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 Elle ressemblait à sa poupée ♫ Murasaki || Loading 100 %

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MessageSujet: Elle ressemblait à sa poupée ♫ Murasaki || Loading 100 %   10.11.13 14:10


Kazunaga Murasaki




Généralité
  • Nom : Kazunaga
  • Prénom : Murasaki
  • Surnom : Murachin, Saki.
  • Age : 16 ans
  • Date de naissance : 14 décembre
  • Nationalité: Japonaise
  • Taille : 170
  • Poids : 56
  • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.
  • Statut social : Aisée, née d'un père producteur de talent. Elle est devenue mannequin par le bias d'un magazine.
  • Situation familiale : Cadette d'une famille de trois enfants dont une sœur et un frère ainé// Célibataire occasionnelle, puisqu'elle réserve son cœur pour le jour ou peut-être Murasaki posera les yeux sur elle. en attendant elle a tendance à changer souvent de petit ami.
  • Etablissement : Yosen.
  • Double Compte : NON
  • Avatar : Original, par Takenaka.


Caractère
Et en plus tu mens.

Tu mens lorsque tu dis que tu n'es pas triste, que tu n'as pas pleuré et que la situation te convient. Quand tu dis que tu dors la nuit et que savoir qu'il ne te hait pas te suffit, que tu veux juste rester à ses côtés. Tu n'as besoin de rien. Tu mens. Quand tu ris aux éclats alors que tu es profondément blessée, parce que tu sais bien qu'il ne te regarde pas. Pas comme tu voudrais. Quand tu dis que tu es heureuse, alors que moi je vois bien que tu n'as plus souri pour de vrai depuis si longtemps. Quand je vois ton regard fixé sur l'horizon. Sur une personne qui n'est pas là. Tu t'oublies lentement, mais sûrement. Pour lui. Pour lui qui ne te voit pas. Tu te défend. Tu le défends, mais je t'ai vue grandir et je sais : tu te résume à lui. Va-t-il bien ? Est-il en colère ? Aime-t-il ? Acharnée. la plus part des filles auraient abandonné depuis longtemps tu sais ? Mais tu fiches ta vie en l'air, amoureuse d'un  égoïste. Parce qu'il refuse de te voir. Quel homme ne se rend pas compte de l'affection d'une fille quand elle est aussi manifeste ? Tu as tout fait, pour lui. Uniquement dans ce but. Parce que tu es amour. pour lui c'est vrai, mais pour tout. Pour les gens qui passent, pour moi, pour le soleil qui passe ce jour là. Et j'espère, j'espère du fond de mon cœur qu'il n'éteindra pas cela. Tu t'émerveilles comme une enfant. Tu t'émerveilles du temps qui passe, du jour qui laisse place à la nuit, de la chenille qui deviens papillon... tu es petites joies passagères. tu a toujours été comme ça même toute petite. Heureuse, simplement. Parce que ce matin là, la mésange sous la fenêtre du salon avait pondu un œuf, parce qu'on t'avait souri, parce que lui il semblait bien ce matin là.

Tu mens, lorsque tu dis que tu es heureuse s'il l'est. C'est faux. Bien sur que ça l'est. Son bonheur te blesse et je le sais. Je ne le sais parce que dans le fond tu ne supporte pas. Les autres filles. Pas même ta sœur. Notre sœur. «  Elle n'est pas moi ! Pas elle. Pas elle. » tu es Egoïste toi aussi. Tu penses que si ce n'est pas toi, alors ça ne sera personne. Mais tu gâches ta vie. Et tu pleures. tu as toujours eu les larmes faciles. des larmes de tristesse, de joie, de rage. De crocodile. Capricieuse petite princesse. je me demande parfois tu sais ? Si c'est pour ça que tu l'aime tant. Parce qu'il t'échappe. Parce qu'il ne cède pas à ton caprice. Mais tu a l'air si sincère lorsque tu lui souris, lorsque tu l'attends. Je te vois rougir de plaisir jusqu'à la racine des cheveux lorsqu'il pose les yeux sur toi. Tu profites pourtant. Tu profites du fait que tu sois jolie, tout le temps. Parce que les garçons aiment les jolies filles et tu le sais. Tu sors avec eux. Rarement pour les bonne raisons, et tu te venges. Tu te venges du peu d'affection que lui te donne en laissant les autres t'aimer toujours plus et tu fais des caprices. De petite fille. De fille malheureuse. Mais personne ne vois. Parce que tu a le plus beau sourire du monde. Ta fausse gentillesse. Tu es intéressée, souvent. Tu ne vas jamais vers les gens tout à fait par hasard. Tu dis que c'est le destin, moi je pense que c'est simplement l'instinct. Tu attires à toi les gens. Parce que tu rayonnes. C'est un charisme étrange. Pas animal, non tu es une délicate petite fleur. Ma petite fleur. Et je sais que je ne suis pas le seul à avoir envie de te protéger. Toujours de tout. Je t'aime tellement, que je pourrais t'arracher les jambes pour que tu ne partes jamais, te crever les yeux pour que tu arrêtes de le voir, lui.  Et je ne suis que ton frère. Venimeuse petite fleur. Mon bourgeon. Tu es l'amour de mon cœur, le délice de mes yeux, mon plus bel amour et ma plus grande déchirure.

Plusieurs fois j'ai eu envie de le frapper. Pour qu'il te demande de partir. Pour qu'il s'éloigne de toi. Pour que tu arrêtes de souffrir. Mais tu aimes  ça. Tu l'aimes lui et tu penses que ta souffrance à une raison.

Mais, tu mens.

