d'alerte de son corps en lui faisant comprendre qu'il était plus qu'indispensable de s'accorder un moment de repos

« C'est moi qui suis désolé... je ne veux pas te laisser repartir chez toi. On reparlera de tout ça quand tu te seras reposée d'accord ? Tu as de la fièvre... et une sale tête »

Un petit sourire étira ses lèvres et il se pencha pour déposer un baiser sur son front avec douceur, comme s'il espérait que ce simple contact réussisse à l'apaiser un peu.

« Je peux rester près de toi ou te laisser. Comme tu veux. Mais vraiment, il faut que tu dormes »

Il repositionna une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Il n'arrivait pas à se défaire du sentiment de protection qui l''envahissait dés qu'il s’agissait de Satsuki. Un peu comme il le ferait avec Mai d'ailleurs. Il voulait le meilleur qui soit pour elle. Il avait besoin de la sentir en sécurité et heureuse....

Il se demandait si Aomine avait ce genre de sentiments à son égard. Est ce que Aomine était constamment en train de s'inquiéter pour elle ? Est ce qu'il ressentait cette envie de la protéger ? De vouloir le meilleur qui puisse être pour Satsuki qui le méritait amplement ? Elle était si généreuse, si prévenante, si gentille... Elle avait cette désagréable habitude de faire passer les autres avant elle même... Shun soupira. Il n'arrivait pas à comprendre comment, en même pas 24h, des sentiments aussi puissants avaient pu voire le jour entre elle et lui. Un coup de foudre amical ?

La constatation d'avoir un point commun avec Aomine Daiki le fit sourire. Pas certain cependant que le joueur de la Génération Miracle trouve cette situation amusante. S'il venait à découvrir la complicité entre son amie d'enfance et Shun, nul doute que le meneur de Seirin se retrouverait en tête d'affiche des personnes à tenir à l’œil sous peine d'atroces souffrance si l'idée saugrenue lui venait de faire souffrir la demoiselle aux cheveux roses.

Shun se rappela alors de quelque chose qui semblait préoccuper son amie. Il tourna la tête dans sa direction et reprit la parole à voix basse, cherchant à ne pas trop intensifier son mal de tête possible

« Est ce que tu as eu des nouvelles de... « tes garçons » ? Ils vont bien ? »


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

Dans le salon, un silence de mort s'était installé. Les larmes dévalaient sur les joues de Mai alors qu'elle ne cessait de regarder sa sœur demeurant immobile. Lentement, Aya se remit debout et attrapa les tasses encore sur la table. Hormis celle de Shun dont le niveau n'avait quasiment pas bougé, les trois autres étaient vides.

D'un pas raide, elle se dirigea dans la cuisine et les déposa dans l'évier. Ses mains s’accrochèrent au rebord du plan de travail. Fermement. Douloureusement. Elle ressentait encore des picotements dans sa main droite, celle qui avait giflé Shun.

Le geste était parti tout seul, rapide, leste.... Brutal.... La colère qui l'avait assailli d'un seul coup n'avait pas réussi à être contenu davantage. Et maintenant elle ne pouvait s’empêcher de regretter... elle regrettait tellement.... Ses parents n'étaient pas adeptes des gifles ou des fessées comme procédé d'éducation. Elle avait beau être l’aînée, cela ne lui donnait pas le droit de lever la main sur son frère et sa sœur, contrairement à ce qu'elle lui avait déclaré. Elle s'en voulait. Elle s'en voulait tellement....

Shun avait raison. Où était passé la Aya d'avant ? Celle qui riait, celle qui s'amusait avec ses frères et sœurs, celle qui les prenait dans ses bras et les réconfortait quand ils en avaient besoin. Où était passé sa joie de vivre ? Son envie de sourire ? Son désire de faire toutes ces choses qui la passionnaient avant ?

Disparue... Envolée.... Écrasée sous une voiture tout comme l'avait été son père.... L'autre Aya était morte en même temps qu'Izuki Tsukasa...

Alors que Shun avait évoqué cette autre sœur, lui disant la préférer à ce qu'elle était devenue maintenant... Elle n'avait pas réussi à accepter la critique douloureuse. Elle n'avait pas réussi à supporter son regard à la fois en colère et déçu... Elle n'avait pas réussi à supporter le ton de sa voix acide et la portée de ses propos si réalistes... Il n'avait fait que dire à haute voix ce que tout le monde pensait tout bas depuis ces quatre dernières années...

Aya regarda sa main rougie. Elle ferma les yeux en la serrant contre elle. Qu'avait-elle fait ? Elle l'avait frappé.... Elle....

Honteuse, Aya sortit de la cuisine rapidement et monta les escaliers deux par deux pour se réfugier dans sa chambre dont elle ferma la porte derrière elle. Elle se laissa tomber sur son lit en soupirant. Elle avait l'affreuse impression que rien ne serait plus jamais comme avant... Shun allait lui en vouloir. Il avait eut ce regard emprunt d'incompréhension et de vexation... de douleur...

Aya plaça un de ses bras sur ses yeux. A quoi bon regretter ? A quoi bon s'en vouloir ? Il était trop tard maintenant et Shun lui en voudrait probablement pendant très longtemps.....







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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   12.03.15 0:52



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


La joue de Shun était chaude. Mais Satsuki se doutait que la réelle douleur venait plus de son cœur. Aya n'avait pas l'air d'être spécialement tendre mais la rose se doutait que ce n'était pas non plus dans ses habitudes de lever la main sur son frère ou sur sa sœur. En bas, la brune aussi devait se sentir mal. Ce séjour commençait délicieusement bien...

Satsuki en aurait sans doute mérité des gifles aussi plus jeune. Elle avait pris très tôt conscience que ses parents la chouchoutait presque et avait parfois abusé de la situation. Mais jamais on avait levé la main sur elle. C'était plus en discutant que les choses avec leur fille finissait par se calmer et qu'elle finissait par s'excuser. Et aujourd'hui, les disputes étaient rares.

Apparemment, le garçon ne souffrait pas trop et la fille se demanda un instant si Shun, même si ce n'était qu'une simple gifle, pouvait réellement lui cacher ce qu'il ressentait. Le brun était assez fier d'un certain côté... Mais il devait savoir qu'il pouvait tout lui dire non ?

Depuis le temps... bon d'accord, une nuit ensemble ne suffisait pas à devenir super copains mais quand même ! D'ailleurs, le penser comme ça... Pas sûr que ça plaise à l'adorable Aya... Mais Shun était son ami quand même et elle sentait qu'il n'allait pas bien. Ou alors c'était l'instinct féminin et à force de traîner avec des garçons, bon sang ce que le sien pouvait s'être développé.

Satsuki savait que sa sœur aînée n'était pas volontairement méchante et qu'il ne s'agissait que d'un comportement qu'elle avait choisi d'avoir pour se protéger depuis la mort de son père. Mais de là à avoir peur qu'elle lui fasse du mal... en brisant son cœur à la limite mais c'était l'apprentissage de la vie que d'avoir des déceptions amoureuses. Ah, quelle grande sœur protectrice...

Shun s'allongea près d'elle, sa tête sur l'oreiller avec un regard qui la questionnait pour savoir si elle allait faire pareil. La manager se décida à l'imiter, son poignet reposant sagement entre eux deux. L'anti-douleur commençait à faire doucement effet et la rose papillonna des yeux.

Évidemment qu'Aya se montrait comme une tigresse avec elle, surtout si elle était la première fille qu'il amenait. Elle voulait tester cette inconnue qui semblait proche de son frère. C'était normal et Satsuki insistait vraiment sur ça.

« Shun-kun... La réaction d'Aya... bien qu'un peu disproportionnée... c'est normal. Tu n'as pas l'habitude parce que tu n'as présenté personne encore... mais franchement, tout le monde passe par là. Crois-moi, le jour où tu présenteras vraiment une fille, qui sera vraiment ta petite-amie, ce que viens de faire ta sœur est encore bien gentil. »

Et là, les questions de Mai feraient mouche...

La main fraîche contre son front lui fit beaucoup de bien. La fatigue était cruelle mais Satsuki n'arrivait pas à sombrer pour dormir. Pourtant si Shun lui prêtait une épaule et qu'elle sentait ses mains jouer avec ses cheveux... elle était quasiment sûre qu'elle partirait dans la seconde.

Il était gentil Shun à s'inquiéter comme ça. Ne pas vouloir qu'elle reparte... Peut-elle qu'elle allait rester alors... s'il insistait vraiment !

Satsuki s'apprêtait à se caler contre lui quand sa remarque lui monta au cerveau. Immédiatement, elle releva la tête et gonfla les joues.

« … Si tu dis ce genre de choses à Aka-chan, tu n'auras jamais l'occasion de la présenter... »

Petit rustre, va ! Promis, tu le regretteras à la Winter Cup ! Elle aillait y veiller personnellement. Même en blaguant, on ne parle pas du visage d'une fille comme ça. Scrogneugneu !

Son petit bisou lui attira un regard plissé. Il espérait se faire pardonner ? Bakaaaaa...

Il fallait qu'elle dorme. Facile à dire ! Satsuki avait envie de dormir mais son corps refusait de se laisser aller. Surtout qu'elle présentait qu'elle allait avoir des cauchemars... Honnêtement, la rose savait qu'elle tiendrait plus si le sommeil ne se décidait pas à venir la reposer un peu.

Elle se tourna de l'autre côté, n'osant pas demander à Shun de la prendre dans ses bras. Elle ne voulait pas qu'il parte parce qu'elle allait avoir besoin d'être rassurée après ses cauchemars. La rose n'y échapperait pas de toute façon.

A la question du garçon, Satsuki tenta de deviner s'il était réellement intéressé ou simplement poli. Bah, dans les deux cas, c'était gentil de sa part de s'en préoccuper.

« Et bien... Ils vont bien. Imayoshi-san révisait, Susa-san aussi, Wakamatsu-san dormait, Sakurai-kun a pas de mal de dégâts, sa maison venait à peine d'être rénovée de je ne sais plus quoi déjà et Dai-chan... va bien aussi. »

A condition de comprendre que se faire envoyer bouler était le signe que le bleu se portait bien. Satsuki esquissa un sourire amusé : personne ne le ferait changer celui-là.

« Mais personne n'a été blessé chez eux, c'est le plus important. »

La rose se mit à jouer avec l'une de ses propres mèches. Si jamais elle avait appris qu'ils étaient blessés même très légèrement, elle se serait précipitée chez eux. Et pas besoin d'invitations. Ils étaient ses joueurs, elle devait veiller sur eux.

« Tetsu-kun a eut plus de peur que de mal à cause de sa grand-mère... mais je présume que tu le sais déjà. »

Shun avait du demander des nouvelles de son équipe de son côté.

« Ki-chan avait ses sœurs chez lui donc la nuit n'a pas été trop difficile... »

Même carrément le contraire, La fratrie blonde était très proche, l'ambiance était toujours amusante apparemment.

« Et Midorin me parlait très doucement donc je suppose que sa sœur avait du filer dans son lit ».

Midorima Aya avait d'après les dires de son aînés, la fâcheuse tendance à trop tenir à lui. Pour le Tsundere qu'il état, les débordements d'affection de sa cadette devaient parfois le laisser de marbre. Bah, qu'il ne prétexte pas le contraire, Satsuki se doutait qu'il l'adorait à sa façon.

« Et du coté de Seirin ? Tu as eu le temps de demander ? "










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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   12.03.15 14:42



Le soleil après l'orage
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La fenêtre entrouverte laissait filtrait une légère brise dans la chambre d'ami. Le pépiement des oiseaux avait quelque chose d'apaisant. Si l'on fermait les yeux et que l'on faisait abstraction du paysage apocalyptique de Tokyo, il était impensable d’imaginer qu'une catastrophe venait d'arriver. Un orage, une tempête... Shun ne savait pas décrire avec exactitude ce qui avait frappé la côte ouest du pays, et sa capitale plus particulièrement. Est ce que d'autres villes avaient subi les foudres ( c'est le cas de le dire ) de l'orage ?

Le jeune garçon allongé sur le lit de son amie la regarda. Il l'écouta attentivement parler d'Aya et de son possible comportement lorsqu'il emmènerait sa petite amie véritable à la maison. Un petit sourire étira ses lèvres. Ce n'était pas demain la veille que cela arriverait ! Que ce soit avec Aka-chan ou quelqu'un d'autre ! Et la fille en question avait intérêt à l'aimer très fortement ! Si elle ne tenait pas à lui, elle allait se barrer en prenant ses jambes à son coup dés la premières rencontre avec Aya !

Cette pensée amusa encore plus le meneur de jeu de Seirin. En fait, le jour où il devrait présenter sa petite amie, ce n'est pas sa mère qu'il fallait redouter ! Mais sa sœur ! C'était invraisemblable ! Heureusement que Mai était beaucoup plus douce et agréable ! Elle avait son petit caractère curieux mais elle n'était pas du genre à se comporter comme le faisait Aya.

Satsuki se redressa en gonflant les joues. Cette attitude boudeuse lui donnait un petit côté hamster particulièrement adorable et attendrissant. Visiblement, elle n'avait pas vraiment apprécié que Shun lui fasse remarquer sa tête déconfite et emprunte de fatigue. La mine désastreuse de Satsuki n’empêchait pas son charme naturel d'opérer.

Le jeune garçon posa un de ses doigts sur chacune de ses joues et appuya en douceur dessus pour les dégonfler. Les lèvres de Satsuki émirent un petit bruit alors que Shun ria un peu face sa petite mimique enfantine. Il se pencha vers et murmura à son oreille

« Même fatiguée et fiévreuse... Tu es toujours aussi jolie »

Il n'y avait rien de mal à dire ça à son amie non ? C'est vrai que les choses étaient allées vite avec Satsuki. Très vite même ! Tous ceux qui avait connu la jeune fille et le garçon de Seirin ne pourraient sans doute pas comprendre le rapprochement soudain qui les unissait désormais. Une seule nuit avait suffit pour que Shun lui laisse accéder à une facette de sa personnalité qu'il avait enfuit profondément... Tellement profondément que peu de personne pouvait suspecter le fait qu'il était ainsi. Sous ses airs de Point Guard intransigeant à l’entraînement, et blagueur dans la vie de tous les jours, Shun était en fait un garçon qui avait besoin d'attention... Une attention que Satsuki lui offrait volontiers et qu'il ne refusait pas.

Une amie.... Une confidente... Un peu comme sa troisième sœur... Satsuki était devenue très précieuse à ses yeux. Et les sentiments que Shun éprouvait à son égard n'étaient absolument pas intéressés ! Il avait beau lui murmurer des paroles douces à l'oreille et la prendre dans ses bras... Il n'avait jamais imaginé ne serait ce qu'une seconde, de faire des choses... contestables avec elle !

Que se serait-il passé si Shun n'avait pas rencontré Aka-chan et s'il n'était pas tombé sous le charme de la demoiselle de Rakuzan ? Aurait-il pu succomber à Satsuki Momoi ? Possible.... Elle était tellement attentionnée, tellement attendrissante, tellement mignonne aussi.... Elle était pétillante et pleine de vie. Elle était passionnée de basket tout comme lui. Elle était.... Oh... stop ! Avant même qu'il ne se rende compte que ses pensées étaient parties à la dérive, une coloration rouge vive prit possession de son visage. Rien à voir avec la gifle reçue par Aya...

Satsuki s'allongea sur le côté et Shun n'attendit pas une seconde de plus pour la prendre contre lui. Il sentait le dos de la jeune fille calé contre son dos et sa tête reposer sur son bras. Le nez de Shun trouva sa place dans le creux de cou, contre ses cheveux.... Le bras libre du garçon était passé par dessus la taille de Satsuki qu'il l'enlaçait avec douceur, la retenant tout contre lui.

Il l'écouta parler des garçons de son équipe qui paraissaient tous allez très bien mise à part, peut-etre, Sakurai dont la maison avait subie quelques dommages. Il espérait vraiment que ces dégâts n'étaient pas importants. Le garçon à la tête de champignon ( Dixit Hyuga ) avait beau être son rival sur le parquet, Shun n'était pas du genre à souhaiter le malheurs des autres... Il était même certain que si on pire ennemi avait de graves problèmes, Shun irait lui prêter main forte en faisant fît des querelles les opposant....

On n'avait beau dire que des dégâts matériels n'étaient rien tant que tout le monde étaient sain et sauf. C'était vrai, dans un premier temps. Mais les dégâts matériels entraînaient fatalement des coups financiers. Il n'en fallait pas moins parfois pour faire sombrer toute une famille dans la pauvreté....

Elle aborda ensuite ses garçons de la Génération Miracles qui évoluaient à Tokyo. Aomine, fidèle à lui même, avait du se montrer désagréable avec son amie. Satsuki n'avait pas besoin de le lui avouer ouvertement. La façon qu'elle avait eut de prononcer son nom suffisait pour que Shun comprennent que leur conversation téléphonique ( ou échange de sms ) avait dû être plus houleuse que ce que Satsuki aurait préférée que se soit.

Tetsuya Kuroko... Bien qu'évoluant dans le même club, Shun ne savait pas beaucoup de chose sur le joueur fantôme de son équipe qui savait se montrer très discret sur sa vie privée. Il n’ignorait pas le fait qu'il habitait avec ses parents et sa grand-mère cependant. Satsuki ne lui avait pas appris grand chose au sujet du garçon aux cheveux turquoises, Riko l'ayant devancée dans un des nombreux sms que le vice capitaine de Seirin avait reçu.

Pour les deux autres, cela semblait s’être bien passé également. Tant mieux !

Un petit sourire étira les lèvres de Shun quand Satsuki évoqua Midorima et sa sœur. Une sœur qui n'hésitait visiblement pas à venir se réfugier dans le lit de son aîné... Comme c'était attendrissant ! Il n'y avait pas que Mai qui se comportait de la sorte. Mais apprendre une telle information sur Aya Midorima était quelque chose d’assez amusant. Encore plus lorsque l'on connaissait la sœur en question ! Et à défaut de bien connaître le frère, Shun pouvait se vanter d'avoir de nombreuses fois côtoyé Midorima-bis ! Et pour cause, cette dernière était une des meilleures amies de Mai !

Contrairement à lui qui avait fait sa scolarité dans un collège un peu plus éloigné, Mai avait été inscrite à Teiko. LE Teiko ! Celui de la Génération Miracle et de son club de basket à la réputation nationale. Mais sa sœur ne pratiquait nullement ce sport et elle avait été inscrite là bas pour l'aspect pratique. Ironie du sort ( Nanodayo ! ) ou pure coïncidence, la plus jeune des Izuki fit sur place la rencontre de la sœur de Takao et de Midorima. Toutes trois se nouant visiblement d'une amitié très forte, les jeunes filles passaient le plus clair de leur temps libre ensemble. Il n'était pas pas étonnant que Shun connaissent les deux jeunes filles en question et le moins que l'on pouvait dire, c'est que le caractère de leur aîné semblait avoir grandement déteint sur elle !

« Comme c'est mignon.... Aya Midorima qui se réfugie dans le lit de son grand frère ! »

Le petit rire de Shun résonna dans sa chambre alors qu'il resserraient un peu son étreinte délicate sur Satsuki. Cette dernière devait certainement se poser des questions sur la précédente remarque du jeune garçon et il lui expliqua donc la situation

« Mai est au collège Teiko avec Aya Midorima et Shizuku Takao. Elles sont amies toutes les trois... Il n'est pas rare qu'elles aillent chez les unes ou les autres.... Du coup je connais un peu Aya et Shizu... Si ça se trouve tu les croiseras peut être durant ton petit séjour... c'est assez occasionnel qu'elles restent longtemps sans se voir.... »

Shun ferma un peu les yeux et respira l'odeur du shampooing à la cerise qui se dégageait des cheveux de son amie

« Aya et Shizu font du basket dans l'équipe A de Teiko. Mai passe beaucoup de temps à aller les encourager. Enfin tu dois être déjà au courant de tout ça... Tu es toujours informée de tout. Je sais qu'Aya va souvent les voir lors des championnats mais comme ça tombe un peu en même temps que les activités de Seirin, je n'ai jamais eut l'occasion de regarder leur niveau... Et de toute façon la seule fois où j'ai voulu accompagner Mai, elle a pas voulu que je vienne... Sympa la sœur...»