Moi je vois, comment tu t'effondre, quand tu penses que tu es seule. Moi j'ai vu combien tu essayais toujours plus. Meilleure de la classe. Jolie comme un cœur. Alors pourquoi ce doit être  lui ? agressive tu es douée avec les mots et tu sais en faire des armes, autant de dagues qui transpercent. Parce que tu sais t'oublier complètement pour analyser l'autre et trouver, même si cela dois te prendre des mois la blessure encore ouverte qui le fera le plus souffrir. Tu pleures aussi souvent que tu ris. Mais dis moi, ma fleur quand as-tu commencé à afficher ce sourire de concordance qui me brise le cœur. Tu es vive pourtant. Alors pourquoi tu ne te dépêtres pas de cette situation ?  Ta sœur ne te parles plus. Asahi ne t'as jamais pardonné tu sais ? D'avoir réussi là ou elle a échoué. Tu mens. Rien ne vas et rien n'ira jamais tant que ...
Histoire

– 0 –

« _Nee-chan, je crois, que je suis amoureuse du garçon que tu aimes. »

Nous n'avons pas toujours été aussi distantes toutes les deux. Si tu te souviens bien, nous étions même très proches toutes les deux avant que tu n'entres au collège. Tout allait bien. Tu étais un bébé adorable, une petite fille délicieuse et tu allais devenir une adolescente ravissante. Mais tu a tout gâché un matin d'avril. Parce que, oui, tout est de ta faute. Si seulement tu n'avais pas...pourquoi as-t-il fallu que ce soit lui ? Tu sais, Murasaki, j'aurais pu te pardonner. Te pardonner d'être amoureuse. J'aurais pu tout te pardonner seulement, lorsque je t'ai vu avec elle devant le gymnase, j'ai senti la colère monter dans mon cœur. Les années passant j'ai appris à cultiver cette rage.  Les choses ont changé pourtant. Je ne peux pas dire que je suis encore amoureuse d'Atsushi. Je n'ai jamais eu ma chance avec lui et je n'ai jamais été patiente. J'ai simplement laissé tombé mais, tu vois, je pense que j'ai été blessée. Par ta sincérité , ta spontanéité et ton audace. Tu t'es approchée de lui. Et je pense que tu as toujours su que ça te détruirait. Tu savais, parce que tu devines souvent bien, qu'on ne restait pas à côté d'un génie comme lui sans être blessé. Ton cœur est en miette et ton amour propre aussi. Mais tu restes à ses côtés. Droite. Souriante. Tu es forte. Je pense que c'est pour ça que je n'arrive pas à te pardonner. Parce que tu a accepté cette vie là, sans te soucier de toi. Tu a toujours été la plus douée pour ça. Pour aimer. Tu a un sens du sacrifice que je n'aurai jamais. Et je suis partagée entre l'envie de te voir souffrir encore et celle de le voir répondre à tes sentiments parce que ta situation m'est insupportable. Parce que je ne sais pas comment tu peux faire face, être toujours debout après toutes ses années dans son ombre. Toutes ces années avec lui qui ne grandis pas. Insensibilité. As-tu seulement une idée de ce que lui ressent ? As-tu seulement une chance ? Jusqu'où iras tu pour lui ?

N'importe où.

Bien sur. Tu le suivrais jusqu'en enfer et même, l'enfer c'est pas grand chose à côté de la peur que tu as de le voir s'éloigner. Tu as appris à aimer seule. À l'aimer en silence et sans murmures. Sans armure. Sans rien attendre rien en retour, pas même un regard. Tu attends. Je ne sais pas quoi, toi même tu ne le sais pas, mais tu attends. Et je t'en veux d'être si passive. Je me dit que si tu t'étais déclarée, à l'époque alors peut-être que les choses seraient autrement aujourd'hui. Qu'il t'ai acceptée ou rejetée. Tu aurais pu pleurer tout ton soul et passer  autre chose s'il t'avait seulement repoussée mais …ça n'est pas arrivé n'est pas ? Je te déteste pour ça aussi. Parce que tu pourrais lui cracher au visage : Personne ne t'aimera jamais autant que moi. et que ça serait vrai. Personne ne peut aimer plus que tu aimes, avec passion tendresse et jusqu'à la totale abnégation de soi. Il n'y a personne d'autre qui puisse. Personne. Je le sais et je ne t'en veux qu'encore plus. Aigreur et amertume. J'aurai adoré pouvoir me dévouer cœur et âme à lui, à tous les autres. J'aurais tant aimé pouvoir crier que je serais à jamais la seule. Mais ça aurait été un mensonge. Tu mens beaucoup pour lui. Quand tu es triste, malade. Malade d'amour et vois ! Vois comme l'amour rend dingue et dingue tu l'a toujours été. De lui. Lui. Lui. Lui. Toujours et encore lui. Ton monde s'écroulera-t-il le jour il sera lassé de ce petit jeu ? Le jour ou tu ne pourras plus être avec lui. Parce que vous ne fréquenterez pas la même université. Parce qu'il sera basketteur professionnel et que tu ne pourra pas le suivre. Ce jour là dis moi, Murasaki : que feras-tu ? Le destin. Tu parles. Jusqu'où vas tu foutre ta vie en l'air ?

Jusqu'au bout s'il le faut.