Il lui fit un petit sourire. Satsuki était une manager redoutable. Une mine d'information vivante et la connaissant comme il la connaissait, il se doutait qu'elle ne se contentait pas que de réunir des infos sur les adversaires potentiels de Tôô. Sa passion pour le basket devait sans doute la pousser à tenir à l’œil les nouveaux talents du cotés des générations plus jeunes comme c'était le cas du collège Teiko. Aussi, Shun était persuadé qu'elle avait dû assister à de nombreux matchs ( entraînements ? ) des équipes masculines et féminines de son anciens collège qui devait lui tenir encore à cœur

A son tour, Satsuki semblait demander des nouvelles des joueurs de Seirin. En avait t-elle réellement quelque chose à faire ou bien s'agissait-il d'un simple retour de politesse. Dans tous les cas, Shun acquiesça d'un petit signe de tête. Il avait eut des informations par le biais de son capitaine et de sa coach

« Junpei va bien. Il habite assez loin d'ici tout semble aller pour le mieux vu comment il a harceler ma boite de réception. Riko aussi... Le centre Aida est toujours privé d’électricité mais rien d'autre à déclarer »


La main de Shun délaissa la taille de Satsuki pour s'emparer d'une petite mèche de cheveux avec laquelle il se mit a jouer. Il l'enroula entre ses doigts, la faisait glisser sur sa peau tout en la caressant

« Mitobe habite à deux rues d'ici... Sa maison a eut des dégâts de toitures... Pareil pour Tsuchida »

Les lèvres de Shun se pincèrent un petit peu alors qu'une boule au ventre prenait naissance en lui

« Personne n'arrive à avoir des nouvelles de Koga... Junpei a déjà essayé de l'appeler plusieurs fois mais il y a pas de réponse ni sur son portable ni sur son fixe... Il doit passer chez lui dans la journée. Kiyoshi va bien... Il a dut avoir très peur pour ses grand-parents chez qui il vit mais apparemment il n'y a que des petits dégâts sans gravité »


Il n'était pas dans les habitudes de Koganei de ne pas donner de nouvelles. Il était plutôt du genre accroc à son portable ! Candy cruch et Pet Rescue Saga addict ! Alors pourquoi ne répondait-il pas ? Une batterie à plat ? Impossible car les appels seraient automatiquement transférés sur la boite vocale. Hors, quand Shun avait essayé de lui téléphoner à son tour, il y avait eut de la tonalité pendant plusieurs longues secondes interminables durant lesquelles Shun avait espérait entendre sa voix. Mais en vain... Dans tous les cas, Junpei avait promis de le tenir au courant de la situation dés qu'il avait des nouvelles...

Shun soupira histoire de chasser ses idées noires. Koganei devait allait bien... Du moins il devait y croire.

« Les rookis ça à l'air d'aller aussi. Il paraît que Kagami ne s'est même pas aperçut de la tempête, qu'il a dormi comme un loir ! Mais... Il y a pas mal de dégâts chez Furi apparemment... Mais il va bien »







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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   15.03.15 17:07



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Si Satsuki avait un petit frère, quel genre de sœur serait-elle ? Évidemment entre ce qu'elle imaginait et ce qu'elle aurait pu être, la différence était assez grande. La rose supposait que ça dépendait aussi de la différence d'âge. Actuellement, elle aurait un mini elle à câliner, ce serait avec plaisir et elle savait qu'elle veillerait sur lui comme une maman tigre. Mais si ce petit garçon avait rejoint sa famille alors qu'elle n'était qu'une enfant et n'avait pas eu conscience du vide autour d'elle... Ce n'était au final qu'une simple supposition qu'elle pouvait faire.

Vu la façon dont elle se comportait généralement... Satsuki pensait qu'elle aurait été une gentille grande sœur. Elle aurait fait dormir son petit frère avec elle, ils auraient pris des bains ensemble, seraient partis à l'école main dans la main. Des disputes, mais très peu. Tous les parents devaient rêver d'avoir des enfants qui s'entendraient aussi bien. Franchement, elle ne s'imaginait pas du tout comme une grande sœur froide ou qui aurait un petit-frère simplement par les liens du sang sans vrais sentiments pour lui.

Satsuki serait sans doute très taquine. Il aurait suffit qu'elle le voit avec une fille pour arriver avec un sourire particulier. Ou un garçon d'ailleurs, chacun ses préférences. Elle aurait passé sa main dans ses cheveux en tentant de lui tirer des vers inexistant du nez. La rose était quasiment persuadée que le garçon au collège aurait été de toute façon plus grand qu'elle. Donc, elle n'aurait plus pu lui frotter la tête bien longtemps...

Comme la rose s'imaginait très proche de lui, elle supposait que les Miracles auraient finit par le voir au moins une fois. Mais déjà, quelle sorte de relation aurait-il pu avoir avec Aomine ? Le bleu était déjà comme son frère sur certains points de vue. Peut-être qu'ils seraient plus ou moins bien entendus sur le plan physique. Avec sa sœur bien mêlée au monde du basket, le jeune Momoi aurait forcément touché un ballon orange au moins une fois. Avec les autres... Bah, la manager n'était pas spécialement très proche des autres donc pas de raison que son jeune frère aurait pu l'être.

Mais s'il fallait vraiment l'avouer... Satsuki préférait un jeune frère à une jeune sœur. Sans doute qu'à force d'être entourée d'eux, elle finissait pas plus apprécier le contact masculin que féminin. Bon, elle aurait une sœur, la rose ne cracherait pas dessus.

Et le comportement de Shun envers elle la faisait se sentir comme l'une de ses sœurs, au même titre que Aya et Mai. Ça ne lui déplaisait pas. Elle préférait ça plutôt qu'il ait des sentiments pour elle, sentiments auxquels elle ne pourrait pas répondre. Pas tant que Kuroko ne lui aurait pas donné une réponse correct. Et puis... si jamais sa réponse était négative... Satsuki pouvait-elle voir le brun autrement que comme cet ami qu'elle avait découvert en lui cette nuit ? Pas sûr... Et elle n'était pas sûre de vouloir que leur relation change.

Là dans ses bras, elle était bien. Elle n'avait pas forcément envie que ce genre de contact prenne une dimension différente à cause de leurs sentiments respectifs. La rose cachait du mieux possible ses joues rosies. On avait beau lui en dire souvent, chaque compliment la touchait beaucoup. Et pas besoin de demander à Shun s'il était sérieux en disant ça... elle le croyait.

A nouveau, elle se sentait en sécurité dans son étreinte. Sa respiration lente réchauffait sa nuque régulièrement. Satsuki se sentait si froide contre lui à cet instant. Son bras était une barrière, l'empêchant de s'éloigner. La rose n'avait jamais eu besoin de penser que le monde était au moins une fois contre elle. Alors à moins que ce dit monde s'appelle en vérité Izuki Aya... La manager voulait vraiment remettre les pendules à l'heure avec la brune mais si celle-ci ne désirait pas que les choses changent alors elles resteraient telles quelles. Autant aller de l'avant.

Elle parlait d'une voix calme, presque détachée. Comme si les choses pouvaient perdre de leur atrocité de cette façon. Elle avait d'abord pensé que si l'un des garçons avait des problème, elle serait la première à accourir. Douce illusion, Satsuki n'était même pas capable de bouger une jambe actuellement. Le poids de la fatigue l'enfonçait dans le matelas, rendant l'oreiller bien plus moelleux qu'il ne devait être en réalité. Dormir...

Elle s'apprêtait à tenter de se retourner pour dire au garçon de ne pas se moquer quand il lui appris son « lien » avec la jeune Midorima. Personnellement, Satsuki l'avait toujours aperçu de loin. Mais si elle devait décrire la verte... ce serait avec ce simple mot : « Doppelgänger ». Mais en version fille. Il était impossible de passer près des deux Midorima sans se dire qu'ils étaient jumeaux. Et si on ne savait pas que la fille avait quelques années de moins, l'idée restait fixement en tête. Jamais Satsuki n'avait vu pareil ressemblance entre un frère et une sœur... Entre deux personnes tout court quand il n'y avait aucun lien de gémellité.

Un petit rire étouffé lui échappa. Les choses pourraient vraiment êtres très amusantes si les sœurs de Midorima et Takao rejoignaient l'équipe de Shutoku le moment venu. Nanodayo comme dirait une certaine personne.

Évidemment qu'elle le savait ! En excellente manager qu'elle était, Satsuki gardait un œil sur tous les collèges du coin, à la recherche d'une petite perle pour Tôo. Et quand bien même, elle gérait l'équipe des garçons, ça ne l'empêchait pas de jeter un coup d'oeil sur les filles aussi. Sauf que... Shun ne semblait pas au courant pour Mai... mieux valait ne rien dire alors, la petite sœur devait avoir ses raisons.

« Je les ai déjà vu jouer... La petite sœur de Takao-chan a une capacité amusante... pour le peu que j'ai pu en voir »

A son tour, elle l'écouta parler de ses coéquipiers. Tout le monde avait l'air bien sauf ce dénommé Koga... Koga... Ah, Koganei... Le garçon avec le sourire de chat. Satsuki espérait aussi qu'il allait bien, ainsi que sa famille. C'était la moindre des choses à souhaiter quand même.

« Kagami-kun ressemble vraiment à Dai-chan »

Il n'y avait bien que les deux As pour ne pas s'être aperçu de la tempête. Quel était donc leur secret ? La rose aurait été chez son mai d'enfance la nuit dernière, elle serait tombée sur une masse informe, ronflante et geignant. Saviez-vous que Aomine Daiki parlait parfois la nuit ? Le plus souvent pour se plaindre ou parler de Mai-chan mais c'était amusant de l'entendre se tenir une conversation tout seul. Sauf quand vous cherchez désespérément à dormir... La solution, c'est de prendre le premier objet qui passe et le frapper avec. Très efficace !

« J'espère que tu auras vite des nouvelles de ton ami... mais je suis sûre qu'il va très bien. Vous êtes tenaces à Seirin »

Sa main chercha la sienne et elle la pressa un peu, se voulant réconfortante.

« Je me demande quel lycée Mai-chan voudra intégrer... Tôo peut-être ! »

Oh qu'elle imaginait bien la tête de son frère quand sa gentille petite sœur lui annoncerait potentiellement qu'elle se joignait au rang des ennemis jurés de Seirin. Satsuki se doutait que Shun n'en tiendrait pas rigueur à la petite brune, elle était libre de ses choix.

« Peut-être qu'Aya-chan et Shizu-chan rejoindront Shutoku... Ça pourrait être amusant »

Ou alors, les trois filles resteront ensemble dans un lycée qu'elles auraient choisi ensemble. La rose leur souhaitait, c'était plus agréable d'être avec ses amis.

Une vague de fatigue rendit son corps tout léger. Cette fois, ça devrait être bon, elle allait pouvoir dormir un peu. En espérant que des cauchemars ne viendraient pas gâcher tout.

« Dis... »

Elle glissa ses doigts entre les siens, demande muette qu'il serre sa main glacée.

« Tu peux rester moi s'il te plaît... ? »

Satsuki ferma les yeux et elle se rendit compte qu'elle dormirait avant d'entendre la réponse du brun.










Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   19.03.15 15:34



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




Satsuki avoua, comme il s'y attendait, qu'elle avait déjà assisté à l’entraînement des amies de Mai au club de basket de Teiko. Cela n'avait absolument rien d'étonnant. Elle était à l’affût de toute les informations qui pouvaient venir compléter son registre de manager d'exception. Shun n'avait aucune idée de la capacité soit disant amusante dont elle parlait. Mais connaissant la jeune fille comme il la connaissait, si pétillante, si énergique, si euphorique et exaltée.... La capacité devait être à l'image de cette dernière.

La remarque sur la ressemble de Kagami et d'Aomine étira un sourire sur les lèvres de Shun. Pas sure que les deux principaux concernés apprécieraient d’être ainsi comparés ! Mais force est de constater que Satsuki avait raison ! Enfin, Shun ne connaissait pas réellement l'As de Tôô mais pour ce qu'il avait pu en voir, il lui semblait être un garçon très fougueux, fort en tête comme en gueule et avec un caractère que l'on ne pouvait pas faire changer facilement. Leur ressemblance sur le parquet d'un terrain de basket était tout aussi remarquable. Ils avaient tous deux cette façon de jouer un peu sauvagement, formés par la pratique du street basket peu académique. Un apprentissage et une pratique à l'opposé complet du basket que Shun jouait et qui lui avait été inculqué par des années d'apprentissage dans un club enseignant les bases très conventionnelles. Inqualifiables, inopposables, impossible à anticiper.... Leur basket dépassait de loin le simple niveau de basket lycéen... A coté d'eux, Shun ne tenait aucune comparaison...

Il sentit la main de Satsuki chercher la sienne et Shun la regarda avant d'entrelacer leurs doigts. Il la sentit serrer un peu sa main, cherchant visiblement à le rassurer sur l'état de santé de Koganei. Shun lui en était très reconnaissant. Il avait beau essayer de ne pas imaginer le pire, il était difficile de chasser les hypothèses les plus sombres de son esprit. Si ça se trouve, Koganei pétait le feu ! Lorsque Hyuga irait le voir dans l’après midi, il allait peut être le regarder avec surprise, ne comprenant pas son inquiétude ! Si tel était le cas, Shun ne pouvait que lui conseiller de trouver une excellente excuse ! Junpei ne se contenterait pas juste d'un « je sais plus où j'ai posé mon téléphone ! »

Quel Lycée Mai voudrait intégrer plus tard ? Shun n'y avait jamais réfléchi en fait. Il se l'était imaginé aller à Seirin, tout comme lui.... Comme si cela coulait de source.... Une évidence en somme. Sans doute parce que ce lycée était le plus proche de leur habitation. Mais Tôô ? Le regard du garçon s'écarquilla quand il regarda son amie. Ses lèvres s’étirèrent en un sourire et il déposa un baiser délicat sur son front

« Pourquoi pas si c'est son choix..... Tôô à un niveau réputé après tout.... Et pas que dans le basket ! Mais de toute façon, Mai ne pratique pas de sport. Même si elle rejoignait ton lycée tu ne pourrais pas en tirer grand chose d'autre qu'une spectatrice. N’empêche.... ne le pends pas mal hein.... mais ça m’embêterait quand même un petit peu.... »


Il l'écouta ensuite formuler l'hypothèse que les sœurs Takao et Midorima puissent rejoindre le même lycée que leur aîné. C'est vrai que cette possibilité semblait celle la plus probable. Est ce que les deux filles se la jouerait aussi ombre et lumière de leur club ? A l'image de leur frère ? Shun esquissa un sourire. La curiosité le titillait de plus en plus et il se fit la promesse d'accompagner Mai au prochain match de Teiko afin de pouvoir regarder un peu ce que donnait les deux joueuses sur le terrain. Et si Mai trouvait encore une excuse tordue pour ne pas qu'il l'accompagne et bien.... il se rendrait au gymnase en douce ! Il n'avait de toute façon jamais compris pourquoi cette dernière refusait toujours qu'il aille voir ce qui se passait du coté de l'équipe A féminine de Teiko !

« Ça pourrait être amusant oui... Pour nous en tout cas. Pas certain que Midorima apprécie de voir sa collante petite sœur dans ses pattes à longueur de journée.... enfin... je ne sais pas trop la relation qu'ils entretiennent ensemble... mais quand elle en parle, on dirait un Dieu ! Note que.... vu ses stats de malades en shoote... c'est un peu ça... »


Shun resserra son étreinte sur la jeune fille

« J'ai du mal à imaginer Mai, Shizu et Aya dans des lycées différents..... J'imagine qu'elles choisiront un truc ensemble.... si ça se trouve elles viendront toutes les trois à Seirin ! »

Il émit un léger rire toute en la regardant. Elle était lasse.... fatiguée.... à bout de force.

Sa main serrait un peu plus la sienne et Shun se mit à la lui caresser tout en écoutant attentivement ce qu'elle s’apprêtait à lui demander. Les mots n'avaient pas besoin de franchir ses lèvres qu'il savait déjà à quoi s'attendre.

Il ne prit pas la peine de répondre à sa question et se contenta de resserrer légèrement son étreinte sur son amie déjà à moitié assoupie. Les longs cils de ses paupières closes semblaient caresser doucement ses joues alors que des mèches de cheveux roses balayaient son front de façon un peu sauvage. Shun ne put s’empêcher de penser qu'elle aurait probablement des nœuds à démêler après sa sieste. Ne devrait-elle pas les attacher ou les tresser pour s'éviter la corvée démêlage après s’être endormie ? Ses lèvres fines et pleines d'un rose pâle légèrement nacré étaient entrouvertes. Un léger souffle chaud s'en échappait à fréquence régulière, venant caresser la peau de Shun à l'endroit où Satsuki avait lové sa tête. Elle paraissait bien. Elle paraissait sereine. Elle semblait enfin pouvoir reprendre un peu de force et Shun espérait du fond du cœur que lorsqu'elle se réveillerait, la pétillante Satsuki Momoi qu'il lui avait été donnée de rencontrer dans le parc avant l'orage, serait de retour.

Les choses avaient beaucoup évoluées en si peu de temps. Et tout semblait s'est alourdi pour eux. Il avait l'impression que Satsuki avait en quelque sorte perdu une certaine joie de vivre qu'il lui avait semblé apercevoir. Taquine, rieuse.... Satsuki avait ce petit brin de folie et cette jovialité particulière qu'il avait aperçut lors de leur première rencontre à la piscine du Centre Aida. Et pourtant, depuis qu'ils avaient appris à se découvrir davantage tous les deux, c'était une toute autre demoiselle qui paraissait devant lui. Elle semblait rêveuse, un peu empreinte d'une certaine nostalgie que Shun n'arrivait pas à qualifier. Derrière l'image de jeune fille éperdument amoureuse de Kuroko, il découvrait surtout une amie extrêmement fidèle envers ceux qu'elle aimait. La Génération Miracle avait beau avoir été dissoute et ses membres éparpilles aux quatre coins du pays, Satsuki semblait continuer à considérer ses garçons comme une famille dont les liens étaient devenus indéfectibles malgré les divergences de clubs, de jeux, ou d'opinion. Elle était sans doute encore la seule à croire au ce lien mystique qui unissait avant les joueurs de la Génération Miracle. Eux même semblait avoir définitivement tourné la page sur le passé du collège Teiko. Mais elle.... si maternelle, si attentionnée, si prévenante.... Elle continuait à les chérir comme s'ils faisaient toujours partie de cette équipe d'anthologie.

Oh Shun ne les jalousait pas le moins du monde ! Riko avait beau avoir des airs de femme dragon, elle n'en demeurait pas moins une amie extrêmement fidèle, à l'écoute, toujours prête à tendre la main pour ses joueurs ou à s’inquiéter pour eux dés que le moindre petit soucis leur arrivait. Seirin était loin d’être la Génération Miracle. Mais aux yeux de Riko, son équipe avait tout de la septième merveille du monde... C'était son bébé, sa fierté, son travail. Une équipe qu'elle avait réussi à forger et à élever à un niveau respectable en si peu de temps. Elle avait de quoi être fière. Shun en tout cas était extrêmement heureux d'appartenir à une équipe comme celle-ci. Et il était extrêmement reconnaissant à sa coach pour tout ce qu'elle faisait pour chacun des joueurs.

Shun détourna un petit peu sa tête pour cesser de contempler Satsuki dans son sommeil. Même si elle ne pouvait s'en rendre compte, il ne voulait pas continuer à l'observer dormir ce qui pouvait être horriblement gênant ! S'il était à sa place, il se sentirait en tout cas mal à l'aise.

Il reporta son attention sur la fenêtre à demi ouverte de la maison et à travers laquelle filtrait des petits souffles de vent chaud et agréable. Le rideau blanc dansait au rythme du vent léger et un oiseau, curieux, vint se poser sur le rebord en bois de l'encadrement. Sa tête se tourna dans tous les sens avant qu'il ne reprenne son envol et disparaisse du champ de vision de Shun. Ce dernier n'osait pas bouger. A coté de lui, Satsuki dormait à poing fermé. Il entendait quelque fois un léger gémissement s'échapper de ses lèvres et lui lui caressait le dos ou la joue en douceur pour l'apaiser dans son sommeil.

Des cauchemars.... Avait-elle fait un cauchemar un peu plus tôt quand il lui avait laissé le temps de se reposer ? Les cernes opaques sous ses yeux ne pouvaient que tendre dans ce sens. Mais cette fois il était à coté d'elle et il ne laisserait pas son sommeil être perturbé par quoique ce soit !