Naturellement. Tu es folle. Mais tu sais, chérie : il ne le voit pas comme ça et il ne le verra jamais de cette façon. Sinon, il l'aurait fait depuis longtemps. Tu la suivis jusqu'au lycée et pour quel changement?aucun. Dans un sens je dois dire que tu es dangereusement pitoyable. Et c'est plus que je ne peux en supporter. Tu a l'air heureuse. Comme l'idiote que tu es. Naturellement tu es bonne à l'école, mais stupide. Bornée. Pourquoi ne peux tu pas simplement admettre qu'il n'est pas pour toi ? Trouver quelqu'un qui t'aimera. Pourquoi faut-il que ça soit lui ? Il y a tant et tant d'autre garçon qui se jetteraient à tes pieds si tu le leur demandais. Lorsque je t'ai dit cette année là que j'étais amoureuse d'un garçon de ta classe, tu m'as souris. Tu as dit que tu m'aiderais. Nos salles étaient collées l'une à l'autre. Tu partageais la tienne avec Murasakibara Atsushi du club de basket et le reste de ton temps avec Momoi Satsuki. Je ne sais pas comment , mais vous étiez rapidement devenues de bonnes copines. Tu m'as trahie finalement. Tu as commencé à parler à Atsushi, à rire. À l'attendre, il a accepté de toi que tu restes à ses côtés. Pour son plaisir égoïste sans le moindre doute, mais comme je t'enviais. Tu te souviens ? Tu pleurais ce jour la sur le chemin du retour. Tu avais assisté à l’entraînement. Tu pleurais, tu as toujours beaucoup pleuré pour des raisons diverses et variées. Souvent stupide je pense. C'est moi qui ai définitivement brisé toute la confiance que tu pouvais avoir en moi. Parce que je t'ai brutalisée.  Lorsque tu m'as avoué entre tes larmes que... :

« _Nee-chan, tu sais...je crois, que je suis amoureuse du garçon que tu aimes... »

je t'ai giflée. Une fois. Deux fois. Ça ne pas m'a pas soulagée. Mais je sais aujourd'hui que si j'ai réagi de manière aussi brutale : c'est parce que je savais. Que si l'une de nous deux devait avoir sa chance : alors ça serai toi. Parce que je savais déjà combien tu serais amoureuse. La proportion que les choses prendraient. Tu m'as forcée à abandonner l'amour que j'avais pour lui. C'est de ta faute.

Nous n'avons pas toujours été aussi distante, tu sais , Murasaki ? Si tu te souviens, nous étions très proche avant d'entrer au collège. Je ne t'ai jamais pardonné Murasaki. Jamais et c'était mon choix.

– I –

Sans parler des choses futiles. Après tout, Murasaki était née comme tous les autres enfants. D'un père et d'une mère. Dans l'amour. C'est ainsi que les choses se passent le plus souvent. Elle n'avait pas été sincèrement désirée. Pas de suite en tout cas. Elle était arrivée onze mois après sa sœur. Un charmant accident. Mais elle avait été entourée de tout l'amour que ses parents avaient. Ça n'était pas peu dire. Et pour être honnête : c'était un nourrisson d'une banalité affligeante. Pas de troisième œil. Pas de cheveux verts. Sa mère avait recompté quatre fois ses doigts et ses orteils pour s'assurer qu'elle en avait bien cinq à chaque main, chaque pied. Elle l'avait fait avec ses deux enfant précédents. Murasaki. La petite dernière. Yoji, Asahi et Murasaki. Il n'y aurais pas d'autre enfant après eux. En dépit de la surprise générale qu'avait provoqué l'arrivée de la seconde petite fille, rien ne changea dans la famille. Kazunaga Kojiro passait ses journées entre les auditions, les réunions avec l'audimat et les appels intéressants de divers managers. Il avait monté son entreprise  treize ans plus tôt et rapidement cette dernière avait connu un succès florissant. C'était par le biais de son travail qu'il avait rencontré son épouse. Rasen était l'une des trois professeurs de théâtre de l'agence. Quand aux raisons qui firent qu'un homme aussi terre-à-terre puisse aimer et être aimé par une femme aussi évaporée et enfantine que Rasent, personne ne les sus jamais. Quelques années après leur mariage naquît un premier enfant. Yoji. Un fils. Il avait fallut ensuite huit ans pour que les jeunes parents se décident à remettre le couvert familial sur la table.

C'était tombé d'un seul coup, entre le dessert et le café. Yoji, chéri. Ta mère est enceinte. Tu va avoir une petite sœur. Veux pas. Dommage. J'voulais un chien. C'est presque pareil.  Dans une autre famille le gamin aurait probablement pris une bonne gifle, enfermé dans sa chambre jusqu'à nouvel ordre. Pour une raison ou pour une autre, la comparaison ne semblait pas choquer la jeune mère plus que de raison. Le père semblait s'en satisfaire. Yoji était donc passablement furax dans un premier temps et fini par se dire que ce n'était peut-être pas plus mal, finalement. Inconstance. Pauvre môme. En tout cas l'arrivée de Asahi avait été désirée, attendue et tout c'était passée pour le mieux. C'était pour cette raison que le 13 Décembre au soir lorsque Rasen téléphona à son époux pour lui dire qu'elle avait de terribles contractions, l'annonce fut prise pour une plaisanterie.  Chérie, tu as accouché en janvier dernier. Kojiro, je plaisante pas. Hôpital, ambulance.

14 décembre, 4 heures du matin. Kazunaga Murasaki. Déni de grossesse.

Embarrassante situation. Pourtant, Murasaki avait été accueillie comme un cadeau, un trésor. Fragile bébé. Fragile et délicieuse petite princesse. Dans une couveuse d'abord. Elle n'avait quitté la maternité que trois semaine après. Sage. Bébé silence. Pendant un moment ils avaient craint qu'elle ne soit muette. La suite leur avait appris que ça n'était pas le cas. Elle avait été un bébé supra bavard et colérique.

Murasaki-chérie, maman comprend pas ce que tu veux.  Gazouillis. Ne t’énerves pas, maman fait comme elle peut. Bébé capricieux. Délicieuse enfant. Congé maternité et précautions.