A son tour Shun ne put empêcher ses yeux de se fermer. Il n'était pas si fatigué que ça pourtant. La petite sieste librement octroyée un peu plus tôt, juste avant l'arrivée de ses sœurs, lui avait fait le plus grand bien. Mais il gardait Satsuki contre lui, sa tête posée contre la sienne, perdant peu à peu la notion du temps. Il se laissait aller à toutes sortes de pensées.... Est ce que les parents de Satsuki allaient bien ? N'étaient-ils pas trop inquiets pour leur précieuse fille unique ? Et elle, Satsuki, ses parents devaient terriblement lui manquer même si elle s'appliquait à cacher ce genre d'émotion... Le démarrage de son petit séjour au sein de la famille Izuki avait débuté sur les chapeaux de roues. Si cela continuait à ce rythme, elle allait vouloir prendre ses jambes à son cou et fuir à la première occasion qui lui était donnée.

Un petit soupire s'échappa des lèvres de Shun. Il n'avait pas du tout imaginé ça comme ça ! Au contraire, il pensait que le temps passé ensemble serait plutôt agréable. Mais visiblement c'était sans compter sur Aya bien décidée à ne rien faire pour intégrer la belle manager au foyer. Qu'a cela ne tienne ! Shun n'avait nullement besoin de son approbation ! Et il se fit la promesse que dés que Satsuki irait mieux, il ferait en sorte de rendre son séjour forcé ici le plus agréable possible ! Il pourrait par exemple... l'inviter au cinéma un soir ! Ça faisait super longtemps qu'il n'avait pas été voir un film en plus. Mais il n'avait aucune idée de ce qu'il y avait à l'affiche ni des goûts cinématographiques de son amie assoupie. Il lui avait promis de la conduire à un restaurant de ramens. Peut etre qu'ils n'étaient pas obligés d'attendre le week end prochain pour aller déguster les délicieuses nouilles. Où bien.... des okonomiyakis ? Aimait-elle ? C'était super bon et encore dans la limite supportable par son budget d'étudiant. Est ce qu'elle aimait bien se promener ? Shun lui avait dit qu'il lui ferait visiter le parc Ueno... c'était peut être une idée sympathique. De son coté, Satsuki avait peut être des envies aussi ? Ils pourraient parler de tout ça à son réveil....







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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   22.03.15 21:04



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Quand Satsuki plongea dans les ténèbres du sommeil, elle se sentit partir d'un coup. C'était une sorte de délivrance après toutes ces longues heures, son corps qui relâchait enfin la pression, devenant aussi léger qu'une plume au gré d'un vent imaginaire. Une sensation incroyable se dégageait dans ses membres lourds comme le plomb, celle si semblable à un anesthésiant puissant auquel la rose ne pouvait résister, s'endormant comme si les problèmes auxquels elle avait été confrontée plus tôt n'étaient que de vulgaires broutilles sans importance.

La manager se sentait flotter, voguant au gré de son esprit épuisé qui cherchait pourtant désespérément une bouée à laquelle se raccrocher pour garder un tant sois peu de contact avec cette dure réalité : celle qui lui rappelait qu'elle allait devoir se réveiller à un moment donné et qui lui rappelait qu'Aya l'attendait de pied ferme, fermement décidé à faire comprendre à sa mère qu'elle ne devait se laisser abuser par sa jolie apparence, qu'elle était l'une des raisons des plus grands maux sur Terre et que tôt ou tard, le seul garçon de cette famille serait à nouveau blessé par sa faute.

On assimilait parfois un esprit protecteur à ces vieilles demeures ancestrales typiquement japonaises. Satsuki, dans un sommeil embrumé, se disait que la grande brune devait être cet esprit sous une forme humaine. Si protectrice qu'elle en devenait réfractaire. Quiconque s'approchait trop sentirait ses foudres s'abattre. Pour que sa famille ne soit pas blessée, il devait suffire que personne ne côtoie de trop près les enfants Izuki.

La corps de Shun était cette bouée salvatrice. Son bras contre elle, sa main sur elle, tout était fait pour la rassurer et la protéger. La rose se laissait aller, s'enfonçant toujours dans ces limbes somnolentes qui l'appelait depuis tellement longtemps. Satsuki avait l'impression de tâtonner dans le noir, oscillant entre rêves et cauchemars. Prisonnière de cette hypnose naturelle, elle avait froid. Et sans s'en rendre compte, elle se tourna de l'autre côté, son bras droit en travers du torse masculin pour étreindre son haut, cherchant sa chaleur.

Y avait-il une force supérieure qui avait guidé ses pas jusqu'à ce pars hier ? Une autre pour diriger ceux de Shun ? Le parc était immense, la foule en quête de fraîcheur éphémère, dense. La probabilité de se trouver l'un l'autre par hasard frisait le zéro absolu. Si la rose n'avait pas tourné la tête ou que le brun choisisse un autre banc, ils auraient pu repartir chez eux sans même douter de la présence de l'autre. D'ailleurs, Satsuki n'avait eu aucune raison de l'approcher, de lui parler. Mais les impulsions sont incontrôlables, les décisions si irréfléchies par moment. Si pour elle, cela s'était révélé ô combien positif pendant cet orage, pour lui, ça n'avait été qu'une accumulation de problèmes. Lequel des deux portait le plus la poisse ?

Comme si cette idée de hasard rondement bien menée était le déclencheur de tant d'autres, quelques réminiscences s'imposèrent à son esprit. Une façon détournée de lui faire comprendre que sa vie avait été rythmé par ça ? Après tout, si elle n'avait rencontré Aomine durant leur enfance, sa vie jusqu'ici aurait ressemblé à quoi ? Si Satsuki avait rencontré Shun à la même époque, elle l'aurait probablement suivit à Seirin, devenant sans doute leur manager. Quoique... Le basket avait toujours été amusant parce que ça avait été aux côtés du bleu. Parce qu'il avait ce style si particulier, si plaisant à regarder. Les choses auraient été pareils qu'avec Shun ?

Peut-être que ses compétences, ce qui faisaient d'elle une manager et une analyste redoutable n'en auraient pas été changées. Elle regardait des matchs de basket depuis sa plus tendre enfance après tout. Si elle avait rejoint le collège de Shun, puis Seirin, aurait-elle été un défi face à la Génération des Miracles. La part de fierté en elle lui soufflait que certains matchs auraient été plus serrés sans son aide mais leurs forces respectives étaient suffisantes à elles seules. Et même aujourd'hui, il n'y avait probablement qu'Akashi pour ne pas réellement prêter à son don. Le rouge était déjà un puissant stratège, une fille comme elle ne pouvait pas battre la mesure contre lui.

Seirin avait déjà essuyer une importance défaite face à Tôo comprenant vite qu'ils n'étaient pas à prendre à la légère. Kuroko avait du les prévenir pourtant. Midorima et Kise savaient déjà qu'elle possédait tout sur eux, à eux de savoir la surprendre après. Quant à Murasakibara, l'esprit analytique de la rose ne pouvait malheureusement pas grand chose contre sa force brute. Mais si elle avait eu Aomine en adversaire... Satsuki devait l'avouer, elle n'aurait rien pu faire. Rien ni personne ne pouvait prédire les mouvements de quelqu'un qui marche à l'instinct.

Tout s'était bel et bien joué à ce rencontre dans son enfance. Elle s'en souvenait très bien de ce petit garçon à la peau déjà légèrement tannée et qui s'assombrira davantage au fil des années suivantes et aux cheveux bleus si particuliers. Satsuki ne voulait échanger son ami d'enfance pour rien au monde. Il était la personne la plus précieuse qu'elle avait, bien au delà de Kuroko. Aomine était son ami, son frère, le le garçon le plus précieux auquel elle tenait.

Son nom lui échappa d'ailleurs en un murmure pourtant bien distinct alors qu'elle resserrait sa prise sur Shun. Mais Satsuki n'avait déjà plus conscience de sa présence, s’enfonçant maintenant dans une obscurité plus froide et plus effrayante. Évidemment, les cauchemars ne devaient attendre que ça, brouillant sa raison avec des visions effrayantes. Un endroit désolé, vide de vie où des corps s'entassaient, qui furent autrefois des gens avec qui elle riait ou parlait simplement. Des visages qu'elle reconnaissait, son cœur semblant cesser de battre à chaque fois qu'elle arrivait à mettre un nom sur un corps décharné, les corbeaux croassant, se posant ici et là.

Si elle criait dans son rêve, ce ne furent que des gémissements qui sortaient de sa bouche. Glissant son visage contre le cou de Shun, elle devait ressembler à un petit chat en manque d'affection. Satsuki voulait quitter cet endroit si semblable à l'Enfer, cherchant désespérément quelque chose de joyeux à se mettre en tête. N'importe quoi...

Mai à Tôo par exemple ! La manager se doutait aussi que les trois filles ne voudraient pas se séparer mais qui sait de quoi le futur serait fait ? L'académie était un établissement avec pas mal de points positifs, celui qui revenait souvent étant le système proche de celui de l'université. Assez pratique pour se préparer pour après le diplôme. Et puis le niveau était franchement accessible et au fur et à mesure des années, les niveaux augmentaient considérablement. Tôo était une passerelle assez formidable et les clubs sportifs avaient de très bien résultats.

Nul doute que ça déplairait quand même au grand frère. Parce qu'il associait Tôo à Aomine et à la défaite cuisante de la dernière fois. Si la plus jeune brune voulait venir, Satsuki lui déblaierait volontiers le chemin pour s'épargner tous les détails horripilants de l’inscription ici. C'était farfelu, limite une épreuve... Et si Shun se débrouillait bien, Mai suivrait ses conseils à lui.

Une qui n'écouterait rien par contre, ça serait Aya. D'après les rares dires du grand frère aux cheveux aussi verts que la benjamine, la demoiselle montrerait un grand désir à vouloir suivre les traces de son aîné, qu'elle affectionnait beaucoup. Et quitte à être encore plus proche de lui, nul doute que la plus jeune de la famille Midorima rejoindrait Shutoku. Après, Satsuki ne pouvait que tenter de deviner. Concernant la jeune Shizuku, la rose ne connaissait quasiment pas son frère donc...

Depuis combien de temps dormait-elle ? Satsuki n'avait conscience de rien. Pourtant, elle émergeait doucement, bougeant doucement dans les bras de Shun. Le brun s'était-il endormi aussi ? Il ne bougeait pas, respirant doucement. La lycéenne gardait ses yeux roses fermés, la lumière du jour semblant si forte. Et encore, elle n'était pas face à la fenêtre... La manager glissa davantage sur lui, sans doute en train de l'écraser. Sa joue se frotta contre lui tandis qu'elle papillonnait enfin des yeux.

Elle regarda la fenêtre d'un air hagard, prenait doucement pied avec la réalité. Satsuki ne bougea pas pour autant, imitant une moule à son rocher. Prenant une grande inspiration, gémissant face au soleil qui brûlait ses yeux, la rose cacha son visage contre le torse de Shun.

Au moins, Satsuki se sentait déjà plus reposée et rien que ça, ça la mettait de meilleure humeur. Elle tâtonna à sa gauche pour attraper son oreiller et le plaquer sur le côté de sa tête, échappant au soleil meurtrier.

« Quelle heure est-il ? »

Elle avait faim aussi...

« J'ai dormi longtemps ? »










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Seirin
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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   23.03.15 20:40



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




La tête de Satsuki s'était blottie dans le creux de son épaule et le bout de son nez venait caresser la surface du maillot blanc que portait Shun. Malgré le tissus il sentait le souffle chaud de sa respiration venir effleurer sa peau. Lent, régulier.... Satsuki s'était profondément endormie, emportée par la fatigue devenue trop harassante. Shun ne pouvait que se satisfaire de la voir récupérer un petit peu et il espérait que sa sieste serait suffisamment longue et réparatrice pour effacer les maudites cernes sous ses yeux et soulager un peu son corps qui devait encore être tout endolori.

La main de la jeune fille s’était accrochée à son vêtement et Shun ne put empêcher un petit sourire de fleurir sur son visage. On aurait dit une enfant apeurée qui cherchait par tous les moyens à se raccrocher à quelque chose de rassurant. Ses sourcils froncés montraient que malgré son endormissement rapide, son sommeil n'était visiblement aussi calme que ce que Shun lui souhaitait. Elle bougeait légèrement et le garçon de Seirin passa la main dans son dos pour la caresser avec douceur, essayant de l'apaiser du mieux qu'il le pouvait. Les cheveux roses de Satsuki créaient comme un rideau pastel sur le lit. Il resserra doucement son étreinte sur elle lorsqu'il l'entendit prononcer le surnom d'Aomine.

Shun se figea un instant tout en posant son regard sur elle. Rêvait-elle de son ami d'enfance ? Ou bien.... dans l'inconscient de son sommeil pensait-elle qu'elle était dans ses bras ? Qu'est ce que cela changeait de toute façon ? Absolument rien. Qu'elle puisse penser être dans les bras d'Aomine si cela pouvait la rassurer et la réconforter. Pour Shun, c'était la preuve s'il s'était visiblement trompé sur l'as de la Génération Miracle. Il savait visiblement se montrer plus prévenant qu'il ne n'avait pensé envers Satsuki...

Que se serait-il passé si le destin n'avait pas choisi de les faire se rencontrer la veille dans le parc. Satsuki serait rentrée chez elle trempée après l'orage. Elle n'aurait sans doute pas eut mal au poignet car Shun ne se serait pas retenu à elle dans sa chute glissante sur le bitume. Elle aurait été seule dans la grande maison vide et privée d’électricité. Est ce qu'elle aurait appelé Aomine à la rescousse pour lui tenir compagnie ? Est ce qu'elle aurait affronté courageusement l'orage toute seule ? Et lui ? Qu'est ce qu'il aurait fait ? Vu comment la pluie était tombée rapidement, nul doute qu'il se serait fait surprendre. Il aurait mit un certain temps à retourner jusqu'à la maison où il aurait sans doute retrouver ses deux sœurs inquiètes de le voir trempé jusqu'aux os. Il aurait filé à la salle de bain pour prendre une bain pendant que Mai, si prévenante, aurait préparé quelque chose de chaud à manger ou à boire pour le réchauffer.... Ils auraient sans doute passé la soirée tous les trois. Aya aurait fuit jusque dans sa chambre en prétextant des devoirs à achever. Mai aurait fini par venir frapper à celle de son frère pour chercher réconfort et sécurité dans ses bras en même temps que dans son lit. Une faveur qu'il ne lui aurait pas refusé, connaissant la crainte de la plus jeune pour les orages et autres déchaînements météorologiques.

Quelque fois le hasard rendait les choses tellement imprévisibles. S'il n'était pas allé à la bibliothèque ce jour là, préférant comater chaudement sur son lit. S'il n'était pas allé dans ce parc plus éloigné, préférant retourner directement à celui d'Uéno proche de sa maison. S'il avait différé sa petite escapade de quelques minutes plus tôt ou plus tard..... Il n'arrivait pas à mettre de mots sur les coïncidences étranges qui avaient concouru à la rencontre et au rapprochement entre Satsuki et lui. Le fils rouge du destin qui uni les âmes sœurs.... Existait til quelque chose de similaire concernant l'amitié ? Une force invisible et irrépressible qui faisait qu'il était impossible pour Satsuki et Shun de ne pas se rencontrer ce jour là, comme si l'histoire était déjà écrite par avance quelque part...

La jolie manager s'agitait de plus en plus dans son sommeil. Le corps parcourut de tremblement et sa main ne cessant de froisser avec force le maillot que Shun avait sur le torse. Ses lèvres pincées laissaient échapper des gémissements paniqués. Elle bougeait, remuait, donnait l'impression de vouloir se débattre ou s'échapper. Shun n'avait pas besoin de connaître les détails de son sommeil. Il savait qu'elle faisait un cauchemar. Un cauchemar particulièrement effrayant vu la pâleur de sa peau encore plus livide que d'habitude et les légères gouttelettes de transpiration qui s'écoulaient sur son visage. Devait-il la réveiller ? Devait-il la laisser encore dormir ? Il hésitait. Elle n'avait pas encore assez récupérer pour être parfaitement en forme. Mais elle semblait tellement terrorisée dans son sommeil cauchemardesque qu'il avait l'impression que ce serait de la torture que de la laisser ainsi angoisser.

La main de Shun glissait dans son dos. Il déposa un baiser sur son front moite et dégagea des mèches de cheveux devenus gênantes qui commençaient à barrer son visage. La gardant précieusement enveloppée dans l'enceinte de ses bras, il la berçait avec une douceur rassurante, murmurant des petites paroles apaisantes au creux de son oreille, espérant réussir à chasser les horreurs qui devaient défiler son sommeil.

A quoi cauchemardait-elle ? Ses gémissements laissaient parfois échapper des paroles qui n'avaient pas de sens réel. Quelque fois, un prénom venait à sortir du lot confus de mots prononcés sans queue ni tête. Des prénoms qu'ils reconnus aisément et qui ne le surpris pas le moins du monde. Celui de Kuroko.... Celui de Kise..... L'orage et la tempête violente avait dû perturber la jeune fille bien plus qu'elle ne le laissait croire. Elle devait sans doute craindre qu'il leur soit arrivé quelque chose. Shun n'avait aucune idée de ce que Satsuki était en train d’imaginer et de ce qui la terrorisait à ce point. La seule et unique chose qu'il savait, c'est qu'il refusait de la laisser dans une telle détresse alors qu'elle avait besoin de repos salvateur.

Est ce que ces cauchemars étaient récurrents ? Est ce qu'elle était coutumière de ce genre de problèmes nocturnes ? Le regard gris du garçon restait posé sur le corps de Satsuki recroquevillé contre lui. Elle avait eut cette façon de lui demander de rester à ses cotés avant de sombrer dans le sommeil... Est ce qu'elle savait ? Est ce qu'elle se doutait que son sommeil serait ponctué d'horreur et de cauchemar ? Est ce qu'elle lui avait demandé de rester là consciente qu'elle serait agitée et qu'elle aurait besoin d’être rassurée dans la sécurité de ses bras ?

Faire des cauchemars n'était pas quelque chose de pathologique en soit. Tout le monde en faisait, avec plus ou moins de récurrence, plus ou moins de violence aussi. Mais si les cauchemars revenaient avec une fréquence trop importante, cela devait être particulièrement difficile à gérer pour Satsuki qui devait se mettre à redouter le sommeil, sachant pertinemment dans quelles abysses sombres et ténébreuses elle allait être plongée.

Un gémissement plaintif plus important que les autres franchit la barrière de ses lèvres et le cœur de Shun se serra douloureusement dans sa poitrine en la voyant si terrorisée. Il fit glisser sa main contre sa joue et murmura son prénom à son oreille. La jeune fille ne se réveilla pas mais émit un léger soupire avant de se détendre légèrement contre lui.

Les cauchemars..... Depuis qu'il était petit, il arrivait à Shun de faire régulièrement le même cauchemar qui revenait sans cesse. Il se voyait avancer dans une maison dont les portes en bois étaient de style occidental. La maison ne semblait en réalité n’être qu'un seul et unique couloir où les portes se succédaient de part et autres des deux murs. Une longue ligne droite à perte de vue.... et toujours ses portes plus nombreuses, plus grandes que lui, semblants presque le narguer de toute leur suprême hauteur. Il n'y avait pas de sang, pas de violence, pas de morts ou de cadavre jonchant le sol. Juste des portes... partout.... et le sentiment de solitude immense et étouffante qui s'emparait de lui. Il avait beau tourner la tête dans tous les sens, appeler de l'aider ou quelqu'un, à chaque fois c'était le même silence après l'écho de sa voix réverbérée contre les murs. Seul.... Vraiment seul.... La peur de ne jamais réussir à s'échapper de ce labyrinthe. L'angoisse de ne plus voir le visage des personnes qu'il aimait. La peur d’être consumé peu à peu par la folie de cette solitude forcée... A chaque fois, c'est le souffle court et le corps parcourut de frissons et de sueur que Shun réussissait à l'extirper de son cauchemar.

Shun avait fermé les yeux alors qu'un frisson remonta tout le long de son dos. Satsuki semblait avoir réussi à se calmer et de nouveau son corps restait immobile contre le lien. Ce n'est que bien plus tard qu'elle commença à s'agiter avec douceur. Shun ouvrit les yeux à son tour, s'arrachant du pseudo sommeil dans lequel il avait fini par se plonger. Les paupières de la belle manager mirent quelques secondes avant de s'ouvrir puis se refermèrent presque aussitôt, aveuglée qu'elle était par le puissant soleil qui faisait rentrer ses rayons dans la pièce. Il la vit attraper un coussin qu'elle plaça sur son visage pour offrir un petit coin d'ombre fort apprécié. Il ne put s’empêcher de sourire. Elle avait tout d'un petit chaton qui venait de se réveiller. Les yeux encore tout ensommeillés et la joue rougie d’être restée appuyée si longtemps contre lui.