« _Maman pourquoi on peut sortir Asahi avec la poussette et pas Murasaki ? »
« _Elle est fragile Yoji-chéri. Trop fragile pour ça. »

bébé porcelaine.

Il ne se passe jamais rien de formidable dans la vie d'un enfant fragile et pour tout dire : Murasaki n'avait pas échappé à la règle. Lorsque son frère partait pour l'école et sa sœur pour le jardin d'enfant, elle restait là. À la maison avec sa mère et les jouets qu'elle avait en commun avec Asahi. Elle pleurait beaucoup. Rasen ne savait pas quoi faire. Elle ne supportait pas de voir sa petite pleurer sans pouvoir rien faire. Souvent malade. Souvent alité. Rarement dehors. Même au primaire. Même au primaire. C'était sans doute à ce moment là que -sous-jacente- la rivalité entre Asahi et elle était née. Tout le monde se prenait d'affection pour les fillettes à la santé fragile. Souvent absente, souvent fiévreuse.

Aki-kun. Troisième année de primaire. Premier amour en commun, première défaite. Asahi-chan, désolé, mais je suis déjà l'amoureux de Mura-chan. Makoto-kun aussi, pas vrai ?

Moi je préfère, Yoji-nii. Oui, quant elle sera grande Murasaki se marira avec Yoji. Yoji est d'accord. Elle insiste elle écrit sur un papier, il promet. Il signe. Elle rit.  Tout va bien. C'est une famille comme les autres. Comme toutes les autres. Une famille tout ce qu'il y a de plus normale dans une maison. Une maison aux murs de brique rouges et aux volets bruns. Une famille tokyoïte comme il y en a tant. Comme il y en avait toujours eu et comme il en aurait toujours. Un jour comme tous les autres. Pas de feu. Murasaki était une bougie qui brillait faiblement en attendant de pouvoir embraser l'âtre de son cœur.

– II –

« _Je m'appelle Kazunaga Murasaki. Enchantée de faire votre connaissance. »
« _Je vous demande d’accueillir, chaleureusement votre nouvelle camarade, elle a été très malade pendant ces deux dernières semaines et n'as donc pas pu assister aux cours. »

Ce jour là, deux semaines après la rentrée officielle, la nouvelle étudiante de Teikou prenait place au dernier rang, contre la fenêtre. Parce qu'elle était plus grande que bien d'autres élèves ; c'était une constante. Même de longues années après : elle serait plus grande. Gentille petite. Brave enfant. Ça n'était pas à ce moment là qu'elle avait rencontré Murasakibara Atsushi pour la première fois. Il était dans sa classe cette année là, mais elle n'avait pas fait plus attention à lui qu'à une autre personne.  Il n'y avait pas de raison particulière à ce moment là. Pas la moindre. Après tout il était un jeune garçon comme les autres.  Dans la classe à côté, Asahi était venue la rejoindre pour passer un moment avec elle. Pour l'aider à s'habituer à ce nouvel environnement. Mais ,elle n'en avait pas eu besoin, d'aide. Sa cadette s'était toujours relativement débrouillée dans ses relations avec les autres. Elle ne le savait pas, Asahi : mais c'était cette qualité qui allait la perdre, elle. Parce qu'elle perdrait rapidement tout ce qu'elle avait pu construire. Elles si soudées, si sœur. Tellement une. Séparées à jamais pour une histoire stupide. Qui d'autre que Murasaki aurait choisi l'amour à la famille ? Elle tenait cela de sa mère. Oui, sans aucun doute. Après tout elle n'existait que si elle avait quelqu'un à aimer. Son soleil et le feu de son âme.

« _Je suis Mariko. Tu peux me demander si tu as besoin d'aide. Tu as une sœur jumelle, c'est ça. »
« _Merci. Non. Asahi est ma sœur aînée. En réalité nous sommes de la même année mais c'est un hasard. »

Mariko était une fille très gentille. Un peu trop langue de vipère, mais très gentille et de toutes les manières, Murasaki n'avait pas à parler pour ces choses là. C'était tout a fait par hasard. Par hasard qu'elle avait rencontré Momoi Satsuki sur le chemin de la bibliothèque. La jeune fille aux cheveux roses l'avait détaillée un moment, avant de lui adresser un grand sourire. Murasaki le lui avait rendu, par politesse. D'une certaine manière l'autre semblait la connaître, chose qu'elle ne s'expliquait pas. Elle était sure qu'elle ne la connaissait pas.

« _Tu es Murasaki-chan, c'est ça ? Ta sœur m'as parlée de toi. On est dans la même classe. Vous vous ressemblez beaucoup. »

Elle avait hoché la tête. Que pouvait-elle répondre à ça ? Oui elles se ressemblaient étrangement. C'était pour ces raisons qu'on avait longtemps crus qu'elle étaient des jumelles. Pourtant objectivement, côte à côte elles étaient parfaitement différenciable. Murasaki était la plus grande, Asahi avait les cheveux plus foncés. Murasaki avait les yeux gris. Asahi les cheveux très lisses. Ceux de Murasaki se rebellaient sans cesses.  Elles étaient différentes. Très différentes et elles se plaisaient à cultiver cette dissemblance. Parce que c'était uniquement pour cette raison que leur lien était si fort. Complémentaires. C'était aussi ce point particulier qui les ferait éclater le plus facilement du monde. Trop de différence. Trop de fierté. Trop. Tout était trop a cette époque.

« _Tu tombes bien, je te cherchais. Tu as raté les inscriptions pour les clubs. Je suis venue te proposer de venir voir le club de basket. »
« _Mais je ne peux pas... »
« _Je sais que tu ne peu pas faire de gros effort. Asahi-chan me l'as dit. Mais je sais aussi que tu aimerais pouvoir, je te propose juste d'essayer de tirer un peu. Pour te faire plaisir. Prend ça comme un cadeau de bienvenue ! Au fait. Je suis Satsuki. »

Un sourire. Un vrai cette fois.  Complices . Asahi avait clairement dit qu'elle ne devait pas s'approcher du gymnase. Il ne fallait pas qu'elle soit tentée par toutes ces choses qui lui feraient du mal très certainement. Entre temps Kazunaga Yoji était venu pour intervenir en temps que représentant de ses parents auprès du principal.  « Murasaki a besoin d'être traitée normalement. Laissez la faire du sport si elle veux, à son rythme. » et Satsuki avait lu ce dossier, d'une certaine manière elle était parfaitement d'accord. Lorsqu'elle voyait ce visage enchanté elle se disait définitivement qu'elle avait bien fait. C'était un nouveau départ qu'elle lui offrait, une nouvelle chance. Elle ne pouvait pas savoir que de toutes les manières, Murasaki ne pourrait vraiment pas suivre un entraînement complet. Médicalement incapable organisme affaiblit par une grossesse non contrôlée. Jamais les choses ne changeraient et tout le monde s'en doutait. Pourtant...pourtant, Murasaki s'était pointée comme une fleur dans le gymnase ce jour là accompagnée de sa nouvelle compagne. Quelque tir et des éclats de rires. Tu t'y prend mal Murachan, vise là. Oui comme ça, tu vois ?! Sourire encore. Les choses de la vie. Le rêves de toutes les petites filles. Être dans le vrai monde. Son rêve à elle. Tu es essoufflée, Murachan ! Ça qu'est-ce que...C'est normal. Tout va bien. Rien n'est jamais allé aussi bien de toute ma vie. Une pluie de comètes.  Nouvel essais.

« _Satsuki-chan ? L’entraîneur m'as proposé d'aider le club. Il veux faire de moi la manager du club féminin. J'ai essayé. Mais je ne peux vraiment pas courir. »
« _Je m'en doutais. Mais tu t'y connais en basket n'est-ce pas ? »
« _Un peu. Mon fère y joue depuis le collège, il est dans l'équipe de l'université de Todaï. Ils participent aux nationales universitaires. »
« _Asahi-chan ne m'en as jamais parlé ! »
« _Je pense qu'elle n'aime pas vraiment le basket. Je peux demander à Yoji s'il veux bien venir un jour. »

La rose hocha positivement la tête. Kazunaga Yoji numéro 4 de l'équipe première de Teiko huit ans plus tôt. Il avait sa place sur le mur des trophées et des génies. C'était une équipe totalement différente de celle qui se construisait peu à peu actuellement mais qui entrerai elle aussi dans la légende du collège Teiko. Jusqu'à la fin à cette époque là l'équipe s'était affichée en tête de tous les classements. Ils avaient eu leur part de gloire. L'encre avait coulé. Yoji était allé au lycée à Rakuzan et était allé à l'inter-high, à la winter-cup avant d'intégrer l'équipe de Basket de l'université de Todaï un an plus tôt. Naturellement, il était le genre de joueur dont les conseils étaient les bienvenus. Bien qu'il fut à douter qu'Akashi Seijuro qui avait récupéré le maillot 4 ne soit envieux d'écouter ces vielles histoires. C'était même carrément improbable.

C'était ce jour là qu'elle l'avait vu pour la première fois. À ce moment la dans le gymnase. Lancer ce qui plus tard deviendrait cette attaque si violente que personne ne pourrait arrêter. La première fois. La première fois qu'elle poserait les yeux sur ce numéro 9 qui marquerait un jour un total de 100 points à lui seul lors d'un match. Murasakibara Atsushi l'ignorait alors mais il deviendrai le point de rupture entre deux sœur qui s'étaient toujours adorées. Il s'insinuerait en elles, entres elles comme la mousse passe d'un arbre à l'autre.   C'était seulement de l'admiration, au début pourtant. Des étoiles dans les yeux face à quelque chose qui lui serai à jamais inaccessible. Il y avait eu un paquet de mikados partagés, découverte d'un monde à part.

« _Tu l'aimes bien, Murasakibara-kun » Avait déclaré Satsuki à son amie, comme un simple constatation. L'autre avait rosis.
« _On dirait un petit enfant... »

s'en est un. C'est pour ça que tu dois t'éloigner, Murasaki, avant qu'il ne t'arrache les ailes à mains nues. Il n'as pas besoin de toi. Il se fiche de savoir tu sais ? De savoir que tu seras toujours de son côté : quoiqu'il fasse. Murasaki.Murasaki. Tu t'es passé toi même la corde au cou : il a poussé la chaise par accident.

– III –
Par malchance l’emploi du temps de l'équipe première féminine de Teiko ressemblait beaucoup à celui de l'équipe masculine. Ce qui m'as valut l'honneur de les côtoyer presque non stop pendant toute ma scolarité. Pour une fille qui ne peut pas pratiquer de sport, c'était de la torture. Mais j'étais fascinée. Qui ne l'aurais pas été ? Ça m'as aussi mise dans l'embarras. J'ai du répéter une bonne centaine de fois que je ne m'occupais que des équipes féminines qui ont d'ailleurs doublées de volume après que la génération des miracles ai connu un grand succès des leurs début.