Sa voix était encore toute douce et légèrement voilée. Shun la regarda et acquiesça d'un petit signe de tête. Il leva son bras droit pour aviser la montre qu'il portait à son poignet. Ah ouais ? Il était déjà cette heure là ? Bah mince alors, il n'avait pas vu le temps passer ! Visiblement il s'était assoupi à son tour durant quelques heures.

« Il est 15h30.... Est ce que tu te sens mieux ? »

Shun la regarda sérieusement, semblant presque observer le moindre signe de faiblesse chez la jeune fille. Son visage paraissait avoir repris quelques couleurs et il ne pouvait que s'en féliciter. Les affreuses cernes sous ses yeux avaient déjà disparues, rendant à son si joli visage tout son éclat habituel. Il garda sa main enchevêtrée à la sienne et il hésita un petit peu avant de prendre la parole

« Tu as fais un cauchemar..... Tu as appelé Kuroko... Kise et Aomine... »

Il attrapa une petite mèche de ses cheveux qu'il replaça avec douceur derrière son oreille tout en la regardant avec tendresse et inquiétude

« Est ce que ça n’arrives souvent ? De faire ce genre de cauchemar ? J'étais vraiment inquiet pour toi.... Je ne savais pas si je devais te réveiller ou pas.... »

Shun se redressa doucement en position assise sur le lit. Il étouffa un bâillement en mettant sa main devant la bouche puis étira ses bras sur le coté avant de se laisser à nouveau tomber mollement allongé sur le lit. Son ventre choisi ce moment ô combien opportun pour émettre un gargouilli gênant. Il ne put s’empêcher de rougir vivement en évitant de croiser le regard de Satsuki. Avait-elle faim elle aussi ?

« Oups..... désolé.... »

Un léger rire lui échappa et il regarda la jeune fille en penchant la tête sur le coté

« Tu as faim ? On va aller manger quelque chose ! Mes sœurs doivent avoir mangé sans nous vu l'heure qu'il est.... »

Pour Shun ce n'était pas tant une mauvaise nouvelle que ça, bien au contraire ! S'il pouvait encore un peu faire en sorte que Satsuki reste loin d'Aya, c'était une excellente nouvelle. Lui même n'avait d'ailleurs pas vraiment envie de passer du temps en compagnie de sa sœur au caractère si charmant. Il n’avait toujours pas digéré les propos qu'elle avait tenu à l'encontre de la manager de Too. Elle avait beau être l’aînée de la famille, pour qui se prenait-elle ? Personne n'a le droit de juger les gens sans même apprendre à les connaître ! Elle était parti du principe que Satsuki était l'ennemi Izuki numéro 1 ! La cible à abattre de toute urgence et cette façon d'agir et de penser exaspérait Shun au plus au point ! D'ailleurs leur mère n'allait pas approuver cette façon de se comporter ! Un minimum de tolérance !

Shun se leva du lit et se mit debout. Il attrapa ses béquilles et il tendit sa main à son amie en lui souriant

« Tu viens ? »









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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   25.03.15 0:11



Feat IZUKI SHUN

LE SOLEIL APRÈS L'ORAGE !


Satsuki avait refermé les yeux, l'oreiller contre sa joue. Elle respirait doucement, se réveillant progressivement. Là, allongée sur Shun, la manager avait presque envie de se rendormir. Il était resté avec elle, la rose en était tellement soulagée. Elle pouvait vraiment compter sur le brun. La lycéenne se sentait choyée, protégée et elle n'avait pas l'habitude d'être du côté de cette étreinte.

D'habitude, c'était la manager qui rassurait les autres. Évidemment, il lui arrivait de se sentir désespérée par les choses en cours. Alors, elle venait voir Kuroko qui à sa façon, trouvait toujours le moyens de la remettre sur pieds. Il fallait l'avouer, la source de ses tracas avait des cheveux bleus et mauvais caractère. Le joueur fantôme n'avait jamais l'air ennuyé, il caressait sa tête et prononçait quelques mots gentils. Un ami parfait mais Satsuki voulait qu'il soit autre chose.

Finalement, elle glissa sur le côté, libérant le meneur de Seirin de son poids. Son bras droit toujours en travers de son torse, ses ongles caressaient sa clavicule lentement, au même rythme de son réveil. Ah, celui de son annuaire avait commencé à se casser sur la gauche. Heureusement que Satsuki avait toujours une lime à ongles avec elle ! Dès qu'elle serait en état de se lever, la rose réglerait ce petit détail.

La chambre ensoleillée diffusait une agréable chaleur, digne d'un bel après-midi d'été. Chez elle, la manager avait un transat sur lequel elle pouvait s'allonger tranquillement, échappant au regard des voisins. Un maillot de bain en guise de vêtement, une paire de lunettes de soleil sur le nez, un verre de limonade bien fraîche à côté, voilà comment la lycéenne passait un bon été quand elle était chez elle.

Difficile d'imaginer la tempête qui s'était abattue un peu plus tôt sur Tokyo. Et le fait de penser qu'une nouvelle pouvait arriver était tout aussi peu plausible. Il faisait tellement beau, tellement chaud... La maison d'Izuki semblait avoir accumulé quelques dégâts, la jeune invitée du fils unique ne savait pas si la demeure pouvait supporter une nouvelle slave de vent et de pluie combinés.

Seulement 15h 30... Il était tôt encore. Satsuki pensait avoir dormi plus que ça. Le visage toujours réfugié contre Shun, la luminosité accrue perdait de son intensité au fur et à mesure que les iris framboises s'y habituait. Elle remua un peu, laissant sa tête descendre sur son oreiller. Ses yeux s'achevèrent de s'ouvrir, fixant le brun, totalement détendue.

« Ça va... Je me sens beaucoup mieux … Tu as dormi un peu ? »

A la mention du blond, du turquoise et du bleu, la rose sentit étrangement ses joues lui brûler. Avait-elle dit quelque chose de gênant ?! L'inconscient révélait parfois quelques secrets qu'on avait envie de cacher... Et Satsuki en avait quelques-uns …

La lycéenne suivit la main du garçon des yeux et le laissa replacer une de ses mèches derrière son oreille. Les cheveux d'une fille,c 'était très précieux, tout le monde n'avait pas le droit de les toucher. Mais Shun, ça ne la dérangeait pas.

Elle baissa les yeux à sa question. Tout le monde faisait des cauchemars. Pour sa part, elle n'en faisait pas plus qu'une autre personne. Mais il était vrai qu'en ce moment, ils étaient réguliers. Qu'est-ce qui pouvant autant la perturber ?

« Ça m'arrive... beaucoup en ce moment. Mais je vais bien ! »

Sa main blanche vint frotter ses yeux. Satsuki retira son attelle bleue et la posa entre elle et Shun. Doucement, elle se gratta le poignet à cause des fourmillements. Il ne s'était pas dégonflé mais n'avait plus cette horrible couleur indescriptible.

Le matelas bougea un peu tandis que le garçon se relevait pour s'étirer. La manager avait surtout envie de s'enfoncer sous la couette et de se rendormir. Pas par réelle fatigue mais juste parce que ce lit était vraiment confortable.

Quand il se recoucha, le bruit caractéristique d'un estomac affamé se fit entendre et la fille rougit brutalement, se demandant si ce n'était pas le sien. Mais le visage rouge de Shun lui suffit et elle éclata de rire.

« J'ai assez faim oui ! »

Elle mourrait de faim plus précisément. Mais hors de question de l'avouer !

Satsuki en fut presque soulagée du fait de ne pas manger avec les deux sœurs. Avec Mai, il n'y aurait eu aucun soucis mais franchement, elle ne voulait pas affronter Aya. La rose n'en avait pas du tout la force et encore moins le courage.

Tout aussi lentement qu'au moment de le retirer, la manager de Tôo replaça doucement le gant bleu autour de son poignet. Une petite grimace lui échappa alors qu'elle tordit un peu trop son poignet et espéra que le brun n'ait rien vu.

Shun se leva, visiblement bien décidé à descendre. Satsuki, elle, aurait surtout envie de rester dans la chambre, lieu sécurisant où personne à part Shun ne devrait venir la déranger. Sa main se tendit vers elle et elle l'attrapa doucement.

Remise sur ses pieds, la lycéenne quitta la chambre à la suite du plus grand blessé, jetant un petit coup d'oeil aux portes des autres chambres. Elle espérait ne pas croiser la grande brune immédiatement...

Arrivée à l'escalier, elle s'arrêta net. Une étrange panique la prenait doucement. Elle entendait les béquilles sur chacune des marches mais se sentait incapable de le suivre.

« Shun-kun ? »

Lui dire ? Ne pas lui dire ?

La rose regardait ailleurs, frottant ses bras comme si elle avait froid. Elle se sentait glacée de l'intérieur.

« … Merci d'être resté avec moi »

Satsuki lui offrit un petit sourire. Mais elle avait surtout envie de le remercier pour tellement d'autres choses : d'avoir été à ce parc à ce moment précis, d'avoir accepté de l'accompagner chez elle, d'avoir été amusant, réconfortant, gentil, d'avoir insisté qu'elle vienne ici...

Mais elle ne lui dirait probablement jamais parce que la rose n'était pas plus le genre de fille à s’épancher aussi facilement sur ce genre de sujet. Peut-être que le basketteur allait comprendre que cette simple cachait en vérité beaucoup d'autre chose, peut-être pas.

Lentement, elle posa son pied droit sur la première marche et descendit lentement. Les unes après les autres jusqu'au rez de chaussée.










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MessageSujet: Re: Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]   27.03.15 11:55



Le soleil après l'orage
• Feat Satsuki Momoi •




Les yeux de Satsuki étaient encore tout ensommeillés quand elle ouvrit les paupières. Cela lui donnait un petit air de chaton venant à peine de se réveiller. L'impression fut décuplée quand elle frotta doucement ses yeux de ses poings serrés. Une enfant.... Shun avait l'illusion d'être plongé des années en arrière dans le passé de la belle manager et de la voir, à peine âgée de quelques années, après un réveil particulièrement difficile. Il avait de plus en plus l'impression d'être un petit frère prenant soin de sa jeune sœur.... Comme avec Mai.... Une nouvelle petite sœur à protéger, à rassurer, à chérir.