Je devrais commencer mon histoire par ma rencontre avec Momoi Satsuki. C'est ce qui m'as mise dans cette situation, pour commencer. Pas devenir manager, non : ça c'était l'entraîneur. Je veux parler de la situation « je suis tombée amoureuse de Murasakibara Atsushi. » à mon crédit je dois dire, que c'était un accident. Je vous vois arriver : mais ce n'est pas grave ! Tu as de la chance tu le vois presque tous les jours. Je vous arrête de suite. En vérité ce n'est pas aussi simple, parce que parmi tous les garçons de cette école , il a justement fallut que ce soit lui. Ce qui est embarrassant en vérité, parce que ma propre sœur l'aime aussi. Ça calme hein ? Mais pour tout dire, tout a commencé il y a deux ans. Et je peux vous assurer que ce n'est que la surface du problème. Tout se serait passée différemment je pense si je n'avait pas pactisé avec le diable en devenant l'amie de Satsuki. Il y  des jours où je regrette. J'adore Satsuki, ce n'est pas la question. Mais pour tout dire c'est son amitié qui m'as jetée dans cette histoire complètement tordue. En tout cas quand je suis arrivée il y a deux ans, Asahi avait déjà arrêté son choix sur Atsushi et m'as demandé de l'aider à l'approcher, justement parce que j'étais la manager de l'équipe féminine, situation qui avait découlé presque naturellement de ma rencontre avec Momoi qui m'avait présentée à l’entraîneur des filles. Jusque là tout allait relativement bien. Oui, c'est après que les choses se sont corsées.

J'ai regardé une première fois, et je l'ai trouvé terriblement fascinant. Il y avait une telle puissance dans son jeu et une telle aise dans la façon de bouger son corps. Je j'ai regardé une seconde fois et j'ai vu qu'il mangeait tout le temps, des choses mauvaises pour sa santé qui plus est. Je n'ai pas pu m'en empêcher et je l'ai regardé une troisième fois pour me rendre compte que je n'arrivais plus à détacher mes yeux de lui. Je pense que c'est là que j'ai compris que j'étais tombée amoureuse comme une idiote. Parfaitement une idiote, qui aide sa sœur à lui prendre le garçon qu'elle aime ? Moi il faut croire. Parce que j'ai tenté encore un moment de les rapprocher l'un de l'autre. Je vous ai dit que cette histoire était tordue. En tout cas avant la fin de la première année j'ai avouée à ma sœur que j'étais tombée amoureuse aussi. Du garçon qu'elle aimait. Asahi ne me parle plus depuis. Je ne vais pas vous mentir en disant que je m'en fiche parce que je ne m'en fiche pas du tout. Elle me manque beaucoup. Mais j'avais aussi mon lot de problème à l'école. Déjà avec Atsushi parce que je n'ai jamais vraiment su par quel bout le prendre et aussi parce que son fanclub était particulièrement virulent. Mais finalement c'était pas le pire.

Non bien sur il y avait le fanclub de Kise Ryota.

Je dois vous dire : j'ai un petit ami. J'ai un petit ami et j'aime un autre garçon. C'est moche je sais. Pour ma défense, je pense pas qu'il ressente quoique ce soit pour moi lui non plus. Je sors avec Kise Ryota. Vous comprenez maintenant à quel point la situation est désespérée ? Si je résume, je suis dans les ennuis jusqu'au cou.

Je sors avec un garçon que je n'aime pas. Non parce que je suis amoureuse de celui que ma sœur tente désespérément d'avoir. Je suis trop impliquée dans la Génération des Miracles pour que les fans ne me prennent pas pour une menace. Je pense que la chef du fan-club de Kise veut m'arracher les yeux. Atsushi ne comprend toujours rien de mes sentiments.

Ryota l'a vu presque immédiatement lui, pourtant. Satsuki aussi. Pour une raison ou pour une autre il trouve mon comportement tout à fait normal. Je ne peux pas lui en vouloir mais même pour une optimiste comme moi la situation commençait à devenir angoissante. Je ne sais pas pourquoi il a accepté mon affection mais Ryota a accepté la situation avec une simplicité telle que je pense que je lui en serai éternellement reconnaissante. D'une certaine façon, ça me fait du bien je pense. Atsushi s'en fiche naturellement. Oh non, il s'est plein au début. Comme un enfant capricieux, parce que je lui accordais moins d'importance, moins de moi. Les enfants pensent être des rois et je ne doute pas une seule seconde que Atsushi pense qu'il en est un. Je l'ai traité comme tel pendant deux ans. Je ne peux m'en prendre qu'à moi vous direz. C'est vrai. Mais tout de même.

En réalité mes problèmes ne s’arrêtent pas là. Non ça serait trop simple à résoudre sinon. Asahi a été embauchée par une agence de mannequin l'année dernière. Oh non ce n'est pas une chouette idée. Le problème : c'est que ce n'est pas une filiale de celle de notre père. Alors pour compenser maman m'as inscrite à celui qui papa dirige. Un concours par photo dans un magazine de mode. L'ironie ? J'ai gagné. Comme si j'avais pas assez de problèmes avec ma sœur déjà. Je pense sincèrement que mes parents ont un problème. Yoji est venu au collège la semaine dernière. Pour parler technique et tour de passe-passe avec les garçons et un peu les filles aussi. Depuis Kanda Makoto-chan qui est en seconde année dans l'équipe trois n'arrête pas de harceler. Mon frère n'as pas de petite amie, mais je tente de lui rappeler qu'il est majeur et qu'elle a douze ans. Ça n'as pas l'air de faire son chemin.

Quand je vous dis que mes problèmes sont de la plus haute importance. J'ai de plus en plus de travail au club, il fallait s'y attendre. De plus en plus de fille et même de garçon intègrent les équipes de secondes zones. J'ai trop de choses à gérer. Mais je ne pense pas que ça soit ça qui me gène le plus. Mon travail est plus que correct. Non, comme je vous l'ai dit, mon problème c'est que je suis amoureuse.

Ryota et moi on est d'accord sur un point, notre relation ne peut pas durer. Donc je devrais rectifier. J'ai eu un petit ami. On est entrain de se séparer d'un commun accord. Nous sommes donc de trop bon amis ? Franchement qui accepterai ça a part lui ? Ah oui, moi . Justement. En ce moment j'essaie de recoller les morceaux avec Atsushi. Il m'en veux je pense, parce que soudaine j'ai arrêté de le traiter comme un petit prince. Je lui ai promis qu'on irai manger un glace en sortant de l'entraînement ce soir. Non, ça n'est pas du chantage. Ou alors peut-être un peu. Satsuki me répète que je dois arrêter. Que je ne suis pas sa mère. C'est vrai. Mais c'est la seule chose que je peux faire pour lui. La seule, rester avec lui, en silence. Céder à ses caprices et m'énerver un peu quand il en fait trop. Il n'y àa rien d'autre que je puisse faire et je dois dire que c'est vraiment éprouvant.

Ça n'est pas de ça dont je me plaint. Je vous arrête. Ne le pensez même pas. Non, comme je vous l'ai dit : mon seul problème c'est que « Je suis tombée amoureuse de Murasakibara Atsushi »

– IV –

« _Et donc ? »
« _Et donc je pars à Akita avec Atushi. »
« _Tu vas vivre seule là-bas Murasaki ! Je n'arrive pas à croire que les parents soient d'accord avec ça ! Tu es...tu n'es pas capable de te débrouiller seule ! Et si tu tombe malade ? C'est pas lui qui va s'occuper de toi ! »
« _Je sais. Je sais. »
« _Et lui qu'est ce qu'il en pense ? »

La jeune fille baissa les yeux vers le carrelage et sembla le trouver tout à coup digne d’intérêt. C'était pourtant le même depuis presque seize ans. Pour tout dire, les choses ne s'étaient pas passées exactement de la façon qu'elle avait espéré. Les vacances touchaient à leur fin et la rentrée approchait il était temps pour elle de se diriger vers l'appartement que ses parents avaient achetés à son intention. Asahi irait dans un lycée de Tokyo alors que Yoji entamait son doctorat à Todaï. Avant le début des vacances elle avait passé un moment avec Murasakibara derrière le gymnase à la fin de l'entraînement. Elle avait pris l'habitude de rentrer avec lui. Il lui avait reproché d'avoir été d'une humeur terrible ce jour-là. Vexé comme un enfant qui se fait gronder.

« _Dis Atsushi, je voudrais...rester avec toi. Toujours. Le plus longtemps possible... »
« _Murachin, tu vas aussi à Yosen ? On ira acheter des Mayubo sur le retour ? Murachin ? »

N'importe qui d'autre aurait compris, mais Murasaki avait compris son erreur. Elle avait mal choisis ses mots, Atsushi  n'était pas bête mais justement : il n'était pas n'importe qui d'autre. c'était elle qui avait échoué dans son choix. Pourtant elle avait décidé de prendre cet engouement comme un encouragement. Après tout le fait qu'elle parte avec lui pour  Akita n'avait pas eu l'air de lui sembler étrange. Presque naturel. Elle avait toujours été avec lui après tout. Alors qu'elle vienne était la chose la plus évidente.  A ce jour elle en était encore là, avec ses doutes. Oui elle allait à Yosen et non ça n'était pas conseillé pour elle de partir seule et aussi loin. Pourtant comme elle l'avait toujours fait : elle lui sacrifierait tout. Après tout, elle n'existait que par et pour lui.

Atsushi était le vent. Le vent furieux  qui arrachait tout sur son passage et ravivait la flamme qui pour l'heure n'était guère plus qu'un peu de braise crépitant dans l'âtre de son cœur. Son cœur éclaté en milles morceau et fou, ivre de n'avoir pas su le retenir pour de vrai.


Test RP

Spoiler:
 

Vas te faire voir.

Naturellement, ça n'était pas quelque chose que Murasaki pouvait dire à voix haute, aussi elle serra les doigts autour de son portable et fit mine de le jeter au sol. Dans le même temps elle analysait ses chances de quitter le lycée sans se faire repérer , arriver chez elle avant Yoji s'enfermer à double tour, fermer les volets et se débarrasser de son téléphone. Naturellement il lui fraudait quitter ses obligations,or avec l'année qui venait de commencer ce n'était pas une bonne idée, elle avait de nombreuses choses encore à comprendre chez les joueurs du Lycée. Dans son désir de se rendre le plus utile possible à Atsushi elle s'était démenée pour obtenir la place de manager qui avait été la sienne pendant toutes ses années de collège. Elle avait toujours su gérer son affaire. Analyser les capacités de chacun et se servir de ce qu'elle savait des autres joueurs de la génération pour faciliter la tâche à Yosen. Elle en riait seule parfois se disant que Satsuki devait être , présentement , en train de faire exactement la même chose. Que chacun des autres joueurs le faisait. Son prédécesseur avait laissé la place vacante depuis deux ans et il lui avait fallut un entretien avec la coach pour prouver qu'elle était parfaitement apte à gérer les équipes, s'occuper des joueurs, des programmes, des repas et même pour décortiquer les techniques des adversaires.  Elle avait du être satisfaisante puisqu'elle avait été acceptée et avait passé la première semaine à s'occuper de tout le fatras administratif avant de pouvoir se présenter physiquement aux membres. Membres qui au bout d'une semaine arrivaient encore, en nombre.  Naturellement, le club était réputé et d'une certaine manière elle savait que c'était le lot de chacun. S'approcher un peu plus de la gloire. Sa motivation à elle était bien moins honorable. Ça n'était pas par amour du basket. Ça n'était pas par passion. C'était juste, parce de cette manière elle pouvait aider.