La voix de Satsuki était encore un peu faible quand elle lui demanda s'il avait pu dormir un petit peu. Shun acquiesça d'un signe de tête en guise de réponse. Il n'avait pas l'impression d'avoir dormi. Il pensait avoir plutôt avoir somnolé, à demi bercé entre la conscience et le sommeil, calquant sa respiration à cette de Satsuki lovée contre lui. Il ne se souvenait pas d'avoir rêvé de quelque chose en particulier. Il s'était juste laissé emporter par des pensées plus ou moins agréables.

Les yeux de Shun se posèrent sur le poignet de son amie lorsque celle-ci retira son atèle. L'articulation était toujours fortement gonflée mais elle semblait déjà plus jolie à regarder. Ou bien n'était ce qu'une impression. Il aurait bien aimé prendre le poignet dans ses mains pour regarder un peu plus précisément l'état de l'articulation mais elle replaça l’atèle avant qu'il n'ait eut le temps de faire quoique ce soit. La petite maline voulait encore s'occuper de ses soins toute seule....

Il l'écouta parler de ses cauchemars plus fréquents en ce moment et malgré la mine rassurée qu'elle voulait afficher, Shun ne pouvait s’empêcher d’être inquiet. Il craignait plus que tout que Satsuki soit encore malmenée par ce cauchemar ou un autre lors de la prochaine nuit. Il avait vu de quelle manière elle s'était accrochée à lui malgré son sommeil. Il avait entendu son souffle se raréfier et son corps se mettre à trembler lorsqu'elle prononçait le nom des personnes auxquelles elle tenait tant. Qu'avait-elle vu de si affreux ? Qu'avait elle vécu dans son sommeil pour que ça puisse la perturber au point d'appeler le nom de ses amis de cette façon ?

Shun laissa glisse ses lèvres sur son front pour lui offrir un baiser qui se voulait rassurant. Il dormait dans la chambre juste à coté et il se fit la promesse que s'il entendait Satsuki cette nuit, il n'hésiterait pas à aller la rejoindre pour essayer de l'apaiser du mieux qu'il pouvait.

Après s’être relevé et avoir prit ses béquilles, il avait tendu la main vers son amie pour l'inviter à le rejoindre. Ses béquilles ! Ça ne faisait pas encore une journée complète qu'il en avait déjà marre ! Heureusement il semblait que demain son pied pourrait de nouveau être posé sur le sol, lui permettant de se déplacer plus facilement. Il avait déjà hâte d'y être.

Shun sortit de la chambre d'ami et commença à dés cendre les escaliers en prenant soin de ne pas chuter. C'est la voix de Satsuki l'interrompit dans son élan et le jeune garçon tourna la tête pour la regarder. Elle paraissait gênée, le regard fixé sur ses pieds, tête baissée. Elle était visiblement embarrassée et lorsqu'elle le remercia timidement, un sourire illumina le visage du jeune garçon. Le remerciait-elle d’être resté auprès d'elle pour veiller sur son sommeil ? Ou bien, de lui avoir proposé de venir passer quelques jours ici pour ne pas être seule dans sa grande maison ? Il avait l'impression que ce remerciement était bien plus lourd de sens qu'il n'y paraissait au premier abord. Shun pencha légèrement la tête sur le coté en la regardant

« Merci à toi. Merci... de m'avoir parlé au parc, de m'avoir proposé de venir me réfugier chez toi.... Et merci d'être là aujourd'hui »

Son sourire resta encore affiché sur ses lèvres alors qu'il reprenait la descente fastidieuse des escaliers. La maison était silence à telle point que Shun doutait encore de la présence de ses sœurs. C'est lorsqu'il pénétra dans le salon et qu'il trouva un petit mot posé en évidence sur la table qu'il eut confirmation de ses doutes.

L'écriture aux lettres arrondies de Mai s'étalait sur le morceau de papier. Shun le prit entre ses mains et commença à parcourir les différents caractères notés. La plus jeune de ses sœurs expliquait qu'Aya était partie à la bibliothèque universitaire pour bosser sur un mémoire qu'elle devait rendre rapidement. Quant à elle, elle était allé rejoindre Shizuku et Aya Midormina au terrain de street basket deux rues plus loin. Le mot précisait enfin qu'elles seraient toutes deux revenues en fin d’après midi pour la préparation du sukiyaki dont elles avaient acheté tous les ingrédients pour le repas du soir.

Sukiyaki ! Shun en salivait par avance ! Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas mangé ce plat! Son ventre émit un nouveau grognement disgracieux et Shun pinça un peu les lèvres mal à l'aise. Avant de penser au sukiyaki, il fallait déjà penser à quelque chose à se mettre sous la dent pour caler sa faim imminente.

Il reposa le petit papier sur la table et se tourna vers Satsuki pour lui récapituler la situation

« Aya est partie à la bibliothèque. Mai est avec Takao et Midorima partie jouer au basket. Elles rentrerons plus tard. Elles sont allées manger en ville.... du coup... je crois qu'on va devoir se débrouiller seuls pour cuisiner. »


La petite mine contrite en disait long sur l'appréhension qu'il ressentait face à la dure réalité qui était la leur : devoir cuisiner ! Non pas que Shun doute des capacités culinaires de sa précieuse amie dont il avait d'ailleurs eut tout le loisir de goûter à l'immense talent la veille... Il était seulement en train de se dire qu'il fallait laisser le pot de mayonnaise à bonne distance de la manager de Tôô ! Lui même n'était pas particulièrement expert derrière les fourneaux et c'est avec un petit peu d'angoisse qu'il se demandait ce qu'il pourrait préparer quelque chose de suffisamment bon pour ne pas se ridiculiser.

De sa démarche claudicante il se dirigea vers la cuisine. Il attrapa un tablier bleu qu'il enfila avant de le nouer maladroitement dans son dos. Les longues mèches de ses cheveux noirs lui tombaient sur le front et Shun hésita un instant en se demandant s'il ne serait pas préférable de se les attacher avec des barrettes qui se trouvaient dans la salle de bain. Il lui arrivait fréquemment de faire ce genre de chose lorsque ces cheveux l’embêtaient comme c'était le cas en ce moment. Mais la perspective de savoir que Satsuki pouvait le voir ainsi eut tôt fait de refroidir ses ardeurs. Il se passerait de barrettes ! Il ne voulaient pas risquer de passer pour.... une lopette !! Et il avait la flemme de se déplacer jusqu'à la salle d'eau avec ses béquilles encombrantes ! Du coup, laissons ses cheveux lisses tranquilles !

« Bon ! Quand faut y aller.... »

Il adressa un sourire à Satsuki avant de se diriger vers le frigo

« C'est partie pour un super plat gastro....nomique ! Ou gastro-entérite ! A toi de juger ! »

Il se mit à rire avant de regarder les ingrédients qu'ils pouvaient utiliser pour préparer quelque chose qu'il espérait malgré tout mangeable. Satsuki lui avait avouer avoir faim et il ne voulait pas qu'elle reste avec un estomac criant famine. Que l'on accuse pas Seirin d'avoir voulu évincer la belle manager de Tôô ! Un peu de fair play que diable !

Shun sortit quelques œufs et la sauce soja ainsi que la pâte de nori. Il se pencha pour attraper une poelle rectangulaire dans un des placards et posa cette dernière sur le plaque vitrocéramique de la cuisine.

Il fit un sourire à Satsuki alors qu'il attrapa un saladier en verre vide

« Tu aimes le tamagoyaki ? Je pensais que l'on pourrait faire ça avec des onigiris qu'est ce que tu en penses ? »

Le jeune garçon commença à casser les œufs dans la saladier puis il ajouta quelques cuillères à soupe de sauce soja à la préparation qu'il était en train de battre vivement en omelette. Il ne voulait pas embêter Satsuki en lui demandant de l'aide pour cuisiner ; Elle avait déjà un poignet abîmé et il ne voulait pas qu'elle sollicite son articulation plus que de nécessaire. Seulement il commençait à bien connaître la jeune fille et il savait qu'elle n'était pas du genre à rester les mains dans les poches à attendre que tout lui soit déposé dans l'assiette sans qu'elle puisse apporter son aide. Elle allait inévitablement demander à aider et Shun ne savait plus trop s'il devait écouter sa conscience lui indiquant de refuser au risque de la vexer, ou bien d'écouter sa raison qui lui dictait de la faire participer pour peut être lui apprendre un peu

Shun décida d'opter pour la seconde solution... Il ne savait pas si Satsuki aimait faire la cuisine ou si au contraire elle détestait ça. Ce qu'il savait en revanche c'est qu'elle avait l'air d’être blessée par son manque de talent culinaire. Sans doute devait elle se dire qu’être une fille et ne pas savoir faire cuire un œuf était quelque chose de honteux pour sa vie future auprès de son mari ? Shun se décala sur le coté et il lui tendit les longues baguettes qu'il avait utilisé pour fouetter l'omelette

« Est ce que tu veux bien m'aider un petit peu ? Le temps que je démarre l'autocuiseur pour le riz des onigiris …. »

Shun avait l'impression de marcher sur des œufs... Rien a voir avec l'omelette en cours de préparation ! Il était partagé entre l'envie de laisser Satsuki de coté car elle était l'invité de la maison et n'avait pas à cuisiner. Mais il ne voulait tout de même pas prendre le risque de la laisser se sentir à part comme s'il n'avait pas confiance en ses capacités culinaires. Ce n'était pas du tout le cas en plus. Izuki était rompu à l'exercice de la dégustation des plats immangeables de Riko ! Il n'avait pas peur de ce que Satsuki Momoi pouvait cuisiner et, à condition qu'il n'y ait pas de crevettes dedans, il se sentait le courage de manger n'importe quoi préparé par ses soins ! Témérité quand tu nous tiens ! Ou serait ce de la folie à ce niveau ?

Shun laissa donc l'omelette à la douce préparation de son amie alors qu'il s'attelait à l'autocuiseur pour le riz. Il remplit le bon volume d'eau dans la machine puis installa les grains de riz dans le compartiment prévu à cet effet. Il n'avait pas vraiment la notion des quantités et dosa le riz un peu au pif, espérant tout de même ne pas en faire pour tout un régiment ! Il revient ensuite prêt de Satsuki et déposa un petit baiser sur sa joue

« Fais attention à ton poignet surtout, je ne veux pas que tu te blesses davantage. Mais merci ! Merci de m'aider ! Je suis sur qu'elle sera super bonne notre omelette ! »










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Le soleil après l'orage [ PV Satsuki Momoi ]

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