En tout cas son plan de fuite, tomba à l'eau. Avec un soupire contrit, elle posa le téléphone sur sa table se demandant quel genre de mouche avait piqué Yoji pour qu'il décide tout à coup de venir la voir. Les première semaines s'étaient fabuleusement bien déroulées et elle tenait bien le choc. Elle avait emménagé dans son appartement une semaine avant la rentrée et n'avait depuis plus remit les pieds à Tokyo. Il n'y avait rien qui ne la retienne là-bas puisqu'elle avait fait le choix qu'Atsushi passait en premier. Et puis ça n'était pas une si mauvaise chose qu'elle quitte la maison. Il devenait urgent qu'elle s'éloigne d'Asahi avec laquelle les choses s'envenimaient encore et toujours. Murasaki ne s'expliquait pas la raison pour laquelle sa sœur s'acharnait tant à la détester. Elle se doutait pas bien que l'incident Murasakibara n'était qu'un prétexte. Depuis qu'elle avait trouvé quelque chose qu'elle pouvait lui reprocher de manière frontale, Asahi n'avait plus arrêter de trouver de nouvelles raisons pour s'éloigner de sa sœur. Elle avait pris une bonne décision en quittant Tokyo et plus elle y pensait plus elle se disait que sa passion pour le basketteur n'était sans doute pas le seul moteur de son départ. Il y avait l'envie égoïste de recommencer une vie loin de ce qui l'avait hantée pendant ses années de collège.

_ Kazunaga-san?

Elle sursauta, perdue dans ses pensées elle n'avait pas envisagée une seule seconde qu'elle était encore en plein milieux d'une salle de classe et que la pause étant à peine commencée, de nombreux élèves y demeuraient encore. Elle leva les yeux vers sa locutrice aux longs cheveux blonds. Elle ne se souvenait pas de son nom, quelque chose comme...

_ Mi...Mizutani-san?

L'autre hocha positivement la tête, l'air parfaitement ravie, qu'elle se soit souvenue de son nom.  Une fille, à côté probablement son amie lui pépia quelque chose du genre : c'est un bon début, demande lui maintenant !
Murasaki ne savait pas ce que Mizutani était supposée lui demander mais elle était presque sur que ça n'allait pas lui plaire, et pour cause. Elle tenait ce maudit bout de papier dans la main. Elle avait débuté dans le mannequinat et ne se donnait pas les moyen d'y arriver, c'était seulement pour faire plaisir à ses parents et donc tuer la concurrence dans l’œuf qu'elle avait fini par accepter. Accepté de jouer le jeu et à aucun moment elle n'avait pensé qu'elle pourrait passer le stade de la huitième page. C'était un désastre. Un vrai désastre. Dire qu'elle détestait cette situation était un euphémisme. Ça lui prenait un temps précieux. Mizutani semblait hésiter et finalement bafouilla, puis se jeta à l'eau :

_ T...Tu viens de Teiko toi aussi ? C...comme Murasakibara-kun de notre classe ?!

Question intéressante, inédite. Elle tourna les yeux vers le côté gauche de la salle ; même rang qu'elle. Le dernier. La raison de sa présence en ces lieux. Elle pinça les lèvres. Et retourna à la jeune fille aux cheveux blonds.

_ Atsushi ? Oui. On a été dans la même classe presque tous les ans.

Et j'ai quitté ma famille pour le suivre ? Non certainement pas à dire. Son téléphone vibra, elle décida d'ignorer Yoji qui s'énervait de voir qu'elle ne lui répondait pas. La situation aurait pus être pire, finalement. Ou pas en vérité. Rien n'avait changé. Elle restait l'ombre de Murasakibara Atsushi.

_ Je suis membre du club de littérature et il se trouve qu'il nous manque des membres et ...
_ Ah, désolée Mizutani, mais j'ai déjà à faire.

Elle se leva de sa table, saisit ses affaires et se dirigea d'un pas franc vers le géant de la génération des miracles. Elle était habituée désormais. Ho, oui elle savait parfaitement où se trouvait sa place.

_ Atsushi ? Tu viens, j'ai envie d'un bon gâteau plein de crème et de sucre?

D'un autre côté elle se demandait depuis quand elle avait cessé d'utiliser le moindre titre honorifique pour s'adresser à lui.


Capacités du joueur
5 lignes minimum si vous êtes basketteurs.





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  • Pseudo : Comme bon vous semblera.
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Seirin
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MessageSujet: Re: Elle ressemblait à sa poupée ♫ Murasaki || Loading 100 %   12.11.13 7:04


Murasaki-chan es validée.

J'aime beaucoup ta façon d'écrire Mura-chan, c'était très agréable à lire o/ J'ai moi-même corrigé les fautes, ne t'en fais pas ;)

♦ Tu peux dès à présent faire une demande de rp si tu n'as pas de rp prévu, bien sûr ~ !
♦ Etablis-toi une fiche de liens ! Ton personnage a une vie sociale, lui aussi ~
♦ Passe jeter un coup d'oeil de temps en temps à la rubrique "Matchs" pour voir s'il ne te reste pas une place de libre pour participer au match du moment !
♦ Quand tu as bouclé un rp, il est commode de regrouper les rps finis dans une même fiche, non ?
♦ Et si tu as gagné suffisamment de pockys, passe au combini t'acheter un petit lot ~

Tous les liens sont en bas de cette petite fiche de validation !

Tous les membres du staff te souhaitent la bienvenue et espèrent que tu passeras un bon moment sur notre forum !
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